Le groupe minier anglo-australien a annoncé mardi avoir produit moins de minerai de fer, de cuivre et de charbon métallurgique au premier trimestre de son exercice 2021-2022, en raison essentiellement de travaux de maintenance sur ses sites. BHP a produit 63,3 millions de tonnes de minerai de fer sur la période de juillet à septembre, soit 4% de moins qu’au premier trimestre de l’exercice 2020-2021 et 3% de moins qu’au cours des trois mois précédents. Il prévoit toujours une production comprise entre 249 millions et 259 millions de tonnes pour l’exercice en cours. Les mines de cuivre de BHP en Australie et au Chili ont produit 376.500 tonnes au premier trimestre, un volume en baisse de 9% sur un an et de 7% par rapport aux trois mois précédents.
Rio Tinto a annoncé vendredi que ses livraisons de minerai de fer produit en Australie seraient plus faibles que prévu cette année, alors que certains projets ont été retardés par des pénuries de main-d'œuvre. Les livraisons de ses mines situées dans la région du Pilbara sont désormais attendues entre 320 millions et 325 millions de tonnes, contre une précédente fourchette de 325 millions à 340 millions de tonnes. Le deuxième groupe minier mondial en termes de capitalisation boursière produira aussi moins de cuivre et de bauxite qu’il le prévoyait cette année. «Nous subissons également des retards dus aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement au niveau mondial, et à des problèmes plus récents de disponibilité des pièces détachées», a souligné le groupe anglo-australien.
Le producteur russe Gazprom a commencé à puiser dans ses réserves de gaz naturel pour alimenter son réseau de distribution et tenter de stabiliser les prix, a déclaré mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères dans une interview à la BBC. Sergueï Riabkov a rejeté les soupçons selon lesquels la Russie restreint ses livraisons de gaz à l’Europe, où le prix du gaz, et dans son sillage celui de l'électricité, s’est envolé depuis le début de l’année sous le double effet d’une offre limitée et d’une demande en plein essor avec la reprise économique succédant à la crise du coronavirus. Le prix du gaz à Rotterdam (principale place de marché en Europe) a atteint un plus haut de près de 160 euros/MWh mardi 5 octobre en séance avant de redescendre sous 100 euros après des déclarations du président russe Vladimir Poutine.
Le producteur russe Gazprom a commencé à puiser dans ses réserves de gaz naturel pour alimenter son réseau de distribution et tenter de stabiliser les prix, a déclaré mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères dans une interview à la BBC.
Les prix du gaz néerlandais et britannique ont poursuivi jeudi leur recul initié mercredi après-midi, après avoir grimpé de 20% mardi et de 40% mercredi matin, en réponse aux commentaires des dirigeants russes qui, selon la compréhension des marchés, ont proposé d’augmenter les approvisionnements pour aider à stabiliser le marché du gaz. Le président russe a laissé entendre que la Russie serait disposée à aider à stabiliser les marchés du gaz… sous réserve d’une approbation rapide et définitive de la certification concernant l’acheminement par Gazprom via le gazoduc Nord Stream 2. Les travaux sur ce nouveau pipeline sont terminés depuis mi-septembre, mais la certification allemande lui permettant d’opérer sans les contraintes habituelles des fournisseurs extérieurs à l’Union européenne (UE) n’est pas attendue avant quelques mois.
Les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté pour le deuxième mois consécutif en septembre pour atteindre leur plus haut niveau en 10 ans, conséquence de l’augmentation des prix de la plupart des céréales et des huiles végétales, a indiqué jeudi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130,0 points le mois dernier, un record depuis septembre 2011. Sur un an, l’indice a augmenté de 32,8% en septembre. L’indice des prix des céréales a augmenté de 2,0% en septembre par rapport à août en raison de la croissance des prix du blé (+4%), la FAO évoquant dans un communiqué le «resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande mondiale».
Les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté pour le deuxième mois consécutif en septembre pour atteindre leur plus haut niveau en 10 ans, conséquence de l’augmentation des prix de la plupart des céréales et des huiles végétales, a indiqué jeudi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Les prix du gaz néerlandais et britannique ont poursuivi jeudi leur recul initié mercredi après-midi, après avoir grimpé de 20% mardi et de 40% mercredi matin, en réponse aux commentaires des dirigeants russes qui, selon la compréhension des marchés, ont proposé d’augmenter les approvisionnements pour aider à stabiliser le marché du gaz.
Dilatation. Le niveau record des prix du gaz se fait déjà sentir sur les chaînes de production en Europe, selon Fitch. Au Royaume-Uni, certains fournisseurs d’énergie ont dû demander l’aide de l’Etat pour pouvoir distribuer du gaz à leurs clients, tandis que l’Espagne a mis en place une taxe destinée à soutenir les plus petits distributeurs. Les impacts ne sont pas limités au secteur de l’énergie : les producteurs d’engrais, très consommateurs de la ressource, ont temporairement stoppé certaines de leurs usines européennes ; or des engrais plus coûteux pourraient enflammer les prix agricoles, déjà sous tension. La demande en gaz ne devrait pas diminuer avant la fin de l’hiver, mais il ne s’agit pas uniquement de saisonnalité. La réouverture des économies met en compétition l’Europe et l’Asie pour la ressource, les exportateurs favorisant l’Extrême-Orient. Par ailleurs, Gazprom, qui fournit un tiers du gaz consommé en Europe, n’ouvre pas les robinets ; les réserves de gaz s’épuisent sur le Vieux Continent, incitant les acteurs économiques à acheter davantage afin de se prémunir de tout manque. Ces facteurs devraient diminuer en importance à mesure que la reprise se lisse et que les températures remontent ; la facture d’électricité restera pourtant salée le prochain semestre.
C’est, sur un an, l’augmentation des prix de l’alimentaire. Selon l’indice construit par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), les prix sont à un plus haut depuis 1974, dépassant les niveaux de 2008. Et, entre événements climatiques extrêmes, contraintes logistiques et pénuries de main-d’œuvre, les pressions inflationnistes ne devraient pas cesser de sitôt.
Le cours du cuivre a baissé lundi à environ 4,2 dollars/livre en septembre, ou encore à 9.312 dollars/tonne pour le contrat à trois mois sur le LME, dans un contexte de raffermissement du dollar et alors que les investisseurs réévaluent le rapport entre offre et demande. La Chine a réitéré son intention de libérer davantage de cuivre, d’aluminium et de zinc de ses réserves d’Etat, et a déclaré qu’elle surveillerait de près les conditions du marché, dans le but d’équilibrer l’offre et la demande. En outre, la commission chilienne du cuivre Cochilco prévoit que le marché mondial du cuivre connaîtra un déficit d’approvisionnement de 153.000 tonnes en 2021, mais un excédent de 190.000 tonnes en 2022.
Le cours du cuivre a baissé à environ 4,2 dollars/livre en septembre, ou encore à 9.312 dollars/tonne pour le contrat à trois mois sur le LME, dans un contexte de raffermissement du dollar et alors que les investisseurs réévaluent le rapport entre offre et demande.