Teva Pharmaceutical Industries a annoncé une modification de son organigramme et de sa structure afin de répondre à la pression extérieure et améliorer son efficacité en interne. Le groupe israélien va regrouper sa division génériques, Generic R&D, et sa division de médicaments de spécialité, Speciality R&D, au sein d’une seule entité commerciale. Le numéro un mondial des génériques a également précisé que le responsable de la recherche et développement, Michael Hayden, le patron de la division médicaments de spécialité Rob Koremans et Dipankar Bhattacharjee, le directeur des activités génériques, quitteraient leurs fonctions à la fin de l’année. Michael McClellan a par ailleurs été confirmé au poste de directeur financier dont il assurait l’intérim depuis le mois de juillet.
Innate Pharma a perdu 40,1% hier à la Bourse de Paris. La combinaison de Lirilumab avec Nivolumab pour le traitement du cancer de la tête et du cou «n’a pas démontré de bénéfice évident pour les patients ni fourni de perspective de développement claire», précise la biotech. «Nous sommes convaincus que les cellules NK jouent un rôle clef dans l’immuno-surveillance des cancers, explique toutefois Mondher Mahjoubi, son président du directoire. Avec notre partenaire Bristol-Myers Squibb, nous allons examiner ces données de manière approfondie et évaluer l’intérêt d’explorer d’autres combinaisons».
La santé digitale, la poursuite du recentrage des grands laboratoires et la montée en puissance des thérapies CART-T et mRNA animeront 2018, selon Bryan Garnier.
Innate Pharma cédait plus de 40% en fin de matinée à Paris, retombant sur ses niveaux de début 2014, après la publication de résultats cliniques décevants. La combinaison de lirilumab avec nivolumab pour le traitement du cancer de la tête et du cou « n’a pas démontré de bénéfice évident pour les patients ni fourni de perspective de développement claire », précise la biotech. Malgré cette déception, « nous sommes convaincus que les cellules NK jouent un rôle clef dans l’immuno-surveillance des cancers, a expliqué Mondher Mahjoubi, président du directoire d’Innate Pharma. Avec notre partenaire Bristol-Myers Squibb, nous allons examiner ces données de manière approfondie et évaluer l’intérêt d’explorer d’autres combinaisons ».
Genentech, filiale américaine du laboratoire suisse Roche, vient de déposer une plainte contre son concurrent Pfizer, à qui elle reproche la violation d’une quarantaine de brevets d’un de ses trois anti-cancéreux phares, l’Herceptin. Le laboratoire américain compte en effet lancer sur son marché domestique un biosimilaire destiné à la lutte contre le cancer du sein. Roche demande aussi une compensation pour un éventuel manque à gagner si Pfizer lançait son produit avant l’expiration des premiers brevets liés à Herceptin, en 2019, selon Bloomberg.
Genentech, filiale américaine du laboratoire suisse Roche, vient de déposer une plainte contre son concurrent Pfizer, à qui elle reproche la violation d’une quarantaine de brevets d’un de ses trois anti-cancéreux phares, l’Herceptin. Le laboratoire américain compte en effet lancer sur son marché domestique un biosimilaire destiné à la lutte contre le cancer du sein. Roche demande aussi une compensation pour un éventuel manque à gagner si Pfizer lance son produit, dont le nom de code est PF-05280014, avant l’expiration en 2019 des premiers brevets liés à Herceptin, selon Bloomberg Technology.
L’Autorité de la concurrence lance une vaste enquête sectorielle sur le fonctionnement de la concurrence dans le secteur du médicament et de la biologie médicale. Elle se penchera sur la distribution des médicaments, la régulation de leur prix et les opportunités de développement des pharmaciens. L’Autorité s’interrogera en particulier sur le rôle des intermédiaires dans la fixation des prix de vente, mais aussi sur la pertinence du développement de la vente au détail des médicaments et de la création de chaînes de pharmacies, ou encore sur la publicité.
Gros chantier. L’Autorité de la concurrence lance une vaste enquête sectorielle sur le fonctionnement de la concurrence dans le secteur du médicament et de la biologie médicale. Elle se penchera notamment sur la distribution des médicaments, sur la régulation de leur prix, qu’ils soient remboursables ou non, et sur les opportunités de développement de l’activité des pharmaciens.
Advicenne a dévoilé ce matin les modalités de son introduction en Bourse sur Euronext Paris. Le laboratoire spécialisé dans le traitement des maladies orphelines néphrologiques et neurologiques veut lever 30 millions d’euros, notamment pour financer le développement d’ATRd, une maladie néphrologique orpheline, pour lequel il mise un lancement en Europe en 2020 et aux Etats-Unis en 2021. Advicenne offrira ses titres dans une fourchette de 14,03 à 18,97 euros. Plusieurs actionnaires historiques, dont Bpifrance, se sont engagés à souscrire à hauteur de 12,5 millions d’euros. La souscription sera ouverte du 21 novembre au 4 décembre, pour une première cotation le 6 décembre. Ce devrait être la dernière IPO de l’année à Paris. L’offre est dirigée par Gilbert Dupont et NIBC
Roche a annoncé ce matin l’acquisition de l’américain Viewics, un développeur de logiciels spécialisé dans l’analyse des données pour les laboratoires. Le laboratoire n’a pas dévoilé le prix de la transaction. Les solutions de Viewics permettent d’extraire et d’intégrer les mégadonnées dans différents systèmes utilisés par les laboratoires. L’objectif est d’améliorer la performance et les processus. L’opération devrait être finalisée la semaine prochaine. Viewics sera intégré dans Roche et renforcera l’offre numérique du groupe suisse.
Allergan a annoncé hier qu’il vendrait un peu moins d’un quart de la participation de 10% qu’il détient dans Teva, leader mondial des médicaments génériques, au cours du premier trimestre 2018. Le fabricant du Botox a indiqué dans un document adressé à la SEC (Securities and Exchange Commission) qu’il vendrait 25 millions d’actions à une filiale de JP Morgan Chase. Le prix sera fixé en fonction du cours moyen de l’action sur une période qui reste à déterminer. Allergan a vendu sa division de génériques à Teva en août 2016 pour 33 milliards de dollars (28 milliards d’euros) et 100 millions d’actions Teva valorisées à l'époque à 5,3 milliards de dollars. Allergan devait conserver ces actions au moins un an, mais l’accord s’est avéré coûteux pour le groupe basé en Irlande, le titre Teva ayant perdu plus de trois quarts de sa valeur. Durant cette période, l’action Allergan a perdu de son côté un tiers de sa valeur.
Merck a engagé des négociations avec plusieurs candidats à la reprise de son activité de santé grand public, a déclaré Belén Garijo, directrice générale de la branche santé du groupe. Le groupe souhaite conclure une transaction à la fin 2018 ou au début 2019, a précisé Belén Garijo. Merck avait annoncé au début septembre qu’il envisageait de vendre son activité de santé grand public.
Le groupe pharmaceutique allemand Merck a abaissé jeudi ses prévisions annuelles en raison de l’impact inflationniste de l’euro sur ses coûts, malgré une croissance de 11% des ventes de sa division santé grand public au troisième trimestre. Il anticipe désormais un chiffre d’affaires et un excédent brut d’exploitation pour 2017 dans le bas des fourchettes qu’il avait fixées respectivement entre 15,3 et 15,7 milliards d’euros et entre 4,4 et 4,6 milliards. La majorité des coûts de production du pôle cristaux liquides, qui contribue largement aux bénéfices de l’entreprise, sont imputés en Allemagne, alors qu’il vend principalement à des groupes d'électronique en Asie.
Erytech Pharma espère lever 125 millions de dollars, via une émission de plus de 5,3 millions d’actions, sous forme d’American Depositary Shares (ADS) aux Etats-Unis et à travers un placement privé concomitant d’actions ordinaires en Europe (y compris en France). Le prix de l’offre devrait être compris entre 23 et 24 dollars par ADS, ou entre 19,75 et 20,50 euros par action ordinaire. L’action Erytech a clôturé lundi à Paris à 24,78 euros, et cédait plus de 7% en fin de matinée.
Bayer a annoncé ce matin avoir déposé une demande d’homologation auprès de l’Agence européenne des médicaments pour l’utilisation de l’anticoagulant Xarelto en combinaison avec l’aspirine comme nouveau traitement cardiovasculaire. Le laboratoire pharmaceutique allemand a indiqué que cette demande se fondait sur les résultats d’une étude de phase 3 révélant que l’association de l’aspirine et du Xarelto réduisait de 24% les risques d’accident vasculaire cérébral, de décès d’origine cardio-vasculaire et d’accident cardiaque par rapport à un traitement avec de l’aspirine seule. Bayer compte déposer un dossier d’homologation aux Etats-Unis d’ici à la fin de l’année.
Nicox s’envolait de plus de 25% en fin de matinée, après avoir reçu le feu vert de la FDA américaine pour commercialiser Vyzulta, un traitement de la réduction de la pression intraoculaire, notamment pour les patients atteints de glaucome. Le lancement commercial de Vyzulta aux Etats-Unis par Bausch + Lomb, filiale du laboratoire canadien Valeant, est attendu avant la fin de l’année.
Le laboratoire spécialiste des maladies orphelines espère commercialiser en 2020 son traitement d’une maladie néphrologique. Sa trésorerie était de 14,4 millions d’euros à fin juin.
En fin de matinée, l’action Sanofi était la lanterne rouge du CAC 40, en recul de 1,7%, après la publication de ses résultats trimestriels, légèrement en-dessous des attentes du marché. Si le laboratoire a confirmé sa perspective d’une stabilité de son bénéfice net par action (BNPA) des activités à changes constants cette année, après une hausse de 2% sur les neuf premiers mois de l’année, il pâtit du recul plus fort qu’attendu des ventes de sa franchise diabète pour les trimestres à venir.