Les fonds de capital investissement ont levé un total de 431 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2013, soit une progression de 12 % par rapport à 2012, selon les données publiées par Preqin. Il s’agit du niveau le plus élevé de levées de fonds enregistré depuis la crise financière, révèle le cabinet d’étude, même si les montants affichés restent encore bien loin du pic de 2008 (688 millions de dollars). La croissance enregistrée en 2013 a été portée par les fortes levées de fonds des fonds centrés sur l’Amérique du Nord et l’Europe. De fait, les fonds de capital investissement axés sur l’Amérique du Nord ont levé 266 milliards de dollars en 2013, en progression de 33 % par rapport à 2012, observe Preqin. En parallèle, les fonds orientés sur l’Europe ont enregistré 104 milliards de dollars de levées de capitaux, contre 94 milliards en 2012. En revanche, les véhicules centrés sur l’Asie et le reste du monde ont totalisé 61 milliards de dollars de levées de fonds en 2013, contre 86 milliards un an plus tôt.
En 2013, l’argent investi par les fonds américains dans les actions européennes a atteint un niveau record avec des flux nets qui ressortent à 23,3 milliards d’euros, soit le double du précédent record enregistré en 2006 (11 milliards de dollars), selon Les Echos qui citent des données de Lipper.Le quotidien précise que les flux en provenance des Etats-Unis se sont particulièrement accélérés dans la seconde partie de l’année 2013, avec respectivement 11,8 et 9,4 milliards de dollars aux troisième et quatrième trimestres.
IntercontinentalExchange (ICE) envisage de céder jusqu'à 30% du capital d’Euronext préalablement à l’introduction en Bourse du marché boursier paneuropéen, rapporte L’Agefi d’après Bloomberg qui cite trois sources anonymes. Les discussions avec des acquéreurs potentiels devraient commencer dès ce mois-ci. Aucun prétendant ne serait autorisé à détenir seul plus de 10% d’Euronext sans le feu vert des régulateurs. Euronext chercherait à se valoriser entre 1,5 et 1,8 milliard d’euros dans ce processus, selon Bloomberg.
Après un millésime 2013 exceptionnel, les membres du Panel Actions font preuve de plus de prudence pour 2014. Début janvier, ils tablent sur une hausse de 8,2% du CAC 40 cette année, après un gain de 17,99% en 2013, et sur une progression de 8,6% de l’EuroStoxx 50, après les +17,95% de l’an dernier. Dans le détail, la prudence vaut particulièrement pour le marché parisien, où quatre gestions (Aberdeen, Cholet Dupont, State Street et Syz) ont révisé à la baisse leur objectif à un an sur le CAC 40. Aberdeen est désormais le plus pessimiste du Panel, anticipant une simple hausse de 1,3% tandis qu’Olympia a relevé ce mois-ci de 600 points sa cible et table sur un rebond de près de 19% en un an. En 2013, les panélistes les plus clairvoyants ont été Swiss Life et Lazard en étant les plus proches des 4.295,95 points du 31 décembre 2013 pour le CAC 40. En début d’année, ils tablaient respectivement sur 4.284 et 4.250 points.
Le CAC 40, indice de référence de la Bourse de Paris, pourrait grimper d’environ 8 % en 2014, selon une dizaine de stratégistes et de gérants interrogés par Les Echos qui voient l’indice parisien à 4.640 points à la fin de l’année. Ce millésime marquerait ainsi la troisième performance positive consécutive pour le marché français après une progression de 15 % en 2012 et de 18 % en 2013. Alors que l’environnement a été jusque-là dominé par les politiques accommodantes des banques centrales, les marchés devraient, en 2014, être davantage tirés par la croissance des profits des entreprises. De fait, le consensus anticipe une progression de 17 % des résultats des entreprises de la zone euro.
L’industrie espagnole de la gestion d’actifs a connu une année faste en 2013. L’encours des fonds espagnols a en effet atteint le seuil des 157,3 milliards d’euros, retrouvant ainsi son niveau de juin 2010, selon Funds People qui s’appuie sur des données provisoires de Ahorro Corporacion. Au cours de l’année écoulée, les actifs sous gestion ont ainsi progressé de 30,18 milliards d’euros, soit une croissance de 23,7 %. Une performance à mettre notamment au crédit d’une collecte nette qui ressort à 23,2 milliards d’euros, soit 77 % de la croissance des actifs sous gestion en 2013. L’an dernier, les fonds espagnols ont obtenu un rendement moyen de 5,68 %, un chiffre supérieur aux 4,53 % de 2012.
Les gérants du Panel Crédit de L’Agefi se montrent confiants pour l’année 2014. Notamment en Europe où la fin de la politique monétaire très accommodante n’est pas encore envisagée, ce qui devrait soutenir le crédit et favoriser le resserrement des spreads entre les titres des pays périphériques et ceux des pays les plus solides de la zone euro, selon Karsten Rosenkilde, gérant crédit chez Deutsche Asset & Wealth Management. L’amélioration des perspectives de croissance et le maintien d’une politique monétaire souple font qu’il existe encore un potentiel de resserrement des spreads, selon Julien Daire, responsable de la gestion crédit chez CPR AM. A ses yeux, il est cependant «limité».
L’année 2013 s’est très bien terminée pour les Bourses des marchés développés, beaucoup moins bien pour celles des marchés émergents, avec huit marchés émergents accusant des reculs à deux chiffres et seulement huit ayant clôturé l’année dans le vert, souligne S&P Dow Jones Indices.Les marchés boursiers dans leur ensemble ont apporté 7.960 milliards de dollars supplémentaires dans l’escarcelle des investisseurs, le marché américain représentant 61,8% de ce montant, soit 4.920 milliards de dollars.Du côté des pays développés, 24 sur 26 des marchés ont terminé en territoire positif, 19 d’entre eux enregistrant des gains à deux chiffres. Les marchés développés dans leur ensemble ont progressé de 24,49%, la hausse sur deux ans étant de 41,81%. Les marchés développés hors Etats-Unis ont enregistré une hausse de 18,07%, les seuls Etats-Unis affichant une progression de près de 31%.Parmi les pays européens, le marché allemand marque une hausse de 28,34% (62,58% sur deux ans), le marché français progressant de 25,52% (48,38%), le marché irlandais de 43,19% (70,97%).Les marchés émergents dans leur ensemble accusent en revanche un repli de 4,02% en 2013, ce qui ramène la performance sur deux ans à 10,64%. La Turquie, ébranlée par des turbulences politiques, termine sur une baisse de 26,26% alors que l’Egypte gagne 12,08%.
Eurex, la Bourse des dérivés filiale de Deutsche Börse, va acquérir auprès de Yuanta Financial Holdings une participation de 5 % au capital de la plateforme taïwanaise dédiée aux futures, Taifex, pour 47 millions de dollars. Cette transaction, soumise à l’approbation du régulateur local, renforce ainsi le partenariat stratégique signé par Eurex et Taifex en février 2013. «Ensemble, nous voulons contribuer à l’internationalisation de la place financière de Taiwan, a expliqué Andreas Preuss, directeur général d’Eurex et directeur général adjoint de Deutsche Börse. Pour nous, il s’agit d’une étape supplémentaire dans la mise en œuvre de la stratégie du groupe en Asie. Taifex est très bien positionné, en particulier en Chine, pour la future internationalisation des marchés des dérivés.» A compter de mai 2014, les deux partenaires ont prévu de coter des futures quotidiens basés sur les futures et les options sur l’indice blue-chip taïwanais pour la première fois après la clôture de la Bourse de Taïwan sur la plateforme d’Eurex.
La fortune des 300 hommes et femmes les plus riches du monde s’est accrue de 524 milliards de dollars (381 milliards d’euros) en 2013 l’an dernier, selon le classement établi par Bloomberg et dévoilé par Les Echos, pour s’établir à 3.700 milliards de dollars. C’est presque l’équivalent de 1,5 fois le produit intérieur brut de la France, souligne le quotidien économique.En tête du classement, Bill Gates, le fondateur de Microsoft, est redevenu l’homme le plus riche du monde, selon le Bloomberg Billionaires Index, avec une fortune estimée à 78,5 milliards de dollars (+15,8milliards en un an). Il devance le Mexicain Carlos Slim (73,8 milliards, en baisse de 1,4 milliard) et Amancio Ortega , le fondateur d’Inditex, propriétaire de la marque Zara, avec 66,4 milliards (+ 8,9 milliards de dollars). Le premier Français est une Française, Liliane Bettencourt, avec une fortune de 34,1 milliards, qui a gonflé de 7,3 milliards en un an. Elle dépasse Bernard Arnault, le PDG de LVMH, avec 32,1 milliards (+ 3,2 milliards) et François Pinault avec 17,2 milliards. Au total, Bloomberg précise que son classement accueille 109 nouveaux milliardaires, jamais apparus dans son indice.
Les cours des matières premières ont enregistré des performances très contrastées en 2013, révèle Les Echos. De fait, tandis que les cours du maïs et de l’argent ont plongé l’an dernier de 40%, que l’or, le café ou l’huile de soja ont vacillé de plus de 20 %, les prix du cacao ont flambé de 20 %, ceux de l’huile de palme et du coton de plus de 10%. Après cinq années à fluctuer au diapason des marchés d’actions, ils se sont entièrement décorrélés et ont retrouvé des variations indépendantes les unes des autres, souligne le quotidien économique.L’influence de la politique d’injections de liquidités des banques centrales a en outre été moins déterminante que par le passé. 2013 marque donc une année de rupture pour les matières premières, les fondamentaux étant redevenus le principal facteur d’évolution des cours, remarque Les Echos. Toutefois, globalement, les prix des matières premières ont accusé en 2013 leur première baisse depuis la récession en 2008. En outre, l’appétit des investisseurs pour les matières premières en tant que classe d’actifs a fortement diminué. Jamais les actifs sous gestion n’avaient autant baissé : la décollecte atteint 88 milliards de dollars entre janvier et novembre. Ils ont fui le marché de l’or, entraînant une fonte sans précédent des fonds ETF adossés au métal physique.
Le marché britannique des valeurs de croissance, l’AIM, a repris des couleurs l’an dernier, avec une progression en valeur des introductions en Bourse de 65% par rapport à 2012 à 1,17 milliard de livres, selon des chiffres communiqués par la firme d’audit UHY Hacker Young, rapporte le Financial Times.Au cours des six derniers mois de 2013, les introductions, au nombre de 69, ont dépassé les sorties de la cote, après une baisse continue depuis six ans des sociétés cotées à l’AIM. A noter aussi le mouvement d’accélération sur les trois derniers mois de l’année, avec un doublement des montants levés sur le marché par rapport au trimestre précédent, à 562,1 millions de livres contre 279,2 millions de livres.
La commission de régulation des marchés chinois, la CSRC, a donné son feu vert le 30 décembre à l’introduction en Bourse de cinq sociétés après une interdiction qui aura duré plus d’une année, rapporte le site spécialisé CRI.D’autres sociétés devraient obtenir le feu vert du régulateur dans les prochains jours et quelque 50 sociétés se préparent pour une cotation d’ici à la fin janvier.
Selon Les Echos, la Turquie est en train de vivre une vraie crise financière. A la Bourse d’Istanbul, l’indice BIST 100 perd 13 % depuis début décembre, et fait -17% depuis le début de l’année, soit une des plus mauvaises performances des places financières mondiales. Quant à la livre turque, elle s’échangeait lundi à 2,1356 dollars, proche du plus bas historique touché vendredi à 2,1492 dollars. La devise chute de près de 7,75% depuis début décembre et de plus de 15 % depuis le début de l’année. C’est un scandale politico-financier de grande ampleur qui est à l’origine de la tourmente, qui ébranle le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Des ministres ont été mis en cause par une enquête de la justice sur des ventes d’or à l’Iran et des irrégularités sur des appels d’offre publics, précise le quotidien.
L’Agefi rappelle que l’or a perdu son statut de valeur refuge contre le risque systémique en 2013 et pâtit du fait que la croissance mondiale semble s’améliorer dans la plupart des grandes économies, abaissant ainsi le besoin des investisseurs de rechercher la sécurité. Résultat, le cours s’est stabilisé à 1.200 dollars l’once fin décembre après avoir dévissé de 30% depuis le début de l’année. Il faut remonter à 1981 pour retrouver plus mauvaise performance annuelle. Les détentions d’ETP sur l’or se sont réduites de 32%. La perte de valeur sur les actifs atteint 73 milliards de dollars, selon Bloomberg. Le lancement officiel du tapering de la Fed la semaine dernière, évoqué depuis mai, a entraîné une chute des actifs dans les 14 plus importants ETP de 27,78 tonnes métriques, à 1.785,52 unités, en une seule semaine. La plus forte baisse hebdomadaire depuis début juillet.
En 2013, l’indice japonais Nikkei 225 a enregistré son envolée la plus spectaculaire des quarante dernières années. Sur les douze derniers mois, il a gagné près de 56%, indique Le Temps. L’essentiel de cette progression aura été porté par les investisseurs étrangers. Après avoir méprisé la place de Tokyo pendant des années, ces derniers ont misé, dès fin 2012, sur une dépréciation rapide du yen et une amélioration mathématique des résultats des grands groupes de l’Archipel.
Le malheur des uns... Alors que l’on apprenait une nouvelle décollecte nette en novembre sur les livrets défiscalisés, l’assurance vie a enregistré, pour sa part, une collecte nette positive d’un montant de 600 millions d’euros - contre 400 millions en octobre et 1,3 milliard en septembre. Au total, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des onze premiers mois de l’année est de 109 milliards d’euros. Ce montant est supérieur à celui de l’année dernière où 102,3 milliards avaient été engrangés en net sur les onze premiers mois.Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des onze premiers mois de 2013 s'élèvent à 96,8 milliards d’euros (108,8 milliards au cours des onze premiers mois de 2012). Enfin, l’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 458,3 milliards d’euros à fin novembre 2013, soit une progression de 5 % sur un an.
Dans le cadre des guides professionnels qu’elle propose sur son site, l’Autorité des marchés financiers (AMF) dresse sur son site l’inventaire des dispositions françaises applicables à la commercialisation de parts ou actions d’OPCVM de droit étranger sur le territoire de la République française. Le document expose les principales dispositions françaises de droit financier issues du code monétaire et financier, du règlement général de l’AMF, ainsi que ses instructions, positions et recommandations.En revanche, la publication ne fait pas état des dispositions concernant la commercialisation des OPCVM de droit étranger qui sont déjà couvertes par la directive OPCVM IV (par exemple, les règles relatives à la publication du prospectus ou au document d’information clé pour l’investisseur déjà prévues par la directive), spécialement lorsque ce sont les règles du pays d’origine de l’OPCVM qui s’appliquent, indique un communiqué. Les dispositions figurent en pièce jointe.
Morgan Stanley réduit la voilure en Inde. La banque américaine vient de céder ses activités de fonds commun de placement à HDFC Asset Management, une coentreprise détenue par l’indien HDFC (Housing Developement Finance Corp) et le britannique Standard Life. HDFC Asset Management Company, la plus importante société de gestion indienne en termes d’actifs sous gestion, a ainsi acquis huit fonds communs de Morgan Stanley Investment Management cumulant 529 millions de dollars d’actifs sous gestion, pour un montant non dévoilé. Morgan Stanley, qui avait vendu son activité de gestion de fortune dans le pays à Standard Chartered en mai, est la dernière société de gestion étrangère à quitter l’Inde. Au cours des derniers mois, le japonais Daiwa Asset Management et Fidelity Worldwide sont ainsi sortis d’un marché de la gestion fragilisé par la volatilité et l’inflation des coûts liés aux nouvelles exigences réglementaires.