Le fournisseur d’indice S & P Dow Jones a annoncé jeudi 30 janvier le lancement d’un indice sur la demande intérieure des marchés émergents - S&P Emerging Markets Domestic Demand Index. L’indicateur est conçu pour mesurer la performance des entreprises qui captent ce qui constitue l’un des principaux moteurs de la croissance dans les marchés émergents - la demande intérieure . Pour figurer dans l’indice S & P Emerging Markets, les sociétés doivent être domiciliées dans les pays émergents suivants : Brésil, Chili, Chine, Colombie, République Tchèque, Egypte, Hongrie, Inde, Indonésie, Malaisie, Maroc, Mexique, Pérou, Philippines, Pologne, Russie, Afrique du Sud, la Thaïlande ou la Turquie, et être cotées sur le marché primaire de leur pays.L’indice est composé des éléments suivants : actions ordinaires cotées sur les principales bourses des marchés émergents, ADR cotées sur les bourses américaines, et GDR cotés sur les bourses européennes. Il se compose de 50 titres des marchés émergents dans les secteurs de la consommation de base, la consommation discrétionnaire, les services de télécommunications, la santé, et des services publics, en accord avec la Global Industry Classification Standard (GICS®). L’indice repose sur un mécanisme de pondération en fonction de sa capitalisation boursière. Sa composition est revue chaque année en septembre.
L’assurance vie française finit l’exercice 2013 sur une fausse note. Sur le seul mois de décembre, le marché a en effet accusé une décollecte nette de 1,6 milliard d’euros, selon des données publiées hier par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Il faut remonter à mai 2012 (1,7 milliard de décollecte) pour trouver trace d’une décollecte mensuelle de cette ampleur sur le marché français! «La situation reste fragile», a d’ailleurs reconnu Bernard Spitz, président de la FFSA.Malgré cette contre-performance, l’assurance vie a globalement retrouvé des couleurs. Après avoir conclu l’exercice 2012 avec une décollecte nette de 6 milliards d’euros, le secteur a enregistré 10,7 milliards d’euros de collecte nette en 2013. Les cotisations brutes ont en effet connu une progression de 6% en 2013, à près de 120 milliards d’euros dont 103 milliards sur les fonds euros (99 milliards en 2012) et 17 milliards sur les unités de compte (14 milliards en 2012). En parallèle, les prestations et les rachats ont diminué de 9 %, à 109 milliards d’euros fin 2013 contre 120 milliards fin 2012.A fin 2013, les encours globaux de l’assurance vie sur le marché français ressortent à 1.463 milliards d’euros, en progression de 5 % par rapport à 2012 (1.398 milliards en 2012).
L’agence d'évaluation financière Moody’s a publié le 30 janvier une méthodologie de notation des opérations de titrisations adossées principalement à des prêts aux PME. Cette méthodologie fait la synthèse d’une série de documents sur les titrisations qui seront retirés. La nouvelle méthodologie ne devrait pas impliquer de modifications des notations existantes d’ABS.
Le marché des changes a connu un repli de son activité en octobre 2013 après son record atteint en avril, dévoile Les Echos. Ainsi, les volumes journaliers traités sur les devises ont reculé de 12% à Londres, à 2.234 milliards de dollars, et de 19 % à New York, à 816 milliards, selon les estimations des comités des changes des deux principales places sur les devises. Les volumes mondiaux quotidiens sur tous les marchés avaient atteint un plus haut à 5.300 milliards de dollars en avril, selon la Banque des règlements internationaux, pour redescendre ensuite à 5.000 milliards en octobre.La crise des devises émergentes de l’été a eu peu d’impact sur les volumes globaux sur les devises, compte tenu de leur poids limité dans les échanges, note toutefois le quotidien économique.
Exceptée pour la gestion monétaire, les frais de gestion mesurés par le Total des Frais sur Encours (TFE) affichent plutôt une tendance haussière l’an dernier sur les fonds de droit français. C’est particulièrement le cas des classes d’actifs de long terme, a relevé l'étude d’Europerformance a SIX Company présentée ce matin. Cependant, la structure des frais en question a évolué. Les prélèvements de commissions de performance consécutifs à l’effet performance des marchés d’actions ont largement contribué à cette photographie, tandis que les frais courants et de fonctionnement de la gestion ont, pour leur part, baissé.Pour les fonds de gestion active, ceux investissant dans des actions françaises donnent une bonne illustration de ce phénomène. Ils affichent un TFE quasi stable de 2,04 % (contre 2,05 % un an auparavant), tandis que les frais courants de la gestion ont baissé de 21 points de base (pb). Pour les fonds actions euro, le TFE progresse de 9 pb (1,79 %) alors que les frais courants ont enregistré une baisse de 10 pb. Les autres catégories d’actions dites généralistes - Amérique du Nord, Asie et Actions Marchés Emergents - s’inscrivent dans une même tendance en matière de TFE : ils sont respectivement en progression de 6 pb et 14 pb dans les deux derniers – mais, leurs frais courants sont en baisse. Le mouvement est cependant davantage prononcé pour les fonds Actions Marchés Emergents. La baisse est de 40 pb. A noter que la catégorie Actions Europe se démarque en enregistrant une progression de son TFE - de 9 pb - qu’elle doit notamment, à une hausse de ses frais courants - de 7 pb. Autre élément remarquable parmi les fonds actions : ceux investis en Amérique Latine voient leur TFE bondir de 0,65 % à… 1,75 %. Bien qu'également en hausse, les TFE des gestions obligataires affichent une structure différente. En 2013, ils augmentent comme les frais courants de la gestion obligataire. Parmi les différentes classes d’actifs, les frais des fonds de dette privée euro par exemple sont passés à 0,6% environ, soit une progression de 8 points de base. Ils sont supérieurs de quelques points à la gestion de dette d’Etats, note Europerformance qui indique que «les fonds du compartiment Haut rendement et de la dette Emergente affichent les TFE les plus élevés, respectivement de 1,01% et de 1,25%. Mais dans le premier cas, la hausse d’une année sur l’autre n’est que 1 pb et dans le second de 7 pb». Enfin, Europerformance note que «les frais de la gestion diversifiée sont également orientés à la hausse avec des TFE de 1,4% pour les stratégies à dominante Taux et de 2,2% pour les stratégies à dominante Actions. Les fonds d’allocations Mixte affichent des frais median de 1,9%. Par comparaison, la gestion Flexible se paie 2,3%, en recul de -8pb l’an passée,» relève également l'étude.
Que ce soit par clôtures ou fusion-absorption, la rationalisation des gammes de fonds s’est poursuivie en 2013, a relevé l'étude d’Europerformance a Six Company sur la gestion collective en France. 540 fermetures de fonds ont été enregistrées, avec une progression des clôtures dans tous les compartiments recensés par rapport à l’année 2012, à l’exception des fonds actions et des fonds diversifiés : dans le premier cas, 94 OPCVM ont été fermés contre 132 l’année précédente. Dans le second cas, 52 fonds ont disparu contre 59 en 2012. Pour le reste, 122 fonds garantis ou à formule (en hausse de 10 % par rapport à 2012), 109 fonds de trésorerie (+ 4,80 %) et 78 fonds de performance absolue (+ 23,8 %) ont fait le gros des fonds fermés en 2013. En matière de créations, l'étude a recensé 72 fonds garantis ou à formule l’an dernier. Leur nature est néanmoins plus précise. Compte tenu du faible niveau des taux, les fonds garantis n’ont plus voix au chapitre. Ce qui n’est pas le cas des fonds à formule sans garantie totale des sommes investies qui ont dominé dans les lancements. Autre catégorie bien représentée : les fonds actions, dont le nombre de créations est en nette hausse. Avec 57 OPCVM de droit français, ils sont en augmentation de 54 %. A l’inverse, l’obligataire a moins fait recette : 38 fonds de cette nature ont été lancés contre 37 en 2012. Sur deux années d’observation, Europerformance note que la gestion des fonds créés est surtout traditionnelle. Sur 100 OPCVM, ils sont 42 de cette nature, contre 20 produits structurés par exemple, et 15 fonds de gestion flexible. Selon la nature des établissements, il existe en 2013 des différences nettes dans l'évolution des gammes. En d’autres termes, plus les structures de gestion sont de taille importante, plus le solde de fonds fermés – une fois retranchées les créations – est important. A eux seuls, les établissements bancaires concentrent 40% des fonds de droit français clôturés ces trois dernières années. Pour les filiales d’assurance ou de mutuelles d’assurance, l’année écoulée pourrait néanmoins constituer un point d’inflexion à cette tendance de rationalisation, note l'étude puisque chaque clôture de fonds aura été compensée en partie par autant de créations de fonds nouveaux… La rationalisation des gammes de fonds semble un peu moins marquée dans les sociétés de gestion généralistes : qu’elles soient indépendantes ou affiliées à un réseau bancaire, ces structures ne présentent qu’un léger déséquilibre sur trois ans, entre clôtures et créations de fonds. A l’inverse, les banques privées, qui disposent au même titre que les sociétés généralistes d’une offre produits couvrant l’ensemble des classes d’actifs, affichent un ratio créations/clôtures nettement favorable aux créations de nouveaux fonds.
Selon des données publiées par Willis Capital Markets & Advisory, une division du courtier en assurance Willis, 29 émissions d’obligations catastrophes (cat bonds) ont été réalisées en 2013, soit un chiffre record pour cette classe d’actifs. L’an dernier, ces émissions ont représenté un total de 7,1 milliards de dollars, proche du niveau record de 2007 (7,2 milliards de dollars). De manière globale, les capacités ont atteint 18 milliards de dollars fin 2013 et ont enregistré un taux de croissance annuel de 18 % en moyenne depuis 2000. Sur le seul quatrième trimestre 2013, sept opérations d’obligations catastrophes ont été recensées pour un montant de 1,8 milliard de dollars.
Dans une récente étude publiée à la fin de l’année dernière par la Banque de France, le nombre de véhicules de titrisation (pour une large part des fonds communs de titrisation) est en augmentation sur un an, rapporte L’Agefi. Fin juin 2013, on comptait ainsi 234 véhicules contre 194 en 2012. L’encours des titres émis par les véhicules a même augmenté de 45% depuis la fin de 2009, à 198,7 milliards d’euros. Cela étant, parmi les pays de la zone euro, la France était en juin au cinquième rang en termes de total de bilan des véhicules, avec 215 milliards d’euros, derrière l’Irlande (22%), les Pays-Bas (19,3%) et l’Espagne (15,4%). La part des opérations effectuées avec des non-résidents est aussi bien moindre dans l’Hexagone (5,3%) qu’au Luxembourg (44%), en Irlande (34,3%) ou aux Pays-Bas (9,2%), indique le quotidien.
L’opérateur de marché Nasdaq OMX a annoncé le 27 janvier l’ouverture d’un bureau en Inde, à Bangalore. Cette nouvelle antenne sera notamment chargée de développer de nouvelles technologies et d’améliorer l’offre existante. Il va notamment travailler à la prochaine génération de plateforme dédiée aux relations investisseurs.
Depuis le début de l’année 2014, les entreprises françaises ont levé 13,2 milliards d’euros en obligations, en légère hausse sur un an, ce qui pourrait faire du mois janvier 2014 l’un des trois meilleurs débuts d’année de l’histoire (13,9 milliards en janvier 2012 et 19,5 milliards en janvier 2009), selon des données de Dealogic pour les émetteurs non financiers publiées par Les Echos. Cette effervescence en France est d’autant plus notable qu’en Europe, à l’inverse, les volumes ont baissé de 30 %, principalement en raison du recul sur le segment des émetteurs les moins bien notés («highyield»).
Sur les marchés d’actions, Alain Pitous, directeur des gestions diversifiées chez Amundi interrogé par L’Agefi, indique que la zone euro constitue la principale conviction de la société de gestion avec le retour de la confiance des investisseurs. Le responsable anticipe un rebond des profits avec des BPA autour de 12% en 2014 ; Le Japon va également poursuivre sa politique monétaire agressive ce qui va continuer à peser sur la devise. Les profits devraient y progresser de 15%. Aux Etats-Unis, en revanche, les marchés américains restent bien orientés, mais les résultats mitigés des entreprises nous incitent à la prudence, a indiqué Alain Pitous.
Interrogés par L’Agefi, Dimitri Andraos et Gilles Frisch, responsables de la gestion taux et crédit, et high yield chez Swiss Life AM (France), tablent sur une poursuite des émissions primaires étant donné l’appétit pour le risque des investisseurs et les importants montants restant à investir. Les gérants privilégient les émissions d’entreprises situées dans les pays périphériques de la zone euro - et plus particulièrement l’Italie -, qui restent attrayantes tant en termes fondamentaux que du point de vue du couple rendement/risque. Sur le high yield, les signatures BB et équivalentes émises par les entreprises non financières périphériques et les dettes hybrides corporates offrent un bon couple rendement/risque dans le contexte actuel, indiquent les responsables.
Euronext s’ouvre de nouveaux horizons. La Bourse paneuropéenne, filiale du groupe américain IntercontinentalExchange (ICE), vient de lancer un nouveau service de négociation multidevise pour les fonds indiciels, ou ETF, proposant notamment le yuan renminbi chinois (CNY) et le dollar de Hong-Kong (HKD). Une première pour une Bourse européenne ou américaine. Ce nouveau service, dont l’ouverture officielle est prévue le 17 février 2014, doit permettre aux investisseurs internationaux de négocier tout ETF coté sur Euronext dans 20 devises différentes. «Ce service facilite la collecte d’actifs pour les émetteurs car il accroît leur exposition à un bassin plus profond d’investisseurs mondiaux, estime l’opérateur boursier. D’autre part, ils n’auront plus besoin de créer un fonds distinct avec un code ISIN différent pour le coter dans une autre devise.»
Un nouveau courtier spécialisé sur les petites et moyennes valeurs boursières se lance sur le marché français, dévoile les Echos. Baptisé Midcap Partners et créé par Charles-Henri Berbain, un ancien d’Arkéon Finance, ce courtier est présent dans trois métiers: l’intermédiation et la recherche, le «corporatefinance» et le «corporate broking » (contrats de liquidité, etc.). «Avec le lancement du PEA-PME, c’était le bon moment pour ouvrir un bureau dédié aux valeurs moyenne», explique au quotidien économique Charles-Henri Berbain, président de Midcap Partners. Composé d’une dizaine de personnes, le nouveau courtier s’est associé à Louis Capital Markets (LCM): l’informatique, les accès au marché et les fonctions support sont en effet assurés par LCM qui met ainsi un pied dans les valeurs moyennes.
Selon L’Echo, les investisseurs pourront bientôt financer sous la forme d’"obligations sociales» des services d’insertion professionnelle, avec des rendements allant jusqu’à 9,4% versés par l’État. Les produits seront proposés dans le cadre d’un partenariat public-privé entre le gouvernement bruxellois, la Fondation Roi Baudoin, McKinsey, Stibbe LLP et Kois Invest, indique le quotidien belge.
Le marché de la gestion de fortune en Chine devrait s'élever cette année à 12.000 milliards de dollars, contre 9.500 milliards de dollars en 2012, selon des estimations du cabinet de conseil Celent. Une poursuite de la croissance observée ces dernières années alors que l’environnement réglementaire est restée relativement stable.Mais cette année, avec l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle équipe, le secteur va se trouver confronté à de multiples défis, entre autres la déréglementation des taux d’intérêt, l’entrée des établissements non bancaires dans le secteur de la gestion de fortune, la titrisation des actifs ou encore l’internationalisation de l’investissement.D’ailleurs, en termes de distribution, la plupart des grandes fortunes chinoises commencent seulement à s’intéresser vraiment à la gestion de fortune internationale même si 33% d’entre eux ont déjà investi sur les marchés internationaux, tandis que 46% envisagent de le faire dans les trois prochaines années. Les établissements financiers eux-mêmes, et pas seulement les banques, s’intéressent à ce marché de la gestion de fortune.C’est ainsi que les actifs confiés à des trusts sont passés de 321 milliards de dollars en 2009 à 1.077 milliards de dollars en 2012. Selon Celent, les actifs confiés à ces sociétés dont l’offre est souvent très diversifiée, pourraient s'élever à environ 1.600 milliards de dollars d’ici à 2015.Les actifs des banques privées se sont accrus de leur côté de 300 milliards de dollars en 2009 à 547 milliards de dollars en 2012. Celent prévoit une progression des actifs à près de 1.000 milliards de dollars d’ici à 2015, de nombreuses banques s’engrouffant dans ce nouveau créneau très porteur de la banque privée.
Depuis quelques semaines, les fonds sur les petites capitalisations se multiplient, poussés par la création du PEA-PME, Talence gestion lance Talence Sélection PME, un fonds éligible à cette enveloppe et qui complétera sa gamme existante,
Le fournisseur d’indices allemand Solactive propose un nouvel indice, le Solactive Diversified USD Covered Bond Index, qui va servir de base à un nouvel ETF de ProShares, le ProShares USD Covered Bond ETF (COBO), coté sur Nyse Arca depuis le 17 janvier, selon un communiqué publié le 23 janvier.L’objectif du nouvel indice est d’offrir une exposition à un ensemble diversifié d’obligations sécurisées internationales libellées en dollar offrant une qualité de crédit élevée et un potentiel de rendement intéressant. L’univers de l’indice comprend l’ensemble des obligations sécurisées libellées en dollar notées AAA et éligibles au 144A qui offrent un coupon fixe. Pour intégrer l’indice, les obligations doivent respecter plusieurs critères de liquidité, entre autres une duration de 18 mois ou plus et un encours de 1 milliard de dollars ou plus. Au 15 janvier, l’indice comptait 54 lignes. La ventilation géographique était la suite : 43% pour le Canada, 18% pour l’Australie, 13% pour la Norvège, 9% pour la Suède, 6% pour le Royaume-Uni, 11% pour la Suisse, la France, les Pays-Bas et l’Allemagne.
NYSE Euronext a déposé jeudi une demande auprès de la Securities and Exchange Commission afin d’adopter une nouvelle règle qui lui permettrait d’admettre à la cote et de négocier des ETF « non transparents » sur sa plate-forme, rapporte le Wall Street Journal. Les promoteurs d’ETF doivent actuellement faire état quotidiennement des titres détenus dans chaque portefeuille. Les ETF « non transparents » publient ces informations uniquement sur une base trimestrielle. La demande du NYSE intervient un jour après que Precidian Investments a déposé le premier prospectus détaillant le fonctionnement des ETF « non transparents ». BlackRock, State Street, Eaton Vance et T. Rowe Price militent aussi pour l’adoption de tels ETF.
Depuis quelques jours, les avertissements sur résultats, chiffres décevants et perspectives prudentes pleuvent en Europe, rappelle Les Echos. Des nuages noirs qui contrastent avec l’optimisme des investisseurs pour les résultats des ténors de la cote. La grande majorité des professionnels de marché s’attendent, en effet, à une nette progression des profits en 2014. Le consensus Thomson Reuters table sur un rebond de 15,2 % des bénéfices du Stoxx 600, après un recul de 4,6 % en 2013. Ce devrait donc être la première année de croissance depuis 2010 pour les profits européens en agrégé, selon Goldman Sachs. Mais c’est surtout 2014 qui intéresse les investisseurs, qui chercheront à voir si l’amélioration des indicateurs macro-économiques se traduit dans les comptes. Les marchés ont été largement tirés l’an dernier par une hausse des valorisations, sur fond de politiques accommodantes des banques centrales. Mais les Bourses européennes ont désormais retrouvé des multiples en ligne avec la moyenne historique. Les investisseurs misent donc désormais sur les profits pour prendre le relais.