La devise chinoise est repassée sous la barre des 6,50 face au dollar pour la première fois depuis juin 2018. Le yuan progressait, lundi, de 1%, à 6,46 yuans pour un dollar, profitant de l’affaiblissement du billet vert dans un contexte d’appétit persistant pour le risque. Le dollar est à un plus bas de près de trois ans, l’indice DXY qui retrace l’évolution du billet vert contre les principales devises ayant perdu 13% depuis ses points hauts de fin mars 2020. Le yuan profite également du différentiel de rendement avec les actifs en dollar ainsi que de l’avance prise par la Chine, son économie étant revenue à ses niveaux d’avant crise.
La devise chinoise est repassée sous la barre des 6,50 face au dollar pour la première fois depuis juin 2018. Le yuan progresse ce matin de 1% à 6,46 yuans pour un dollar, profitant de l’affaiblissement du billet vert dans un contexte d’appétit persistant pour le risque. Le dollar est à un plus bas de près de trois ans, l’indice DXY retraçant l'évolution du billet vert contre les principales devises ayant perdu 13% depuis ses points hauts de fin mars 2020.
La livre turque a enregistré hier une sixième séance consécutive d’appréciation à 7,3381 face au dollar, à un plus haut de quatre mois. La Turquie a signé la veille un accord commercial avec le Royaume-Uni permettant de prolonger les arrangements douaniers existants avec l’Union européenne à partir du 1er janvier 2021. Le gouvernement turc a par ailleurs prolongé de deux mois l’interdiction de licenciements introduite cette année pour limiter l’impact de la pandémie sur l’économie et l’emploi. La devise turque s’est ainsi appréciée de plus de 13% depuis son plus bas de 8,51 atteint à la veille de la nomination d’un nouveau gouverneur à la tête de la banque centrale début novembre.
La Corée du Sud a dévoilé hier un nouvel ensemble budgétaire équivalent à 8,49 milliards de dollars (6,93 milliards d’euros) destinés à soutenir les PME affectées par la nouvelle vague d’épidémie de coronavirus et les salariés en proie au chômage. Un peu plus de la moitié de l’enveloppe sera utilisée pour financer des aides directes aux PME, aux travailleurs à temps partiel ou indépendants, et aux chauffeurs de taxi, selon le ministère des Finances. Des fonds sont aussi destinés aux PME des secteurs touristique et hôtelier, le gouvernement ayant imposé cette semaine de nouvelles restrictions : interdiction de rassemblements de plus de 4 personnes et fermeture des lieux d’activités hivernales.
La banque populaire de Chine (PBoC) a injecté, ce matin, 200 milliards de yuans (30 milliards de dollars) via sa facilité de prêt à moyen terme (MTLF) afin de contrer le risque d’un resserrement de la liquidité à l’approche de la fin de l’année. Cette injection est une surprise. Elle a été réalisée à un taux inchangé de 2,95% et intervient après une injection de 800 milliards de yuans, suffisante pour faire face aux 600 milliards de yuans d’échéances ce mois-ci. Les besoins de financement des grandes banques chinoises sont évalués à plus de 5.000 milliards de yuans au cours des deux prochains mois, selon Bloomberg. Le marché craint un resserrement de la liquidité, ce qui a eu pour conséquence de tendre les taux souverains ces dernières semaines, le rendement de l’emprunt à 10 ans chinois passant de 3% début octobre à 3,3% (il était de 2,7% fin mai) sur le marché interbancaire. Sur le marché du crédit, la multiplication récente des faillites d’entreprises publiques (SOE) a rendu plus difficile et plus cher aux entreprises l’accès au marché interbancaire chinois. La PBoC veille mais ne veut pas donner l’impression d’inonder le marché de liquidités.
L’économie turque a rebondi au troisième grâce à la réouverture de l’économie après les restrictions du deuxième trimestre et à la forte progression du crédit. Le PIB s’est repris de 6,7% sur un an, ce qui est plus que prévu par les économistes, il bondit de 15,6% par rapport au trimestre précédent. Il s’était contracté de 10% au deuxième trimestre, après une hausse de 4,5% sur les trois premiers mois de l’année. Sur l’ensemble de l’année, le gouvernement anticipe toujours une croissance très légèrement positive (+0,3%) alors que le pays doit faire face à une reprise de l’épidémie de coronavirus. Il n’exclut pas une contraction pouvant aller jusqu’à 1,5% dans le pire des scénarios. La banque centrale a été contrainte de relever ses taux à 15% pour éviter une crise de changes, ce qui pourrait peser sur l’économie.
A contre-courant des autres places financières, la Bourse chinoise a terminé en forte baisse ce matin. Elle enregistre même son plus fort repli en près d’un mois, affectée par le repli du secteur des véhicules électriques. L’indice Shanghai Composite a baissé de 1,19%, tandis que le SZSE Component (principal indice de la Bourse de Shenzhen) perd 1,77%. Le CSI 300, qui regroupe les grandes valeurs des deux principales places boursières chinoises, abandonne 1,28%, le sous-secteur des automobiles à énergie alternative baissant de 2,16%. Les autres places asiatiques étaient dans le vert ce matin, l’indice MSCI Asie ex-Japon progressant de 0,56% et la Bourse de Tokyo de 0,5%.
La banque centrale des Philippines a, à son tour, surpris les investisseurs en abaissant son principal taux directeur de 25 points de base (pb), à 2%, un plus bas historique. A l’instar des banques centrales indonésienne et thaïlandaise cette semaine, qui ont également réduit leurs taux d’intérêt de 25 pb de façon inattendue, l’institution monétaire philippine cherche à soutenir une économie affectée par un mois de restrictions imposées pour faire face à la crise sanitaire.
La banque centrale d’Indonésie a surpris les investisseurs en abaissant jeudi de 25 points de base (pb) son principal taux directeur, à 3,75%. L’institution monétaire souhaite soutenir la reprise dans un pays durement touché par la crise du coronavirus. L’Indonésie est tombée en récession au troisième trimestre pour la première fois depuis la crise financière asiatique. La hausse récente de la devise, dans le sillage de l’amélioration du sentiment sur les marchés, a donné les coudées franches à la banque pour baisser son taux directeur. Elle ne l’avait pas fait plus tôt en raison de la faiblesse de la roupie, et du risque sur les capitaux. Depuis le début de la crise, le taux reverse repo a été abaissé de 125 pb. La banque centrale a par ailleurs indiqué qu’elle allait continuer d’injecter les liquidités nécessaires.
La banque centrale d’Indonésie a surpris les investisseurs en abaissant ce jeudi de 25 points de base (pb) son principal taux directeur, le reverse repo à une semaine, à 3,75%. Le consensus des économistes attendait un statu quo. L’institution monétaire souhaite ainsi soutenir la reprise naissante, alors que le pays a été durement touché par la crise du coronavirus.
Comme attendu, la banque centrale turque (CBT) a fortement relevé son taux principal taux directeur et replacé le taux repo à une semaine au centre de sa politique monétaire. Il passe de 10,25% à 15% (+ 475 points de base).
La banque centrale de Thaïlande a, comme prévu, laissé son principal taux directeur, le taux repo à un jour, inchangé, à 0,5%, un plus bas record. L’institution monétaire a expliqué que l’économie s’améliore mais que les incertitudes demeurent. Elle anticipe une contraction record de 7,8% cette année. Après avoir abaissé de 75 points de base (pb) ce taux cette année, la banque centrale a opté pour le statu quo au cours des quatre dernières réunions de politique monétaire alors que ses marges de manœuvre diminuent et qu’elle souhaite en conserver pour faire face à une éventuelle détérioration de la situation.
Le cadre commun adopté au G20 intègre la Chine et les créanciers privés, sous l’égide du FMI. Des avancées sont désormais attendues sur les financements d’urgence.