Les cours du baril de brut ont terminé en hausse à New York, mardi, soutenus par la perspective d’une réduction de l’offre après la suspension de plus de la moitié de la production d’or noir dans le Golfe du Mexique en raison de l’arrivée de tempêtes tropicales. En clôture, le contrat sur le baril de brut léger américain WTI pour livraison en octobre a progressé de 28 cents, soit 0,7%, à 42,62 dollars. Il s’agit de la première hausse des cours pour le contrat mensuel depuis trois séances, selon FactSet.
Total a annoncé lundi avoir pris, avec ses partenaires, la décision d’investissement permettant de lancer la troisième phase du projet Mero (bloc de Libra) au Brésil. L’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) Mero 3 devrait démarrer « d’ici à 2024 » et aura une capacité de traitement liquide de 180.000 barils par jour, a indiqué Total. Les ressources pétrolières du champ de Mero, situé en eaux profondes à 180 kilomètres des côtes de Rio de Janeiro dans la zone prolifique du pré-sel brésilien du bassin de Santos, sont estimées entre 3 millions et 4 millions de barils, a précisé Total. Le consortium Libra qui gère le champ est opéré par Petrobras (40%), en partenariat avec Total (20%), Shell Brasil (20%), CNOOC (10%) et CNPC (10%).
L’Opep a annoncé hier s’attendre pour cette année à une baisse de la demande mondiale de pétrole plus forte qu’estimé auparavant en raison de la pandémie de coronavirus, ajoutant que la reprise attendue l’an prochain restait soumise à de multiples incertitudes, ce qui risque de peser sur les cours. Elle prévoit désormais une chute de la demande mondiale de brut de 9,06 millions de barils par jour (bpj) cette année, précise son rapport mensuel, alors qu’elle tablait le mois dernier sur un recul de 8,95 millions de bpj.
La Turquie va accorder d’ici la fin du mois des permis d’exploration et de forage dans de nouvelles zones de la Méditerranée orientale et elle poursuivra ses activités dans cette région, a déclaré hier son ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Ankara et Athènes se disputent la souveraineté de plusieurs zones de la Méditerranée dans lesquelles pourraient se trouver des réserves d’hydrocarbures. La tension liée à ce dossier est montée d’un cran lundi avec l’envoi d’un navire d’exploration turc chargé de mener des études sismiques dans l’une de ces zones disputées, une décision jugée illégale par la Grèce.
Equinor a annoncé lundi la nomination d’Anders Opedal comme directeur général, à compter du 2 novembre prochain. Il remplacera Eldar Saetre qui a fait valoir ses droits à la retraite. «Equinor s’engage dans une phase de transformation importante au moment où le monde doit agir encore plus fortement contre le changement climatique. Anders a pour mission d’accélérer notre développement en tant que groupe d’énergie diversifié et d’accroître la création de valeur pour nos actionnaires grâce à la transition énergétique», a expliqué Jon Erik Reinhardsen, le président du groupe norvégien.
CGG a annoncé hier a signature d’un contrat portant sur la cession au fournisseur de services géophysiques Xcalibur Group de ses activités Multi-Physics pour un montant non communiqué. «Le contrat de cession prévoit la vente de la totalité des activités Multi-Physics de CGG, à l’exception de la base de données multi-clients Multi-Physics», a précisé CGG dans un communiqué. Cet accord est soumis à l’approbation des autorités de réglementation compétentes et CGG s’attend à conclure cette transaction au quatrième trimestre 2020.
Le groupe d’hydrocarbures, qui doit publier aujourd’hui ses résultats, a annoncé hier après la clôture de la Bourse parisienne une dépréciation de 8 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) sur la valeur de ses actifs au deuxième trimestre, dont 7 milliards de dollars liés à ses projets dans les sables bitumineux (oil sands) au Canada. La baisse des cours du pétrole depuis le début de l’année a conduit le groupe à réviser la valeur de ses actifs de 2,6 milliards de dollars, dont 1,5 milliard pour ses activités dans les sables bitumineux canadiens et 0,8 milliard pour ses projets de GNL en Australie. Total a par ailleurs passé en revue ses actifs dont les réserves risquent de ne pas pouvoir être produites avant 2050 compte tenu de l’importance de ces réserves et de coûts de production élevés. Cette réévaluation se traduit par une dépréciation supplémentaire de 5,5 milliards de dollars sur les projets canadiens de Fort Hills et Surmont.
Les cours du baril de pétrole brut ont terminé en hausse hier, soutenus par le repli du dollar. La récente faiblesse du billet vert «bénéficie à toutes les matières premières libellées en dollars et particulièrement au pétrole», commente Marshall Steeves, analyste du marché de l'énergie chez IHS Markit. La progression du baril est toutefois restée modeste compte tenu des inquiétudes persistantes sur le niveau de la demande liées à la pandémie et aux tensions avec la Chine. Le contrat sur le baril de brut léger américain WTI pour livraison en septembre a progressé de près de 0,8%và 41,60 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
Le groupe américain de services et d'équipements pétroliers a annoncé vendredi la suppression d’environ 21.000 emplois suite à la réduction des investissements de ses clients en réponse à la forte baisse du prix des hydrocarbures. Schlumberger a comptabilisé 3,7 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) de charges de restructurations au deuxième trimestre, comprenant environ 1 milliard de dollars d’indemnités de licenciement. Il a enregistré une perte nette trimestrielle de 3,4 milliards de dollars (2,47 dollars par action) contre un bénéfice net de 492 millions (35 cents par action) un an plus tôt. Son chiffre d’affaires a chuté de 35% sur un an à 5,4 milliards.
L’agence S&P Global Ratings a déclaré lundi qu’elle s’attend à ce que la dette publique des pays du Golfe (CCG) augmente d’un niveau record d’environ 100 milliards de dollars cette année, alors que les besoins de financement progressent en raison de la crise liée au coronavirus et de la chute du pétrole. L’agence de notation estime que les pays du CCG enregistreront un déficit public total d’environ 180 milliards, à financer avec 100 milliards de dette et un prélèvement de 80 milliards sur les actifs des gouvernements. Elle prévoit que les bilans des Etats du CCG continueront à se détériorer jusqu’en 2023, sur la base d’un prix moyen du pétrole Brent de 30 dollars/ baril pour le reste de 2020, de 50 dollars en 2021 et de 55 dollars à partir de 2022. L’Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn et les émirats d’Abou Dhabi et de Sharjah ont déjà dû emprunter des dizaines de milliards de dollars cette année. Le Koweït prévoit de lever jusqu'à 16 milliards d’ici à la fin de son exercice en mars 2021, mais sa capacité d’emprunter dépend de l’approbation par le Parlement d’une nouvelle loi sur la dette.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés au sein du groupe Opep+ vont assouplir à partir d’août leur pacte de baisse de leur production de pétrole, a déclaré mercredi le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdoulaziz ben Salman. Cet accord a permis de réduire la production pétrolière de l’Opep+ de 9,7 millions de barils par jour (bpj) depuis mai, soit 10% de l’offre mondiale, alors que la crise du coronavirus a fait plonger la demande mondiale d’un tiers. Au-delà du mois de juillet, la limitation de l’offre sera progressivement ramenée à 7,7 millions de bpj d’ici décembre. Les documents internes à l’organisation cités par Reuters montrent que les baisses de production seront limitées à environ 8,54 millions de bpj en août et en septembre.
L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu en hausse vendredi ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour cette année. La demande, qui a moins diminué que prévu au deuxième trimestre, devrait se situer à 92,1 millions de barils/jour (mbj), soit 400.000 barils de plus que les projections du mois dernier, selon le rapport mensuel de l’AIE. Malgré cette annonce positive, les cours baissaient à nouveau de 2% vendredi. En juin, suite aux réductions de 9,7 mbj décidées avec d’autres partenaires début avril, la production des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) est tombée à un niveau moyen de 22,6 mbj.
L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu en hausse vendredi ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour cette année, tout en mettant en garde contre l’incertitude causée par la propagation de l'épidémie de coronavirus, rapporte l’agence Reuters. La demande, qui a moins diminué que prévu au deuxième trimestre, devrait se situer à 92,1 millions de barils/jour (mbj), soit 400.000 barils de plus que les projections du mois dernier, selon le rapport mensuel de l’AIE, qui coordonne les politiques énergétiques des pays industrialisés.
Le pétrolier britannique BP a annoncé hier un investissement de 1 milliard de dollars (885 millions d’euros) dans une nouvelle coentreprise dans les carburants et la mobilité en Inde avec Reliance Industries. Le groupe britannique a indiqué qu’il détiendrait 49% du capital de la coentreprise et que son partenaire indien contrôlerait les 51% restants. Le projet de coentreprise avait été dévoilé en août 2019. La coentreprise prévoit de développer le réseau actuel de 1.400 stations-service de Reliance en Inde, pour le porter à 5.500 sites au cours des cinq prochaines années.
Le pétrolier britannique BP a annoncé aujourd’hui un investissement de 1 milliard de dollars (885 millions d’euros) dans une nouvelle coentreprise dans les carburants et la mobilité en Inde avec l’indien Reliance Industries. Le groupe britannique a indiqué qu’il détiendrait 49% du capital de la coentreprise et que Reliance Industries contrôlerait les 51% restants. Le projet de coentreprise avait été dévoilé en août 2019.
Exxon Mobil a averti jeudi soir que ses activités de raffinage et de production de pétrole et de gaz avaient enregistré des pertes importantes au cours du deuxième trimestre, ce qui devrait aboutir à une deuxième perte trimestrielle consécutive pour le groupe pétrolier, après une perte de 610 millions de dollars au premier trimestre. La baisse des prix du pétrole et du gaz est sur le point d’amputer de 2,5 à 3,1 milliards de dollars ses bénéfices dans la production par rapport au premier trimestre. Ces activités avaient dégagé un profit de 526 millions de dollars au cours des trois premiers mois de 2020. Dans le raffinage, le résultat sera amputé de 800 millions à 1,2 milliard de dollars le bénéfice de la division par rapport au trimestre précédent. Elles avaient essuyé une perte de 611 millions de dollars au premier trimestre. Face à la baisse des prix et de la demande, BP et Royal Dutch Shell ont récemment annoncé d’importantes dépréciations d’actifs.
Royal Dutch Shell a annoncé ce matin qu’il allait passer une dépréciation d’actifs comprise entre 15 et 22 milliards de dollars (entre 13,4 et 19,6 milliards d’euros) dans ses comptes du deuxième trimestre face à la crise provoquée par le nouveau coronavirus, qui l’a amené à réduire fortement ses prévisions de prix du gaz et du pétrole. Cette décision intervient aussi dans le cadre de la revue des activités du groupe lancée par son directeur général Ben van Beurden, avec l’objectif de parvenir à zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050.
BP a annoncé lundi matin avoir conclu un accord en vue de céder ses activités pétrochimiques mondiales au chimiste britannique Ineos pour 5 milliards de dollars (4,44 milliards d’euros). Grâce à cette cession, BP atteint son objectif de 15 milliards de dollars de cessions un an avant la date prévue.
Crise. Elles atteindront 13 à 17,5 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre de cette année, soit l’équivalent de 20 % de la valeur des actifs du groupe. Le géant britannique du pétrole BP prend acte des effets de la crise liée au Covid-19, qui a ralenti l’économie et fait chuter les prix du pétrole, de deux tiers pour le Brent entre mars et mai derniers. Plus encore, la crise va accélérer la transitiion énergétique avec, pour commencer, la hausse de la tonne de carbone dont le prix devrait passer de 40 à 100 dollars d’ici à 2030. Les groupes Shell et Total ont également entrepris d’accélérer leur tournant vers des énergies renouvelables.