Demande. Le baril pourrait-il atteindre les 100 dollars d’ici à la fin de l’année ? Rien ne devrait en tout cas desserrer les pressions sur le secteur. La demande se renforce à mesure que les économies rouvrent et une augmentation de la production semble peu probable. D’une part, l’élection de l’ultra-conservateur Ebrahim Raisi en Iran éloigne la perspective d’un retour du pétrole iranien sur les marchés mondiaux. Le nouveau président devrait plutôt chercher à renforcer ses liens avec la Chine que conclure un nouvel accord sur le nucléaire, conditionnant la levée des sanctions pesant sur le pays. La réunion de l’Opep, prévue le 1er juillet, est aussi très attendue. L’organisation devait relever de 440.000 barils par jour sa production en juillet, qui atteint aujourd’hui 25,5 millions de barils. La production avait été diminuée de 10 millions de barils par jour l’an dernier, pour faire face à la pandémie, et est donc loin d’avoir retrouvé ses niveaux habituels. Le marché s’attend à une nouvelle augmentation en août, un sentiment renforcé par les déclarations de l’Arabie Saoudite qui juge que « l’Opep a un rôle à jouer dans la lutte contre l’inflation ». Aux niveaux de production actuels, il pourrait manquer 1,5 million de barils par jour d’ici à la fin 2021 pour faire face à la demande.