Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) sont convenus, ce mardi 23 janvier, de retirer huit pays, dont le Panama, de leur liste noire des paradis fiscaux, à peine un mois après sa publication, rapporte Reuters. Cette décision a été vivement critiquée par des députés européens et des militants anti-fraude. Tout comme le Panama, la Barbade, la Grenade, la Corée du Sud, Macao, la Mongolie, la Tunisie et les Emirats arabes unis ont été retirés de la liste « à la suite d’engagements pris au plus haut niveau politique pour répondre aux inquiétudes de l’UE », précisent les ministres européens."La décision prise aujourd’hui est l’aveu d’un échec. Barrer de la liste noire le Panama, l’un des paradis fiscaux les plus florissants au monde, est un signe désastreux pour le combat contre la fraude fiscale», a déploré Markus Ferber, vice-président de la commission des affaires économiques du parlement européen. Selon lui, les ministres auraient dû au contraire étendre la liste noire à certains pays de l’UE, comme Malte, et à des territoires britanniques d’outre-mer.Neuf pays ou juridictions restent sur la liste noire de l’UE: les Samoa américaines, Bahreïn, Guam, les îles Marshall, la Namibie, Palau, Sainte-Lucie, les Samoa, Trinité-et-Tobago.Les huit pays retirés de la liste noire se retrouvent sur une «liste grise» avec 47 autres pays ou juridictions qui se sont engagés à prendre des mesures pour modifier leur législation fiscale.