Les cours du pétrole ont plongé lundi, après que les pays producteurs associés dans l’Opep+ ont finalement décidé d’augmenter leur production de 400.000 barils/jour chaque mois jusqu’en décembre. Les réductions de production sont prévues de 5,8 millions de barils/jour (mbj) en juillet, et diminueront donc de 2 mbj d’ici à fin décembre, attisant les craintes d’un excédent alors que les infections de covid-19 remontent dans de nombreux pays où les déplacements pourraient de nouveau être limités. Le contrat Septembre 2021 sur le Brent a perdu 7% à 68,32 dollars/baril, quand le contrat Août 2021 sur le brut WTI a perdu 8% à 66,06 dollars/baril. Les grandes banques comme Goldman Sachs restent optimistes, alors que des incertitudes demeureraient pour début 2022 même si la demande remontait fortement d’ici là malgré l’épidémie.
Le groupe de services parapétroliers a abaissé vendredi ses perspectives financières pour l’exercice 2021, invoquant notamment des retards dans les dépenses de ses clients. CGG prévoit désormais un chiffre d’affaires stable d’une année sur l’autre et un Ebitda d’environ 310 millions de dollars, après 361 millions de dollars en 2020, «en raison de la lente reprise des achats de données multi-clients notamment par les grandes compagnies internationales».
Les marchés redeviennent-ils cohérents ? Les cours du pétrole étaient montés jeudi avec la perspective d’un accord des pays producteurs de l’Opep+ sur une réduction modérée de leur production à venir (-5,4 millions de barils/jour jusqu'à décembre au lieu de 5,8 mbj pour juillet). Ils étaient encore remontés lundi et mardi matin avec l’échec de cet accord à cause du blocage des Emirats arabes unis (EAU)… Après environ 4% de hausse en trois jours, ils ont rechuté mardi après-midi, au gré de prises de bénéfices : à 75,17 dollars/baril (-2,6%) pour le contrat septembre 2021 sur Brent, et à 74,10 dollars/baril (-2,9%) pour le contrat août 2021 sur brut WTI.
Les cours du pétrole ont progressé de 0,3% lundi matin, à 76,30 dollars/baril pour le contrat septembre 2021 sur le Brent et 75,33 dollars/baril pour le contrat août 2021 sur le brut WTI. Un mouvement étonnamment optimiste en attendant un accord sur le niveau de réduction de la production par les pays associés dans l’Opep+, qui doivent reprendre les pourparlers cet après-midi. L’Opep+ a avoir échoué à parvenir à un compromis vendredi entre la position de l’Arabie saoudite, qui prône la prudence face aux incertitudes sanitaires et économiques à venir, et celle des Emirats arabes unis (EAU), qui conditionnent un accord global à un nouveau niveau de référence pour le calcul de leur réduction.
La compagnie pétrolière américaine Chevron a annoncé vendredi un investissement record, avec ses partenaires, au sein du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de Gorgon. Il se montera à 4 milliards de dollars. Il ciblera des technologies qui permettront de poursuivre l’approvisionnement en gaz provenant du champ Jansz-lo. La construction et l’installation des nouvelles infrastructures devraient prendre environ cinq ans, a indiqué Chevron, qui détient une participation de 47,3% dans Gorgon et agit en tant qu’opérateur du projet. Exxon Mobil et Royal Dutch Shell possèdent chacun une participation de 25%.
La compagnie pétrolière américaine Chevron a annoncé vendredi son investissement le plus important en Australie depuis trois ans. Chevron et ses partenaires au sein du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de Gorgon vont investir 4 milliards de dollars dans des technologies qui permettront de poursuivre l’approvisionnement en gaz provenant du champ Jansz-lo.
Demande. Le baril pourrait-il atteindre les 100 dollars d’ici à la fin de l’année ? Rien ne devrait en tout cas desserrer les pressions sur le secteur. La demande se renforce à mesure que les économies rouvrent et une augmentation de la production semble peu probable. D’une part, l’élection de l’ultra-conservateur Ebrahim Raisi en Iran éloigne la perspective d’un retour du pétrole iranien sur les marchés mondiaux. Le nouveau président devrait plutôt chercher à renforcer ses liens avec la Chine que conclure un nouvel accord sur le nucléaire, conditionnant la levée des sanctions pesant sur le pays. La réunion de l’Opep, prévue le 1er juillet, est aussi très attendue. L’organisation devait relever de 440.000 barils par jour sa production en juillet, qui atteint aujourd’hui 25,5 millions de barils. La production avait été diminuée de 10 millions de barils par jour l’an dernier, pour faire face à la pandémie, et est donc loin d’avoir retrouvé ses niveaux habituels. Le marché s’attend à une nouvelle augmentation en août, un sentiment renforcé par les déclarations de l’Arabie Saoudite qui juge que « l’Opep a un rôle à jouer dans la lutte contre l’inflation ». Aux niveaux de production actuels, il pourrait manquer 1,5 million de barils par jour d’ici à la fin 2021 pour faire face à la demande.
La manne pétrolière ne fait pas forcément avancer les pays sur lesquels elle se déverse. Pour les individus, elle peut donner lieu à des choix étonnants, comme dans le cas de François Fillon (photo), l’ex-Premier ministre français et candidat à rebondissements lors de la dernière élection présidentielle. Voilà qu’après un passage chez Tikehau Capital, il s’apprête à représenter la Fédération de Russie au conseil d’administration d’une société pétrolière d’Etat russe, Zaroubejneft. Une démarche pas très « ESG » alors que Vladimir Poutine multiplie les gestes autoritaires en interne et envers l’Europe, et réécrit l’histoire de son pays sans se préoccuper de l’après-pétrole. Mais c’est peut-être cette veine héroïque qui inspire l’ancien homme politique français, féru de courses automobiles et de sensations fortes.
TotalEnergies a annoncé lundi qu’il comptait démarrer la production de pétrole sur ses champs de Tilenga en Ouganda dans trois ans et demi, après avoir attribué le principal lot de ce chantier longtemps retardé. Le contrat a été attribué à un consortium composé d’une filiale de McDermott International et de la société publique chinoise Sinopec, pour un montant de 2 milliards de dollars (1,65 milliard d’euros). Il comprend la construction de cinq ensembles de forage le long de la frontière occidentale de l’Ouganda avec la République démocratique du Congo. Total avait déjà signé un contrat de 3,5 milliards de dollars pour la construction du pipeline qui acheminera le pétrole produit jusqu’au port de Tanga, en Tanzanie.
TotalEnergies a annoncé lundi qu’il comptait démarrer la production de pétrole sur ses champs de Tilenga en Ouganda dans trois ans et demi, après avoir attribué le principal lot de ce chantier longtemps retardé. Le contrat a été attribué à un consortium composé d’une filiale de McDermott International et de la société publique chinoise Sinopec, pour un montant de 2 milliards de dollars (1,65 milliard d’euros). Il comprend la construction de cinq ensembles de forage dans le bassin du rift du Lac Albert, riche en pétrole, le long de la frontière occidentale de l’Ouganda avec la République démocratique du Congo.
TotalEnergies a annoncé jeudi la signature d’un accord visant à acquérir une participation de 10% dans la société Arctic Transshipment auprès du spécialiste russe du gaz Novatek, dont il possède 19,4% du capital. Arctic Transshipment détient et opérera deux terminaux de transbordement de gaz naturel liquéfié (GNL) en cours de construction dans les régions de Mourmansk et de Kamtchatka, en Russie, a précisé le groupe français. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. TotalEnergies et Novatek ont en outre indiqué avoir signé un protocole d’accord afin de s’associer dans les domaines de la décarbonation du GNL, l’hydrogène et les énergies renouvelables.
TotalEnergies a annoncé jeudi la signature d’un accord visant à acquérir une participation de 10% dans la société Arctic Transshipment auprès du spécialiste russe du gaz Novatek, dont il possède 19,4% du capital. Arctic Transshipment détient et opérera deux terminaux de transbordement de gaz naturel liquéfié (GNL) en cours de construction dans les régions de Mourmansk et de Kamtchatka, en Russie, a précisé le groupe français dans un communiqué. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.
TotalEnergies a annoncé mardi qu’il changerait de codes mnémoniques sur les marchés où il est coté. Le nouveau code mnémonique «TE» prendra effet le 2 juin à la Bourse de Londres, le 3 juin sur Euronext Paris et Bruxelles, ainsi que le 11 juin au New York Stock Exchange où est coté son certificat américain de dépôt, ou American depositary receipt (ADR). Total avait jusqu'à présent pour codes mnémoniques «FP» sur Euronext, «TTA» à la Bourse de Londres, et «TOT» au New York Stock Exchange. Ces modifications sont liées au changement de nom du groupe, qui a abandonné son ancienne dénomination Total pour devenir TotalEnergies vendredi dernier.
TotalEnergies a annoncé mardi qu’il changerait de codes mnémoniques sur les marchés où il est coté. Le nouveau code mnémonique «TE» prendra effet le 2 juin à la Bourse de Londres, le 3 juin sur Euronext Paris et Bruxelles, ainsi que le 11 juin au New York Stock Exchange ou est coté son certificat américain de dépôt, ou American depositary receipts (ADR). Total avait jusqu'à présent pour codes mnémoniques «FP» sur Euronext, «TTA» à la Bourse de Londres, et «TOT» au New York Stock Exchange.
Les cours du pétrole ont augmenté mardi matin avant une réunion de l’Opep+ notamment avec l’espoir que la demande de carburant progressera sensiblement avec la saison estivale qui débute aux Etats-Unis, où la demande d’essence a bondi ce dimanche 10% au-dessus de la moyenne des quatre précédents, et également en Europe. Et ce malgré les inquiétudes dues aux restrictions liées au covid-19 dans certaines régions d’Asie
Shell doit réduire ses émissions de CO2 de 45% d’ici fin 2030, a décidé mercredi un tribunal néerlandais qui rendait son verdict dans une action lancée par un collectif d’ONG environnementales. Ce jugement pourrait faire jurisprudence devant des tribunaux partout dans le monde où des revendications similaires se multiplient.