Dans le cadre d’un rapport publié hier, repris par L’Agefi, le Conseil de stabilité financière (FSB) estime que le développement des fintech va poser des risques croissants pour la stabilité financière mondiale et qu’il est important que les autorités nationales coopèrent davantage pour les appréhender. Appliqué aux robo-advisors, le diagnostic du FSB se révèle plutôt positif. Les auteurs du rapport notent ainsi leur potentiel important, estimé par Morgan Stanley entre 1.000 et 13.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion au niveau mondial d’ici à 2025. Ils soulignent qu’une «proposition de portefeuille créée par un robo-advisor se base sur des informations similaires à des conseils en investissement traditionnels». Les avantages des robo-advisors pour la stabilité financière ne sont pas négligeables, d’après le FSB. En introduisant de nouveaux acteurs au sein de l’industrie de la gestion d’actifs, ils pourraient potentiellement «faire progresser la diversification», cela étant «contingent à la diversité des modèles employés». Avec un coût allant «grossièrement jusqu'à 50% des frais de conseil traditionnels», la pression que les robo-advisors mettent sur les coûts des gestionnaires d’actifs et de patrimoine pourrait «améliorer l’efficience du système financier pris dans son ensemble».
Le régulateur financier britannique veut renforcer la concurrence dans le secteur de la gestion d’actifs et assurer une meilleure protection des investisseurs. La Financial Conduct Authority (FCA) a publié ce matin les résultats de ses travaux sur l’industrie de la gestion d’actifs et présenté plusieurs projets de réformes, qui avaient fait l’objet d’une version provisoire fin 2016. Ces réformes « vont renforcer la concurrence et aider à la fois les investisseurs particuliers et institutionnels à bien faire travailler leur argent », souligne le patron de l’autorité, Andrew Bailey, dans un communiqué.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ont lancé une nouvelle mise en garde ce matin contre les sites internet et entités qui proposent des investissements sur le Forex sans y être autorisés. Les deux régulateurs ont mis à jour la liste de ces acteurs et attirent l’attention du public sur ceux qui ont été récemment identifiés. Parmi ceux-ci figurent X90, MT4 Invest, GSS Financial ou encore Boom Forex. Les deux autorités ont fait de la lutte contre ces acteurs peu scrupuleux, susceptibles de ruiner des épargnants peu avisés, un de leur chevaux de bataille.
Le système financier américain est « plus sûr et plus robuste » qu’avant 2008, a estimé hier la présidente de la Réserve fédérale (Fed) qui s’exprimait devant l’Académie britannique des sciences sociales. Janet Yellen a indiqué que la Fed consacrait davantage de temps qu’auparavant à l’identification de risques potentiels qui menaceraient la stabilité financière, en particulier dans les secteurs non réglementés. Elle a en outre souligné des améliorations dans l’architecture du système financier américain, comme l’obligation de compensation centrale pour un nombre croissant de produits dérivés.
La hausse du crédit à la consommation et le Brexit ont été identifiés comme des poches de risques, justifiant la mise en œuvre du coussin contra-cyclique.
La première émission en dollar de la banque publique a été plébiscitée en Asie. Elle lui permet de se financer moins cher qu'auprès de la Caisse des dépôts.
Les gestionnaires de fortune britanniques sont accusés d’avoir délibérément trompé les investisseurs au sujet des frais et des attentes en matière de performance, rapporte le Financial Times. SCM Direct, la boutique d’investissement créée par Gina Miller et son mari Alan, a mené une étude sur les coûts et rendements attendus de 31 gestionnaires de fortune britanniques gérant ensemble 440 milliards de livres d’actifs. Gina Miller décrit la manière de publier les frais par la plupart des gestionnaires de fortune comme « choquante, totalement trompeuse et irréaliste ». Elle appelle le régulateur britannique, qui doit publier les résultats d’une enquête de deux ans sur le secteur de la gestion d’actifs mercredi, à appliquer le même niveau de surveillance sur le secteur de la gestion de fortune.
Les acteurs de la gestion d’actifs ont rencontré Andrew Bailey à dix-huit reprises depuis qu’il est devenu le directeur général de la Financial Conduct Authority (FCA) en juillet dernier, rapporte le Financial Times fund management. L’Investment Association, l’Investment Company Institute et la New City Initiative font partie des associations professionnelles qui ont vu le régulateur ces sept derniers mois, alors que ce dernier va publier les résultats de son enquête sur le marché de l’investissement. BlackRock a aussi invité Andrew Bailey à déjeuner en septembre. Les rencontres des prédécesseurs d’Andrew Bailey avec les sociétés de gestion étaient plus rares.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie régulièrement le nom de sites Internet dans son viseur qui vendent des prestations d’investissement non conformes comme par exemple les sites de trading sur le marché des changes, afin de leur interdire l’accès aux clients français. Cette fois, elle prend une décision inverse concernant le site http://www.24option.com/fr. Pour rappel, l’AMF avait constaté le non-respect de certaines obligations professionnelles de ce site exploité par la société Rodeler Limited (régulée par l’autorité chypriote), et lui avait interdit le 1er août 2016, de fournir des services à des clients, nouveaux ou existants, sur le territoire français. Ce prestataire offrait alors en France, via le site http://www.24option.com/fr, un accès aux options binaires, notamment sur Forex. «Compte tenu des mesures prises par ce prestataire pour y remédier, l’AMF annonce ce jour la levée de cette interdiction, qui prendra effet à partir du 3 juillet 2017", annonce le régulateur français dans un communiqué.
L’Autorité des marchés financiers a annoncé hier qu’elle allait autoriser de nouveau Rodeler limited (« 24option »), régulé à Chypre, à fournir ses services sur le territoire français. En juillet 2016, le régulateur des marchés financiers avait considéré que ce fournisseur d’options binaires, notamment sur le forex, ne se conformait pas aux exigences professionnelles prévues par la directive européenne MIF. Le prestataire ayant pris des mesures pour remédier à ses insuffisances, l’AMF a décidé de lever, à partir du 3 juillet prochain, l’interdiction, qui était devenue effective en août dernier.
Le Luxembourg est le deuxième principal domicile pour les fonds dans le monde, derrière les Etats-Unis, rappelle le Financial Times. Près de 4.000 milliards d’euros d’actifs sont basés dans le pays, selon l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement. Mais certains se demandent si la croissance rapide du secteur luxembourgeois de la gestion d’actifs peut continuer. Le pays fait face à une concurrence de plus en plus importante de la part des nations asiatiques. Le Brexit a aussi conduit à des questions pour savoir comment le secteur luxembourgeois des fonds va se développer et si le pays peut renforcer sa position. Charles Muller, partenaire chez KPMG dans le Grand-Duché, indique que le départ du Royaume-Uni de l’UE pourrait susciter une vague de protectionnisme à travers l’Europe ce qui pourrait menacer le secteur luxembourgeois des fonds.
Le 28 juin, la Financial Conduct Authority va publier de nouvelles règles qui affecteront les 1.840 sociétés de gestion du Royaume-Uni et leurs relations avec les fonds de pension, les conseillers financiers, les investisseurs particuliers et les consultants, anticipe le Financial Times fund management. Le journal a dressé la liste de six réformes qui pourraient voir le jour. Tout d’abord, le régulateur britannique pourrait imposer la publication d’un chiffre global pour les frais des fonds qui inclurait une estimation des coûts de transactions. Dans le même domaine, la FCA pourrait demander à la Competition and Markets Authority d’enquêter sur les frais des fonds activement gérés. Troisièmement, l’autorité britannique envisage de modifier ses règles pour s’assurer que les investisseurs particuliers soient transférés vers les parts de fonds les moins onéreuses sans qu’ils aient à donner leur consentement. En matière de gouvernance, la FCA pourrait introduire des conseils d’administration de fonds à l’américaine, plus puissants que les britanniques. Le régulateur pourrait répondre au problème soulevé par Numis concernant la présentation des chiffres de performance. Enfin, l’autorité envisagerait de demander à la Competition and Markets Authority de réaliser une enquête sur la concurrence dans le marché du conseil en investissement aux institutionnels.
L’Efama, l’association européenne des fonds d’investissement, a élu vendredi William Nott en tant que nouveau président pour un mandat de deux ans. L’intéressé, qui est directeur général de M&G Securities depuis 2006 et directeur de la stratégie de M&G Group, succède à Alexander Schindler, qui présidait l’association professionnelle depuis 2015. William Nott était aussi vice-président de l’Efama de 2015 à 2017. Parallèlement, Nicolas Calcoen, le directeur financier d’Amundi, a été nommé vice-président de l’Efama pour deux ans.L’Efama a également élu un nouveau conseil d’administration jusqu’en juin 2019 : Président: William Nott Vice-président : Nicolas CalcoenLes représentants des associations nationales membres de l’Efama sont détaillés comme suit:Autriche - VÖIG: Armin Kammel Belgique - BEAMA: Josette Leenders Bulgarie - BAAMC: Petko Krustev Croatie – HGK: Hrvoje KrstulovićChypre – CIFA: Marios Tannousis République thèque - AKAT CR: Jana Brodani Danemark - IFR: Jens Jørgen Holm Møller Finlande - FFFS: Jari Virta France - AFG: Pierre Bollon Allemagne - BVI: Thomas Richter Grèce - AGII: Marina Vassilicos Hongrie - BAMOSZ: Andras Temmel Irlande - IFIA: Pat Lardner Italie - Assogestioni: Fabio Galli Liechtenstein - LAFV: Annette von Osten Luxembourg - ALFI: Camille Thommes Malte – MFIA: Kenneth FarrugiaPays-Bas - DUFAS: Hans Janssen Daalen Norvège - VFF: Bernt Zakariassen Portugal - APFIPP: Manuel Puerta da CostaRoumanie - AAF: Jan Pricop Slovaquie - SASS: Marian Matusovic Slovénie - ZDU: Karmen Rejc Espagne - Inverco: Angel Martínez Aldama Suède - FBF - SIFA: Fredrik Nordström Suisse - SFAMA: Markus Fuchs Turquie - TKYD: Alp Keler Royaume-Uni - IA: Chris Cummings Représentants des entreprises membres :Eurizon Capital - Andrea Beltratti SEB Investment Management - Peter Branner BlackRock - Joanna Cound JP Morgan Asset Management - Massimo GrecoAxa Investment Managers - Stéphane JaninSchroders - Sheila Nicoll Nordea Wealth Management - Jarkko SyyriläDirecteur général : Peter de Proft
L’Autorité des marchés financiers a annoncé ce matin par le biais d’un communiqué qu’elle allait autoriser de nouveau Rodeler limited (« 24option ») à fournir ses services sur le territoire française. En juillet dernier, le régulateur des marchés financiers avait considéré que ce fournisseur d’options binaires, notamment sur le forex, via le site «www.24option.com», ne se conformait pas aux exigences professionnelles prévues par la directive européenne MIF. Plus précisément, il avait estimé que Rodeler limited, régulé à Chypre, « ne respectait pas, en France, certaines de ses obligations en matière de bonne information, ainsi que celle d’agir de manière loyale et honnête, dans le meilleur intérêt de ses clients, ceci au détriment des investisseurs résidant ou établis en France ». Le prestataire ayant pris des mesures pour remédier à ses insuffisances, l’AMF a décidé de lever, à partir du 3 juillet prochain, l’interdiction, qui était devenue effective en août dernier. La lutte contre les fournisseurs peu scrupuleux de produits sur le forex est l’un des chevaux de bataille de l’AMF.
Le Tokyo Stock Exchange a annoncé vendredi que l’action Toshiba serait reléguée à la deuxième section de la Bourse de Tokyo à compter du 1er août. Le conglomérat industriel a de son côté indiqué que sa demande d’un délai de plus d’un mois, jusqu’au 10 août, pour la publication de ses comptes annuels certifiés a été acceptée par les autorités de régulation. Il s’attend désormais à une perte nette de 995,2 milliards de yens (8 milliards d’euros), contre 950 milliards de yens auparavant.
Le fonds souverain norvégien, le plus important au monde avec ses 960 milliards de dollars (859 milliards d’euros) d’actifs, doit être scindé d’avec la Norges Bank, la banque centrale du pays, qui le gère depuis son lancement en 1996, recommande une commission nommée par le gouvernement dans un rapport publié vendredi. La commission propose qu'à l’avenir le fonds soit géré par une nouvelle société d’investissement publique dotée d’un conseil d’administration nommé par le gouvernement et disposant d’un mandat défini par le ministère des Finances. Ces propositions seront examinées au cours d’auditions publiques et tout changement devra être approuvé par le Parlement.