Les Philippines sont tombées en récession pour la première fois depuis 29 ans après une chute record de l’activité au deuxième trimestre. Le PIB s’est contracté de 16,5% par rapport à l’année précédente (près du double qu’attendu par les économistes) après avoir déjà baissé de 0,7% au premier trimestre. Les Philippines, qui sont le deuxième pays d’Asie du sud-est après Singapour à tomber en récession, ont été affectées par les mesures strictes de confinement, que le pays vient de remettre en place face au coronavirus. Le gouvernement anticipe une contraction de 5,5% du PIB cette année, la plus importante depuis 1985.
De nombreux Etats sont mobilisés pour apporter leur assistance après la catastrophe de Beyrouth qui met à mal un pays déjà gravement touché par une crise économique et financière.
En juillet, les flux de capitaux vers les marchés émergents ont atteint 15,1 milliards de dollars (12,8 milliards d’euros), selon l’Institute of International Finance (IIF). C’est le deuxième mois consécutif de flux positif après les 29,2 milliards enregistrés en juin. L’IIF explique que ces flux ont été favorisés par le dollar faible et le ton ultra accommodant de la Fed. Les flux ont toutefois été moins soutenus en raison de la résurgence de l’épidémie de coronavirus. Les flux vers les dettes ont été de 13,2 milliards de dollars et de 2,3 milliards vers les actions hors Chine (sorties de capitaux de 400 millions de dollars, en raison des tensions géopolitiques).
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Nassif Hitti, a présenté hier sa démission, déplorant l’absence de volonté politique de réforme. En cause, des divergences avec le Premier ministre Hassan Diab, et notamment après la visite à Beyrouth du ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, le 23 juillet, qui a exhorté les dirigeants libanais à mettre en oeuvre d’urgence des réformes afin de bénéficier d’une aide du Fonds monétaire international (FMI), selon Reuters. L’effondrement depuis octobre dernier de la monnaie libanaise a provoqué la plus grave crise économique depuis la guerre civile. Le Liban sollicite depuis le mois de mai une aide du FMI sur la base d’un plan de sauvetage mis au point par le gouvernement, mais des dissensions internes, notamment en ce qui concerne les pertes à faire assumer au secteur financier, empêchent un compromis.
La Banque centrale de Russie (CBR) a une nouvelle fois baissé son taux directeur vendredi, à un niveau record de 4,25%, et déclaré d’autres réductions possibles – peut-être jusqu’à 4% dès le 18 septembre - compte tenu de la faible inflation et d’une économie en contraction. La Russie a déjà réduit ses taux quatre fois en 2020 pour soutenir une économie frappée par la crise et la chute des cours du pétrole. La gouverneur Elvira Nabiullina a également révisé la fourchette de taux qu’elle considère comme un point neutre de sa politique monétaire de 6%-7% à 5%-6%, envoyant le signal aux investisseurs en obligations russes que leurs rendements vont diminuer. La CBR anticipe désormais un recul du PIB de 9% à 10% au deuxième trimestre, et de 4,5% à 5,5% en 2020. L’inflation devrait terminer l’année autour de 4%. La CBR devrait aussi reprendre d’ici à 2022 ses achats de devises étrangères pour les réserves d’Etat indexées sur les prix du pétrole, après les avoir suspendues cette année lors du crash du rouble.
L'économie sud-coréenne a connu son pire deuxième trimestre depuis 1998 et sa première récession formelle depuis 2003, avec une baisse du PIB de -2,9% en rythme annuel et de -3,3% en rythme trimestriel d’après les données de sa banque centrale (BOK). Les exportations, qui représentent près de 40% de l'économie, ont été le principal facteur, avec -16,6% en rythme trimestriel, un plus bas depuis 1963. Le ministre des Finances Hong Nam-ki a anticipé «un rebond comme celui de la Chine au troisième trimestre», quand les analystes prévoient une décroissance -0,4% sur l’année, la première depuis 1998.
L'économie brésilienne réagirait positivement aux mesures budgétaires et monétaires d’urgence pour amortir le coup de la crise liée au Covid-19, a déclaré mardi soir le directeur de la banque centrale (BCB), Bruno Serra. Les dépenses de consommation augmenteraient doucement, et la consommation d'énergie aurait fortement rebondi. D’autre part, le système bancaire doit encore être surveillé de près, et une relance monétaire extraordinaire pourrait être nécessaire, si la marge de manœuvre pour de nouvelles baisses de taux était probablement limitée, selon sa présentation.
Les exportations sud-coréennes ont prolongé leur chute du 1er au 20 juillet, de -12,8% par rapport à la même période un an plus tôt, tandis que les importations ont reculé de 13,7%, ont indiqué mardi les douanes locales. En cause, le lent redémarrage de nombreuses économies à travers le monde, ont expliqué les analystes, relevant que c’est vers l’Union européenne (-11,9%) et les Etats-Unis (-2,4%) que les exportations ont le plus diminué (-0,8% vers la Chine), et anticipant une amélioration au second semestre. Les exportations avaient reculé de 7,7% du 1er au 20 juin, et les importations de 11,4%.
Le nouveau gouverneur de la banque centrale ukrainienne (NBU) a promis lundi d’en maintenir l’indépendance après la démission de son prédécesseur, qui avait secoué les investisseurs et incité le gouvernement à reporter l’émission d’obligations en euro. Cet événement est intervenu un mois après que l’Ukraine a obtenu un nouvel accord de 5 milliards de dollars avec le FMI. Le gouverneur Kyrylo Shevchenko a tenté de rassurer sur la continuité en réaffirmant que la NBU devrait poursuivre sa politique de baisse des taux – peut-être dès jeudi –, tout en maintenant un taux de change flottant et en faisant tout pour contrôler l’inflation.
L’agence S&P Global Ratings a déclaré lundi qu’elle s’attend à ce que la dette publique des pays du Golfe (CCG) augmente d’un niveau record d’environ 100 milliards de dollars cette année, alors que les besoins de financement progressent en raison de la crise liée au coronavirus et de la chute du pétrole. L’agence de notation estime que les pays du CCG enregistreront un déficit public total d’environ 180 milliards, à financer avec 100 milliards de dette et un prélèvement de 80 milliards sur les actifs des gouvernements. Elle prévoit que les bilans des Etats du CCG continueront à se détériorer jusqu’en 2023, sur la base d’un prix moyen du pétrole Brent de 30 dollars/ baril pour le reste de 2020, de 50 dollars en 2021 et de 55 dollars à partir de 2022. L’Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn et les émirats d’Abou Dhabi et de Sharjah ont déjà dû emprunter des dizaines de milliards de dollars cette année. Le Koweït prévoit de lever jusqu'à 16 milliards d’ici à la fin de son exercice en mars 2021, mais sa capacité d’emprunter dépend de l’approbation par le Parlement d’une nouvelle loi sur la dette.
La banque centrale de Corée du Sud (BOK) a maintenu hier son taux directeur inchangé à 0,50%, alors que son gouverneur Lee Ju-yeol a dépeint une perspective sombre pour l'économie liée à la baisse des exportations, suggérant que la BOK était susceptible de retenir ses munitions de politique monétaire pour lutter à long terme contre la crise. La banque centrale a réduit à deux reprises et son taux de 75 points de base depuis mars, au fur et à mesure qu’elle diminue ses projections pour 2020 et elle se dit prête à accélérer ses achats d’obligations souveraines si besoin. Elle se trouve aussi confrontée à une hausse des prix de l’immobilier, notamment à Séoul, alors que le gouvernement souhaite les stabiliser.
Le ministre thaïlandais des Finances a démissionné hier dans le cadre d’un remaniement en cours, ce qui ajoute de l’incertitude à la politique de relance pour l'économie la moins performante d’Asie du Sud-Est. Uttama Savanayana et deux autres ministres démissionnaires (Energie et Enseignement supérieur) ont aussi quitté le parti au pouvoir Palang Pracharat du Premier ministre Prayuth Chan-ocha la semaine dernière. Le président de l’Association des banquiers thaïlandais, Predee Daochai, est pressenti pour le remplacer, tandis que la Banque de Thaïlande (BOT), qui prévoit une baisse du PIB record de -8,1% en 2020, se cherche un nouveau gouverneur, qui pourrait être Sethaput Suthiwart-Narueput, ex-économiste de la Banque mondiale.
L’Ukraine a suspendu jeudi une émission d’obligations en euros à la suite de la démission inattendue du gouverneur de la banque centrale (NBU). Celle-ci risque de mettre en cause l’accord conclu par le pays avec le Fonds monétaire international (FMI) en juin pour faire face à la crise liée au coronavirus. Yakiv Smoliy a démissionné en raison des pressions politiques systématiques exercées contre lui et son équipe pour faire baisser les taux et la devise. La NBU est parvenue, sous la direction de Yakiv Smoliy qui en a pris la tête en 2018, à se forger une véritable crédibilité auprès des investisseurs internationaux. Le ministre des Finances a assuré que le pays avait suffisamment de réserves pour payer ses prochaines échéances.
La démission inattendue du gouverneur de la banque centrale d’Ukraine(NBU) pourrait mettre en cause l’accord conclu par le pays avec le Fonds monétaire international (FMI) en juin pour faire face à la crise liée au coronavirus. Yakiv Smoliy a donné, hier, sa démission en raison des pressions politiques systématiques exercées contre lui et son équipe pour faire baisser les taux et la devise. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy l’aurait acceptée, selon une note publiée par le Parlement.
La Banque de Corée du Sud (BOK) a de nouveau abaissé hier son principal taux directeur d’un quart de point de pourcentage à 0,5%, un plus-bas depuis que la banque centrale a adopté en 1999 le système actuel de politique monétaire, dans le but d’atténuer l’impact économique de la crise liée au coronavirus. Elle a aussi revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2020. Alors qu’elle anticipait en février une progression de 2,1% sur l’ensemble de l’année, la banque centrale s’attend désormais à une contraction de 0,2%.
La Banque de Corée du Sud (BOK) a de nouveau abaissé jeudi son principal taux directeur d’un quart de point de pourcentage à 0,5%, un plus bas depuis que la banque centrale a adopté en 1999 le système actuel de politique monétaire, dans le but d’atténuer l’impact économique de la crise liée au coronavirus.