La Chine et la Russie sont «plus résolues» à développer des relations bilatérales et renforcer leur coopération, a déclaré, mercredi, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, après un entretien avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, cinq semaines après le début de la guerre en Ukraine. Les deux hommes ont condamné les sanctions «illégales et contre-productives» imposées à Moscou par «les Etats-Unis et leurs satellites» depuis l’invasion russe le 24 février, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
L'émissaire spécial des États-Unis pour l’Iran, Robert Malley, a indiqué dimanche qu’il n'était pas convaincu de l’imminence d’un accord sur le nucléaire entre les grandes puissances et l’Iran, objet de pourparlers depuis 11 mois à Vienne. «Dans toutes les négociations, quand il y a des problèmes qui restent en suspens pendant si longtemps, cela montre à quel point il est difficile de combler le fossé», a déclaré Robert Malley. De son côté, le ministre israélien des Affaires étrangères a déclaré que son pays coopérerait avec les États-Unis pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Un échec de la sauvegarde du Plan d’action global commun, nom officiel de l’accord de Vienne - qui consiste à freiner le programme nucléaire de Téhéran en échange d’une levée de sanctions - augmenterait le risque d’une guerre régionale et pourrait favoriser de nouvelles hausses des prix du pétrole, estiment les analystes.
L’opérateur ferroviaire national finlandais suspend dès ce lundi ses services entre Helsinki et Saint-Pétersbourg en Russie, coupant ainsi l’une des dernières voies de transport public vers l’Union européenne encore disponible pour les Russes. Compte tenu des sanctions prise à l’encontre de la Russie, l’opérateur VR a reçu l’ordre de l'État de ne plus assurer le service vers Saint-Pétersbourg, connu sous le nom d’Allegro, a déclaré vendredi le responsable du trafic passagers de VR Topi Simola dans un communiqué. Cependant, la frontière entre la Finlande et la Russie reste ouverte aux traversées en voiture privée.
Emmanuel Macron, candidat à un second mandat présidentiel en avril, a dévoilé jeudi les grands axes de son programme lors d’une conférence de presse à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Un projet «d'émancipation, de progrès pour chacun» mais aussi d’adaptation face aux crises et au «retour du tragique», a déclaré le chef de l’Etat. Voici la liste de ses principales propositions sur le front économique :
L’intérêt des crises à répétition est qu’elles permettent de s’affranchir ad vitam æternam des règles de bonne gestion. La rémission sanitaire promettait de refermer la parenthèse du quoi qu’il en coûte ; c’était sans compter sur la flambée des prix qui pousse le gouvernement à multiplier les chèques énergie. Dernière mesure en date, la ristourne de 15 centimes sur les prix à la pompe, accordée indifféremment à tous les automobilistes, même aux propriétaires de SUV et de voitures de sport. Un cadeau à 2,5 milliards d’euros qui ferait presque passer l’Etat pour pingre dans un monde où les subventions se comptent désormais en dizaines de milliards. Que les amateurs se rassurent, il reste largement le temps d’ici aux élections législatives pour d’autres libéralités.
L’Union européenne se forge durant les crises. En 2020, la création d’un fonds de relance adossé à des émissions de dette communes avait été qualifiée de moment « hamiltonien » : la pandémie la plus grave depuis un siècle avait permis à l’union économique et monétaire de franchir en quelques semaines un palier que beaucoup jugeaient inaccessible. L’invasion de l’Ukraine par la Russie constitue un autre moment de l’histoire du continent, « poutinien » celui-là. Face à la menace existentielle qui pointe à nouveau à l’Est, les dirigeants européens ont fait montre d’une capacité de réaction dont Vladimir Poutine ne soupçonnait pas l’existence. Voilà l’Union plus proche qu’elle n’a jamais été d’une politique extérieure et de défense communes, et prête à couper en partie la Russie du système financier international quel qu’en soit le prix à payer.
Le Japon a imité mardi des puissances occidentales en décidant d’imposer des sanctions supplémentaires contre la Russie pour l’invasion de l’Ukraine, ciblant notamment les avoirs du président russe Vladimir Poutine et de trois institutions financières russes. En plus des actifs de six personnalités, dont Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, Tokyo va geler les avoirs des banques publiques russes Promsvyazbank et Vnesheconombank, ainsi que ceux de la Banque centrale de Russie (CBR). Dans un communiqué, le gouvernement japonais a fait savoir par ailleurs qu’il allait interdire les exportations à destination de 49 entités russes dans le cadre de ces nouvelles sanctions.
Le Japon a imité mardi des puissances occidentales en décidant d’imposer des sanctions supplémentaires contre la Russie pour l’invasion de l’Ukraine, ciblant notamment les avoirs du président russe Vladimir Poutine et de trois institutions financières russes.
La Confédération helvétique a annoncé lundi qu’elle allait reprendre à son compte «l’intégralité» des sanctions financières annoncées par l’Union européenne et les Etats-Unis contre la Russie en réaction à l’invasion de l’Ukraine. Ueli Maurer, le ministre des Finances, a souligné que les avoirs des ressortissants russes se trouvant sur la liste noire de l’UE seraient «gelés avec effet immédiat». Pays neutre par excellence, la Suisse est la plaque tournante en Europe du financement du négoce de matières premières. C’est aussi une place forte de la gestion de fortune. Deux activités qui peuvent impliquer des entreprises et de riches particuliers russes. Le 25 février, l’UE, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, rejoints le lendemain par le Japon, ont annoncé le gel des avoirs internationaux de la banque centrale russe et leur volonté de déconnecter certaines banques russes de la messagerie internationale Swift et donc du système financier international.
La Confédération helvétique a annoncé lundi qu’elle allait reprendre à son compte «l’intégralité» des sanctions financières annoncées par l’Union européenne et les Etats-Unis contre la Russie en réaction à l’invasion de l’Ukraine. Ueli Maurer, le ministre des Finances, a souligné que les avoirs des ressortissants russes se trouvant sur la liste noire de l’UE seraient «gelés avec effet immédiat».
Les puissances occidentales ont annoncé samedi l’exclusion de plusieurs banques russes du réseau interbancaire Swift ainsi que des sanctions ciblant les réserves en devises de la banque centrale de Russie.
Alors que la Russie a lancé jeudi une offensive militaire majeure sur plusieurs fronts contre l’Ukraine, les pays occidentaux préparent une nouvelle salve de sanctions contre Moscou. Ils souhaitent, selon les mots du Premier ministre britannique, affaiblir l'économie russe.
Les prix du gaz naturel européen (contrat TTF 1 mois à Rotterdam) sont remontés de trois crans depuis trois jours avec la menace sur l’approvisionnement due au conflit militaire entre l’Ukraine et la Russie : de 69 à près de 75 euros/MWh lundi, de 79 à 81 euros/MWh mardi, et donc encore de 81 jusqu’à 89,40 euros/MWh mercredi, avant une légère baisse à 87,50 euros/MWh. Des sommets qui n’avaient plus été atteints depuis fin janvier. Mardi, l’Allemagne a suspendu le processus de certification du gazoduc Nord Stream 2. Les autres sanctions ne devraient pas nuire aux approvisionnements russes, d’autant que le Qatar a confirmé qu’il était presque impossible de les remplacer rapidement car la plupart de ses ventes de gaz naturel liquéfiés (GNL) sont liées à des contrats à long terme avec des acheteurs asiatiques. Les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) s’efforcent de trouver suffisamment de GNL pour compenser la dépendance de cette dernière à 40% au gaz russe.
Les places boursières européennes sont revenues dans le vert et évoluent désormais proche de l'équilibre après avoir chuté mardi à l’ouverture suite aux événements en Ukraine et aux réactions des pays occidentaux.
Les marchés actions européens ont rechuté lundi dans un climat extrêmement tendu entre la Russie, d’une part, et l’Ukraine et ses alliés occidentaux, d’autre part.