Une vingtaine d’investisseurs représentant 4,7 milliards d’euros d’encours ont uni leurs forces sous la houlette de Nordea Asset Management pour s’opposer à la construction d’une centrale au charbon au Vietnam, Vung Ang 2. La coalition d’investisseurs a envoyé une lettre le 22 octobre dernier pour demander aux entreprises associées à Vung Ang 2 de se retirer du projet en invoquant les risques financiers et de réputation élevés liés au climat. La lettre souligne le rôle important que jouent les sociétés cotées en bourse dans la lutte contre le changement climatique, ainsi que le risque qu’elles transmettent aux investisseurs lorsqu’elles ne prennent pas en compte l’exposition au risque climatique. La centrale à charbon Vung Ang 2 va étendre le développement d’un site à proximité d’usines qui ont déjà causé des accidents majeurs de pollution environnementale dans la région, notamment en déversant des produits chimiques toxiques dans l’océan, dévastant le littoral et la vie marine, explique un communiqué. La centrale de Vung Ang 1 a également fait l’objet de controverses en raison de la proximité de son tas de cendres de charbon avec des zones résidentielles et des terres agricoles.
Total a démenti avoir engagé la cession de sa filiale Cray Valley, qui exploite la plate-forme pétrochimique de Carling, en Moselle. Dans un communiqué, le groupe pétrolier «réaffirme son engagement envers la plate-forme pétrochimique de Carling et sa région», ajoutant qu’il.n’y a pas «de processus de vente en cours de la société Cray Valley». L’agence Reuters avait rapporté il y a deux semaines que Total, conseillé par Credit Suisse, avait engagé la cession de ses activités résines dans le cadre de son nouveau plan portant sur la vente d’actifs non stratégiques pour accélérer sa transition vers les énergies renouvelables.
Total a démenti avoir engagé la cession de sa filiale Cray Valley, qui exploite la plate-forme pétrochimique de Carling, en Moselle. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le groupe pétrolier «réaffirme son engagement envers la plate-forme pétrochimique de Carling et sa région», ajoutant qu’il.n’y a pas «de processus de vente en cours de la société Cray Valley».
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est dite lundi «déterminée» à «faire le nécessaire» pour assurer la stabilité du marché de l’or noir, alors que la reprise de la demande montre des signes de faiblesse, a affirmé Abdel Aziz ben Salmane, le ministre saoudien de l'Énergie, chef de file du cartel, dans une allocution retransmise en direct sur Youtube en amont d’une réunion mensuelle de l’Opep+. Les marchés s’interrogent sur une réaction du cartel alors que le tableau se noircit du côté de la demande. Les producteurs ont décidé en avril de réduire leur production conjointe de 9,7 millions de barils par jour (mbj) en mai et juin, puis d’alléger progressivement ces coupes: depuis le 1er août, les membres de l’Opep+ sont censés diminuer leur production à 7,7 mbj (sans compter les éventuels rattrapages des retardataires), puis seulement à 5,8 mbj à partir de janvier 2021.
ConocoPhillips a annoncé aujourd’hui l’acquisition de Concho Resources, un producteur de pétrole de schiste, pour 9,7 milliards de dollars (8,23 milliards d’euros). Avec cette opération payable intégralement en titres, ConocoPhillips deviendra l’un des principaux exploitants du Bassin permien et le plus grand pétrolier indépendant des Etats-Unis. Les actionnaires de la cible recevront 1,46 action ConocoPhillips par titre apporté.
Comme attendu, les nouvelles mesures de restrictions liées à la hausse du nombre de cas de Covid-19 en Europe inquiètent les marchés, également tendus par l’absence de consensus sur de nouvelles mesures de relance aux Etats-Unis et par le peu d’avancées sur l’accord post-Brexit pour lequel le gouvernement britannique s’était imposé ce 15 octobre comme date butoire.
Report. La lente reprise de l’activité économique menace de retarder le rebond complet de la demande mondiale d’énergie jusqu’en 2025, a déclaré l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’occasion de la publication de son rapport annuel. La demande devrait baisser de 5 % en 2020, les émissions de CO2 liées à l’énergie de 7 %. Les investissements dans le domaine de l’énergie sont également concernés, avec un repli attendu de 18 % - 30% dans le secteur des hydrocarbures. La demande de pétrole devrait baisser de 8 % et la consommation de charbon de 7 %, tandis que les énergies renouvelables connaîtront une légère hausse. Dans le scénario central de l’AIE, un vaccin et des produits thérapeutiques pourraient signifier un rebond de l’économie mondiale en 2021 et une reprise de la demande énergétique d’ici à 2023. Aussi l’organisation ne pense pas, malgré le repli observé de la demande et des investissements de raison, qu’une réduction durable des émissions de CO2 est à attendre sans impulsion politique. « L’ère de la croissance de la demande mondiale de pétrole prendra fin dans les 10 prochaines années, mais en l’absence d’un grand changement dans les politiques gouvernementales, je ne vois pas de signe clair d’un pic. Un rebond économique mondial amènerait rapidement la demande de pétrole aux niveaux d’avant la crise », a déclaré Fatih Birol, le directeur général de l’AIE. L’un des scénarios étudiés par l’AIE – le SDS (Sustainable Development Scenario) – chiffre les besoins d’investissements supplémentaires à 550 millions de dollars sur 10 ans par rapport aux politiques actuelles pour espérer voir la courbe des émissions s’infléchir (voir le graphique).
Le gouvernement français va proposer de cesser dès 2021 d’apporter des garanties d’exportation aux pétroles extra-lourds, sables et schistes bitumineux, avant d'étendre cette mesure à tous les projets pétroliers en 2025 et gaziers en 2035, a annoncé lundi le ministère des Finances. Paris a déjà arrêté cette année d’octroyer ces garanties aux projets impliquant l’emploi de la fracturation hydraulique ou au torchage de routine et aux projets charbonniers. A partir de 2025, plus aucune garantie publique ne sera apportée aux nouveaux gisements pétroliers, une mesure qui pourrait coûter 1.800 emplois. A partir de 2035, les nouveaux projets gaziers n’en bénéficieront plus.
Le gouvernement français va proposer de cesser dès 2021 d’apporter des garanties d’exportation aux pétroles extra-lourds, sables et schistes bitumineux, avant d'étendre cette mesure à tous les projets pétroliers en 2025 et gaziers en 2035, a annoncé lundi le ministère des Finances.
Les cours du pétrole ont terminé en baisse vendredi dernier à New York, après que l’annonce que les syndicats et les entreprises pétrolières en Norvège étaient parvenus à un accord sur les salaires, mettant un terme à une grève. Les prix du pétrole ont progressé de 9,6% sur la semaine dernière alors qu’une partie de la production dans le Golfe du Mexique était à l’arrêt en raison du passage de l’ouragan Delta. En clôture, le contrat sur le brut léger WTI pour livraison en novembre a terminé en recul de 59 cents, soit 1,4%, à 40,50 dollars le baril, sur le New York Mercantile Exchange. Les compagnies pétrolières américaines ont repris dimanche leur production dans le Golfe du Mexique, après le passage de l’ouragan.
La demande mondiale de pétrole pourrait stagner à partir de la fin de la décennie 2030, estime l’Opep dans ses nouvelles prévisions publiées hier, qui intègrent un effet durable de la crise du coronavirus sur l'économie et les habitudes de consommation. Elle s’attend désormais à ce que la consommation de brut atteigne 107,2 millions de barils par jour (bpj) dans dix ans contre 90,7 millions cette année. Une prévision 2030 inférieure de 1,1 million de bpj à celle présentée l’an dernier et de plus de 10 millions au chiffre avancé en 2007.
La demande mondiale de pétrole pourrait stagner à partir de la fin de la décennie 2030, estime l’Opep dans ses nouvelles prévisions publiées jeudi, qui intègrent un effet durable de la crise du coronavirus sur l'économie et les habitudes de consommation. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole s’attend désormais à ce que la consommation de brut atteigne 107,2 millions de barils par jour (bpj) dans dix ans contre 90,7 millions cette année. Une prévision 2030 inférieure de 1,1 million de bpj à celle présentée l’an dernier et de plus de 10 millions au chiffre avancé en 2007.
Les cours du pétrole ont terminé en repli mercredi à New York, les investisseurs se montrant préoccupés par l’absence de plan de relance aux Etats-Unis et réagissant à la hausse inattendue des stocks de brut dans le pays la semaine dernière. Les stocks hebdomadaires ont augmenté de 500.000 barils, lors de la semaine qui s’est achevée le 2 octobre, alors qu’un consensus établi par le Wall Street Journal tablait sur un recul de 100.000 barils. En clôture, le contrat sur le brut léger WTI pour livraison en novembre a terminé en recul de 1,8%, à 39,95 dollars le baril, sur le New York Mercantile Exchange.
Total va céder ses activités résine dans le cadre de son nouveau plan qui prévoit de se séparer d’actifs non stratégiques pour accélérer sa transition vers les énergies renouvelables, rapporte Reuters de sources proches du dossier. Le groupe pétrolier français est conseillé par Credit Suisse pour cette opération, dont le montant est évalué entre 500 et 600 millions d’euros, dette comprise. Le groupe français prévoit d’envoyer dans les semaines qui viennent aux candidats potentiels les informations nécessaires sur cette activité résine, selon ces mêmes sources.
Le groupe minier anglo-australien BHP va acquérir une participation supplémentaire de 28% dans le gisement pétrolier et gazier de Shenzi, dans le golfe du Mexique, auprès de la société américaine Hess Corporation pour un montant de 505 millions de dollars (429 millions d’euros). Cette acquisition porte la participation de BHP à 72% et augmente sa part de la production du gisement d’environ 11.000 barils d’équivalent pétrole par jour (bep/j), a indiqué BHP qui est l’opérateur de Shenzi. Les 28% restants sont détenus par le pétrolier espagnol Repsol. Le bouclage de la transaction est prévu d’ici à décembre.
Le groupe minier anglo-australien BHP a annoncé aujourd’hui qu’il allait acquérir une participation supplémentaire de 28% dans le gisement pétrolier et gazier de Shenzi, dans le golfe du Mexique, auprès de la société américaine Hess Corporation pour un montant de 505 millions de dollars (429 millions d’euros). Cette acquisition porte la participation de BHP à 72% et augmente sa part de la production du gisement d’environ 11.000 barils d'équivalent pétrole par jour (bep/j), a indiqué BHP qui est l’opérateur de Shenzi. Les 28% restants sont détenus par le pétrolier espagnol Repsol.
Acculé financièrement, le pétrolier britannique Premier Oil a annoncé qu’il allait fusionner avec son concurrent non coté Chrysaor Holdings par le biais d’une prise de contrôle inversée (reverse takeover) réalisée par échange de titres. L’actionnaire principal de Chrysaor Holdings est Harbour Energy, un véhicule d’investissement créé par le groupe américain de private equity EIG Global. L’opération permettra de rembourser les créanciers de Premier Oil à hauteur de 1,23 milliard de dollars (1,05 milliard d’euros). Ses actionnaires actuels devraient obtenir environ 5,5% du groupe élargi qui restera coté sur le London Stock Exchange. Harbour Energy aura une participation légèrement supérieure à 39% et les créanciers de Premier détiendront 18% du capital de la nouvelle entité. L’action Premier Oil gagnait plus de 9% à 16,6 pence en fin de matinée, portant sa capitalisation boursière à 153,5 millions de livres (169 millions d’euros).
L’action du groupe de distribution et de stockage de produits pétroliers Rubis chutait de 6% jeudi, pour clôturer à -6,60%, à 32 euros, après l’abaissement par Goldman Sachs de sa recommandation sur la valeur, d'«acheter» à «neutre». «Les défis à long terme limitent le potentiel de hausse» de l’action Rubis, selon le titre de la note de recherche de la banque. «L’attention accrue portée à l'échelle mondiale à la transition vers une énergie moins dépendante des combustibles fossiles est susceptible de limiter ses possibilités de croissance organique à long terme», estime Goldman Sachs. L’intermédiaire financier a également abaissé de 60 à 40 euros son objectif de cours sur la valeur.