L’Opep a abaissé jeudi sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2022 pour la troisième fois depuis le mois d’avril, en invoquant l’impact économique de la guerre en Ukraine, l’inflation et les mesures destinées à lutter contre le Covid-19. Dans son rapport mensuel, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole estime que la demande de pétrole augmentera de 3,1 millions de barils par jour (bpj), soit 260.000 bpj de moins que dans la précédente prévision. Elle a laissé inchangée sa projection de croissance pour 2023, à 2,7 millions de bpj. Le point de vue du cartel contraste avec celui de l’Agence internationale de l'énergie (AIE), qui avait annoncé plus tôt dans la journée dans son rapport mensuel un relèvement de sa prévision de demande pour cette année à hauteur de 380.000 bpj pour atteindre 2,1 millions de bpj, en jugeant que le pétrole tirera parti d’effets de substitution par rapport au gaz, devenu très cher.