L’Ukraine devrait obtenir jeudi le statut officiel de candidat à l’adhésion à l’Union européenne (UE), une décision symbolique mais de nature à redonner le moral à l’Ukraine après son invasion par la Russie, ont déclaré mardi des ministres et des diplomates. Les dirigeants européens devraient suivre la recommandation formulée la semaine dernière par la Commission européenne d’accorder à l’Ukraine le statut de candidat à l’UE. Après plusieurs jours de discussions internes au sein de l’UE, aucune opposition n’est apparue parmi les 27 États membres au sujet de cette candidature. Selon les diplomates, il est également presque acquis que la Moldavie obtiendra également le statut officiel de candidat, même si le pays doit remplir certaines conditions concernant l’impasse politique dans laquelle il se trouve.
La France, l’Allemagne, l’Italie et la Roumanie souhaitent que l’Ukraine se voit accorder immédiatement le statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne, a annoncé jeudi Emmanuel Macron lors de sa visite à Kyiv. La CE doit faire connaître vendredi sa recommandation sur la demande d’adhésion de l’Ukraine, déposée en février par Volodymyr Zelensky quelques jours après le début de l’invasion russe, mais qui suscite les réticences de certains Etats membres. L’avis de la CE sera débattu lors du Conseil européen des 23 et 24 juin.
La Corée du Nord semble avoir repris les travaux sur son site d’essais nucléaires de Punggye-ri pour y inclure un deuxième tunnel, a déclaré jeudi un cercle de réflexion basé aux Etats-Unis. Les travaux de préparation du tunnel n°3 du centre d’essais nucléaires de Punggye-ri étaient apparemment terminés et prêts pour procéder à un éventuel essai nucléaire, a déclaré le Center for Strategic and International Studies dans un rapport, citant des images satellites commerciales. La Corée du Nord a effectué six essais nucléaires souterrains sur ce site entre 2006 et 2017.
Le parti d’extrême droite Fratelli d’Italia a réclamé mardi la démission du gouvernement italien après son bon score aux élections municipales dimanche et le désaveu infligé aux membres de la coalition au pouvoir. Seul parti de l’alliance de droite qu’il forme avec Forza Italia et la Ligue à avoir refusé l’an dernier d’intégrer le gouvernement d’union nationale de Mario Draghi, Fratelli d’Italia a tiré avantage de sa liberté de parole dans les urnes, passant de 4,4% des voix lors des dernières législatives, en 2018, à 22% d’intentions de vote aujourd’hui au niveau national. «Nous allons vers une période d’instabilité accrue», a estimé Massimiliano Panarari, professeur de communication politique à l’université Unimercatorum de Rome.
Le président américain Joe Biden rencontrera le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d’une visite au Moyen-Orient prévue à la mi-juillet, alors que Washington cherche des moyens de faire baisser les prix du pétrole aux Etats-Unis. Depuis que Joe Biden est arrivé à la Maison Blanche en janvier 2021, les relations entre les deux pays se sont tendues à propos du bilan de Riyad en matière de droits de l’homme, en particulier à cause de l’assassinat du journaliste dissident Jamal Khashoggi en Turquie en 2018.
Le gouvernement britannique a présenté lundi soir au Parlement un projet de loi controversé modifiant le protocole nord-irlandais conclu avec l’Union européenne (UE) dans le cadre du Brexit. La ministre des Affaires étrangères Liz Truss a défendu un texte censé «résoudre les problèmes», à condition de pouvoir renégocier avec Bruxelles pour changer les termes de l’accord arrêté fin 2020 «qui provoquent de très graves problèmes en Irlande du Nord», selon elle.
Le président Emmanuel Macron semblait assuré dimanche soir d’une majorité à l’Assemblée nationale à l’issue du premier tour des élections législatives, marqué par une abstention record supérieure à 51%. Cette majorité semble néanmoins fragile face à la démonstration de force de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), créditée de 170 à 220 sièges. Ifop-Fiducial prédit à la coalition «Ensemble» - composée des partis Renaissance, MoDem, Horizons et Agir notamment - entre 275 et 310 sièges. La fourchette se situe entre 255 et 295 selon Ipsos-Sopra Steria. La majorité absolue est fixée à 289 sièges. Les Républicains auraient entre 40 et 60 sièges et le Rassemblement national entre 5 et 25 sièges. La Première ministre Elisabeth Borne, qualifiée pour le second tour dans la 6ème circonscription du Calvados, a appelé les électeurs à donner à l’exécutif «une majorité forte et claire».
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a obtenu lundi soir la confiance du Parlement, surmontant une procédure lancée par des membres de son Parti conservateur après le scandale des fêtes organisées à Downing Street pendant les confinements liés au Covid-19, mais le nombre de voix contre lui constituent un revers pour son autorité. L’ancien maire de Londres a recueilli 211 voix contre 148, a fait savoir Graham Brady, le président du Comité 1922 ayant supervisé le vote. Il devait réunir les voix d’au moins 180 des 359 députés conservateurs pour se maintenir au poste de Premier ministre. Victorieux, il ne peut pas être visé par une autre motion de défiance pendant un an, selon les règles actuelles. Avec le soutien de 59% des élus conservateurs, Boris Johnson fait toutefois moins bien que celle qui l’a précédé : Theresa May avait survécu à un vote de confiance du Parlement en 2018 avec 63% des voix.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a limogé lundi le patron du groupe d’hydrocarbures Petrobras, José Mauro Coelho, nommé il y a seulement 40 jours, a annoncé le ministère des Mines et de l’Energie. José Mauro Coelho était le troisième président du groupe en un peu plus d’un an. Le gouvernement a proposé comme nouveau président Caio Mario Paes de Andrade, actuel secrétaire à la débureaucratisation au ministère de l’Economie, qui doit encore recevoir l’aval du conseil d’administration de Petrobras pour être formellement nommé. Jair Bolsonaro, qui compte briguer un deuxième mandat aux élections d’octobre prochain, subit la pression de la forte inflation dans son pays. Le 11 mai, il a remplacé le ministre des Mines et de l’Energie, Bento Albuquerque, après l’application par Petrobras d’une nouvelle augmentation du diesel, alors que ce portefeuille ministériel n’a pas d’influence directe sur les décisions de l’entreprise autonome.
A l’issue de neuf ans passés dans l’opposition, le Parti travailliste australien formera le prochain gouvernement après avoir remporté samedi les élections législatives grâce au soutien des Verts et de candidats indépendants ayant mis l’accent sur les questions environnementales. Le Premier ministre conservateur, Scott Morrison, a appelé son adversaire travailliste Anthony Albanese pour le féliciter de sa victoire. Il a aussi fait savoir qu’il allait quitter la tête du Parti libéral. Le Labour, parti de centre-gauche, a encore besoin de 4 ou 5 sièges pour obtenir une majorité de 76 députés au Parlement australien, qui compte 151 sièges. Les résultats définitifs pourraient tarder à être connus en raison du nombre historiquement important de votes par correspondance. Anthony Albanese a déclaré qu’il prêterait serment lundi, avant de se rendre à Tokyo pour participer à une réunion du dialogue quadrilatéral sur la sécurité mardi, aux côtés du président américain Joe Biden et des premiers ministres japonais et indien.
Le président Kim Jong-un a ordonné à l’armée nord-coréenne de stabiliser la distribution de médicaments contre le Covid-19 dans la capitale, Pyongyang, dans le cadre de la lutte contre la première épidémie confirmée de coronavirus dans le pays, selon les médias d’Etat. La Corée du Nord dénombrait, dimanche, 1.213.550 personnes atteintes de fièvre et 50 décès, selon l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, qui n’a pas précisé combien de personnes avaient été testées positives au Covid-19. Le pays, qui ne dispose d’aucun vaccin ni médicament anti-Covid, ne peut en outre mener aucun dépistage de masse. Le président sud-coréen, Yoon Suk-yeol, a annoncé qu’il enverrait de l’aide humanitaire, tout en exprimant des inquiétudes quant aux récents tirs de missiles du Nord et aux signes de préparation de ce qui serait son premier essai nucléaire depuis 2017.
Elisabeth Borne a été nommée, lundi, Première ministre par le Président, Emmanuel Macron, pour succéder à Jean Castex. Après Edith Cresson en 1991, elle devient la deuxième femme à diriger un gouvernement en France. «Le choix d’Elisabeth Borne est le choix de la compétence au service de la France, d’une femme de conviction, d’action, de réalisation», souligne-t-on à l’Elysée. Polytechnicienne, ayant entamé sa carrière politique au Parti socialiste, la nouvelle locataire de Matignon a occupé trois ministères importants depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017 : les Transports, la Transition écologique et le Travail. Réputée pour sa rigueur, elle a mené à leur terme des réformes difficiles, comme celles de la SNCF et de l’assurance chômage. La nomination du nouveau gouvernement, sous la conduite de l’ancienne ministre du Travail, doit intervenir dans les jours qui viennent. Une première équipe resserrée sera mise en place, puis complétée après les élections législatives des 12 et 19 juin, ont précisé des sources gouvernementales. Le discours de politique générale d’Elisabeth Borne interviendra à la suite du scrutin.
Le président Kim Jong-un a ordonné à l’armée nord-coréenne de stabiliser la distribution de médicaments contre le Covid-19 dans la capitale, Pyongyang, dans le cadre de la lutte contre la première épidémie confirmée de coronavirus dans le pays, selon les médias d'État. La Corée du Nord dénombrait dimanche 1.213.550 personnes atteintes de fièvre et 50 décès, selon l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, qui n’a pas précisé combien de personnes avaient été testées positives au Covid-19. Le pays, qui ne dispose d’aucun vaccin ni médicament anti-Covid, ne peut en outre mener aucun dépistage de masse.
Le président et le gouvernement finlandais se sont prononcés jeudi pour une adhésion rapide à l’Alliance atlantique, un tournant majeur dans la politique étrangère de Helsinki provoqué par l’invasion russe en Ukraine. Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, a déclaré que la Finlande, si elle devait poser sa candidature, serait «chaleureusement accueillie» au sein de l’Alliance, promettant une intégration «rapide et sans accrocs». La Suède devrait rapidement suivre cet exemple et plusieurs sources au sein de l’Otan s’attendent à voir les deux pays nordiques demander d’intégrer l’Alliance dans les jours qui viennent et obtenir rapidement le statut de pays membre.
Le « temps du vrai changement » est-il arrivé pour l’Irlande du Nord, comme le promettaient ces candidats du Sinn Féin à la députation (photo) ? Le parti nationaliste, favorable à la réunification de l’Irlande, a remporté le 8 mai une victoire historique au Parlement, dépassant son principal rival, le Parti unioniste démocrate (DUP), pro-britannique. Problème : les accords de paix du Vendredi saint de 1998, qui avaient mis fin à la guerre civile, stipulent qu’un Premier ministre nationaliste ne peut pas diriger la province sans un vice-Premier ministre unioniste. Or le DUP suspend sa participation à une renégociation du protocole nord-irlandais dans le cadre du Brexit. Sans compromis, il reviendrait à Londres de gérer en direct les affaires courantes.