Les fonds communs de placement espagnols ont réalisé une collecte nette de 554,1 millions d’euros au cours du mois d’avril, selon des statistiques publiées par le cabinet VDOS. Au cours du mois écoulé, le secteur espagnol de la gestion d’actifs a également bénéficié d’un effet marché positif à hauteur de 770 millions d’euros. Ainsi, à fin avril, les encours s’établissent à 220,67 milliards d’euros, en hausse de 0,60% par rapport au mois de mars. Au cours du mois d’avril, la palme de la meilleure collecte nette revient à Santander, qui a engrangé 184,44 millions d’euros de flux nets. La banque espagnole devance Bankia (175,33 millions d’euros de collecte nette), Kutxabank (134,18 millions d’euros), BBVA (100,69 millions d’euros) et, enfin, Grupo Banesco (96,22 millions d’euros).A l’inverse, CaixaBank a subi la plus forte décollecte nette mensuelle, avec 285 millions d’euros de rachats nets. Suivent Bankinter (-65,8 millions d’euros), Allianz (-59,4 millions d’euros), Deutsche Bank (-46 millions d’euros) et, enfin, Banca March (-40,3 millions d’euros).
Le cours d’Euronext était en hausse de 1,31%, à 38,345 euros en fin de matinée après la présentation par la Bourse paneuropéenne de son plan stratégique à horizon 2019. Le groupe, qui continue de prévoir des réductions de coûts, a identifié six secteurs de croissance et a programmé une enveloppe d’investissements et d’acquisitions de 100 à 150 millions d’euros sur la période.
La Bourse continentale a trouvé un accord avec les Pays-Bas sur ses exigences en capital qui contraignaient, depuis son IPO en 2014, sa politique d'acquisition et de dividendes.
Les volumes d'émissions de titrisations ont touché un nouveau point bas en Europe, selon L’Agefi. Au cours du premier trimestre, les émissions publiques de titrisations ont atteint 14,3 milliards d’euros, soit une chute de plus de 27% des volumes par rapport à la même période l’année dernière, indiquent les chiffres publiés fin avril par le lobby financier AFME. Le montant des émissions publiques, tiré à la hausse par les titrisations de prêts immobiliers résidentiels britanniques (RMBS), recule aussi par rapport au dernier trimestre de l’année dernière, où il atteignait 15,6 milliards d’euros. Les volumes d'émissions publiques frôlaient les 420 milliards d’euros en 2007 et atteignaient seulement 81,5 milliards d’euros en 2015, selon l’AFME.
Selon une étude de Citigroup, les grands groupes mondiaux versent de plus en plus de dividendes, rapporte L’Agefi. Les entreprises du MSCI World ont redistribué 51% de leurs bénéfices 2015. Ce taux dit de «pay-out» était de 43% il y a deux ans, rappellent les analystes, et la moyenne de long terme s'établit à 46%. Avec 90%, le Royaume-Uni détient le record mondial, du fait notamment de la forte présence à la Bourse de Londres de groupes miniers. Suivent l’Australie (81%), l’Amérique Latine (65%) et l’Europe continentale (65%). Les Etats-Unis se situent juste en dessous des 50%. Au total, les dividendes versés par le MSCI World ont offert un rendement de 2,7% alors que celui de l’indice des obligations d’Etats établi par Citi n’est que de 0,8%.
La Bourse paneuropéenne et le ministère des Finances néerlandais ont trouvé un accord sur les exigences en fonds propres du groupe, selon un communiqué publié mercredi par Euronext NV. Cet armistice met fin au litige qui opposait le groupe à sa tutelle devant la justice des Pays-Bas.
Solactive AG et BlueStar Indexes s’associent pour le lancement de deux indices sur l'économie israélienne. Le Solactive-BlueStar Israel Domestic Exposure Index (IDEI) et le Solactive-BlueStar Israel Global Exposure Index utilisent l’indice parent BlueStar Israel Global Index – Total Investable Market, qui inclut toutes les entreprises israéliennes ou liées au marché israélien, comme base pour leur univers de sélection. Le premier permet de s’exposer à une sélection de sociétés israéliennes, le second à des entreprises d’envergure internationale qui ont un lien fort avec Israél. Pour les deux indices les sociétés ont une capitalisation minimale de 50 millions de dollars.
Après une année 2015 morose, le marché français a enregistré un rebond de ses activités de fusions & acquisitions en phase initiale. C’est ce que révèle la dernière édition de l’indice Deal Flow Predictor (DFP) publié par Intralinks. Le marché français enregistre une croissance de 13,8 % au premier trimestre 2016, «qui devrait se traduire par une augmentation du nombre de transactions au cours des six à neuf prochains mois», prévoit Intralinks.Déstabilisée par les inquiétudes liées au Brexit, la croissance au Royaume-Uni des activités de fusions & acquisitions en phase initiale s’est ralentie et atteint 3 % par rapport au trimestre correspondant de l’an dernier, alors qu’elle était de 14 % au dernier trimestre 2015. De son côté, l’Allemagne enregistre un déclin de 8,4 % des activités de fusions & acquisitions en phase initiale. « L’Allemagne est l’un des principaux exportateurs de biens d'équipement et ressent donc fortement le ralentissement de la demande chinoise», selon Intralinks, qui ajoute que les bons résultats obtenus par le parti d’extrême droite AFD lors des élections de mars outre-Rhin renforcent l’hésitation des experts en M&A. En mars 2016, la croissance des fusions & acquisitions en phase initiale en Allemagne a chuté de 25 % par rapport à mars 2015.
George Osborne a brandi la menace de « dizaines de milliers » de pertes d’emplois éventuelles dans le secteur des services financiers si la Grande-Bretagne quitte l’Union européenne, affirmant que 285.000 emplois dans le secteur sont liés à des activités avec l’Europe. Ces estimations se basent sur une nouvelle étude du Trésor montrant qu’environ 100.000 emplois dans les services financiers sont directement liés aux exportations avec l’Union européenne, tandis que 185.000 dépendent de la demande indirecte créée par cette activité.
Regain d'aversion pour le risque oblige, les investisseurs ont retiré 17 milliards de dollars des fonds actions la semaine dernière et 2 milliards du high yield.
La surperformance des comptes trimestriels doit être relativisée après les fortes révisions à la baisse du consensus ces dernières semaines. L’Europe souffre plus que les Etats-Unis.
L’agence de notation Fitch a encore abaissé le 5 mai la note à long terme du Brésil, confronté à une grave crise économique et politique, et n’exclut pas une nouvelle dégradation à l’avenir. Fitch avait déjà relégué le Brésil mi-décembre dans la catégorie des émetteurs de dette spéculatifs, en ramenant sa note à long terme à «BB+". Elle l’a de nouveau abaissée d’un cran jeudi, à «BB», en l’assortissant d’une perspective négative. Dans son communiqué, Fitch dit réagir à «la contraction plus forte qu’anticipé de l'économie, l'échec du gouvernement à stabiliser les prévisions pour les finances publiques, ainsi que le blocage législatif qui perdure et l’incertitude politique élevée» qui nuisent, selon elle, à la confiance et à la gouvernabilité du pays.