L’Autorité de la concurrence lance une vaste enquête sectorielle sur le fonctionnement de la concurrence dans le secteur du médicament et de la biologie médicale. Elle se penchera sur la distribution des médicaments, la régulation de leur prix et les opportunités de développement des pharmaciens. L’Autorité s’interrogera en particulier sur le rôle des intermédiaires dans la fixation des prix de vente, mais aussi sur la pertinence du développement de la vente au détail des médicaments et de la création de chaînes de pharmacies, ou encore sur la publicité.
Gros chantier. L’Autorité de la concurrence lance une vaste enquête sectorielle sur le fonctionnement de la concurrence dans le secteur du médicament et de la biologie médicale. Elle se penchera notamment sur la distribution des médicaments, sur la régulation de leur prix, qu’ils soient remboursables ou non, et sur les opportunités de développement de l’activité des pharmaciens.
Advicenne a dévoilé ce matin les modalités de son introduction en Bourse sur Euronext Paris. Le laboratoire spécialisé dans le traitement des maladies orphelines néphrologiques et neurologiques veut lever 30 millions d’euros, notamment pour financer le développement d’ATRd, une maladie néphrologique orpheline, pour lequel il mise un lancement en Europe en 2020 et aux Etats-Unis en 2021. Advicenne offrira ses titres dans une fourchette de 14,03 à 18,97 euros. Plusieurs actionnaires historiques, dont Bpifrance, se sont engagés à souscrire à hauteur de 12,5 millions d’euros. La souscription sera ouverte du 21 novembre au 4 décembre, pour une première cotation le 6 décembre. Ce devrait être la dernière IPO de l’année à Paris. L’offre est dirigée par Gilbert Dupont et NIBC
Roche a annoncé ce matin l’acquisition de l’américain Viewics, un développeur de logiciels spécialisé dans l’analyse des données pour les laboratoires. Le laboratoire n’a pas dévoilé le prix de la transaction. Les solutions de Viewics permettent d’extraire et d’intégrer les mégadonnées dans différents systèmes utilisés par les laboratoires. L’objectif est d’améliorer la performance et les processus. L’opération devrait être finalisée la semaine prochaine. Viewics sera intégré dans Roche et renforcera l’offre numérique du groupe suisse.
Allergan a annoncé hier qu’il vendrait un peu moins d’un quart de la participation de 10% qu’il détient dans Teva, leader mondial des médicaments génériques, au cours du premier trimestre 2018. Le fabricant du Botox a indiqué dans un document adressé à la SEC (Securities and Exchange Commission) qu’il vendrait 25 millions d’actions à une filiale de JP Morgan Chase. Le prix sera fixé en fonction du cours moyen de l’action sur une période qui reste à déterminer. Allergan a vendu sa division de génériques à Teva en août 2016 pour 33 milliards de dollars (28 milliards d’euros) et 100 millions d’actions Teva valorisées à l'époque à 5,3 milliards de dollars. Allergan devait conserver ces actions au moins un an, mais l’accord s’est avéré coûteux pour le groupe basé en Irlande, le titre Teva ayant perdu plus de trois quarts de sa valeur. Durant cette période, l’action Allergan a perdu de son côté un tiers de sa valeur.
Merck a engagé des négociations avec plusieurs candidats à la reprise de son activité de santé grand public, a déclaré Belén Garijo, directrice générale de la branche santé du groupe. Le groupe souhaite conclure une transaction à la fin 2018 ou au début 2019, a précisé Belén Garijo. Merck avait annoncé au début septembre qu’il envisageait de vendre son activité de santé grand public.
Le groupe pharmaceutique allemand Merck a abaissé jeudi ses prévisions annuelles en raison de l’impact inflationniste de l’euro sur ses coûts, malgré une croissance de 11% des ventes de sa division santé grand public au troisième trimestre. Il anticipe désormais un chiffre d’affaires et un excédent brut d’exploitation pour 2017 dans le bas des fourchettes qu’il avait fixées respectivement entre 15,3 et 15,7 milliards d’euros et entre 4,4 et 4,6 milliards. La majorité des coûts de production du pôle cristaux liquides, qui contribue largement aux bénéfices de l’entreprise, sont imputés en Allemagne, alors qu’il vend principalement à des groupes d'électronique en Asie.
Erytech Pharma espère lever 125 millions de dollars, via une émission de plus de 5,3 millions d’actions, sous forme d’American Depositary Shares (ADS) aux Etats-Unis et à travers un placement privé concomitant d’actions ordinaires en Europe (y compris en France). Le prix de l’offre devrait être compris entre 23 et 24 dollars par ADS, ou entre 19,75 et 20,50 euros par action ordinaire. L’action Erytech a clôturé lundi à Paris à 24,78 euros, et cédait plus de 7% en fin de matinée.
Bayer a annoncé ce matin avoir déposé une demande d’homologation auprès de l’Agence européenne des médicaments pour l’utilisation de l’anticoagulant Xarelto en combinaison avec l’aspirine comme nouveau traitement cardiovasculaire. Le laboratoire pharmaceutique allemand a indiqué que cette demande se fondait sur les résultats d’une étude de phase 3 révélant que l’association de l’aspirine et du Xarelto réduisait de 24% les risques d’accident vasculaire cérébral, de décès d’origine cardio-vasculaire et d’accident cardiaque par rapport à un traitement avec de l’aspirine seule. Bayer compte déposer un dossier d’homologation aux Etats-Unis d’ici à la fin de l’année.
Nicox s’envolait de plus de 25% en fin de matinée, après avoir reçu le feu vert de la FDA américaine pour commercialiser Vyzulta, un traitement de la réduction de la pression intraoculaire, notamment pour les patients atteints de glaucome. Le lancement commercial de Vyzulta aux Etats-Unis par Bausch + Lomb, filiale du laboratoire canadien Valeant, est attendu avant la fin de l’année.
Le laboratoire spécialiste des maladies orphelines espère commercialiser en 2020 son traitement d’une maladie néphrologique. Sa trésorerie était de 14,4 millions d’euros à fin juin.
En fin de matinée, l’action Sanofi était la lanterne rouge du CAC 40, en recul de 1,7%, après la publication de ses résultats trimestriels, légèrement en-dessous des attentes du marché. Si le laboratoire a confirmé sa perspective d’une stabilité de son bénéfice net par action (BNPA) des activités à changes constants cette année, après une hausse de 2% sur les neuf premiers mois de l’année, il pâtit du recul plus fort qu’attendu des ventes de sa franchise diabète pour les trimestres à venir.
Advicenne, laboratoire pharmaceutique spécialisé dans le traitement de maladies orphelines néphrologiques et neurologiques, vient d’enregistrer son document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) en vue de sa prochaine introduction en Bourse sur le marché réglementé d’Euronext Paris. Fondée en 2007, la société développe des produits dédiés à des maladies rares, tant pour les enfants que pour les adultes, avec pour objectif de concevoir des produits innovants répondant à de réels besoins médicaux non encore couverts.
Tesla a subi entre juillet et septembre la plus forte perte trimestrielle de son histoire. Le constructeur de véhicules électriques a confirmé mercredi avoir raté son objectif de production pour la Model 3, avec seulement 260 véhicules sortis d’usine contre un objectif de 1.500. Tesla a aussi repoussé à la fin du premier trimestre 2018 son objectif d’atteindre une production de 5.000 véhicules par semaine, au lieu de fin 2017. Tesla a enregistré une perte nette de 619,4 millions de dollars, contre un bénéfice de 21,9 millions un an plus tôt. Le chiffre d’affaires a en revanche progressé de 29% à 2,98 milliards.
Le groupe pharmaceutique a fait état aujourd’hui d’un bénéfice net trimestriel à fin septembre de 2,84 milliards de dollars (2,44 milliards d’euros), soit 47 cents par action, contre 1,36 milliards de dollars, soit 22 cents par action, un an plus tôt. Le bénéfice ajusté a progressé à 67 cents par action, contre 61 cents par action à la même période de l’exercice précédent et un consensus de 65 cents. Son chiffre d’affaires a progressé de 0,9% à 13,17 milliards de dollars. Le premier fabricant américain de médicaments a également relevé de trois cents le milieu de sa fourchette de prévision de bénéfice annuel par action, à 2,58-2,62 dollars.
La biotech GeNeuroa gagné 34,5% hier à la Bourse de Paris (à 6,86 euros) et a franchi les 100 millions d’euros de capitalisation. La société suisse a présenté avec Servier des résultats positifs de l’étude de Phase 2b Change-MS, avec GNbAC1, un traitement de la sclérose en plaques récurrente-rémittente (SEP-RR). Ces analyses mettent en évidence un effet anti-inflammatoire chez les patients actifs à 24 semaines à la dose la plus élevée des trois doses testées. A la même dose, un effet prometteur a aussi été observé sur la remyélinisation.
La biotech GeNeurogagnait près de 40% à mi-séance et franchissait la barre des 100 millions d’euros de capitalisation boursière à Paris après la publication de résultats cliniques prometteurs. La société suisse a présenté avec Servier des résultats positifs de l’étude de Phase 2b Change-MS, avec GNbAC1, un traitement de la sclérose en plaques récurrente-rémittente (SEP-RR). Ces analyses mettent en évidence un effet anti-inflammatoire chez les patients actifs à 24 semaines à la dose la plus élevée des trois doses testées. De plus, à la même dose, un effet prometteur a été observé à 24 semaines sur le processus de remyélinisation.
Novartis s’apprête à acquérir la pépite française Advanced Accelerator Applications (AAA), cotée sur le Nasdaq, pour 3,9 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros). Grâce à ce spécialiste de la radiopharmacie, le laboratoire suisse compte renforcer son portefeuille en oncologie.