Dans sa réponse à la proposition de la Commission européenne de confier à la BCE le pouvoir d’exiger que la compensation des dérivés libellés en euros se fasse au sein de la zone euro, l’Isda a dit aujourd’hui craindre une hausse de 65% des exigences en capital liées à ces activités du fait d’un poids du risque plus élevé, et de 16% à 24% des appels de marges initiaux. Ces données sont issues d’une enquête quantitative menée auprès de 12 grandes banques. Mettre en place ces propositions «mènerait à la fragmentation des marchés, à une moindre compétition, à une baisse de la liquidité, à davantage de risques et des appels de marges plus élevés, ce qui augmenterait le coût de la compensation dans l’Union européenne», a déclaré Scott O’Malia, le président de l’Isda. «Nous sommes dans l’impossibilité de soutenir une approche qui ouvre la porte à de tels risques, et sommes persuadés que l’objectif devrait être de développer un modèle de supervision partagée qui se fonde sur la coopération règlementaire, la coordination et la déférence.»