Cette allocation massive de droits de tirages spéciaux, la 3e de l'histoire du FMI, doit permettre d’accroître les ressources des pays les plus fragilisés, directement et indirectement.
Le groupe bancaire liechtensteinois Liechtensteinische Landesbank (LLB) vient d’acquérir les activités de gestion de fortune de Credit Suisse (Luxembourg) en Autriche. Ce mouvement a été réalisé par sa filiale autrichienne Liechtensteinische Landesbank (Österreich). Credit Suisse (Luxembourg), qui a voulu simplifier la couverture de ce marché, continuera toutefois de servir les clients autrichiens Ultra High Net Worth (UHNW). L’opération, dont les contours financiers n’ont pas été dévoilés, prend également la forme d’un système de recommandation. Credit Suisse réorientera désormais ses clients autrichiens vers LLB Autriche. Ce mouvement n’est pas sans rappeler le départ similaire d’UBS, qui a vendu sa banque privée autrichienne au liechtensteinois LGT.
Et de quatre. En cinq ans, pas moins de quatre gouverneurs se sont succédé à la tête de la banque centrale turque. Depuis son arrivée à la tête de l’institution en novembre 2020, Naci Agbal, le gouverneur limogé, a appliqué une politique agressive de relèvement des taux, destinée à lutter contre une inflation galopante et la dépréciation de la lire turque.Cette vision était aux antipodes des vues du président Erdogan, partisan d’une forte croissance alimentée par des crédits bon marché.
La destitution surprise du gouverneur de la banque centrale et la chute de la devise risquent de coûter sa notation crédit à la Turquie. Fitch pourrait abaisser son rating si la banque centrale de Turquie (BCT) fait machine arrière dans sa politique de resserrement monétaire, a indiqué à Reuters Tony Stringer, son responsable du rating souverain. Une baisse des taux aurait un impact important sur la devise et les emprunts turcs. Avec un risque de crise de balance des paiements si les investisseurs locaux (ménages et entreprises) et les étrangers se détournent des actifs turcs. La mise en place d’un contrôle des capitaux serait également mal perçue. Sur les marchés, la livre turque s’est de nouveau effondrée de près de 10%. Elle a perdu 50% de sa valeur en deux ans.
La destitution surprise du gouverneur de la banque centrale et la chute de la devise risquent de coûter sa notation crédit à la Turquie. Fitch pourrait abaisser son rating si la banque centrale de Turquie (BCT) fait machine arrière dans sa politique de resserrement monétaire, a indiqué à Reuters Tony Stringer, son responsable du rating souverain. Une baisse des taux, alors que la baisse de la livre turque, le risque d’inflation et la hausse des taux américains ordonnent le contraire, aurait un impact non négligeable sur la devise et les emprunts turcs. Avec un risque de crise de balance des paiements si les investisseurs locaux (ménages et entreprises) et les étrangers se détournent des actifs turcs. La mise en place d’un contrôle des capitaux serait également mal perçue.
L’ensemble des banques fortement exposées à la Turquie reculent en Bourse lundi, à la suite du limogeage en fin de semaine dernière du gouverneur de la banque centrale turque. Parmi les banques les plus touchées, l’espagnole BBVA chute de 6,2% à 4,39 euros en fin de matinée. Selon les analystes de Jefferies, la Turquie représente environ 10% des bénéfices de l'établissement espagnol via sa participation de 49,9% dans l'établissement turc Garanti.
Après le Brésil et la Turquie, c’est au tour de la banque centrale de Russie (CBR) de relever ses taux face au risque de dérapage de l’inflation et pour contrer la dépréciation de sa devise. La BCR a relevé de 25 points de base (pb) à 4,5% son principal taux directeur. Les économistes anticipaient un statu quo avant une probable hausse dans les prochaines réunions. La banque centrale avait déjà prévenu le marché qu’elle comptait s’engager dans une normalisation de sa politique monétaire. L’inflation, qui s'élève à 5,8% sur un an en mars, devrait refluer selon la banque centrale, qui ne prévoit pas de retour aux 4% de sa cible avant mi-2022.
Après le Brésil et la Turquie, c’est au tour de la banque centrale de Russie (CBR) de relever ses taux face au risque de dérapage de l’inflation et pour contrer la dépréciation de sa devise. Contrairement aux mouvements opérés par les instituts d’émission turque et brésilien, qui ont nettement resserrer leur politique monétaire, la hausse des taux en Russie n’était pas attendue aussi tôt.
Des interventions sur les marchés ont stoppé l’hémorragie. L’annonce d’un objectif de croissance modeste pour la Chine avait été l’occasion de prises de bénéfices.
Lors de l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée populaire de Chine, le Premier ministre, Li Keqiang, a fixé un objectif de croissance économique pour 2021, contrairement aux attentes. « La Chine s’est fixé un objectif général de taux de croissance à plus de 6% pour cette année », a-t-il déclaré à l’occasion de la présentation de son rapport de travail pour 2021. Cet objectif est une surprise. De nombreux observateurs s’attendaient à ce que le gouvernement chinois fasse l’impasse comme l’an dernier en pleine crise sanitaire, en raison cette année de l’incertitude pesant toujours sur l’économie. L’an dernier la Chine a été la seule grande économie à avoir affiché une croissance de son PIB, de 2,3% (la plus faible en 44 ans).
La livre turque se dépréciait vendredi pour le cinquième jour consécutif dans le sillage de l’envolée des taux américains. A 7,4780 pour un dollar, puis 7,43 vendredi soir, la devise turque efface même les gains engrangés depuis le début de l’année. A 7 livres elle s’était appréciée de 8% cette année après un gain de 20% entre novembre et la fin de l’année dernière après le changement à la tête de la banque centrale et la mise en œuvre d’une politique monétaire plus restrictive. Le principal taux directeur a été relevé à 17%. L’affaiblissement de la devise risque de compliquer la tâche de la banque centrale pour réduire l’inflation qui atteint 15%.
La livre turque se déprécie vendredi pour le cinquième jour consécutif dans le sillage de l’envolée des taux américains. A 7,4780 pour un dollar, la devise turque efface même les gains engrangés depuis le début de l’année. A 7 livres elle s’était appréciée de 8% cette année après un gain de 20% entre novembre et la fin de l’année dernière après le changement à la tête de la banque centrale et la mise en œuvre d’une politique monétaire plus restrictive. Le principal taux directeur a été relevé à 17%.
Le «taper tantrum» de 2013 a laissé des traces. Après leur net rebond, les actifs émergents sont particulièrement sensibles à la remontée des taux américains.
La banque centrale indonésienne (BI) a réduit une nouvelle fois son taux directeur, la sixième fois depuis le début de la crise du Covid, et assoupli les conditions pour certains prêts bancaires. La BI a abaissé son taux reverse repo à 7 jours de 25 pb supplémentaires, à un plus bas historique de 3,5%. Une décision attendue par une majorité d’économistes après la révision en baisse des prévisions officielles de croissance cette année à +4,3/+5,3% contre +4,8/+5,8% précédemment, alors que la première économie d’Asie du sud-est reste confrontée à la pandémie de coronavirus qui a provoqué l’an dernier sa première contraction (-2,1%) depuis la crise de 1998.
La banque centrale indonésienne (BI) a réduit une nouvelle fois son taux directeur, la sixième fois depuis le début de la crise du Covid, et assoupli les conditions pour certains prêts bancaires. La BI a abaissé son taux reverse repo à 7 jours de 25 pb supplémentaires, à un plus bas historique de 3,5%. Une décision attendue par une majorité d’économistes après la révision en baisse des prévisions officielles de croissance cette année à +4,3/+5,3% contre +4,8/+5,8% précédemment, alors que la première économie d’Asie du sud-est reste confrontée à la pandémie de coronavirus qui a provoqué l’an dernier sa première contraction (-2,1%) depuis la crise de 1998.
La Banque centrale russe (CBR) a, comme prévu, laissé son principal taux d’intérêt inchangé à 4,25% et retiré de son communiqué la référence à une baisse de taux future. Ce ton plus restrictif fait suite à la récente hausse de l’inflation, provoquée notamment par la dépréciation du rouble. La désinflation n’est plus un risque en 2021 pour la banque centrale, qui a précisé que l’inflation pourrait dépasser sa cible de 4% cette année.