La Société Générale a conclu un accord de composition administrative avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), peut-on lire sur le site de cette dernière. L’accord a été conclu le 5 avril mais rendu public seulement ce 13 juillet. Il a été conclu notamment le paiement au Trésor Public par la Société Générale d’un montant de 450.000 euros suite au contrôle en mars 2015 du respect, par la Société Générale, de ses obligations professionnelles. Les diligences de la mission de contrôle ont concerné plus précisément l’activité de recherche en investissement et d’analyse financière, exercée par le département « Global Research & Strategy » (GRS) de la banque.Selon l’AMF, lesdites diligences ont permis de mettre en évidence, d’une part, des manquements commis dans le cadre de la production des notes d’analyses et, d’autre part, des défaillances concernant le dispositif de gestion des informations privilégiées.Ainsi, 2 notes sur l’échantillon de 10 analysées n’exposaient ni les principales hypothèses retenues ni la méthode utilisée pour fixer l’objectif de prix affiché ; 2 notes ne mentionnaient pas, à tort, le fait que Société Générale avait, dans les 12 mois précédents, participé en tant que chef de file associé ou teneur de livre associé à une offre portant sur les valeurs objet des notes, et, enfin, 4 notes mentionnaient, à tort, l’exercice par Société Générale ou ses affiliés de la tenue de marché et l’apport de liquidité sur les valeurs objet des notes ;Par ailleurs, s’agissant des notes d’analyses recueillies par la mission de contrôle comme ayant été adressées aux émetteurs avant publication, 3 notes sur les 8 retenues pour l’échantillon comportaient des éléments autres que factuels (opinion de l’analyste, recommandation de l’analyse sur la valeur, objectif de prix) ; une avait été publiée alors que son objectif de prix était erroné, et aucune d’entre elles n’avait été, au moment où elles ont été adressées à l’émetteur, communiquée à la conformité.Enfin, il ressort, d’autre part, de l’analyse du dispositif de conformité de Société Générale que si les procédures encadraient l’envoi des projets de notes d’analyses aux émetteurs, aucun contrôle de conformité sur cette thématique n’était prévu et aucun contrôle de conformité n’a eu lieu. En outre, le dispositif de conformité mis en place n’a pas non plus permis de détecter les omissions et erreurs relevées dans les notes d’analyses examinées par la mission de contrôle.La banque a indiqué qu’elle se conformait à la proposition de transaction de l’AMF, soulignant toutefois que « la mission de contrôle n’a constaté ni préjudice, ni réclamation de la part de tiers à l’occasion de la publication des notes de recherche et d’analyse du département GRS, ni aucun abus de marché commis sur les valeurs couvertes par ces notes ». La banque a également pris divers engagements pour améliorer le contrôle de son activité de recherche en investissement et d’analyse financière qui sont détaillés plus amplement dans l’accord de composition.
Le régulateur financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), va se pencher sur les pratiques des fournisseurs de produits d’investissement en ligne à destination des particuliers. Le gendarme des marchés financiers a présenté ce matin les principaux sujets auxquels il compte s’intéresser dans le cadre de son enquête. La FCA compte notamment « étudier dans quelle mesure les plate-formes aident les investisseurs à prendre de bonnes décisions en matière d’investissement et si les solutions proposées ont vraiment une valeur ajoutée » ou encore « regarder la façon dont les plate-formes sont en concurrence en pratique ».
Le président chinois a annoncé samedi la création d’une Commission de la stabilité et du développement financiers qui dépendra du gouvernement central.
Solvabilité 2, malgré une gestation difficile, a incarné l’état de l’art en matière de régulation prudentielle des assurances. Début 2016, elle est entrée en vigueur. Déjà, en Europe, elle entre dans une phase de révision. Hors d’Europe, les pays la copient, s’en inspirent ou la rejettent. Dans ce cadre, Sylvestre Frezal présente un retour d’expérience qui identifie les améliorations apportées par Solvabilité 2 et ses échecs, et permet de dégager des pistes d’amélioration ainsi que des do/don’t pour les autres refontes de régulation prudentielle à venir.
Royal Bank of Scotland va verser 5,5 milliards de dollars (4,8 milliards d’euros) pour clore l’une des deux principales procédures engagées à son encontre aux Etats-Unis concernant des accusations de tromperie dans la vente de titres adossés à des actifs immobiliers.La conclusion de ces procédures est un préalable au désengagement de l’Etat britannique dans RBS, qu’il a sauvée en la nationalisant durant la crise financière de 2007-2009.RBS a annoncé mercredi qu’elle avait accepté de solder le litige avec l’agence fédérale américaine de financement du logement (FHFA), qui l’accuse de tromperie dans la vente de 32 milliards de dollars d’actifs adossés à des créances immobilières avant la crise financière mondiale.
Un ancien gestionnaire de fortune de la banque suisse BSI à Singapour a été condamné ce 12 juillet à quatre ans et demi de détention, une nouvelle peine de prison dans le cadre du scandale politico-financier 1MDB en Malaisie, rapporte l’AFP. Le Singapourien Yeo Jiawei a été reconnu coupable de blanchiment d’argent et de fraude. Cette peine a été confondue avec la précédente de 30 mois d’emprisonnement, qui lui avait été infligée en décembre dernier par un tribunal de l’archipel d’Asie du Sud-Est pour entrave à l’exercice de la justice et subornation de témoins.L’affaire de détournement de centaines de millions d’euros du fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB) fait l’objet d’enquêtes également en Suisse et aux Etats-Unis. L’ex-gestionnaire de fortune a fait des «efforts considérables» pour dissimuler ses agissements délictueux et a exploité sa situation professionnelle pour réaliser des gains personnels, a indiqué le président du tribunal, Ong Hian. Le tribunal doit «prendre position sans compromis» à l'égard de tels délits, afin de protéger l’intégrité du système financier de Singapour, a-t-il ajouté. Le fonds souverain 1MDB avait été créé par le Premier ministre malaisien, Najib Razak, à son arrivée au pouvoir en 2009, pour moderniser le pays. 1MDB est endetté aujourd’hui à hauteur de 10 milliards d’euros.
Le régulateur européen des marchés financiers, l’Esma, a publié ce matin une série de recommandations pour guider les autorités de supervision nationales dans les processus d’enregistrement d’entreprises installées au Royaume-Uni qui voudraient se baser dans l’Union européenne (UE) pour avoir accès à son marché après le Brexit. Ces recommandations concernent notamment les principes que devront respecter les sociétés d’investissements soumises à MIF 2, les sociétés soumises aux règles Ucits et AIFM et enfin les opérateurs de plate-formes de trading. L’objectif du régulateur est d'éviter les arbitrages réglementaires et la prolifération de « coquilles vides » après le Brexit.
Le gouverneur de la Banque de France, qui s’exprimait à l’occasion d’une table ronde lors du Forum Paris Europlace, s’est inquiété de la perspective de voir le gouvernement américain revenir sur des standards réglementaires déjà introduits. Evoquant le récent rapport du Trésor américain sur le sujet, François Villeroy de Galhau a souligné que si certaines évolutions étaient potentiellement «appropriées et légitimes», revenir sur les ratios de liquidité à un an (NSFR) et de revue du trading book (FRTB) «serait complètement différent et une source de grande inquiétude. Toute tentative de dérégulation compétitive ne ferait que des perdants et augmenterait les risques d’une nouvelle crise financière», a-t-il ajouté.
Faire sauter les verrous et intégrer davantage les critères ESG dans les décisions financières. C’est un des enjeux sur lesquels se penche depuis six mois le groupe de travail «HLEG» (High Level Expert Group) sur la Finance durable qui sortira cette semaine son premier rapport a annoncé Christian Thimann, qui préside ce comité d’expert et est aussi vice-président du TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), présidé par Michael Bloomberg. Il s’exprimait à l’occasion d’une table ronde sur la finance verte organisée hier par Paris Europlace. Ce groupe de travail a tenté de répondre à cette question pour conseiller la Commission européenne : «comment intégrer la durabilité dans la réglementation financière et mobiliser davantage de capitaux ?».Selon Christian Thimann, la première étape des différentes initiatives en faveur d’une finance durable a concerné la fiscalité, les green bonds, le reporting et le «fiduciary duty» mais, «ce pas encore assez». «Il faut changer radicalement la façon dont le système financier fonctionne», estime-t-il. Et cela demande deux éléments : orienter vers le long terme les institutions financières (banques, assureurs, fonds de pensions et gérants d’actifs) et intégrer systématiquement les facteurs ESG dans toutes les décisions financières. «Il faut donc enlever tous les verrous qui empêchent les banques et les investisseurs de s’orienter vers les investissements de long terme ou les infrastructures. Le rapport de la semaine prochaine marquera la première étape de ce changement et une deuxième étape viendra d’ici la fin de l’année avec des nouvelles recommandations», a-t-il indiqué.
Les hedge funds pourraient avoir des stagiaires d’un nouveau genre cet été : des députés de chaque parti politique britannique sont en train de se mettre d’accord pour suivre des gérants de fonds afin de mieux comprendre leur travail, rapporte Financial News. L’idée vient d’un groupe parlementaire représentant différents partis créé pour éduquer les politiques sur ce que font les hedge funds. Chris Evans, membre du parlement pour le parti travailliste et président du groupe, indique que l’objectif est de démystifier le secteur des hedge funds et d’entamer un dialogue entre politiques et gérants de hedge funds sur le Brexit. Une société de hedge funds, Cheyne Capital, a déjà manifesté son intérêt pour le projet.
Lors d’un discours à l’occasion de la première journée du forum de Paris Europlace hier à Paris, le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé que l’impôt sur la fortune (ISF) sera comme promis recentré sur le seul immobilier. «Cela permettra de libérer ceux qui investissent dans les entreprises et font circuler le capital de cette taxation» a-t-il commenté. Par ailleurs, un taux de prélèvement unique d’environ 30% sur les revenus de l'épargne et les plus-values sera aussi voté avec l’ambition que l’ensemble des réformes fiscales soit engagé dans les deux ans. Dans un entretien aux Echos, paru ce jour, le Premier ministre a précisé que si «les produits défiscalisés comme le Livret A seront toujours exemptés», l’assurance-vie sera, elle, taxée par le nouveau prélèvement unique sur les nouveaux flux d’investissements à partir de 150.000 euros.Le taux de l’impôt sur les sociétés sera baissé progressivement jusqu'à 25% en 2022. Le gouvernement veut réduire la pression fiscale d’un point de PIB, soit plus de 20 milliards d’euros, sur l’ensemble du quinquennat."La volatilité, l’instabilité, l’imprévisibilité des dispositions fiscales constituent un handicap que nous devons corriger», a-t-il aussi reconnu, faisant allusion au retard que prend la Place de Paris quant aux décisions des entreprises financières de relocaliser certaines équipes londoniennes dans l’Union après le Brexit.
Les eurodéputés auditionnaient hier la présidente du Conseil de résolution, Elke König. Plusieurs investisseurs réclament des éclaircissements sur le processus de décision.
Tout à sa priorité de renforcer l’attractivité de la place de Paris, le gouvernement français ne cherche plus à mettre en place une taxe sur les transactions financières (TTF) au niveau européen, bien au contraire. Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a confirmé auprès de l’agence de presse allemande DPA le souhait français d’attendre la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne pour revisiter la question. La création d’une TTF européenne est débattue depuis 2011 en Europe dans le cadre d’une coopération renforcée.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et la Securities and Futures Commission (SFC), le régulateur financier hongkongais, ont signé un accord de reconnaissance mutuelle de fonds d’investissement entre la France et Hong Kong. « Cet accord permettra aux OPCVM français éligibles et aux fonds hongkongais (« public funds ») éligibles d’être commercialisés auprès des investisseurs non professionnels sur chacun de ces deux marchés grâce à une procédure d’autorisation accélérée », précisent les deux institutions dans un communiqué commun. Mieux, il s’agit du premier accord conclu entre un membre de l’Union européenne et Hong Kong. Ce document établit un cadre réglementaire spécifique pour la commercialisation de fonds français et hongkongais éligibles, à savoir, à l’heure actuelle, les fonds actions, obligations et diversifiés. L’accord prévoit également un mécanisme par lequel « l’AMF et la SFC maintiendront un dialogue régulier et une coopération leur permettant de remplir leurs missions respectives en matière de réglementation et de supervision », indiquent les deux régulateurs.Pour Gérard Rameix, le président de l’AMF, cet accord « constitue une avancée importante pour l’industrie de la gestion d’actifs française qui cherche à se développer à l’international » et « reflète l’attractivité de Paris en tant que place financière ». Une aubaine à l’heure où la place de Paris déroule le tapis rouge pour attirer les sociétés britanniques désireuses de quitter le Royaume-Uni dans le cadre du « Brexit ».
Le Président de la République, Emmanuel Macron, envisage de nommer le sous-gouverneur de la Banque de France, Robert Ophèle, comme président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) en remplacement de Gérard Rameix, a annoncé l’Elysée. Cette nomination est recommandée par le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, et proposée en accord avec le Premier ministre, Edouard Philippe, précise un communiqué. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat sont saisis, afin que la commission compétente de chacune de ces chambres se prononce. Né le 31 août 1956 (60 ans) et diplômé de l’Essec avec une spécialisation en finance, Robert Ophèle a fait l’essentiel de sa carrière à la Banque de France depuis 1981 où il est aujourd’hui second sous-gouverneur, avec un passage à la Réserve fédérale américaine à New York (1990-1991). Il est déjà membre du collège de l’Autorité des marchés financiers et siège aussi à la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. Le nouveau président de l’AMF doit prendre ses fonctions le 1er août pour un mandat unique de cinq ans. Selon l’AFP, 44 candidats se seraient présentés via une candidature en ligne.
Cinq société de gestion ont introduit vendredi 7 juillet une requête devant le Conseil d’Etat en vue de faire annuler le Décret n° 2017-887 du 9 mai 2017 relatif à l’organisation financière de certains régimes de sécurité sociale, rapporte L’Agefi. Les requérants, Ycap Asset Management, Trecento AM, Vestathena, Quaero Capital et Raymond James, s'élèvent notamment contre la création par ce texte d’un nouveau véhicule, le «fonds mutualisé», pénalisant, selon elles, l’activité des sociétés de gestion indépendantes. Si les résultats de ce recours ne devraient être connus que dans environ 9 mois, soit après la date d’entrée en vigueur du décret fixée au 1er janvier 2018, les gestionnaires espèrent que les autres actions menées en parallèle, comme le recours gracieux envoyé au premier ministre Edouard Philippe ou l’action en référé de plusieurs caisses de retraites pour demander le report du décret, pourront rapidement aboutir.
Emmanuel Macron envisage de nommer le sous-gouverneur de la Banque de France Robert Ophèle président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) en remplacement de Gérard Rameix, a annoncé la présidence de la République. Cette nomination est recommandée par le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, et proposée en accord avec le Premier ministre, Edouard Philippe, précise un communiqué de l’Elysée. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat sont saisis, afin que la commission compétente de chacune de ces chambres se prononce, ajoute la présidence. Né le 31 août 1956 et diplômé de l’Essec avec une spécialisation en finance, Robert Ophèle a fait l’essentiel de sa carrière à la Banque de France depuis 1981, avec un passage à la Réserve fédérale américaine à New York (1990-1991). Il est aussi à la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. Le nouveau président de l’AMF doit prendre ses fonctions le 1er août pour un mandat unique de cinq ans.