La montée en puissance des FinTech devrait profondément modifier les règles du jeu dans la distribution des fonds. Tel est du moins le diagnostic que dresse l’ALFI, l’association luxembourgeoise des fonds d’investissement, dans le cadre d’une étude publiée conjointement avec Deloitte (« How can FinTech facilitate Fund Distribution »). « L’industrie de la gestion d’actifs a aujourd’hui une occasion unique de réinventer et de moderniser la distribution de fonds et de répondre ainsi aux défis qui se posent tant au niveau des marchés qu’au niveau opérationnel, au profit des investisseurs actuels et futurs », avance Denise Voss, la présidente de l’ALFI.D’après cette étude, l’émergence des FinTech commence à transformer le secteur financier à l’échelle de la planète, une multitude de nouveaux acteurs suscitant un intérêt croissant de la part des marchés, des clients et des investisseurs. Pour l’ALFI, les prestataires de services au secteur de la gestion d’actifs établis au Luxembourg sont toutefois bien placés pour aider les gestionnaires d’actifs et les intermédiaires de la distribution à maîtriser les changements qui se dessinent. Pour Denise Voss, FinTech est d’ailleurs bien plus qu’un simple mot à la mode. De fait, les FinTech auront « un impact fondamental sur les modèles d’affaires des gestionnaires d’actifs, des intermédiaires de la distribution et des prestataires de services qui, en plus, sont confrontés à de nouveau comportements de la part des investisseurs », observe la présidente de l’ALFI. Dans un tel contexte, « l’écosystème de la gestion d’investissements doit non seulement améliorer son efficience mais également offrir une meilleure expérience client s’il veut continuer à prospérer », ajoute Denise Voss.Dans ce cadre, afin d’aider les gestionnaires d’actifs et les distributeurs à adapter leurs modèles d’affaires à cette nouvelle donne, l’ALFI a mis en place son « FinTech/Digital Forum ». Objectif : mettre en évidence les défis et les opportunités engendrés par les nouvelles technologies numériques. La menace est loin d’être anodine. L’étude de l’ALFI et de Deloitte souligne en effet que, au niveau mondial, les investissements dans le secteur FinTech augmentent de manière exponentielle, ceux-ci ayant triplé de 2013 à 2014 pour atteindre 12 milliards de dollars. En outre, sur le seul territoire luxembourgeois, un « nombre impressionnant de nouvelles entreprises » ont vu le jour ces dernières années, avec désormais plus de 150 sociétés FinTech offrant des infrastructures ou services informatiques ainsi que des services aux entreprises basés sur des logiciels ou des technologies. Parmi les nouvelles technologies qui ont récemment vu le jour, l’étude cite le Blockchain, l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique, les plateformes numériques d’investissements ou encore le prêt entre particuliers. « La nouvelle génération d’investisseurs veut être plus proche des gestionnaires d’actifs, être mieux outillée pour comparer ses investissements à des investissements de référence, investir de manière socialement responsable et avoir accès à des plateformes d’investissement en ligne », énumèrent les auteurs de l’étude. Par ailleurs, L’ALFI et Deloitte soulignent que le « Big Data » et les services analytiques réussissent à « faire parler » les nombreuses données récoltées et peuvent ainsi produire des modèles descriptifs et prédictifs des comportements des investisseurs, mesurer aussi bien les performances que les risques ou offrir une meilleure connaissance des marchés. « Des gestionnaires d’actifs performants adapteront leurs stratégies de marketing et de gestion des produits à la mentalité et aux habitudes de la nouvelle génération d’investisseurs en utilisant les FinTech pour tirer profit de la vaste gamme déjà disponible de sources de données, y compris de sources externes comme les média sociaux », avance l’étude. De même, « les atouts clés de plateformes en ligne seront l’éducation des investisseurs, la mesure des risques et des performances, des fonctionnalités de tenues de compte, la comparaison de l’évolution de la fortune des clients avec leurs objectifs d’investissement ainsi que l’information sur les marchés, ajoute l’étude. Ces plateformes numériques enrichies stimuleront les canaux de distribution directe aux clients finaux à la fois au niveau des petits investisseurs et des investisseurs institutionnels. »L’ALFI et le secteur luxembourgeois de la gestion d’actifs estiment toutefois avoir des atouts à faire valoir face à cette nouvelle concurrence. « Agents de transfert, plateformes de gestion des ordres, administrations centrales et dépositaires ont un rôle majeur à jouer dans les changements déclenchés par les FinTech, estime l’ALFI. Les acteurs luxembourgeois doivent activement promouvoir l’innovation au niveau local et entrer en relation avec les perturbateurs, les « modernisateurs » et les vecteurs de croissance afin de rester à la pointe des développements, d’adapter leurs modèles d’affaires avec agilité et d’éviter que des innovations ne leur soient imposées de l’étranger. »
BinckBank a annoncé mercredi que le site Binck.fr a rejoint la plate-forme informatique commune du groupe depuis le lundi 29 février. « Ce regroupement permet au site de bourse en ligne Binck.fr de proposer aux investisseurs Français plus de fonctionnalités, l’accès à de nouveaux marchés boursiers et une appli mobile », souligne le spécialiste de la bourse en ligne leader aux Pays-Bas et en Belgique. Parmi les améliorations, les utilisateurs pourront notamment profiter du nouveau logiciel ProTrader, une « petite salle de marché personnalisable avec graphiques et palmarès en temps réel et flux continu ». Outre l’accès à de nouvelles Bourses (Suisse, Danemark, Finlande, Luxembourg, Norvège, Suède), les clients pourront aussi s’aventurer sur le marché du gré à gré américain.
La Bourse américaine Intercontinental Exchange serait en train de discuter avec des banques en vue de financer une offre d’achat sur le London Stock Exchange, rapporte Bloomberg. Le 1er mars, ICE a annoncé qu’il envisageait de faire une offre sur la Bourse de Londres, qui avait dévoilé une semaine plus tôt un projet de rapprochement avec Deutsche Börse. Le groupe américain, conseillé par Morgan Stanley et Moelis, a jusqu’au 29 mars inclus pour présenter une offre formelle.
Les «closet indexers» sont sur le déclin. Ces fonds, qui se revendiquent être gérés activement mais qui reproduisent largement l’indice tout en facturant des frais de gestion active, et qui sont ces derniers temps dans le collimateur des régulateurs, sont de moins en moins présents dans le paysage même si Morningstar indique dans une étude sur l’active share qu’un fonds d’actions européennes sur cinq est géré très proche de son indice.Rédigé par Mathieu Caquineau, Matias Möttölä et Jeffrey Schumacher, trois analystes seniors de l’équipe européenne de recherche sur la gestion d’actifs, ce rapport examine comment la part de gestion active a évolué ces dix dernières années, de 2005 à 2015, pour les catégories Morningstar Actions Europe Grandes Capitalisations Value, Actions Europe Grandes Capitalisations Mixte et Actions Europe Grandes Capitalisations Croissance, constituées de fonds de grandes capitalisations européennes et regroupant 456 fonds. Il s’agit d’un rapport détaillé qui examine la part de gestion active en Europe sous de nombreux angles, notamment son évolution historique, les relations entre la part de gestion active et la performance d’une part et le risque d’autre part et enfin le rôle que peut jouer cet outil dans la sélection de fonds. L'étude utilise les inventaires de portefeuille des fonds européens collectés par Morningstar depuis le début des années 2000.« Bien que nous ayons identifié qu’un fonds d’actions européennes sur cinq pouvait être qualifié de « closet indexer », nos recherches montrent que la proportion de ces fonds s’est réduite », remarque Mathieu Caquineau. « L’active share moyen des fonds a considérablement baissé pendant la crise financière de 2008 et 2009, mais a augmenté à un rythme régulier depuis. En Europe, nous observons une surveillance accrue des régulateurs dans de nombreux pays, ce qui pourrait conduire à un changement structurel et notamment à diminuer la proportion de fonds gérés proches de leur indice sur le marché. » Mathieu Caquineau ajoute que « les investisseurs qui utilisent l’active share comme outil de sélection de fonds doivent être prudents. Plus la part de gestion active augmente, plus la dispersion de performance et le risque augmentent fortement. On retrouve les meilleurs fonds comme les moins performants parmi les fonds les plus actifs. C’est bien l’expertise des gérants dans la prise de paris actifs par rapport à l’indice qui génère la surperformance. Parmi les fonds les moins actifs, nous avons constaté que presque tous les fonds gérés très proches de l’indice sous-performent. Si les frais sont élevés, un tel fonds est rarement un bon choix. Les investisseurs doivent comparer attentivement les coûts car pour un même niveau d’active share, les fonds peuvent avoir des frais très différents. Nous pensons qu’il est préférable de combiner l’utilisation de l’active share à d’autres outils quantitatifs et qualitatifs. »Bien que les fonds dans le quartile d’active share le plus élevé affichent des frais moyens supérieurs de 33 points de base à ceux du quartile le moins actif, les investisseurs européens surpayent les fonds peu actifs lorsque les frais sont calculés par unité d’active share, constate l'étude. Les fonds avec la part de gestion active la plus élevée ont des biais de style plus forts que la moyenne de l'échantillon. Par exemple, l’exposition des portefeuilles aux petites et moyennes capitalisations passe d’une moyenne de 8% pour les fonds les moins actifs à 30% pour les plus actifs. Cela complique l’utilisation de l’active share dans la sélection des fonds, car ces biais de style peuvent ne pas être souhaitables du point de vue de l’investisseur. Historiquement, les fonds appartenant au quartile le plus actif ont dégagé de meilleures performances, en moyenne, que ceux du quartile le moins actif. Sur quatre des cinq périodes de cinq ans étudiées, les fonds les plus actifs ont en moyenne surperformé les fonds des autres quartiles. Cependant, la dispersion de performance est la plus élevée pour les fonds les plus actifs : ce serait donc une erreur de se baser uniquement sur l’active share pour sélectionner des fonds. L'écart de performance entre les fonds les moins actifs et les plus actifs a diminué, revenant à 40 points de base pour la période courant de juin 2010 à juin 2015.
L’indice HFRI fund Weighted Composite a gagné 0,5% en février, après une chute de 2,46% en janvier, a annoncé le fournisseur de données HFR. Cette performance, la plus élevée depuis octobre 2015, permet à l’indice de réduire sa perte à 1,97% depuis le début de l’année. « Volatil et incertain, l’environnement de marché actuel (…) s’est retourné pour favoriser les stratégies macro, notamment quantitatives, ainsi que les fonds CTA (contrat à terme, ndlr) suivant des tendances », note Kenneth J. Heinz, le président de HFR. L’indice des fonds systématiques a ainsi engrangé 2,99% en février, la deuxième meilleure performance derrière les stratégies actions privilégiant un biais short.
L’action du spécialiste britannique des solutions de paiement Worldpay enregistrait une chute de plus de 10% après l’annonce d’un résultat opérationnel annuel en hausse de 8% à 406 millions de livres (525 millions d’euros), conforme aux attentes du marché. Le titre cédait 10,79% à 260,4 pence en milieu de journée, la plus forte baisse de l’indice FTSE 100 qui recule de 0,77% à ce stade. «Nous nous attendons à verser notre premier dividende fin 2016", a déclaré mardi le directeur financier Rick Medlock en présentant les résultats annuels.
Les flux du marché des ETF européens sont passés en territoire négatif en février pour la première fois depuis septembre 2014, indique le dernier baromètre réalisé par Lyxor. Les sorties nettes représentent 271 millions d’euros, après des collectes nettes respectives de 8,5 et 1,9 milliard en décembre 2015 et janvier 2016. Les ETF actions ont enregistré des sorties record de 2,4 milliards, tandis que les ETF obligataires ont engrangé 1,9 milliard. « Les obligations souveraines européennes ont fait l’objet d’importantes entrées de capitaux de 871 millions d’euros, à la faveur des anticipations d’une nouvelle annonce d’assouplissement quantitatif lors de la prochaine réunion de la BCE en mars », souligne Lyxor.
Les flux du marché des ETF européens sont passés en territoire négatif en février pour la première fois depuis septembre 2014, indique le dernier baromètre des tendances mensuelles réalisé par Lyxor. Les sorties nettes de capitaux ont ainsi représenté 271 millions d’euros, après des collectes nettes respectives de 8,5 et 1,9 milliard d’euros en décembre 2015 et janvier 2016. Les ETF actions ont enregistré des sorties record de 2,4 milliards d’euros, tandis que les ETF obligataires ont engrangé 1,9 milliard. « Les obligations souveraines européennes ont fait l’objet d’importantes entrées de capitaux de 871 millions d’euros, à la faveur des anticipations d’une nouvelle annonce d’assouplissement quantitatif lors de la prochaine réunion de la BCE en mars », souligne Lyxor.
Deux chercheurs de la Banque des règlements internationaux proposent une explication alternative aux flux de capitaux sortant de Chine ces derniers mois.
La société britannique de private equity AnaCap a annoncé aujourd’hui l’acquisition, auprès de General Electric et Royal Bank of Scotland, de deux portefeuilles de prêts douteux italiens d’une valeur nominale globale de 2 milliards d’euros. Détenus par deux véhicules de titrisation, les actifs sont composés de prêts aux PME sécurisés et non sécurisés, comportant également une exposition à l’immobilier résidentiel et commercial. Cette opération porte l’encours d’actifs douteux italiens détenus par AnaCap à 4,5 milliards d’euros.
Le London Stock Exchange (LSE) a fait état ce vendredi d’une hausse de 31% de son bénéfice imposable ajusté au titre de 2015 et a plaidé dans la foulée pour un rapprochement avec son concurrent allemand Deutsche Börse. La semaine dernière, les deux Bourses ont annoncé un projet de fusion pour créer un géant européen capable de s’opposer aux ambitions européennes de l’américain Intercontinental Exchange (ICE). Il y a quelques jours, ICE a répliqué en confirmant envisager une offre d’achat sur le LSE.