L’association des valeurs moyennes Middlenext a annoncé le 14 septembre la parution de la révision de son Code de gouvernement d’entreprise, initialement paru il y a près de sept ans. Le Code a été révisé dans un souci de pédagogie et d’efficacité et dans une logique de co-construction, explique-t-elle. Il a impliqué plus de deux cents personnes à l’occasion d’une trentaine de réunions auxquelles ont participé les dirigeants d’entreprises, qui ont choisi de se référer à ce texte, les experts et les représentants des parties prenantes : investisseurs, analystes, financiers, agences de notation, administrateurs, commissaires aux comptes, avocats et consultants. Middlenext assure que face aux injonctions paradoxales : d’une part, les principes développés par l’OCDE qui font appel à des notions de souplesse, de flexibilité et, d’autre part, l’inflation de la pression légale et réglementaire, française et européenne, en réaction à divers scandales, ce Code réaffirme ses principes tout en laissant une grande souplesse afin de prendre en compte la singularité des entreprises. Elle estime que le rôle du gouvernement d’entreprise est de créer de la confiance dans la manière dont elle est dirigée, orientée, organisée. La lisibilité de la gouvernance fonde la confiance des parties prenantes. Cette confiance s’enracine dans le comportement de chacun des acteurs et la clarification de leurs rôles et responsabilités notamment dans la démarche stratégique.Cette logique, comme celle de la Responsabilité Sociale et Sociétale des Entreprises, irrigue profondément le Code. Les nouvelles recommandations et les nouveaux points de vigilance en témoignent. Le code réaffirme notamment que la stratégie est la décision de gouvernance par excellence, celle qui oriente l’entreprise et assure sa pérennité. Les différents intervenants sont impliqués dans cette démarche mais n’interviennent ni au même degré, ni au même moment, il convient de préciser le rôle de chacun. L’exigence d’exemplarité et de cohérence doit animer l’actionnaire, l’administrateur et le dirigeant dans l’exercice de leur responsabilité. Autre point d’attention, le souci de la pérennité de l’entreprise impose de s’interroger régulièrement sur le sujet de la succession du dirigeant. Enfin, le conseil d’administration veille à mettre en place toutes les procédures permettant l’identification et le traitement des conflits d’intérêts à tous les niveaux de l’organisation considérée. «Toutes les problématiques concrètes rencontrées par les dirigeants, les administrateurs et les actionnaires sont abordées dans ce Code. C’est l’enjeu d’une gouvernance vivante, incarnée, qui a une autre ambition que de se limiter à respecter les règlements, normes et recommandations. Elle doit être porteuse d’un projet adapté à la réalité de chaque entreprise pour lui donner les moyens d’être performante et compétitive», souligne Caroline Weber, directrice générale de Middlenext.