BlackRock a repassé à la baisse cette fois la barre symbolique des 10.000 milliards de dollars, un seuil jamais atteint par un gestionnaire d’actifs et qu’il avait franchi fin 2021. Recul des marchés oblige, dans un contexte de guerre en Ukraine, d’inquiétudes sur la croissance et de confinements répétés en Chine liés au Covid, le groupe américain ne gérait plus «que» 9.569 milliards de dollars à la fin du premier trimestre 2022. Sa collecte nette totale est tout de même positive sur les trois mois à hauteur de 86 milliards de dollars. Il revendique 114 milliards de dollars de collecte nette sur les actifs de long terme (hors décollecte «saisonnière» sur les actifs monétaires). Les ETF (fonds indiciels cotés en Bourse) ont contribué à hauteur de 56 milliards. Les revenus se sont établis à 4,7 milliards de dollars, en hausse de 7% par rapport à la même période de l’an dernier. Le résultat d’exploitation s’est inscrit à 1,76 milliard de dollars pour une marge d’exploitation de 37,5%, contre 35,1% pour la période correspondante de 2021. Le résultat net s’est quant à lui établi à 1,4 milliard de dollars sur le trimestre, en hausse de 20% sur un an. Si le groupe a collecté en net dans toutes les régions du monde (Amériques, EMEA et Asie Pacifique), il précise que sur la clientèle institutionnelle, où il affiche une collecte nette de 47 milliards de dollars, il a décollecté 98 milliards en actifs de long terme. Les fonds monétaires ont, quant à eux, décollecté 27 milliards au global. Par type d’actifs, ce sont les fonds investis sur les actions qui ont le plus collecté à hauteur de 76 milliards, pour un encours global de 5.119 milliards de dollars. Les produits de taux (fixed income) représentent 2.645 milliards de dollars d’encours. Larry Fink, président directeur général de BlackRock, précise que le groupe a enregistré des entrées nettes de 20 milliards de dollars dans les produits de gestion active, menées par les stratégies de gestion pilotée à horizon (dite LifePath et vendue par les intermédiaires comme les fonds de pension) et la forte demande pour les gestions alternatives.
Le troisième groupe de protection sociale français a achevé sa réorganisation interne avec la structuration de son activité de retraite supplémentaire.
Samsung Electronics a fait état jeudi d’un bond de 50% de son bénéfice d’exploitation au premier trimestre 2022, le plus élevé à cette période depuis 2018, porté par une solide demande de puces mémoires. Le conglomérat électronique sud-coréen estime son bénéfice trimestriel à 14.100 milliards de wons (environ 10,6 milliards d’euros). Son chiffre d’affaires a probablement augmenté de 18% par rapport à la même période de l’année précédente pour atteindre 77.000 milliards de wons, a indiqué la société dans un communiqué. Samsung publiera ses résultats trimestriels définitifs le 28 avril.
La compagnie low cost Ryanair a annoncé lundi anticiper une perte avant éléments exceptionnels comprise entre 350 millions et 400 millions d’euros pour l’ensemble de l’exercice clos le 31 mars dernier, à comparer à une précédente fourchette allant de 250 millions à 450 millions d’euros. Son trafic s’est fortement redressé pour dépasser les 97 millions de passagers, contre 27,5 millions lors de l’exercice 2020-2021. Avant la crise sanitaire, elle transportait quelque 149 millions de passagers par an. Le groupe irlandais, qui dispose d’une couverture carburant de 80% pour l’exercice en cours, a ajouté que son endettement net s’élevait à 1,5 milliard d’euros au 31 mars 2022, en repli de 34,5% d’un an sur l’autre.
La compagnie à bas coûts Ryanair a annoncé lundi anticiper une perte avant éléments exceptionnels comprise entre 350 millions et 400 millions d’euros pour l’ensemble de l’exercice clos le 31 mars dernier, à comparer à une précédente fourchette allant de 250 millions à 450 millions d’euros. Son trafic s’est fortement redressé pour dépasser les 97 millions de passagers, contre 27,5 millions lors de l’exercice 2020-2021. Avant la crise sanitaire, elle transportait quelque 149 millions de passagers par an.
La Caisse des dépôts a tiré parti de la bonne tenue des marchés financiers l’an passé et compte muscler ses actions dans les énergies renouvelables, le transport de gaz et l’efficacité énergétique des bâtiments.
Candriam poursuit sur sa lancée. Le groupe doit annoncer ce matin une collecte nette de 7,4milliards d’euros environ sur la totalité de l’exercice 2021 pour atteindre 158 milliards d’encours gérés à fin décembre dernier. Un nouveau montant record pour la filiale européenne de l’assureur américain New York Life. Les actions ont été la catégorie d’actifs la plus prisée l’an dernier, représentant près de 50% de la collecte sur l’année (3,9milliards d’euros). Les obligations, notamment les obligations mondiales à haut rendement, ont attiré 26% (2milliards d’euros) tandis que la performance absolue et l’allocation d’actifs ont représenté 30% (2,2milliards d’euros) de la collecte totale. Le groupe se dit «porté» par la demande accrue des investisseurs pour ses stratégies thématiques et ESG. Les premières, qui constituent «un axe de croissance important» ont collecté quelque 2,1milliards d’euros de flux nets tandis que les actifs sous gestion des produits et solutions ESG représentent désormais 67% de l’encours total de Candriam, dépassant le seuil historique de 100milliards d’euros pour la première fois dans l’histoire de la société. Ils atteignent 105milliards d’euros au 31décembre2021. En matière d’ESG, Candriam a ainsi participé à 2.060 assemblées générales sur les sociétés détenues en portefeuille, votant 26.605 résolutions. Le groupe s’est opposé à environ 25% des résolutions présentées par les directions générales, «tout particulièrement sur les «Say on Climate», les éléments de ces feuilles de route dédiées à la transition climatique étant jugés insuffisants pour permettre un vote éclairé», explique-t-elle. Le groupe a profité de l’occasion pour faire un point sur son exposition à la Russie dans le cadre de la guerre déclarée avec l’Ukraine. Il indique avoir exclu la dette souveraine russe de son univers d’investissement durable «depuis de nombreuses années, compte tenu des violations répétées du droit international et de la suppression des droits de l’homme et des libertés civiles dans ce pays». Concernant l’ensemble de ses stratégies, Candriam assure avoir anticipé la montée des risques géopolitiques liés à l’Ukraine et à la Russie début 2022 et a réduit son exposition en conséquence, stoppant tous les investissements russes sur l’ensemble de sa plateforme d’investissement depuis le 25janvier 2022. L’exposition de Candriam à la Russie est aujourd’hui d’environ 0,002% de l’encours total. «Cette exposition continuera d’être réduite au fil du temps, jusqu’au désinvestissement total», précise la société.
Le spécialiste chinois des jeux et des réseaux sociaux a annoncé mercredi une hausse de 8% de son chiffre d’affaires à 144,2 milliards de yuans (20,2 milliards d’euros) au quatrième trimestre 2022, alors que le consensus tablait en moyenne sur 147,6 milliards. Cette progression trimestrielle, la plus faible depuis la cotation de Tencent en 2004, est la conséquence d’une pression réglementaire accrue et d’un ralentissement de ses revenus publicitaire. La hausse de ses coûts a débouché sur une baisse de 25% de son bénéfice net hors éléments exceptionnels à 24,9 milliards de yuans.
La société d’investissement Wendel a publié vendredi un actif net réévalué (ANR) en hausse au 31 décembre 2021 et a indiqué vouloir poursuivre ses investissements en fonds propres cette année en dépit d’un contexte macroéconomique et géopolitique incertain. Mesure clé de la performance des sociétés d’investissement, l’ANR s’est établi à 188,1 euros par action au 31 décembre, en hausse de 18,3% sur un an et «très proche de son plus haut historique» de 189,1 euros par action atteint en juin. Le résultat net des activités s’est établi à 765 millions d’euros en 2021, en hausse de 77,6% sur un an. Il reflète «l’augmentation de la profitabilité de l’ensemble des sociétés du portefeuille et surtout la contribution de Bureau Veritas, qui est la plus importante en valeur absolue», a indiqué Wendel dans un communiqué. Le résultat net part du groupe s’est inscrit à 1,05 milliard d’euros, contre une perte de 264,1 millions d’euros en 2020. Cette évolution s’explique notamment par une baisse des dépréciations d’actifs et des écarts d’acquisitions. Le chiffre d’affaires consolidé a progressé de 9,8%, à 7,50 milliards d’euros. «Les chiffres d’affaires de toutes les sociétés du groupe ont dépassé les niveaux de 2019 sur une base organique», a également indiqué Wendel. Actif sur les investissements Pour l’année en cours, Wendel a dit surveiller les répercussions de la guerre en Ukraine, notamment sur la structure des coûts des sociétés de son portefeuille, ainsi que l'évolution de l'épidémie de Covid en Asie. Le groupe entend cependant se montrer «actif» en matière de nouveaux investissements, après avoir finalisé le 10 mars l’acquisition du réseau de certification et de formation pour la lutte contre la criminalité financière Acams pour 306 millions d’euros. «Notre structure financière robuste avec un levier financier relativement modéré au niveau du groupe et également des sociétés du portefeuille, conjugué à notre vision de long terme, devraient nous permettre de poursuivre la mise en œuvre de notre feuille de route en tirant parti des opportunités d’acquisitions qui découleront probablement du contexte inédit actuel», a commenté André François-Poncet, le président du directoire. Le groupe proposera à la prochaine assemblée générale le versement d’un dividende de 3 euros par action au titre de l’exercice écoulé, contre 2,9 euros un an plus tôt, et a précisé qu’il poursuivrait ses rachats d’actions en 2022.
Le groupe allemand de chimie de spécialités a indiqué vendredi qu’il tablait sur une croissance significative de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté en 2022 en dépit d’une incertitude élevée due à la guerre russo-ukrainienne. L’an dernier, cet indicateur a progressé de 17% à 1,01 milliard d’euros, conformément aux attentes, alors que son chiffre d’affaires a augmenté de 39% à 7,56 milliards en raison d’effets prix liés aux coûts des matières premières et de l’énergie.
Malgré une faiblesse persistante de son activité en Asie-Pacifique, JCDecaux, numéro un mondial de l’affichage publicitaire, a indiqué jeudi anticiper une croissance organique de 40% de son chiffre d’affaires en rythme annuel au premier trimestre 2022. En 2021, sa perte nette s’est élevée à 14,5 millions d’euros, contre un résultat négatif de 604,6 millions en 2020 en raison de lourdes dépréciations. L’an passé, son taux de marge opérationnelle ajustée a rebondi à 15,4%, contre 6,1% en 2020.
Le groupe de blanchisserie industrielle Elis a annoncé mercredi anticiper un net recul de sa marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) cette année en raison de la flambée des prix de l’énergie. Il prévoit une marge d’Ebitda d’environ 33,5%, contre 34,5% en 2021. Cette prévision repose sur l’hypothèse d’une stabilisation des prix du gaz au cours moyen de 100 euros par mégawattheure (MWh).
Dassault Aviation a annoncé vendredi prévoir un recul de ses revenus en 2022, après avoir vu ses résultats se redresser l’an passé grâce à la hausse des livraisons dans l’aviation militaire et civile. Il a livré l’an dernier 30 Falcon et 25 Rafale, tous à l’export, contre 34 Falcon et 13 Rafale en 2020. «La prévision pour 2022 est de livrer 13 Rafale et 35 Falcon», a indiqué son PDG, Eric Trappier. Le chiffre d’affaires de l’avionneur a progressé de 30,9% à 7,2 milliards d’euros sur l’exercice écoulé et son résultat net ajusté est ressorti à 693 millions d’euros, contre 396 millions en 2020 et un consensus à 556 millions. La contribution au résultat net de Thales, dont Dassault Aviation détient 24,7% du capital, s’est établie à 336 millions d’euros, contre 231 millions un an auparavant.