Morgan Stanley réduit la voilure en Inde. La banque américaine vient de céder ses activités de fonds commun de placement à HDFC Asset Management, une coentreprise détenue par l’indien HDFC (Housing Developement Finance Corp) et le britannique Standard Life. HDFC Asset Management Company, la plus importante société de gestion indienne en termes d’actifs sous gestion, a ainsi acquis huit fonds communs de Morgan Stanley Investment Management cumulant 529 millions de dollars d’actifs sous gestion, pour un montant non dévoilé. Morgan Stanley, qui avait vendu son activité de gestion de fortune dans le pays à Standard Chartered en mai, est la dernière société de gestion étrangère à quitter l’Inde. Au cours des derniers mois, le japonais Daiwa Asset Management et Fidelity Worldwide sont ainsi sortis d’un marché de la gestion fragilisé par la volatilité et l’inflation des coûts liés aux nouvelles exigences réglementaires.
L’appétit des investisseurs pour les ETP (exchange-traded products) ne se dément pas. Sur les onze premiers mois de l’année, l’industrie a ainsi collecté 209,9 milliards de dollars au niveau mondial, soit une performance proche du niveau record enregistré en 2012 (262,7 milliards d’euros), selon une étude publiée par BlackRock. Malgré une volatilité accrue des marchés, les encours mondiaux affichent à fin novembre une progression de 21 % par rapport à 2012 pour atteindre près de 2.400 milliards de dollars.La croissance du secteur a été principalement portée par la bonne tenue du marché aux Etats-Unis qui enregistre une collecte nette de 169 milliards de dollars sur les onze premiers mois de l’année 2013. Alors que les Etats-Unis représentent aujourd’hui 71 % du marché mondial des ETP, les actifs sous gestion dans le pays ont augmenté de 24 %, «dépassant son taux de croissance annuel sur trois ans, soit 19%», note l’étude. Dans le même temps, les encours sur les marchés d’Asie-Pacific et d’Europe ont connu une croissance respective de 23 % et 15 %. Au rayon des produits, les investisseurs ont tout particulièrement plébiscité les Strategic Beta Equity. Depuis le début de l’année, ces fonds ont ainsi engrangé un montant record de 61,3 milliards de dollars de flux nets, soit près d’un tiers de la collecte totale de l’industrie, avec une croissance de plus de 40 % des encours sous gestion.Seul point noir de cette étude: la création de nouveaux ETP semble s’essouffler. Depuis le début de l’exercice, ce sont ainsi 485 nouveaux fonds qui ont été lancés sur le marché, bien loin des 659 créations enregistrés en 2012. L’étude rappelle même que plus de 900 ETP avaient vu le jour tant en 2010 qu’en 2011. En parallèle, 211 ETP ont disparu du marché, un chiffre en ligne avec celui de 2012 (217).
Nouvelle décollecte pour le Livret A et les Livrets de Développement Durable. Au mois de novembre, ils ont subi des sorties nettes de 1,06 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux, soit des retraits moins importants qu’en octobre dernier, durant lequel 1,54 milliard d’euros avaient été retirés.Sur les onze premiers mois de l’année, les flux restent néanmoins positifs et s’élèvent en cumulé à 18,37 milliards d’euros - contre 19,44 milliards d’euros il y a un mois. L’encours total sur les deux produits atteint ainsi 361 milliards d’euros à fin novembre 2013.
Le spécialiste suisse de l’intelligence économique dans les domaines environnemental, social et de gouvernance (ESG) RepRisk a annoncé le lancement d’un nouvel indice ESG par pays (ESG Country Index) qui s’adapte aux problématiques ESG spécifiques à chaque pays. Il est fondé sur les critiques, les controverses et les «incidents négatifs» dans 180 pays et s’appuie sur des données collectées par RepRisk depuis 2007.Cet indice «bottom up» a été développé en partenariat avec une équipe de recherche de l’Université des sciences appliquées de Zurich. Les travaux ont bénéficié d’un financement de la Commission gouvernementale suisse de la technologie et de l’innovation.L’indice est actualisé quotidiennement.Parallèlement RepRisk a annoncé avoir conclu un partenariat stratégique avec ESG Analytics, un fournisseur de produits et de services de soutien sur les problématiques ESG destinés au private equity. Dans ce contexte, ESG Analytics a intégré l’outil de «business intelligence» ESG de RepRisk dans sa plate-forme en ligne Aditus.
Afnor Certification propose aux entreprises, de la PME aux grands comptes, la vérification de leurs indicateurs en responsabilité sociétale, annonce l’association des normes dans un communiqué. La vérification Afnor passe au crible l’impact environnemental, la démarche sociale et la gouvernance des entreprises, « en se basant sur des indicateurs RSE fiables, neutres et transparents ».« La vérification tierce-partie du reporting RSE permet aux entreprises de crédibiliser leur communication extra-financière dans le cadre de leur rapport annuel, notamment si elles sont concernées par l’article 225 du Grenelle 2 de l’environnement », indique l’Afnor.
En 2014, le CAC 40 va perdre 40 % sous l’effet du «malaise français». Cette prédiction fait partie de la liste annuelle de «prévisions chocs» de Saxo Bank pour l’année à venir. «Si la probabilité que chacune de ces prédictions se réalise est faible, elles dérivent toutes de déductions stratégiques des analystes du groupe, fondées sur une série d'événements politiques ou de marché certes peu probable, mais crédible», avertit Saxo Bank.Cette année, ces prévisions vont de la mise en place d’un impôt européen sur la fortune à l’annulation par la Banque du Japon de la dette gouvernementale, en passant par un réveil douloureux pour les «Fat Five» de la high tech ou la chute du cours du Brent alors que le monde croule sous le pétrole. Une autre affirmation choc concerne la possibilité que la déflation aux Etats-Unis s’invite dans le débat après l’acte II du bourbier politique au Congrès en janvier, tandis que l’Allemagne pourrait perdre son trône de meilleur élève européen et tomber en récession.Les perspectives du Brésil, de l’Inde, de l’Afrique du sud et de la Turquie vont aussi s’assombrir si la réduction du Quantitative Easing de la Fed entraîne une hausse des taux et donc un coût marginal du capital plus élevé, mettant en risque les pays en situation de déficit courant et pénalisant la valeur de leur devise. Pendant ce temps, l’Europe peut retomber dans un marasme économique et politique si une alliance anti-UE s’impose comme étant le groupe le plus important au Parlement européen.
Dans une interview donnée à L’Agefi, Frédéric Jamet, directeur de la gestion chez State Street Global Advisors France indique que l’actuelle consolidation des marchés actions doit se replacer dans la perspective de 2014, où la croissance mondiale pourrait atteindre 4%. Ce qui profitera aux actions et aux actifs risqués par rapport aux actifs dits sans risques, indique le responsable. Dans ce contexte de croissance, les faibles valorisations des actions européennes et des actions émergentes sont particulièrement intéressantes. En Europe, Frédéric Jamet privilégie les pays périphériques contre les pays coeur, les secteurs cycliques industries et biens de consommation contre les secteurs défensifs santé et télécommunications, les petites capitalisations contre les grosses capitalisations.
Dans son rapport préliminaire sur le marché mondial de la gestion de fortune, le cabinet Scorpio Partnership chiffre à plus de 8 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros) le montant cumulé des opérations de fusions et acquisitions sur ce marché en 2013, indique L’Agefi. Environ 760 milliards de dollars d’actifs sous gestion ont ainsi changé de mains cette année. Depuis trois ans, les opérations de consolidation entre acteurs domestiques ont pris le pas en volume sur les rapprochements transfrontaliers. Les premières ont représenté 63% des 60 transactions réalisées depuis le début de l’année, après 68% (sur 44 opérations) en 2012. La tendance est nette en Suisse et au Royaume-Uni qui a connu des modifications réglementaires.La valorisation moyenne des 60 opérations réalisées cette année, mesurée par le prix des transactions rapporté aux actifs sous gestion, a été ramenée à 1,22%, alors que ce ratio atteignait 4,81% en 2009, précise le quotidien.
La firme de conseil Duff & Phelps vient de publier sa première étude consacrée à la dépréciation du goodwill des entreprises européennes (« 2013 European Goodwill Impairment Study »), réalisée en partenariat avec Mergermarket. Cette étude porte sur les données financières de la période 2010-2012 des sociétés du STOXX® Europe 600, qui comprend des grandes, moyennes et petites capitalisations boursières de 18 pays d’Europe.L’étude fait notamment ressortir que, pour l’année 2012, la dépréciation totale du goodwill des sociétés du STOXX® Europe 600, de l’ordre de 65 milliards d’euros, représente une baisse d’environ 15 % par rapport aux 77 milliards enregistrés en 2011. Sur le plan sectoriel, les télécoms ont enregistré la provision pour dépréciation de goodwill la plus élevée en 2012, avec une dépréciation cumulée de 23,4 milliards d’euros. Le secteur financier et celui des matériaux arrivent en deuxième et troisième position, avec une dépréciation totale du goodwill de respectivement 15,2 et 14,2 milliards d’euros. Ces dynamiques de l’industrie européenne contrastent avec les constatations de l'étude diffusée récemment par Duff & Phelps sur la dépréciation du goodwill aux États-Unis (U.S. Goodwill Impairment Study). Selon l'étude, 67 % de la dépréciation du goodwill enregistrée en 2012 concernent les secteurs suivants : technologies de l’information, industrie et santé.Au niveau géographique, les sociétés du Royaume-Uni ont enregistré les dépréciations de goodwill les plus élevées en 2012. Environ 40 % des sociétés européennes qui ont répondu à l’enquête de Duff & Phelps ont comptabilisé une dépréciation de goodwill en 2012. Les raisons les plus communes invoquées par les sociétés concernées pour expliquer ces dépréciations sont les « conditions générales du marché » et le « ralentissement général de l’industrie ». Les situations spécifiques à une unité génératrice de trésorerie (UGT) ont été mentionnées mais avec une incidence moins importante.Cette étude propose également des informations obtenues dans le cadre de discussions informelles auprès d’un échantillon d’investisseurs et d’analystes européens. De manière générale, ces acteurs du marché ont souligné l’importance d’une communication transparente du goodwill. Ils insistent tout particulièrement sur le caractère suffisant des informations communiquées en matière de méthode de dépréciation, de paramètres de valorisation et d’hypothèses.
Les marchés retrouvent un nouveau souffle mais les revirements fiscaux en France ne sont pas de nature à rassurer pleinement les investisseurs et les épargnants
Les financiers français veulent y croire. Malgré une conjoncture économique difficile et les suppressions de postes annoncées par certaines banques, plus des deux tiers d’entre eux s’attendent à recevoir un bonus supérieur ou égal à celui de 2012 et font preuve d’optimisme pour leur rémunération globale. Dans le détail, la conclusion de l’enquête menée par eFinancialCareers.fr, en novembre 2013 auprès de 273 professionnels de la finance résidant ou travaillant en France, relève que près de 69% s’attendent à recevoir un bonus au moins équivalent à celui de 2012. «Pour les financiers s’attendant à une augmentation (38% des interrogés), cette confiance découle principalement de leur performance personnelle puisqu’elle est citée comme facteur principal pour près de la moitié (48%), indique eFinancialCareers. Si les financiers tirent un bilan plutôt positif pour l’année 2013, ajoute le site de recrutement, ils émettent plus de réserve quant aux années à venir : en chiffres, 41% des sondés estiment que le niveau des bonus se maintiendra dans les trois années à venir, plus d’un quart (28%) pense qu’il tendra à baisser. Seuls 17% s’attendent à une hausse"Interrogés sur leur salaire fixe, 53% des financiers déclarent avoir observé des changements en 2013. Parmi ceux-ci, 96% ont reçu une augmentation.Cause ou conséquence, l’optimisme est plus mesuré sur la rémunération fixe dans un proche avenir : la moitié des financiers interrogés (50%) s’attendent à une stagnation de leur salaire de base au cours des 6 prochains mois et 42% misent tout de même sur une augmentation. Concernant leur rémunération globale et les facteurs les plus inquiétants, plus d’un tiers (35%) mentionne les conditions de marché et un quart (24%) désigne les restrictions appliquées par les entreprises.Interrogé sur les résultats de l'étude, James Bennett, directeur général d’eFinancialCareers a relevé que « l’optimisme des financiers est un bon signal et pourrait s’expliquer par les bons résultats des banques françaises sur le premier semestre.
Dans l’arsenal des vecteurs de développement d’une société de gestion, les réseaux sociaux (LinkedIn, Twitter, Google +) semblent intéresser de plus en plus les sociétés de gestion, notamment pour installer une marque. David Kalfon, le patron d’Amaïka AM, qui a lancé sa société il y a un peu plus de deux ans, n’a pas longtemps hésité. «Twitter offre le meilleur retour sur investissement», a-t-il estimé le 18 décembre à l’occasion de la septième édition des Emerging Manager Day organisée par Morningstar en partenariat avec NExT AM. «Twitter contribue à l’installation d’une présence. Il ne s’agit pas toutefois de faire de la publicité. Il s’agit avant tout de donner le point de vue de la société, par touches successives, sur l'évolution des marchés, la conjoncture», a poursuivi David Kalfon. «Le problème est qu’on ne peut pas faire machine arrière. C’est un vrai engagement et il y a beaucoup à en tirer», a déclaré David Kalfon.Joseph Châtel, le président de DNCA, a de son côté insisté l’intérêt des réseaux sociaux pour toucher un public plus large. «Les flux dépargne vont complétement changer dans les dix ans, en raison notamment du problème de la retraite qui n’est pas réglé. Etre présent sur les réseaux sociaux permet de viser un public beaucoup plus large. Et il faudra avoir une certaine notoriété pour capter ces nouveaux flux», a indiqué Joseph Châtel."Outre la notoriété, Twitter permet de passer du monde 2.0 au monde réel. Je viens d’engager pour six mois à partir de janvier un stagiaire que j’ai rencontré sur Twitter», a relevé Joseph Châtel.Antoine Roger, qui a récemment créé une société spécialisée sur les réseaux sociaux, a souligné l’intérêt croissant des internautes pour les réseaux sociaux. Les entreprises sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à ouvrir un compte Twitter alors que les recherches sur les réseaux sociaux représentent au moins 40% des recherches effectuées sur Google.L’Association française de la gestion financière (AFG), qui a récemment lancé son compte Twitter, n’exclut pas d’ailleurs de de créer un groupe de travail sur la problématique des réseaux sociaux...
Le cabinet d’audit EY parie sur une activité record sur les introductions en Bourse à l'échelle mondiale en 2014. Selon ses estimations, le premier trimestre 2014 pourrait donner lieu à 250 à 300 introductions en Bourse pour un volume d'émissions compris entre 35 et 45 milliards de dollars.Le nombre d’introductions en Bourse a augmenté de 3% à 864 en 2013, selon le cabinet d’audit. La croissance des volumes d'émissions s'établit à 27% à 163 milliards de dollars. Les nouvelles cotations ont été particulièrement nombreuses au cours du quatrième trimestre, et ce également au niveau des volumes d'émissions.L’augmentation a été soutenue par le marché américain, qui a comptabilisé 222 introductions contre 133 l’année précédente. Sur les places européennes, le nombre d’introductions s’est inscrit à 133 nouvelles cotations pour un volume de 25,4 milliards de dollars, plus du double du montant enregistré en 2012.
Selon la dernière étude d’Alphavalue reprise par L’Agefi, le risque que les produits dérivés font courir au système serait bien supérieur à ce que laisse supposer la communication financière des banques. D’après la Banque des règlements internationaux, le montant notionnel des dérivés échangés de gré à gré a atteint 693.000 milliards de dollars au premier semestre 2013 (sans double comptage). Le calcul des appels de marge initiaux exigés par les chambres de compensation repose sur les montants notionnels qui ne reflète pas le risque associé aux contrats de dérivés, mais indique le volume de l’activité d’une banque, note le quotidien. Dans ce registre, les banques européennes les plus exposées en 2012 sont suisses, françaises et britanniques, même si Deutsche Bank domine les débats, avec 55.600 milliards d’euros. Suivent BNP Paribas (48.300 milliards), Barclays (47.900 milliards), RBS (45.900 milliards), Credit Suisse (41.200 milliards) et UBS (30.900 milliards). La Société Générale (19.200 milliards) et CASA (16.700 milliards) sont huitième et neuvième.
A fin novembre, Vanguard totalisait près de 65,31 milliards de dollars de souscriptions nettes sur onze mois, selon les estimations de Morningstar. Le deuxième acteur par le montant des rentrées nettes a été Dimensional Fund Advisors, avec plus de 20,98 milliards, devant JPMorgan avec 18,2 milliards, MFS (17,36 milliards) et OppenheimerFunds (15,41 milliards).En revanche, les plus forts remboursements nets ont été subis par Pimco (20 milliards) et American Funds (15,7 milliards).Au total, les fonds de long terme ont collecté 258,84 milliards de dollars en net sur janvier-novembre, dont 132,16 milliards pour les fonds d’allocation, tandis que les fonds monétaires accusaient des sorties nettes de 14,33 milliards. L’encours total des fonds de long terme se situait au 30 novembre à 10.824 milliards de dollars et celui des fonds monétaires à 2.460 milliards. Concernant les encours, seules trois maisons se situaient fin novembre au-dessus de la barre des 1.000 milliards : Vanguard, avec 1.896 milliards, hors fonds monétaires et fonds de fonds, Fidelity Investments, avec 1.144 milliards et American Funds, avec 1.086 milliards.
Avec Delta Data Software Inc, le groupe agence de transfert de BNY Mellon a lancé un service de gestion des commissions destiné aux gestionnaires d’actifs pour aider ces derniers à identifier les distributeurs les plus efficaces dans le placement de leurs fonds. En d’autres termes, cela permettra aux gestionnaires de mieux appréhender les services qu’ils reçoivent en retour des commissions qu’ils versent aux broker-dealers.Ce service automatise des tâches que beaucoup de gestionnaires effectuent jusqu'à présent manuellement, a explique Michael DeNofrio, head of enterprise investor services dans le pôle global financial institutions de BNY Mellon.
Après un niveau record de dépréciations d’actifs en 2012, les entreprises cotées au CAC 40 risquent de nouveau de passer leur bilan à la paille de fer en 2013, croit savoir les Echos, évoquant les exemples du groupe parapétrolier CGG ou de PSA qui a annoncé récemment 1,1 milliard d’euros de dépréciation. Si ces dépréciations d’actifs ne devraient pas être aussi importantes qu’en 2012, «il est fort probable qu’elles seront supérieures aux niveaux enregistrés en 2006 et 2010», soit autour de 4 milliards d’euros en moyenne pour les dépréciations de survaleurs, selon Sonia Bonnet-Bernard, associée gérantes du cabinet Ricol Lasteyrie, interrogée par Les Echos. Le quotidien rappelle que, en 2012, les groupes du CAC 40 ont déprécié pour 16,8 milliards d’euros d’actifs, après 13,2 milliards en 2011.
L’AEMF, le régulateur européen des marchés financiers, a conformément à la nouvelle réglementation publié le palmarès des vingt-deux agences agréées selon leurs chiffres d’affaires 2012. Moody’s et S&P caracolent en tête avec 34,7% et 34,6% des revenus 2012 du secteur tandis que Fitch capte 17,7%. Ces trois géants accaparent donc 87,0% des recettes. Seules deux agences parviennent par ailleurs à se hisser au-delà de 1% du marché, la britannique EIU (Economist Intelligence Unit, 4,6%) et l’italienne Cerved (2,6%). La canadienne DBRS Ratings affiche une part de marché de 0,97%, devançant l’allemande Feri Euro Ratings Services (0,81%).
Dans le cadre d’une analyse menée à l'échelle mondiale par la Banque des règlements internationaux, la Banque de France a recensé auprès des groupes bancaires français à fin juin 2013 les instruments dérivés de taux et de change échangés sur les marchés par des banques, pour leur compte propre ou pour celui de leurs clients, notamment pour couvrir les risques financiers qu’elles encourent lorsqu’elles exportent ou émettent des titres. Les statistiques incluent à la fois les opérations de gré à gré (‘over the counter’) et celles transitant par des chambres de compensation (voir document ci-joint). Selon la Banque de France, la part de marché des banques françaises dans les transactions sur instruments d'échange (‘swaps’) de devises et de taux est passée de 11,5% à 14% pour les instruments de taux et de 12,5% à 13,5% pour les instruments de change (dont l’or), indique un communiqué.
Le nombre de défaillances d’entreprises dans le monde pourrait augmenter de 2% en 2013, selon Euler Hermes. « Sur l’ensemble de l’année 2013, nous anticipons un rebond de l’Indice Global des défaillances d’entreprises (+2%), lié à la baisse de régime prolongée de l’économie mondiale. En termes de volumes, les défaillances d’entreprises demeurent à des niveaux historiquement élevés », explique Wilfried Verstraete, président du directoire du groupe Euler Hermes.Ce rebond des défaillances masque toutefois deux tendances opposées. D’une part, la poursuite d’une augmentation des défaillances dans trois grandes régions :l’Amérique latine (+10%), dans le sillage d’une croissance économique plus faible que prévue, en particulier au Brésil, l’Europe centrale et de l’est (+6%), en raison de sa dépendance à une Europe de l’ouest en récession et l’Europe de l’ouest (+9%), avec des faillites toujours en hausse dans un grand nombre de pays malgré les exceptions allemande et britannique D’autre part, la baisse continue des défaillances dans la région Amérique du nord (-11%), grâce à la légère reprise de la croissance du PIB aux Etats-Unis, mais aussi dans la région Asie-Pacifique (-4%), où le secteur privé a pu bénéficier du commerce intra-zone. Euler Hermes envisage un léger mieux en 2014 (-1%), sauf en Europe, où la reprise serait trop modérée pour faire effet de levier. L’Europe centrale et de l’est (+3%) continuera de pâtir de la trop grande modération de la reprise en Europe de l’ouest où les défaillances peineront à se stabiliser (+1%), du fait d’un contexte toujours difficile dans quelques pays significatifs (Italie, Espagne, Pays-Bas, Belgique).