La demande mondiale de pétrole pourrait stagner à partir de la fin de la décennie 2030, estime l’Opep dans ses nouvelles prévisions publiées jeudi, qui intègrent un effet durable de la crise du coronavirus sur l'économie et les habitudes de consommation. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole s’attend désormais à ce que la consommation de brut atteigne 107,2 millions de barils par jour (bpj) dans dix ans contre 90,7 millions cette année. Une prévision 2030 inférieure de 1,1 million de bpj à celle présentée l’an dernier et de plus de 10 millions au chiffre avancé en 2007.
Les cours du pétrole ont terminé en repli mercredi à New York, les investisseurs se montrant préoccupés par l’absence de plan de relance aux Etats-Unis et réagissant à la hausse inattendue des stocks de brut dans le pays la semaine dernière. Les stocks hebdomadaires ont augmenté de 500.000 barils, lors de la semaine qui s’est achevée le 2 octobre, alors qu’un consensus établi par le Wall Street Journal tablait sur un recul de 100.000 barils. En clôture, le contrat sur le brut léger WTI pour livraison en novembre a terminé en recul de 1,8%, à 39,95 dollars le baril, sur le New York Mercantile Exchange.
Total va céder ses activités résine dans le cadre de son nouveau plan qui prévoit de se séparer d’actifs non stratégiques pour accélérer sa transition vers les énergies renouvelables, rapporte Reuters de sources proches du dossier. Le groupe pétrolier français est conseillé par Credit Suisse pour cette opération, dont le montant est évalué entre 500 et 600 millions d’euros, dette comprise. Le groupe français prévoit d’envoyer dans les semaines qui viennent aux candidats potentiels les informations nécessaires sur cette activité résine, selon ces mêmes sources.
Le groupe minier anglo-australien BHP va acquérir une participation supplémentaire de 28% dans le gisement pétrolier et gazier de Shenzi, dans le golfe du Mexique, auprès de la société américaine Hess Corporation pour un montant de 505 millions de dollars (429 millions d’euros). Cette acquisition porte la participation de BHP à 72% et augmente sa part de la production du gisement d’environ 11.000 barils d’équivalent pétrole par jour (bep/j), a indiqué BHP qui est l’opérateur de Shenzi. Les 28% restants sont détenus par le pétrolier espagnol Repsol. Le bouclage de la transaction est prévu d’ici à décembre.
Le groupe minier anglo-australien BHP a annoncé aujourd’hui qu’il allait acquérir une participation supplémentaire de 28% dans le gisement pétrolier et gazier de Shenzi, dans le golfe du Mexique, auprès de la société américaine Hess Corporation pour un montant de 505 millions de dollars (429 millions d’euros). Cette acquisition porte la participation de BHP à 72% et augmente sa part de la production du gisement d’environ 11.000 barils d'équivalent pétrole par jour (bep/j), a indiqué BHP qui est l’opérateur de Shenzi. Les 28% restants sont détenus par le pétrolier espagnol Repsol.
Acculé financièrement, le pétrolier britannique Premier Oil a annoncé qu’il allait fusionner avec son concurrent non coté Chrysaor Holdings par le biais d’une prise de contrôle inversée (reverse takeover) réalisée par échange de titres. L’actionnaire principal de Chrysaor Holdings est Harbour Energy, un véhicule d’investissement créé par le groupe américain de private equity EIG Global. L’opération permettra de rembourser les créanciers de Premier Oil à hauteur de 1,23 milliard de dollars (1,05 milliard d’euros). Ses actionnaires actuels devraient obtenir environ 5,5% du groupe élargi qui restera coté sur le London Stock Exchange. Harbour Energy aura une participation légèrement supérieure à 39% et les créanciers de Premier détiendront 18% du capital de la nouvelle entité. L’action Premier Oil gagnait plus de 9% à 16,6 pence en fin de matinée, portant sa capitalisation boursière à 153,5 millions de livres (169 millions d’euros).
L’action du groupe de distribution et de stockage de produits pétroliers Rubis chutait de 6% jeudi, pour clôturer à -6,60%, à 32 euros, après l’abaissement par Goldman Sachs de sa recommandation sur la valeur, d'«acheter» à «neutre». «Les défis à long terme limitent le potentiel de hausse» de l’action Rubis, selon le titre de la note de recherche de la banque. «L’attention accrue portée à l'échelle mondiale à la transition vers une énergie moins dépendante des combustibles fossiles est susceptible de limiter ses possibilités de croissance organique à long terme», estime Goldman Sachs. L’intermédiaire financier a également abaissé de 60 à 40 euros son objectif de cours sur la valeur.
L’action du groupe de distribution et de stockage de produits pétroliers Rubis chute de 6% jeudi, à 32,20 euros, après l’abaissement par Goldman Sachs de sa recommandation sur la valeur, d'«acheter» à «neutre». «Les défis à long terme limitent le potentiel de hausse» de l’action Rubis, selon le titre de la note de recherche de la banque.
L’intelligence froide et artificielle des algorithmes doit permettre d’éviter les biais inhérents à l’homme. C’est pour cette raison qu’en 2017, de nombreuses stations-service allemandes avaient laissé à un programme le soin de faire évoluer les prix à la pompe en fonction de la demande, une innovation qui devait gonfler les marges. Une expérience qui a réussi bien au-delà des espérances : les économistes de l’université de Queen, au Canada, se sont aperçu que, dans une situation où deux stations-service étaient en compétition, la marge bondissait d’environ 30 %. Plutôt qu’une coûteuse guerre des prix, les machines avaient choisi une lucrative – et illégale – entente. « L’adoption de logiciels d’IA (pour fixer les prix) a un impact significatif sur la concurrence », concluent les chercheurs.
Total a annoncé un projet de transformation de sa raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) en une plate-forme ‘zéro pétrole’, le groupe prévoyant dans ce cadre un investissement de plus de 500 millions d’euros à horizon 2024 ainsi que 135 suppressions de postes. La plate-forme accueillera des activités de production de biocarburants, majoritairement destinés au secteur aérien, ainsi que de production de bioplastique, de recyclage de plastiques et d’exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques. Le pétrolier dit qu’il conduira ce projet sans licenciement, grâce à des départs en retraite anticipés et des mobilités internes.
Total a annoncé ce matin un projet de transformation de sa raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) en une plate-forme ‘zéro pétrole’, le groupe prévoyant dans ce cadre un investissement de plus de 500 millions d’euros à horizon 2024 ainsi que 135 suppressions de postes. La plate-forme accueillera des activités de production de biocarburants, majoritairement destinés au secteur aérien, ainsi que de production de bioplastique, de recyclage de plastiques et d’exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques.
Considérant leur situation actuelle, il est difficile d’imaginer que les six pays de la Coopération du Golfe ont pu un jour s’entendre sur une monnaie commune.
Les cours du baril de brut ont signé une petite hausse mardi à New York, dans un climat de prudence avant la publication des stocks hebdomadaires aux Etats-Unis. Les analystes sondés par S&P Global Platts s’attendent à ce que l’agence américaine à l'énergie (EIA) fasse état, mercredi, d’une baisse des stocks de 4 millions de barils sur la semaine achevée le 18 septembre. En clôture, le contrat sur le baril de brut léger américain WTI pour livraison en octobre, qui expire à la fin de la séance, a gagné 0,7%, pour terminer à 39,6 dollars sur le New York Mercantile Exchange. Le nouveau contrat pour livraison en novembre a clôturé sur un gain de 0,7%, à 39,80 dollars.
Vallourec a annoncé ce matin avoir obtenu l’accord demandé aux porteurs de certaines obligations pour pouvoir solliciter la nomination d’un mandataire ad hoc sans que cela constitue un cas de défaut sur sa dette. Il a aussi obtenu l’accord de ses banques pour engager des discussions concernant sa restructuration financière. Le producteur de tubes sans soudure en acier avait annoncé le 1er septembre solliciter l’accord des porteurs d’obligations soumises au droit américain, dont le feu vert est nécessaire pour demander éventuellement la nomination d’un mandataire ad hoc sans que cette démarche constitue un cas de défaut.
Les cours du pétrole augmentaient pour le quatrième jour consécutif vendredi midi, sur la voie d’un gain hebdomadaire de 10%, le plus important depuis juin, après que que l’ouragan Sally a freiné la production américaine et que l’Arabie saoudite a pressé ses alliés de l’Opep+ de s’en tenir aux quotas de production. Le contrat Octobre 2020 sur le brut WTI atteignait 41,10 dollars/baril (+0,2%, +10,3% depuis mardi matin), et le contrat Novembre 2020 sur le Brent 43,50 dollars/baril (+0,5%, +9,8% depuis mardi matin).
Les cours du baril de brut ont terminé en forte hausse mardi à New York, alors que l’arrivée de l’ouragan Sally aux Etats-Unis pourrait provisoirement limiter l’offre dans un contexte d’interrogations sur la demande. En clôture, le contrat d’octobre sur le baril de brut léger américain WTI a terminé en progression de 2,7%, à 38,28 dollars, effaçant une partie de ses pertes de ce mois-ci. Le cours du contrat sur le baril de Brent de même échéance a pour sa part clôturé en hausse de 2,3%, à 40,53 dollars. Selon les autorités américaines, près de 27% de la production pétrolière offshore dans le Golfe du Mexique est à l’arrêt en raison de l’ouragan Sally, qui pourrait toucher les côtes américaines mardi soir.
L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu mardi à la baisse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2020, face aux inquiétudes liées à l’impact de l'épidémie sur le rythme de la reprise économique. Selon son rapport mensuel, la demande devrait se situer cette année autour des 91,7 millions de barils/jour (mbj), soit 200.000 barils de moins que la projection d’août.