Le régulateur britannique des paiements, le Payments Systems Regulator (PSR), a annoncé hier l’ouverture d’une enquête sur les banques dites «acquéreur» et les conditions qu’elles pratiquent pour traiter les paiements par carte réalisés chez les commerçants. «Le régulateur veut s’assurer que la fourniture de services de cartes-acquéreur est compétitive et fonctionne dans l’intérêt des commerçants, et in fine des consommateurs», explique le PSR.
Les grandes banques nordiques prévoient de lancer en 2019 une nouvelle infrastructure de paiement qui permettra d’accélérer considérablement le système de compensation et de règlement des transferts de fonds, rapportait hier Bloomberg. Ce projet nommé P27 s’appuie sur le succès des applications de paiement sur smartphones déjà créées, comme Swish en Suède, Vipps en Norvège et MobilePay au Danemark. Les sept grandes banques qui travaillent sur ce projet veulent également s’assurer qu’il contribuera à la mise en place d’un système de règlement à l’échelle européenne. La connexion entre l’euro, utilisé par la Finlande, et les couronnes suédoise, norvégienne et danoise «nous donnera un certain effet de levier», relève Jesper Nielsen, directeur des services bancaires chez Danske Bank. Le groupe P27 est en phase de concertation avec les banques centrales puisque toutes les transactions passent par leurs systèmes.
Le groupe de private equity suédois EQT Partners s’intéresse à son tour au secteur des paiements. La société a annoncé hier un accord avec Saxo Bank afin de prendre le contrôle de sa filiale de paiements, Saxo Payments Banking Circle, valorisant celle-ci 2 milliards de couronnes (270 millions d’euros). Saxo Payments Banking Circle gère aujourd’hui environ 60 milliards d’euros de transactions annuellement. EQT s’est associé pour cette opération au management de Saxo Payments Banking Circle. Le fonds EQT 8 prendra une participation majoritaire.
Appareils. Dans sa dernière étude sur les paiements sans contact, Juniper Research estime que le nombre d’utilisateurs de portefeuilles électroniques mobiles dépassera les 760 millions d’ici à 2020 alors qu’il s’établit à 440 millions en 2018. Parmi eux, les wallets proposés par des constructeurs d’appareils, comme Apple, Samsung ou Google, devraient compter 450 millions d’utilisateurs, dont la moitié pour Apple Pay. Ensemble, les trois principaux constructeurs tiendront même 60 % du marché en 2023, contre environ 50 % actuellement. D’autres portefeuilles de constructeurs comme Huawei, Xiaomi, Fitbit ou Garmin devraient avoir séduit plus de 20 millions d’utilisateurs en 2020. Mais le déploiement de la technologie HCE (host card emulation) a permis à de nombreuses banques, seules ou en consortium, de proposer leur propre wallet mobile sans dépendre des opérateurs télécoms, mais sans adoption massive pour l’instant. Les transactions sans contact devraient ainsi dépasser 1.000 milliards de dollars en 2018, notamment grâce aux cartes sans contact et aux objets connectés (montres, porte-clés…).
Visa et Mastercard sont proches de régler un litige de longue date avec les commerçants sur le montant des commissions à payer lorsqu’ils acceptent des paiements par carte, selon des personnes proches du dossier citées par l’agence Dow Jones. Dans le cadre de l’accord, Visa, Mastercard et certaines banques qui émettent des cartes de crédit et débit, dont JPMorgan, Citigroup et Bank of America, verseraient environ 6,5 milliards de dollars aux commerçants, selon ces personnes. Il n'était pas possible de déterminer la manière dont serait réparti le montant à payer entre les opérateurs de paiement et les banques émettrices.
Visa et Mastercard sont proches de régler un litige de longue date avec les commerçants sur le montant des commissions à payer lorsqu’ils acceptent des paiements par cartes, selon des personnes proches du dossier citées par l’agence Dow Jones. Dans le cadre de l’accord, Visa, Mastercard et certaines banques qui émettent des cartes de crédit et débit, dont JPMorgan, Citigroup et Bank of America, verseraient environ 6,5 milliards de dollars aux commerçants, selon ces personnes. Il n'était pas possible de déterminer la manière dont serait réparti le montant à payer entre les opérateurs de paiement et les banques émettrices.
De nouveaux moyens de paiement développés pour des cas d’usages spécifiques fluidifient les transactions pour les particuliers comme pour les marchands.
Les 28 Etats membres de l’Union européenne ont adopté hier leur position sur le dossier des paiements transfrontaliers en euros hors Sepa. Le texte, qui maintient le plafonnement des transactions en euros, se montre peu ambitieux sur l’encadrement du «dynamic currency conversion» (système permettant de payer à l’étranger dans sa monnaie habituelle, via une conversion effectuée par un intermédiaire financier). Au lieu de plafonner les frais qui s’appliquent et d’assurer une information complète du consommateur, les 28 en restent à des exigences de transparence. Le dossier doit encore être adopté par le Parlement européen, puis négocié entre le Parlement et les Etats membres. Par ailleurs, les Etats ont validé officiellement un accord obtenu le mois dernier avec le Parlement, et visant à renforcer le contrôle des mouvements de cash entrant et sortant de l’UE.
La Cour suprême des Etats-Unis a confirmé hier en appel une décision de justice selon laquelle American Express n’avait pas enfreint la législation antitrust en interdisant aux commerçants d’inciter leurs clients à utiliser des cartes de crédit ayant des frais de traitement moins élevé. L'émetteur de cartes de crédit était poursuivi en appel par 11 Etats américains qui jugeaient anti-concurrentielles les clauses anti-incitatives des contrats passés avec American Express. Ces 11 Etats, soutenus par l’administration Trump, avaient fait valoir que les dispositions particulières d’American Express contribuaient à maintenir des frais artificiellement élevés, alimentant ainsi une hausse des prix de détail, même pour les clients n’ayant pas l’usage de cartes de crédit.
Harvest vient de recevoir l’agrément de l’ACPR en tant que prestataire de service d’information sur les comptes dans le cadre de DSP2. La réglementation DSP2 impose que les agrégateurs de comptes bancaires soient agréés et contrôlés, afin de permettre aux personnes disposant de plusieurs comptes bancaires d’avoir une vue d’ensemble de leur situation financière (épargne et crédits). Cette procédure d’agrément impose un cahier des charges pour se connecter aux données bancaires des clients en toute conformité. Pour accorder ses agréments, l’ACPR se fonde sur de nombreux critères dont l’honorabilité, la compétence et l’expérience des équipes, mais aussi les moyens techniques, administratifs et financiers de la société.
Le régulateur bancaire a infligé un blâme et 100.000 euros d’amende à Sigue Global Services pour non-respect de ses obligations en matière de lutte antiblanchiment.