Anticipation. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a déclaré avoir demandé par écrit aux sociétés d’investissement et sociétés de gestion basées au Royaume-Uni et disposant d’une activité en France, ainsi qu’à leurs homologues françaises comptant des clients britanniques, de communiquer leurs préparatifs en vue du Brexit. L’AMF souhaite que les sociétés britanniques clarifient le statut de leurs opérations en France et expliquent comment elles se préparent à la perte de leur passeport européen, après la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne en mars 2019. Elle leur propose une « discussion directe ». « Nous voulons anticiper l’impact du Brexit sur le marché français », a confirmé Xavier Parain (photo), secrétaire général adjoint de l’AMF.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié hier une vaste enquête sur les enjeux de la révolution numérique pour les secteurs de la banque et de l’assurance. La tutelle du secteur note que les établissements français ont multiplié les initiatives pour notamment améliorer leur dispositif de relation clientèle, moderniser leurs systèmes d’information et renforcer leur capacité d’innovation. «(...) L’ACPR appelle les établissements français à désormais structurer et intensifier ces efforts pour conduire une transformation en profondeur tout en veillant à prévenir les risques émergents», comme le cyber-risque, indique un communiqué du superviseur.
Services de la Maison blanche, Federal trade commission (FTC), Commission et parlement européens, régulateur britannique... De nombreuses autorités politiques ou réglementaires ont publiquement demandé des explications à Facebook à la suite de la révélation ce week-end par le New York Times et The Observer de l’affaire dite Cambridge Analytica, cette entreprise liée à la campagne électorale de Donald Trump et visée par des révélations sur l’utilisation de données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié mardi une vaste enquête sur les enjeux de la révolution numérique pour les secteurs de la banque et de l’assurance. La tutelle du secteur note que les établissements français ont multiplié les initiatives pour répondre aux défis de la révolution numérique et notamment pour améliorer leur dispositif de relation clientèle, moderniser leurs systèmes d’information et renforcer leur capacité d’innovation.
L’exécutif européen ne transige pas : son projet de réforme des autorités européennes de supervision financière (ESA) est juridiquement solide. Dans un document juridique transmis aux 28 Etats membres de l’UE, et obtenu par L’Agefi, ses services ré-affirment que la base légale (l’article «marché intérieur» des traités européens) justifie pleinement le nouveau système de financement qu’elle a proposé en septembre dernier : des contributions directes des acteurs de marchés au budget des autorités qui les supervisent. Il s’agit d’une réponse directe à une opinion du service juridique du Conseil de l’UE – l’institution qui représente les 28 Etats membres. Début février, ce dernier avait déclaré que la proposition de la Commission reposait sur une base légale trop faible. L’argumentation de la Commission s’appuie notamment sur les institutions en place. Son texte souligne que l’Esma touche déjà des contributions directes de certains acteurs de marché, tandis que le Fonds unique de résolution et le Mécanisme de supervision unique prélèvent directement une sorte de taxe auprès des banques qu’ils gèrent.
Vivendi, principal actionnaire de Telecom Italia, est sur la sellette. Le fonds activiste Elliott Advisors a écrit aux autres actionnaires de Telecom Italia pour plaider en faveur de la désignation d’un conseil d’administration «vraiment indépendant» afin de faire évoluer la façon dont l’opérateur est géré par son principal actionnaire, rapporte l’agence Reuters. "(La) piètre direction du conseil contrôlé par Vivendi s’est traduite par des problèmes de gouvernance profondément troublants, un écart de valorisation et des échecs stratégiques», écrit Elliott, qui dit détenir désormais plus de 3% des actions ordinaires de Telecom Italia.L’investisseur activiste a déjà proposé de remplacer certains administrateurs nommés par Vivendi, qui contrôle 24% du capital de l’opérateur, par des personnalités connues du monde des affaires en Italie. Elliott annonce qu’il demanderait à un conseil d’administration renouvelé de transformer les actions d'épargne en actions ordinaires, de travailler à une cotation en Bourse ou une vente partielle du réseau de Telecom Italia, que le groupe s’apprête à séparer du reste de ses activités, et de reprendre le versement du dividende. Elliott précise qu'à travers différents instruments financiers, sa participation dans Telecom Italia dépasse 5%.
La dimension «verte» des activités financières est sur la bonne voie, estime le Conseil fédéral suisse. Mais il appelle à intensifier les échanges entre les autorités et le secteur de la finance. Le développement durable pourrait être intégré dans les obligations des gestionnaires de fortune, rapporte L’Agefi suisse. Le Secrétariat d’Etat aux questions financières internationales (SFI) et l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) échangent régulièrement avec le secteur financier. Ils font le point sur les progrès réalisés dans la prise en compte de critères du développement durable lors des décisions de financement et d’investissement.La dernière rencontre, à la mi-janvier, a «clairement montré que le secteur financier est disposé à avancer dans ce domaine, conformément à l’accord de Paris sur le climat.» Une task force, dirigée par la branche financière, a émis des recommandations concernant la communication volontaire des risques et des chances liés au climat. Désormais, le dialogue entre autorités et secteur financier doit être intensifié, poursuit le Conseil fédéral. Un des objectifs pourra consister à intégrer le développement durable dans les obligations fiduciaires des gestionnaires de fortune, précise-t-on.
Des épargnants ont signalé à l’Autorité des marchés financiers (AMF) avoir reçu des messages d’une personne, Monsieur Villard, se disant mandatée par l’AMF pour les aider à récupérer les sommes investies sur une plateforme d’options binaires. «L’individu se présentant sous le nom de Monsieur Villard utilise de manière trompeuse les coordonnées de l’AMF, mais aussi le nom de l’AMF, notamment via l’emploi de fausses adresses mail telles que amf@amf.com ou amf2@gmx.com», indique l’AMF dans un communiqué.Les épargnants ayant contacté l’AMF ont également indiqué que l’individu en question connaissait l’exact montant des sommes investies par leurs soins dans le passé sur une plateforme d’options binaires, et qu’il disposait par ailleurs de renseignements les concernant. «L’AMF recommande de ne pas donner suite aux sollicitations de cette personne. Elle a d’ores et déjà transmis les éléments en sa possession au Parquet de Paris auprès duquel les particuliers victimes de ses agissements peuvent se faire connaître» souligne le communiqué.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé ce 15 mars que des sociétés proposant d’investir dans des crypto-actifs, dont certains sont présentés comme des crypto-monnaies, vont désormais figurer sur la liste noire des intermédiaires en biens divers (diamants, terres rares, vin, mais aussi crypto-actifs) ne respectant pas la réglementation.Pour mémoire, la loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (dite loi « Sapin II ») a modifié la législation sur le régime de l’intermédiation en biens divers. Les sociétés qui proposent sur le territoire français d’acquérir des droits sur des biens en mettant en avant la possibilité d’un rendement ou son équivalent économique sont soumises au régime de l’intermédiation en biens divers et à ce titre, leur offre doit disposer d’un numéro d’enregistrement délivré par l’AMF. Or, bien qu’alertées par l’AMF des nouvelles obligations qui s’imposent à elles, ces sociétés continuent à communiquer et/ou démarcher le public en France sans que leur offre ne soit enregistrée auprès de l’AMF.La mise en garde de l’AMF vise les sites internet suivants :http://akj-crypto.com/http://bank-crypto.com/https://bcoin-bank.com/https://bit-crypto.net/https://boursebitcoin.com/https://www.crypteo.io/https://cryptobankweb.com/http://crypto-major.com/https://cryptopartnersinvest.com/http://crypto2.bnd-group.com/http://crypto.private-finances.com/http://ecs-solutions.net http://ether-invest.com/https://krakenaccess.com/ http://www.minedecrypto.comL’AMF rappelle qu’il s’agit d’une liste donnée à titre de mise en garde à destination des épargnants français et qu’elle ne peut constituer un inventaire totalement exhaustif des acteurs qui ne se conforment pas à la règlementation en vigueur. Par ailleurs, les décisions d’enregistrement délivrées par l’AMF sont consultables sur le site internet de l’AMF.
Selon des informations des Echos, le gouvernement, qui veut être précurseur, prévoit de légiférer rapidement sur les « Initial Coin Offerings » (ICO), ces nouveaux modes de financement qui font appel au public, très souvent en cryptomonnaie, à travers la « blockchain ». La loi Pacte, discutée au Conseil des ministres mi-avril, sera sans doute le véhicule privilégié pour accueillir cette nouvelle réglementation, avant toute modification du Code monétaire et financier. « Les propositions de l’AMF constituent une base très solide, mais nous devons encore consulter les parties prenantes, comme les associations », indique au quotidien une source proche de Bercy. Paris pourrait donc devenir la place financière la plus attractive pour les ICO. Bercy souhaite une réglementation incitative, qui favorise le développement de ces levées de fonds d’un nouveau genre, tout en protégeant l’investisseur. Bruno Le Maire a d’ailleurs confié à Jean-Marie Landau, un ancien sous-gouverneur de la Banque de France, la mission d’analyser les risques liés aux cryptomonnaies. Concrètement, le nouveau cadre réglementaire pour les ICO prendra sans doute la forme d’un régime d’autorisation optionnelle, avec délivrance ou non d’un visa par l’AMF, comme l’a proposé le régulateur fin février, après la consultation publique lancée auparavant auprès des différentes parties prenantes.
La société de gestion alternative britannique Winton Capital s’est enregistrée en Irlande en qualité de société d’investissement alternative (AIFM), selon l’agence Reuters qui se base sur des informations du site internet de la banque centrale irlandaise. L’autorisation remonte au 2 janvier et le site de la banque centrale a été actualisé le 5 mars dernier, précise Reuters.Une illustration supplémentaire de la volonté des sociétés de gestion basées au Royaume-Uni de continuer à servir leur clientèle européenne après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.Une source au courant de la décision de Winton a indiqué à Reuters que l’initiative s’inscrivait bien dans le plan du hedge fund pour faire face aux conséquences du Brexit. Chez Winton, «no comment» sur l’initiative irlandaise, signale Reuters..
La Banque centrale européenne a publié jeudi un «addendum» à ses recommandations sur le traitement des créances douteuses. Une version dans la ligne de ses propositions initiales, dévoilées à l’automne 2017, et qui avaient suscité une levée de boucliers, notamment du côté des banques italiennes. La BCE souhaite en effet que les prêts classés comme non performants (NPL) soit provisionnés à 100% au bout de deux ans pour leur partie non sécurisée; pour la partie sécurisée, le taux de provisionnement demandé aux banques seraient de 40% après trois ans puis augmenterait de 15 points par an jusqu'à 100%.
C’est le montant des dédommagements dus par plusieurs sociétés de gestion britanniques à leurs investisseurs après l’enquête de la FCA sur les fonds prétendument actifs (« closet trackers ») qui se contentaient de suivre un indice malgré des frais élevés. Sur les 84 fonds, 64 sont priés de modifier leur communication. Une société de gestion fait face à une « enforcement action » par le régulateur pour avoir utilisé des outils vraiment « très trompeurs ».
MIF 2 imposant une stricte séparation du financement de la recherche et de l’exécution, une société de gestion avait, comme d’autres, décidé de se passer de certains fournisseurs de recherche. Début janvier, sa direction générale reçoit l’appel de l’un des brokers déçus, surpris d’être évincé. Elle convoque ses gérants, en débat avec eux pour aboutir à la même conclusion sur la moindre utilité du prestataire. Celui-ci la rappelle une semaine plus tard pour se voir à nouveau confirmer les raisons de sa non-sélection. Résultat : les deux appels téléphoniques du broker seront… facturés au gestionnaire comme des « calls analystes » !