Réguler ou non les cryptomonnaies, la question agite le monde feutré des banques centrales mais n’empêche pas les criminels d’en faire un outil pour leurs activités. Un garçon de 13 ans a ainsi été enlevé en Afrique du Sud et ses ravisseurs ont réclamé une rançon de 15 bitcoins (l’équivalent de 100.000 euros), monnaie dont ses parents ne connaissaient même pas l’existence. Alors que les enlèvements sont en recrudescence dans le pays, c’est la première demande de rançon en bitcoins. En décembre, en Ukraine, un million de dollars avait d’ailleurs été versé en bitcoins aux ravisseurs d’un employé de la firme qui les gère. Les malfaiteurs pensent que le bitcoin leur assure l’anonymat, mais comme toutes les transactions restent inscrites dans la blockchain, il se pourrait bien que certaines technologies, comme celle développée au Luxembourg par Scorechain, qui collabore avec la police, permettent de remonter jusqu’à eux.