Raiffeisen Bank International (RBI) ne procédera pas au remboursement par anticipation de sa dette subordonnée perpétuelle Additional Tier 1 (AT1 de 650 millions d’euros 6,125%) à la première date prévue de remboursement anticipé (call), le 15 décembre 2022. Cette décision était attendue car la banque autrichienne affichait des ratios de capital réglementaire relativement serrés, et risquait, faute de pouvoir émettre une autre AT1 dans les conditions de marché actuelles, de se trouver au-dessous de ceux exigés. Cette obligation avec un «call» semestriel ensuite pourrait lui permettre, en cas d’amélioration et/ou de réouverture des marchés pour ces dettes «cocos», de procéder au remboursement dans un horizon pas trop éloigné - d’autres AT1 ont des périodes de «call» tous les cinq ans. Le nouveau coupon, réinitialisé sur la base du prix initial Midswap+595 points de base (pb) à partir du 15 décembre, serait porté autour 8,85% selon les taux de swap actuels. Récemment, Banco Sabadell avait formulé la première annonce d’un «non call» sur AT1 cette année, mais pour une date de «call» en février 2023. Du fait de coupons désormais rehaussés par les taux, ces décisions sont moins mal vues par les investisseurs que par le passé.
La banque centrale vend des obligations détenues dans son bilan, ce qui risque de peser sur un marché en retrait de 30% et sur la performance de la classe d’actifs.
L’Uruguay est le deuxième pays à émettre un sustainability-linked-bond (SLB),obligation dont le coupon peut évoluer en fonction de la réalisation d’objectifs climat notamment, et le premier à placer une obligation dont le coupon peut à la fois augmenter ou baisser en fonction de l’atteinte de ces objectifs. Jusqu’à présent seul le Chili avait émis ce type d’obligation en mars dernier. Le marché du SLB pèse désormais 175 milliards d’euros. L’Uruguay a émis une nouvelle obligation de 1 milliard de dollars à 12 ans, dont une partie servira au remboursement par anticipation d’emprunts conventionnels existants. Cette émission qui a attiré près de 4 milliards de dollars de demande, indique le ministère de l’Economie et des Finances uruguayen, a été placée sur la base d’un spread de 170 points de base (pb) au-dessus de l’emprunt américain de référence, offrant un rendement de 5,935% à l’émission et un coupon de 5,75%. «Le pays a indexé son coût du capital à la réalisation d’objectifs climatiques, conformément à son cadre d’obligations liées à la durabilité», souligne Crédit Agricole CIB, l’une des banques à avoir structuré cette émission aux côtés de HSBC, JP Morgan et Santander. «Le Sustainability-Linked Bond paiera un coupon inférieur pour récompenser l’Uruguay s’il dépasse les objectifs environnementaux de l’Accord de Paris, ce qui est une première mondiale pour ce type de dette», précise la banque française.
L’Uruguay est le deuxième pays à émettre un sustainability-linked-bond (SLB),obligation dont le coupon peut évoluer en fonction de la réalisation d’objectifs climat notamment, et le premier à placer une obligation dont le coupon peut à la fois augmenter ou baisser en fonction de l’atteinte de ces objectifs. Jusqu’à présent seul le Chili avait émis ce type d’obligation en mars dernier. Le marché du SLB pèse désormais 175 milliards d’euros.
Les taux n’ont pas fini de monter sous l’impulsion des banques centrales et d’une inflation qui resterait persistante. De quoi inciter certains, comme BlackRock, à la prudence.
Jeremy Hunt, le nouveau chancelier de l’Echiquier est revenu sur les mesures de Liz Truss, mais il manque encore 40 milliards de livres dans le budget.
Les créanciers du Tchad ont déclaré jeudi soir qu’ils avaient convenu que le pays africain n’avait pas besoin d’allégement de sa dette pour le moment compte tenu de la flambée des prix du pétrole, mais se sont engagés à se réunir à nouveau si un déficit de financement était identifié. Malgré cette bouffée d’oxygène offerte par la hausse des prix du pétrole, la situation financière du Tchad reste fragile. Les observateurs s’accordent à dire que ses créanciers devront agir quand les conditions deviendront plus difficiles pour du service de la dette, ce qui pourrait se produire en 2024 lorsque le Tchad sera confronté à d’importants remboursements sur sa dette.
Les créanciers du Tchad ont déclaré jeudi qu’ils avaient convenu que le pays africain n’avait pas besoin d’allégement de sa dette pour le moment compte tenu de la flambée des prix du pétrole, mais se sont engagés à se réunir à nouveau si un déficit de financement était identifié.
L’hypothèse d’un nouveau recul majeur de la Première ministre britannique sur son budget a été d’autant plus saluée par les marchés que la crédibilité de la banque centrale est en jeu.