Le secteur de la gestion d’actifs pourrait connaître des lendemains qui chantent. Si l’on en croit une étude de PwC («Asset Management 2020/ A Brave New World»), les actifs sous gestion dans le monde, qui s'élèvent actuellement à 63.900 milliards de dollars, pourraient enregistrer une croissance stratosphérique pour atteindre 101.700 milliards de dollars d’ici à 2020, soit un taux de croissance annualisé de près de 6%.Autrement dit, les gestionnaires d’actifs devraient de plus en plus occuper le devant de la scène alors que les seules banques européennes devaient accuser un déficit de fonds propres de plus de 380 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, estime PwC.Durant la période sous revue, la croissance des actifs sous gestion dans le monde sera tirée par les fonds de pension, les grandes fortunes et les fonds souverains. En 2012, le secteur de la gestion gérait 36,5% des actifs détenus par les fonds de pension, les fonds souverains, les compagnies d’assurances et la clientèle très haut de gamme (HNWI). D’ici à 2020, le secteur pourrait se maintenir à ce niveau comme le suppose implicitement la projection à 101.700 milliards de dollars mais PwC estime que le taux de pénétration de ces clientèles pourrait augmenter si bien que la part des actifs gérés pourrait progresser de 10 points à 46,5%, ce qui déboucherait sur une encours de l’ordre de 130.000 milliards de dollars.La progression des actifs sous gestion sera pour une bonne part liée à la croissance plus élevée des économies d’Amérique du Sud, d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient par rapport aux pays développés. Par exemple, le poids de l’Asie hors Japon dans l’indice MSCI monde s’inscrivait à 9% en 2010 pour une contribution au PIB de 18% environ. D’ici à 2020, la contribution de l’Asie hors Japon pourrait dépasser les 25%. Les actifs des catégories «mass affluent» (richesse comprise entre 100.000 dollars et 1 million de dollars) et HNWI pourraient passer de 59.000 milliards de dollars et 52.000 milliards de dollars respectivement en 2012 à 100.000 milliards et 76.000 milliards de dollars en 2020.
L’organisation qui gère les Principes pour l’investissement responsable (PRI) a publié une ébauche de document dans le cadre de la révision de sa gouvernance et invite les signataires des principes à faire part de leurs commentaires.L’objectif de cette révision est d’évaluer quelle gouvernance l’organisation des PRI doit adopter pour remplir sa mission.
Alors qu’un décret vient d’agréer l’admission de fonds ouverts négociables sur les marchés réglementés ou les systèmes multilatéraux de négociation (MTF), Euronext, filiale à 100 % d’IntercontinentalExchange (ICE), admettra bientôt ces fonds ouverts sur son marché réglementé à Paris. De fait, ces fonds pourront être négociés sur son système de négociation à la valeur liquidative, précise Euronext dans un communiqué en date du 6 février. «Euronext travaille en étroite collaboration avec les gestionnaires d’actifs et les opérateurs clés du marché afin de développer cette nouvelle offre», indique l’opérateur boursier. Concrètement, ce service, attendu pour le deuxième trimestre 2014, s’appuiera sur le modèle de l’Euronext Fund Service d’Amsterdam, en place depuis 2007 aux Pays-Bas. «Dans un environnement de plus en plus concurrentiel, les gérants d’actifs en France sont constamment à la recherche de nouveaux réseaux de distribution transfrontaliers plus efficaces et plus transparents, souligne la Bourse paneuropéenne. L’Euronext Service Fund entend répondre à ces besoins en offrant un réseau de distribution transfrontalier complémentaire sur tous ses marchés.» Grâce à ce nouveau service, les gérants d’actifs pourront ainsi bénéficier d’une visibilité accrue pour leurs fonds ouverts et d’un accès à une large base d’investisseurs nationaux et internationaux par le biais de la communauté d’Euronext, forte de plus de 200 membres. Les fonds ouverts ainsi négociés sur Euronext seront alors à même de concurrencer d’autres classes d’actifs, comme les actions ou les obligations.
Les actifs gérés dans les fonds allemands ont atteint l’an dernier le niveau record de 2.105 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). Les seuls fonds institutionnels ont totalisé 1.071 milliards d’euros, un nouveau record, contre 982 milliards d’euros fin 2012, relève l’association.Les mandats totalisent 318 milliards d’euros contre 325 milliards d’euros alors que les fonds ouverts au public s’inscrivent fin 2013 à 716 milliards d’euros contre 730 milliards d’euros un an plus tôt. L’association professionnelle explique que ce recul est dû au retrait de sa base statistique des données de Pimco qui ne fournit plus de chiffres par pays depuis 2013. En 2012, les actifs sous gestion de Pimco en Allemagne s'élevaient à plus de 71 milliards d’euros.L’an dernier, la collecte des fonds institutionnels s’est élevée à 76,7 milliards d’euros, là aussi un montant record, alors que la collecte des fonds ouverts au public s’inscrit à 18,7 milliards d’euros. Un bon résultat, estime l’association professionnelle après les turbulences de la crise financière. Un montant en tout cas plus élevé que la moyenne de long terme. Entre 2003 et 2012, les fonds ouverts au public ont collecté en moyenne 14 milliards d’euros par an.Les plus grands fournisseurs des fonds institutionnels ont été les compagnies d’assurances avec un montant de 35,7 milliards d’euros, largement devant les organismes de prévoyance et les fonds de pension (13,7 milliards d’euros), ainsi que les entreprises et fondations d’entreprise (11,9 milliards d’euros).Du côté des fonds ouverts au public, les fonds diversifiés ont enregistré une collecte nette de 18,2 milliards d’euros, dont 9 milliards d’euros investis en actions. En revanche, les fonds actions ont subi une décollecte de 6,6 milliards d’euros, due pour beaucoup au désengagement d’institutionnels pour un montant de 5,6 milliards d’euros. Sans cet impact institutionnel, la décollecte des fonds actions n’est plus que de 1 milliard d’euros.Les fonds obligataires ont attiré de leur côté 8,8 milliards d’euros en net. Les fonds d’obligations américaines ont notamment collecté 2 milliards d’euros et les fonds d’obligations d’entreprises 1,9 milliard d’euros. Les fonds immobiliers ouverts au public ont pour leur part collecté 3,4 milliards d’euros.
La société de gestion Alto Invest a annoncé le lancement de son nouveau fonds FCP Nova Europe, spécialisé dans les PME et ETI cotées. Ce FCP sera investi à 75% en actions de sociétés européennes, dont la capitalisation boursière sera comprise entre 150 millions d’euros et 6 milliards d’euros afin d’optimiser la liquidité. Le fonds sera éligible au futur dispositif PEA-PME mis en place en fin d’année dernière et contiendra à terme entre 20 et 40 valeurs, en privilégiant les entreprises innovantes et exportatrices. Les frais de gestion s’établiront à 2,2% pour la Part A (code ISIN FR0011585520) et 1,2% pour la Part I (code ISIN FR0011585538).
Après la publication de deux livres blancs sur «la philanthropie» et sur «l’éducation et la formation», l’Association française du family office (AFFO) se penche désormais sur la question de l’allocation d’actifs. En 2012, l’association professionnelle a ainsi créé une commission dédiée dont «la fin des travaux interviendra dans le courant de l’année 2014», selon Jean-Marie Paluel-Marmont, président de l’AFFO.Selon son site internet, «la commission publiera, sous l’égide de l’AFFO, un livre blanc décrivant ses recommandations». De fait, «l’allocation d’actifs est une activité importante pour un family office dans le cadre de la gestion d’une partie de la fortune d’une famille ou d’un chef d’entreprise familiale, explique Thierry de Poncheville, vice-président de l’AFFO. Or, il existe différentes stratégies d’allocation d’actifs en fonction des besoins des familles.» L’objectif de cette commission n’est pas de se substituer au rôle du family office mais «de contribuer à améliorer la pratique du métier d’allocation d’actifs, à sa compréhension et à sa reconnaissance dans toute l’étendue de son professionnalisme et de sa complexité», précise l’association sur son site internet. Un livre blanc sur le thème de la «Gouvernance Familiale» sera également publié en 2014 sous l'égide de l’AFFO.
Ce sont deux figures emblématiques de Nyse Euronext qui s’apprêter à prendre du champ. De fait, Roland Bellegarde, patron des marchés et des listings internationaux de Nyse Euronext, devrait quitter l’opérateur boursier dès le mois prochain, rapporte L’Agefi qui reprend une information de Bloomberg. En outre, Mark MacGann, qui assure le lobbying du groupe à Bruxelles, est également annoncé sur le départ. Interrogé par L’Agefi, le groupe ne fait pas de commentaires. Mais des proches du dossier ont confirmé l’information à L’Agefi.
La société de gestion DNCA Finance a annoncé le lancement de son nouveau fonds DNCA PME, spécialisé dans le financement des PME et ETI (Entreprises de taille intermédiaire). Le fonds aura vocation à être éligible au futur dispositif PEA-PME mis en place en fin d’année dernière et visera une performance annualisée supérieure à 7% via une stratégie de «stock picking». DNCA PME sera à tout moment investi à 75% en titres émis par des PME et des ETI. L’exposition en actions pourra varier de 60% à 100%, l’actif net du fonds pouvant être investi jusqu’à 40% en obligations émises par des PME et des ETI. Les frais de gestion s’établiront à 2% pour la Part C (code ISIN FR0011637057) et 1% pour la Part I (code ISIN FR0011637065).
Les volumes échangés l’an passé sur les actions européennes ont bondi de 16%, selon l'étude du cabinet Tabb, qui a interrogé, au quatrième trimestre 2013, 58 gérants (dont 9 hedge funds) totalisant 14.600 milliards d’euros d’actifs sous gestion. L’Agefi rapporte que l'étude souligne pourtant la morosité du secteur du courtage, les commissions versées ne progressant que de 9% pour atteindre 1,09 milliard d’euros (après certes un plongeon de 27% en 2012). Et, surtout, le rebond observé en 2013 ne sera pas confirmé cette année, Tabb misant sur un recul de 7% des commissions à 1,01 milliard. Outre la pression de ses clients gestionnaires d’actifs et d’un environnement réglementaire mouvant, les investisseurs se tournent toujours davantage vers le courtage automatisé sur la base d’algorithmes. Ce mode de trading a même représenté selon Tabb la majorité des commissions l’an dernier, soit 51% et 5 points de plus qu’en 2012.
L’Association française de la gestion financière (AFG) va poursuivre cette année son activité de promotion internationale de la gestion française, l’initiative «Paris Fund Industry», a indiqué l’association professionnelle le 4 février à l’occasion de la présentation de son bilan annuel.L’AFG travaille d’ailleurs avec le régulateur à la mise au point des derniers textes d’application de la directive AIFM. Plus de 30 SGP françaises ont déjà obtenu l’agrément prévu par ce texte, devançant largement la date butoir fixée à juillet 2014 afin notamment de saisir les opportunités qu’il ouvre à l’exportation.En attendant, l’AFG va pour la première fois organiser une manifestation de promotion en Allemagne et répéter l’exercice au Royaume-Uni, et en Suisse où les sociétés de gestion entrepreneuriales françaises sont très dynamiques. Tout en mettant en avant dans ces manifestations les atouts de la France dans l’exercice des métiers de la gestion d’actifs, comme la fiscalité favorable des impatriés ou l’absence de taxe sur les fonds, l’AFG continue de dénoncer l’avant-projet de taxe européenne sur les transactions financières qui aurait, s’il devait être adopté dans une mouture proche de celle proposée il y a un an par la Commission, des conséquences «dévastatrices», a rappelé Pierre Bollon, délégué général de l’association. Paul-Henri de La Porte du Theil, président de l’AFG, a estimé qu’il fallait rester très vigilant sur ce dossier. Il a par ailleurs insisté sur la volonté de l’association de faire avancer la cause de la place de Paris. L’AFG participera aux réflexions récemment lancées ou annoncées par les pouvoirs publics, «proposant des mesures permettant à notre Place de Gestion» de retrouver ou renforcer sa compétitivité internationale.
Après une année 2013 en demi-teinte, le marché des sukuk pourrait redémarrer cette année et dépasser la barre des 100 milliards de dollars pour la troisième année consécutive, estime l’agence Standard & Poor’s dans une étude parue le 4 février.Les émissions de sukuk lancées par les entreprises et les véhicules d’infrastructures de la région du Golfe devraient enregistrer une croissance à deux chiffres en 2014, en raison notamment des énormes besoins en matière de financement des infrastructures. En 2013, les volumes d'émission ont reculé de 13%.Pour la première fois depuis 2007, les émissions d’entreprises ont progressé de 20% l’an dernier alors que les émissions souveraines diminuaient de 26%. Cette tendance pourrait se poursuivre en 2014 et en 2015.Dans les pays africains, les sukuk souverains pourraient lentement s’imposer comme une possibilité de diversification par rapport aux émetteurs traditionnels asiatiques et de la région du Golfe.Cela dit, Standard & Poor’s estime que de nouveaux aménagements réglementaires sont nécessaires pour renforcer l’encadrement du marché, abaisser les barrières à l’entrée et approfondir la liquidité de ces marchés.
Le spécialiste du smart beta, ERI Scientific Beta, a annoncé le 4 février que l’ensemble des indices smart beta au nombre de 2.958 disponibles sur la plateforme http://www.scientificbeta.com/ sont désormais accessibles selon des modalités totalement transparentes.Cette transparence permet aux indices de Scientific Beta de se conformer totalement aux recommandations de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) sur la transparence des indices financiers. Elle permet également aux contreparties sur le marché des indices de vérifier et d’analyser les historiques de performance publiés par ERI Scientific Beta.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 4 février le lancement d’un nouvel indice combinant les deux thèmes d’investissement de la basse volatilité et du rendement. L’indice S&P Europe 350 Low Volatility High Dividend mesure la performance de 50 sociétés à dividendes élevés au sein de l’indice S&P Europe 350 qui répondent à des exigences de diversification, de volatilité et de liquidité.Cette combinaison des thèmes basse volatilité et dividendes élevés a déjà été appliquée à l’indice S&P 500.
La fédération des Bourses européennes (FESE) et l’organisation indépendante FIX Trading Community, qui travaille notamment à l’harmonisation des règles sur les marchés, ont annoncé le 3 février l’adoption d’une nouvelle norme, le Market Model Typology (MMT). Cette nouvelle norme, qui doit être désormais prise en compte par tous les participants, va permettre une standardisation des données et contribuer à une meilleure compréhension des types d’activités menées par les opérateurs de marchés.Le standard MMT avait été à l’origine lancé pour la fédération européenne pour accompagner la mise en oeuvre des recommandations du CESR sur le reporting post-trade. Ce standard devrait faciliter la consolidation des données en vue de la création d’une base de données européenne.
La City de Londres a créé 3.350 emplois en janvier, soit le plus haut niveau depuis 18 mois, selon le cabinet de chasseur de têtes Astbury Marsden, dévoile Les Echos. Sur les trois derniers mois, les créations de postes ont progressé de 37% sur un an. Seul bémol: beaucoup de postes créés concernent les métiers réglementaires, ce qui n’indique pas nécessairement un rebond de l’activité cœur de métier.
D’après «Les Cahiers de l’Epargne» publiés par le cabinet Pair Conseil, le patrimoine des ménages aurait progressé seulement de 1,8 % en 2013 pour atteindre 12.000 milliards d’euros. Le cabinet de conseil souligne que le patrimoine financier des mêmes ménages enregistrerait une progression de 4,9 % en 2013, après 5,2 % en 2012.Pair Conseil note toutefois que le marché des nouveaux placements financiers des ménages «a confirmé en 2013 son niveau historiquement faible», ressortant à environ 75 milliards d’euros, après 84,4 milliards en 2012 et 131 milliards en 2010.
En application de l’article D. 214-22-1 du Code monétaire et financier, seules les actions ou parts d’OPCVM autorisées à la commercialisation en France dont l’objectif de gestion est fondé sur un indice peuvent faire l’objet d’une admission aux négociations sur un marché d’instruments financiers réglementé à la condition que ces organismes aient mis en place un dispositif permettant de s’assurer que le cours de leurs actions ou parts ne s'écarte pas sensiblement de leur valeur liquidative. Afin de faciliter l’accès des fonds français aux investisseurs, un décret assouplit les conditions d’admission aux négociations des parts de fonds, en élargissant notamment le champ des fonds concernés à l’ensemble des OPCVM et des FIA.
Selon les statistiques de Cogent Partners, intermédiaire spécialisé dans la gestion alternative, que reprend L’Agefi, le total des transactions de parts de fonds de private equity a atteint le montant record de 27,5 milliards de dollars, soit 10% de plus qu’en 2012 et 22% de plus qu’en 2010. Ce dynamisme a alimenté la hausse des prix, qui a atteint un sommet depuis 2007. «Les firmes de private equity ont pleinement profité du redressement économique, des taux d’intérêts réduits et des conditions favorables sur les marchés actions et de dette pour redistribuer des montants record aux investisseurs», explique Cogent. Pour l’intermédiaire, toutes les conditions sont ainsi réunies pour que le marché continue à progresser en 2014. Il anticipe une augmentation du montant des transactions supérieure à 10%.
Selon les premières estimations de Ahorro Corporación dévoilées par Funds People, le secteur espagnol de la gestion d’actifs aurait enregistré une collecte nette de 3,7 milliards d’euros au cours du mois de janvier 2014, portant ainsi les encours totaux à 161,8 milliards d’euros. Il s’agit du quatorzième mois consécutif de croissance des actifs sous gestion pour le marché espagnol. De fait, depuis son point bas de juillet 2012, les encours de l’industrie ont enregistré une progression de 37 milliards d’euros.
Alors que le bal des publications annuelles débute en France, le consensus FactSet, retraité par PrimeView, table sur un bond de 23 % de résultats nets, en masse, des sociétés du CAC 40, à 73,6 milliards d’euros après un recul en 2012 (59,8 milliards), révèle Les Echos. Le quotidien économique rappelle toutefois que ce montant serait encore très loin du record de 2007, année au cours de laquelle les sociétés du CAC 40 avaient cumulé 92,2 milliards de profits. Cette croissance des bénéfices devrait être soutenue à la fois par la réduction de la perte d’Arcelor Mittal et par l’amélioration significative des résultats des sociétés financières, telles le Crédit Agricole.Pour 2014, les analystes font également preuve d’optimisme, le consensus pronostiquant une hausse de 19 % des profits des ténors de la cote française, à plus de 87 milliards d’euros.