Les cours du pétrole ont quasiment effacé la chute qui avait été provoqué par la crise du Covid-19 et les divergences au sein de l’Opep+. Jeudi, le prix du Brent est repassé au-dessus des 50 dollars le baril, seuil qu’il n’avait plus atteint depuis mars. En milieu d’après-midi, le contrat sur le pétrole de la Mer du Nord gagnait un peu plus de 4% à 50,91 dollars le baril. Le contrat sur le WTI progressait de 4,5% à 47,55 dollars le baril.
L’agence américaine de l’Energie (EIA) a relevé mardi ses prévisions de prix pour le baril de pétrole aux Etats-Unis en 2020 et 2021, alors qu’elle table sur un tassement de la production dans le pays l’an prochain. L’EIA s’attend désomais à un cours moyen du brut léger WTI de 38,96 dollars le baril cette année, soit une augmentation de 2% par rapport à sa prévision du mois de novembre. La projection pour 2021 a également été revue en hausse de 3,5%, à 45,78 dollars le baril en moyenne. Pour le baril de Brent, l’EIA table sur des cours moyens de 41,43 dollars et 48,53 dollars cette année et l’an prochain, soit des hausses respectives de 2% et 4,2% par rapport à sa précédente prévision mensuelle.
Les marchés ont bien accueilli la décision du cartel de rouvrir progressivement les vannes de la production. Mais le consensus reste fragile pour 2021.
Le gouvernement et le parlement danois sont convenus jeudi soir d’un accord sur l’arrêt de l’exploration et l’extraction pétrolières et gazières en mer du Nord d’ici 2050, ainsi que sur l’annulation du dernier cycle des licences d’exploration. «Nous allons désormais mettre fin à l'ère des fossiles», a déclaré dans un communiqué le ministre du Climat, Dan Joergensen.
Reportées de mardi à jeudi, les discussions entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés comme la Russie devaient initialement prolonger de janvier à mars la réduction de la production de -7,7 millions de barils/jour (mbj), au lieu de la ramener à -5,5 mbj comme dans l’accord du 10 avril. Mais la forte remontée des cours en novembre (+27%) avec l’espoir suscité par les vaccins contre le Covid-19 a conduit plusieurs pays (Emirats arabes unis en tête) à remettre en cause cette politique défendue par l’Arabie saoudite afin d’optimiser leurs recettes et de ne pas perdre de parts face aux américains. L’accord ramènera la réduction à -7,2 mbj en augmentant les pompages de 500.000 barils/jour à partir de janvier, avant une nouvelle réunion tous les mois pour décider d’évolutions similaires au-delà. Les marchés ont gagné +1% jeudi, autour de 45,75 dollars/baril pour le contrat sur le brut WTI et 48,80 dollars/baril pour celui sur le Brent, mais pourraient être plus volatiles avec l’ajout de cette incertitude.
Les discussions entre l’Opep et la Russie, qui s'étaient interrompues lundi sur un constat d'échec, se sont rapprochées d’un compromis sur l'évolution de leur offre pétrolière globale en 2021, indique Reuters, ce qui permet aux prix de l’or noir de faire preuve de fermeté avec des futures sur le Brent en hausse de 0,3%, à 48,41 dollars le baril et un WTI stable à 45,34 dollars.
Dans le sillage de son concurrent Exxon Mobil, le groupe pétrolier américain Chevron a annoncé aujourd’hui un budget d’investissement et d’exploration de 14 milliards de dollars (11,5 milliards d’euros) pour 2021 et a abaissé ses objectifs d’investissement pour la période 2022-2025 entre 14 milliards et 16 milliards de dollars par an. Ces projections sont inférieures à sa précédente estimation, qui était comprise entre 19 milliards et 22 milliards de dollars, hors Noble Energy acquis en juillet. L’intégration est en bonne voie, a indiqué le directeur général de Chevron, Michael Wirth.
Les cours du baril de brut ont terminé en baisse mardi à New York alors que les pays producteurs de l’Opep ont reporté à jeudi leur décision sur d'éventuelles réductions de la production d’or noir l’an prochain. Les prix du pétrole pourraient continuer à baisser dans les jours qui viennent «tant qu’un compromis n’a pas été trouvé pour retarder la hausse de l’offre prévue en janvier», a souligné Edward Moya, analyste chez Oanda. En clôture, le contrat à terme sur le baril WTI pour livraison en janvier a perdu 79 cents, soit 1,7%, pour terminer à 44,55 dollars.
Après un léger repli lundi, les cours du pétrole – en hausse de +25% sur un mois avec les bonnes nouvelles autour des vaccin contre le coronavirus - ont fait le «yoyo» mardi matin alors que les 13 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont débuté lundi leur réunion pour statuer sur la prolongation au-delà de décembre des réductions de production actuelles, mais aussi décidé dans la soirée de repousser leur décision officielle à jeudi, après avoir préciser avec leurs partenaires informels de l’Opep+ (dont la Russie) les modalités d’application des nouveaux quotas.
Les cours du pétrole ont bouclé une quatrième semaine consécutive de gains, avant une réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) lundi et mardi. Les contrats Janvier 2021 s’affichaient en hausse de +27% sur un mois, à 45,60 dollars/baril (+1,45% vendredi) pour le brut WTI et 48,30 dollars/baril (+0,10%) pour le Brent, essentiellement grâce aux bonnes nouvelles sur les vaccins. «Alors qu’un déploiement réussi du vaccin devrait rompre le lien entre l’infection et la mobilité, même dans ce cas, la demande mondiale de pétrole n’atteindra probablement son rythme d’avant la pandémie (100 millions de barils/jour, mbj) qu'à la mi-2022», a rappelé JP Morgan. Partant de là, l’Opep et ses alliés comme la Russie (Opep+) devraient encore retarder mardi l’augmentation de production de 2 mbj prévue (depuis le 10 avril) en janvier.
Total a annoncé sa décision de placer la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) en «arrêt conjoncturel» pour les mois à venir dans l’attente de meilleures conditions économiques, alors que le site fonctionne à perte dans le contexte d’un environnement détérioré par l’impact du coronavirus. Le projet de modernisation de Donges - de 450 millions d’euros – «se poursuit», a cependant ajouté le groupe d’hydrocarbures. Selon Reuters qui cite des sources syndicales, l’arrêt débutera lundi et il pourrait durer quatre mois.
Total a annoncé aujourd’hui sa décision de placer la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) en «arrêt conjoncturel» pour les mois à venir dans l’attente de meilleures conditions économiques, alors que le site fonctionne à perte dans le contexte d’un environnement détérioré par l’impact du coronavirus. Le projet de modernisation de Donges - de 450 millions d’euros – «se poursuit», a cependant ajouté le groupe d’hydrocarbures. Selon Reuters qui cite des sources syndicales, l’arrêt débutera lundi et il pourrait durer quatre mois.
La compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco a annoncé lundi vouloir émettre des obligations libellées en dollars. Elle a chargé les banques d’affaires Goldman Sachs, Citigroup, JPMorgan Chase et Morgan Stanley, entre autres, d’organiser des conférences téléphoniques avec les investisseurs lundi avant son émission de dette. La compagnie pétrolière, qui n’a pas communiqué le prix ni le montant de l'émission, a indiqué prévoir d'émettre plusieurs tranches d’obligations, avec des maturités de trois, cinq, dix, trente et cinquante ans. Cette émission obligataire devrait permettre de lever plusieurs milliards de dollars, mais le prix et le montant total dépendront des conditions de marché, a ajouté Aramco.
La compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco a annoncé lundi avoir l’intention d'émettre des obligations libellées en dollars. Dans un communiqué, Aramco a indiqué avoir chargé les banques d’affaires Goldman Sachs, Citigroup, JPMorgan Chase et Morgan Stanley, entre autres, d’organiser des conférences téléphoniques avec les investisseurs lundi avant son émission de dette.
Il est peu probable que la demande mondiale de pétrole brut profite du lancement d’un potentiel vaccin contre le covid-19 avant 2021, a rappelé hier dans son rapport mensuel l’Agence internationale de l'énergie (AIE). Les pays de l’OCDE ont légèrement réduit leurs stocks de brut en août et en septembre, mais ceux-ci restent proches des plus hauts atteints au plus fort de la pandémie. Et les reconfinements, notamment en Europe, continuent de maintenir «des fondamentaux trop faibles pour soutenir fermement les prix», détaille l’agence pour justifier sa nouvelle baisse de prévision de la demande 2020 de 400.000 barils/jour (bpj), à 91 millions de barils/jours (mbj), à comparer au 99 mbj en moyenne en 2019.
Il est peu probable que la demande mondiale de pétrole brut profite du lancement d’un potentiel vaccin contre le covid-19 avant 2021, a rappelé l’Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a abaissé ses prévisions de demande annuelle face à la résurgence de l'épidémie. «Il est bien trop tôt pour savoir comment et quand des vaccins permettront de reprendre une vie normale. Pour l’instant, nos prévisions ne prévoient pas d’impact significatif au cours du premier semestre 2021», indique son rapport mensuel publié jeudi.
L’Opep+ pourrait prolonger ses réductions de production en 2021 ou les amplifier si l'évolution des marchés le nécessite, a déclaré mercredi le ministre algérien de l’Energie. Les Etats membres de groupe informel - constitué par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés, dont la Russie - sont pour l’instant censés ramener en janvier la réduction de leur production de brut à environ deux millions de barils par jour (bpj), contre 7,7 millions actuellement. «L’Opep reste déterminée à prendre les mesures qui conviennent», a déclaré Abdelmadjid Attar. «Cela inclut la possibilité d’une prolongation des ajustements de production en 2021, tout comme l’amplification de ces ajustements, si les conditions de marché le nécessitent».
Les lois du marché ont réorienté le mix énergétique américain vers le gaz et les énergies renouvelables, au détriment du charbon, a souligné lundi le PDG de Total, Patrick Pouyanné, lors de la conférence Adipec 2020. «Il y a eu un basculement de l'électricité produite à base de charbon vers des centrales au gaz, simplement parce que le pays dispose d'énormes réserves de gaz à bas coût». Pour Total, les Etats-Unis «seront une terre d’opportunités où nous développerons notre stratégie fondée sur deux piliers, le gaz naturel et les renouvelables», a ajouté Patrick Pouyanné.