Le producteur minier et négociant suisse de matières premières a profité de l’envolée des cours des métaux pour revenir dans le vert. Il a dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars (1 milliard d’euros) au premier semestre, contre une perte de 2,7 milliards subie un an plus tôt. Glencore prévoit de distribuer en septembre prochain 500 millions de dollars à ses actionnaires sous la forme d’un dividende exceptionnel équivalent à 0,04 dollar par action. S’y ajouteront 650 millions de dollars de rachats d’actions qui interviendront d’ici la publication de ses résultats annuels, ce qui portera à 2,8 milliards de dollars le montant total versé à ses actionnaires en 2021.
BHP a annoncé jeudi avoir conclu avec Tesla un contrat d’approvisionnement en nickel, un métal utilisé dans les batteries des véhicules électriques, en provenance de ses activités de Nickel West, dans l’ouest de l’Australie. Le groupe minier anglo-australien a également conclu avec le constructeur américain de véhicules électriques un contrat de coopération en matière d’initiatives de développement durable dans la chaîne d’approvisionnement du secteur des batteries, comme les moyens de tracer les matières premières de la mine au produit en utilisant la blockchain.
Ralentissement. Les prix de l’alimentaire pourraient prendre du temps pour retrouver des niveaux normaux. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans son rapport sur les perspectives des marchés alimentaires à 2030, souligne en effet qu’« un ajustement des prix aura lieu les prochaines années. Ensuite, les fondamentaux du marché devraient recommencer à jouer leur rôle ». La croissance de l’offre et celle de la demande devraient nettement ralentir d’ici à 2030. De fait, les revenus par habitant afficheront des hausses modestes, sauf dans les pays occidentaux et la Chine, des marchés pour lesquels la demande est déjà bien servie. Ce sera donc surtout la croissance de la population des pays frontières et en développement qui contribuera à la croissance de la demande. Or la FAO souligne que la croissance démographique pourrait ralentir. Quant aux débouchés alternatifs, comme les biocarburants, l’intérêt restera limité et sensible aux décisions politiques. Un ralentissement similaire est anticipé pour l’offre : sa croissance annuelle est estimée à 1,4 % par an entre 2021 et 2030, contre 1,7 % sur la décade écoulée. Là encore, les pays en développement seront les principaux contributeurs de cette hausse. L’essentiel sera lié à l’amélioration des rendements agricoles, mais en Amérique latine et en Afrique subsaharienne, une augmentation de la surface des terres cultivées viendra aussi tirer la production à la hausse.
Les prix des produits agricoles de base devraient légèrement baisser au cours de la décennie à venir, après une hausse au deuxième semestre 2020 et encore en 2021, alimentée par une forte demande de la Chine et des contraintes sur la croissance de la production agricole mondiale, indique le rapport prospectif conjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Selon leur analyse, la hausse de la productivité agricole, qui avait été très touchée par les intempéries depuis 2020, et le ralentissement de la demande chinoise permettront de rééquilibrer le marché, après des hausses notables en 2020, notamment pour les produits oléagineux et les céréales.
Les prix des produits agricoles de base devraient légèrement baisser au cours de la décennie à venir, après une hausse au deuxième semestre 2020 et encore en 2021, alimentée par une forte demande de la Chine et des contraintes sur la croissance de la production agricole mondiale, indique le rapport prospectif conjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
A l’instar de la Chine, la Russie veut aussi contrer la hausse des prix des matières premières qui affecte ses industries de défense et la construction. Le ministère de l’Economie, soutenu par celui des Finances, a proposé une taxe à l’exportation sur certains métaux comme l’acier, le nickel ou l’aluminium, à partir du 1er août jusqu’à la fin de l’année. Cette taxe serait de 15% à laquelle s’ajouterait une taxe spécifique pour chaque métal. Pour le nickel elle s’élèverait au total à 2.321 dollars la tonne, pour le cuivre à 1.226 dollars et pour l’aluminium à 254 dollars. La Russie héberge certains des plus grands groupes dans ce secteur.
A l’instar de la Chine, la Russie veut aussi contrer la hausse des prix des matières premières qui affecte ses industries de défense et la construction.
Les cours du pétrole poursuivent leur hausse vendredi à de nouveaux plus hauts de plus de deux ans. Ils devraient enregistrer une troisième semaine de hausse sur fond de reprise de la demande aux États-Unis, en Europe et en Chine, alors que l’accélération de la vaccination entraîne un assouplissement des mesures contre la pandémie et des perspectives économiques plus favorables.
Les prix mondiaux d’importation des produits alimentaires devraient progresser de 12% en 2021,en raison du bond des prix des matières premières agricoles et de la forte demande pendant la crise du Covid, a indiqué jeudi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice mensuel des prix alimentaires, publié par la FAO, a atteint en mai un plus haut de 10 ans, en raison de la hausse, notamment, des prix des céréales, des huiles végétales et du sucre. La valeur des importations, en incluant le prix du transport, a atteint un niveau record en mars, dépassant les précédents pics de 2006-2008 et 2010-2012 qui avaient causé des troubles dans certains pays.
Les prix mondiaux d’importation des produits alimentaires devraient progresser de 12% en 2021 à un niveau record en raison d’une part du bond des prix des matières premières agricoles et d’autre part de la forte demande pendant la crise du Covid, a indiqué jeudi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La Bourse des métaux de Londres fait machine arrière. Le London Metal Exchange a annoncé mardi qu’il conserverait son marché à la criée, le «Ring». Le LME avait fermé le Ring lors du premier confinement pour basculer tous les échanges sur son marché électronique, et avait proposé en janvier de pérenniser cette approche. A la suite des protestations reçues de la part de ses membres, la Bourse londonienne a finalement accepté de couper la poire en deux. Le dernier marché à la criée d’Europe, vieux de 140 ans, restera ouvert et permettra de fixer, vers midi, le prix officiel des métaux, la référence utilisée par les industriels. En revanche, les cours de clôture, dont les acteurs financiers se servent pour valoriser leurs positions, seront déterminés sur le marché électronique. La consultation du LME et la solution retenue ont mis en lumière l’opposition entre les grands participants financiers et les plus petits acteurs liés au marché physique, qui craignaient de perdre l’offre de couverture sur-mesure dont ils disposent à la criée.
La Chine continue de resserrer son étau sur les marchés de matières premières. La China Securities Regulatory Commission (CSRC), l’un des régulateurs des marchés en Chine, a affirmé à son tour vendredi l’attention particulière qu’il porte aux fluctuations des prix des matières premières et indiqué qu’il avait sévi contre les irrégularités sur les marchés dérivés. Pékin cherche à contrôler les prix des matières premières, qui ont fortement progressé depuis mars 2020 et depuis le début de cette année, craignant que cela n’affecte sa reprise.
La Chine continue de resserrer son étau sur les marchés de matières premières. La China Securities Regulatory Commission (CSRC), l’un des régulateurs des marchés en Chine, a affirmé à son tour vendredi l’attention particulière qu’il porte aux fluctuations des prix des matières premières et indiqué qu’il avait sévi contre les irrégularités sur les marchés dérivés.