La reconnaissance de l'équivalence boursière suisse est prolongée de six mois jusqu'à fin juin, a annoncé ce 17 décembreà Bruxelles le commissaire européen Johannes Hahn. En décembre 2017, l’Union européenne avait limité cette reconnaissance à un an. Bruxelles avait alors explicitement lié sa décision à «des progrès insuffisants» dans les négociations sur l’accord-cadre institutionnel. Ces dernières n’avançaient pas assez rapidement à ses yeux. Attendu par les observateurs, ce délai de six mois doit permettre à la Suisse de décider quelle suite elle entend donner à l’accord-cadre institutionnel. Début décembre, le Conseil fédéral a lancé une vaste consultation sur le projet d’accord-cadre obtenu. Le chef des affaires étrangères Ignazio Cassis, avait alors affirmé devant les médias que le gouvernement soutient le paquet dans de nombreux points, mais pas tous. Selon lui, l’accord est insuffisant pour être paraphé. La Suisse et l’UE négocient un accord-cadre institutionnel depuis 2014, avec des achoppements répétés. Pour cette raison, la Commission européenne a limité en décembre dernier la reconnaissance de l'équivalence boursière à un an et lié sa prolongation à des progrès sur l’accord-cadre.Johannes Hahn a affirmé lundi que l’accord trouvé est «final» et «bénéfique aux deux parties», ajoutant que pour l’Union européenne «les négociations sont terminées, la balle est désormais dans le camp de Berne». Le Département fédéral de l'économie (DEFR) a indiqué lundi qu’'il «prend acte de la décision de l’UE» ajoutant que «les mesures prises pour protéger la Bourse suisse restent cependant de mise en cas de besoin». Le ministre des finances, Ueli Maurer, avait indiqué vendredi dernier que cette prolongation limitée à un semestre est difficilement compréhensible. Pour le Conseil fédéral, il ne doit pas y avoir de lien entre l’accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l’UE et l'équivalence boursière.