En 2015, les fonds (OPC) français ont renoué avec une collecte nette positive globale de 21,6 milliards d’euros, contre des sorties nettes de 21,4 milliards d’euros en 2014, selon les statistiques communiquées par l’Association française de la gestion financière (AFG). Celle-ci s’est concentrée sur les fonds diversifiés (+14 milliards d’euros) et les fonds monétaires (+23 milliards d’euros). Les souscriptions nettes sur les fonds actions s’élèvent à 3 milliards d’euros. Les encours globaux sous gestion en France (mandats et OPC) poursuivent ainsi leur progression en 2015, avec une hausse de 170 milliards d’euros soit 5% approchant les 3 600 milliards d’euros. Depuis le point bas de 2008, le taux de croissance annualisé est de 5,3%. L’encours des OPC de droit français augmente de +5,2%, et approche 1 700 milliards d’euros, dont 920 milliards d’euros de FIA et 763 milliards d’euros d’OPCVM, tandis que les mandats des clients français et étrangers (y compris les fonds étrangers gérés en France) croissent de +4,7%, dépassant désormais les 1 900 milliards d’euros. L’an dernier, les sociétés de gestion ont été confrontées d’une part à une pression sur les revenus résultant, entre autres, de l’accroissement de la part de la gestion passive, de la contraction de la demande institutionnelle locale et de l’arrivée de nouveaux acteurs, et d’autre part à une hausse de leurs charges liées aux coûts d’adaptation règlementaire, d’investissement technologique et de développement commercial. Les rapprochements entre sociétés et/ou les restructurations dans le cas de sociétés d’un même groupe sont dynamisés par cet « effet de ciseau » qui incite à la recherche de la taille nécessaire au développement des activités, et a concerné 38 SGP en 2015. Parallèlement le dynamisme des créations de nouvelles SGP, notamment entrepreneuriales, se poursuit avec la création de 31 sociétés cette année. Au total, à fin 2015, le marché français comptait 627 SGP, en légère diminution de 7 unités sur un an après le pic atteint l’an dernier (634). A fin 2015, l’encours des fonds domiciliés en Europe atteint 12 637 milliards d’euros (en hausse de 11,9% sur un an). Si l’on considère les marchés où la gestion financière des fonds d’investissement est effectivement réalisée, la France garde sa troisième place, avec une part de marché de 15,8%, derrière le Royaume-Uni (21,4%) et l’Allemagne (18,1%). En incluant la gestion sous mandat, la gestion française est le deuxième marché européen avec 20% de parts de marché, souligne l’AFG. En termes de domiciliation d’OPC, avec une part de marché de 27,7%, le Luxembourg – centre off shore dont les activités sont centrées sur la domiciliation et l’administration de fonds – consolide son premier rang en Europe. En deuxième place, l’Irlande continue sa progression (15,0%), suivi de l’Allemagne (13,7%) et de la France (13,3%). En distinguant selon la catégorie juridique des fonds, la part de marché des fonds français est de 21% pour les fonds FIA (2ème place en Europe) et de 9% pour les fonds OPCVM (4ème place en Europe). Au-delà du bilan de la gestion de l’année écoulée, l’association professionnelle n’oublie pas de renouveler son souhait d’une réorientation de l'épargne vers le long terme. L’AFG rappelle que la faiblesse des rémunérations des comptes et livrets et sur les marchés de taux, particulièrement pour les titres de dettes publiques, impacte de façon croissante les contrats d’épargne investis de façon dominante en obligations. A titre de comparaison, le poids des actions cotées, détenues directement ou indirectement, dans le patrimoine financier des épargnants anglo-saxons est de l’ordre de trois fois supérieur à celui des ménages français. Dans une logique de long terme, il résulte de cet écart dans la structure des patrimoines un risque de sous-rémunération de l’épargne, affectant plus particulièrement les jeunes actifs. «Ce constat montre l’importance et l’urgence de la réorientation progressive des placements des ménages, dans un cadre réglementairement et fiscalement adapté, vers des solutions d’épargne à long terme qui favorisent réellement, et plus qu’aujourd’hui, l’investissement en fonds propres d’entreprises. Les deux missions de l’AFG « Fiscalité de l’épargne », « Financement des PME/ETI » et sa commission « Solutions d’épargne » feront, en 2016, des propositions concrètes en ce sens», indique l’association. Cette réorientation aurait une double vertu : d’une part faire bénéficier directement et davantage les épargnants des revenus générés par des patrimoines mieux valorisés, et d’autre part assurer un volume et des flux de financement réguliers vers les besoins d’investissements à long terme nécessaires à la croissance...
A 296,8 millions d’euros au 31 decembre 2015 contre 152 millions d’euros un an plus tôt, le montant des fonds collectés dans le cadre du financement participatif (crowdfunding) en France a doublé en un an, a indiqué l’Association Financement Participatif France (*). Dans le détail, les prêts représentent une part prépondérante de ces financements. Ils s'élèvent à 196,3 millions d’euros dont 137,5 millions en prêt rémunéré aux particuliers, 31,6 millions en prêt rémunéré aux entreprises, 24,1 millions en obligations et 3,1 millions en prêt non rémunéré. Pour leur part, les fonds collectés sous forme de dons et d’investissement sont d’une importance équivalente. Les premiers pèsent 50,2 millions - essentiellement avec récompenses. Les seconds s'établissent à 50,3 millions, quasi exclusivement en capital. A noter que les investissements ont enregistré une croissance comparable au financement global via le crowfunding. En 2014, ils représentaient 25,4 millions d’euros. (*) Selon l’enquête réalisée par le cabinet de conseil Compinnov portant sur 66 réponses de plateformes, dont 25 en don, 27 en prêt et 14 en investissement.
Xavier Rolet, directeur général du London Stock Exchange, revient dans Les Echos sur la nervosité des Bourses. Selon lui, si l’on considère une perspective de long terme, la volatilité n’a pas beaucoup changé, parce que les banques centrales restent en soutien des marchés financiers. Il y a eu des chocs ou menaces externes sur l'économie européenne ces derniers mois et il y aura toujours de nouvelles surprises qui créent des pics de volatilité. «Et il y en aura d’autres cette année, entre les risques géopolitiques, le référendum sur le Brexit ou les élections américaines. Mais, entre 2008 et 2015, les banques centrales ont pris des mesures importantes, en menant des politiques de taux très faibles, en lançant des « quantitative easings », ce qui a soutenu les marchés obligataires et les marchés des actions. Il n’y a pas de raison que leur politique se renverse», anticipe le directeur du LSE. Il admet que «notre environnement de taux négatifs peut inquiéter car il n’est pas sain». Xavier Rolet propose dans un tel contexte de «réconcilier les populations avec l'économie de marché, celle qui est tournée vers l’investissement en capital et l’innovation. Et que l’on diminue donc notre dépendance à la dette».
Stoxx Ltd a lancé le 4 février une gamme d’indice «bas carbone». La gamme STOXX Low Carbon est composée de quatre sous-catégories d’indices proposant différents degrés d’exposition au carbone. L’objectif est de permettre une réduction du risque carbone dans les portefeuille et de participer à la croissance d’une économie bas carbone, note le pourvoyeur d’indices dans un communiqué. La gamme a été conçue pour être utilisée par des fonds indiciels et produits structurés. Les indices sont construits à partir de données sur les émissions de carbone mesurées et estimées par CDP Europe. Les quatre catégories sont STOXX Low Carbon Indices, STOXX Reported Low Carbon Indices, STOXX Industry Leaders Indices et STOXX Low Carbon Footprint Indices.
Après avoir atteint le régime de «Forte aversion au risque» à la fin du troisième trimestre, l’indicateur de Régime de Marché (MRI) publié par State Street Global Advisors a reculé au quatrième trimestre et terminé en régime «Normal». Il a débuté la période en régime de «Forte aversion» en raison du niveau défavorable de deux facteurs sur trois (volatilité implicite des actions et spread de la dette). Sous l’effet de la détente des trois facteurs, le signal a reculé tout au long du mois d’octobre pour revenir à un régime «Normal» à la mi-mois. Il est ensuite remonté en novembre, renouant avec le régime de «Forte aversion au risque» en milieu de mois. Début décembre, il s'établissait juste au-dessus du seuil de ce dernier. Le signal est ensuite rapidement redescendu dans le régime Normal poury rester jusqu'à la fin de l’année. À ce stade, la volatilité implicite des devises avait reculé, le spread de la dette restait défavorable et la volatilité implicite des actions se normalisait.
Les sociétés européennes devraient verser à leurs actionnaires des dividendes d’un montant record d’environ 315 milliards d’euros en 2016, selon Allianz Global Investors (AllianzGI). L’an dernier, les sociétés européennes ont versé à leurs actionnaires des dividendes d’un montant total d’environ 304 milliards d’euros, soit le niveau le plus élevé jamais enregistré. Malgré un début d’année 2016 tourmenté pour les marchés, les sociétés de l’indice MSCI Europe sont susceptibles de verser des dividendes d’un montant total supérieur de 3 % à celui constaté en 2015, selon une étude réalisée par AllianzGI. Sur la base des estimations du gestionnaire d’actifs, le rendement moyen du dividende en 2016 devrait s’établir aux alentours de 3,5 %.Selon Joerg de Vries-Hippen, CIO Actions européennes d’AllianzGI et gérant du fonds Allianz European Equity Dividend, la zone euro continue sur la voie de la reprise, en dépit d’incertitudes croissantes : « Le bas niveau des prix des matières premières, le maintien d’une politique monétaire accommodante et la faiblesse de l’euro sont autant de facteurs favorables. Dans ce contexte, bon nombre de sociétés européennes sont parvenues à enregistrer de solides chiffres d’affaires. »
L’encours des fonds de pension espagnols a enregistré une croissance de 4% en 2015 pour atteindre 104,5 milliards d’euros, selon des données publiées par Inverco, l’association professionnelle de la gestion d’actifs. Sur l’ensemble de l’année écoulée, les collecte nette s’élève à 512 millions d’euros. Les seuls fonds de pension individuels ont réalisé 948 millions d’euros de souscriptions nettes, précise Inverco.En 2015, les fonds de pension espagnols ont dégagé un rendement de 1,78%. Les performances sont toutefois très disparates selon les régimes. Ainsi, les fonds de pension professionnels ont enregistré un rendement de 2,88 % tandis que les fonds de pension individuels ont dégagé un rendement de 1,21%.
Le timing a été parfait. L’industrie financière s’est félicitée du Bilan de la gestion collective d’Europerformance SIX Telekurs, marquant un retour à la collecte sur les fonds de droit français en 2015. Un mois plus tard, les dernières statistiques de l’agence de mesure de l’analyse de la performance font office de douche froide. En janvier 2016, la décollecte a atteint 25,32 milliards d’euros et l’encours global à 817 milliards marque une baisse de 4,55 % - compte tenu également de l’effet performance négatif ou nul pour les grandes classes d’actifs. Dans le détail, une fois de plus, ce sont les monétaires qui ont subi les rachats les plus importants. Les fonds obligations ont également enregistré des sorties nettes mais dans des proportions nettement moindres. Quant aux fonds «actions», ils font exception en ayant capté de nouveaux flux. En chiffres, côté monétaires, le recul est de 8,15 % avec une décollecte de 26,82 milliards d’euros. Au sein de la catégorie, les fonds de trésorerie de court terme ont même subi une variation négative de leur encours de 17,26 % en perdant 11,65 milliards. De leur côté, les fonds obligataires ont également décollecté mais dans des proportions nettement moindres. L’ensemble de la classe d’actifs perd 104,95 millions, entraînant une variation des actifs sous gestion de 0,89 %, exclusivement en raison des sorties nettes subies par les fonds investis en obligations de la zone euro (-164,02 millions). Les fonds d’obligations européennes et les fonds d’obligations internationales ont également décollecté (-34,8 millions et -74,27 millions respectivement) mais les fonds d’obligations à haut rendement ont limité les rachats nets en captant 165,84 millions. A noter, sur le front des résultats, que la performance moyenne de la catégorie ressort dans le rouge (-0,93 %) avec de forts reculs sur l’Europe (-2,44 %) et les émergents (-3,70 %). Dans un genre un peu différent, les fonds d’obligations convertibles ont enregistré des rachats de 56,26 millions d’euros, et une variation de leurs encours de 2,12 %. Les fonds investis sur la zone euro et l’Europe sont responsables des rachats subis par la classe d’actifs. Ils perdent respectivement 84,51 millions et 79,82 millions. Pour leur part, les fonds d’obligations convertibles investis à l’international ont capté 108,08 millions. Quant à la performance moyenne de la catégorie, elle marque un recul de 1,55 %. La perte la plus forte concerne les fonds à l’international (-1,69 %), et la plus faible, ceux investis sur la zone euro (-1,47 %). Enfin, à la différence des autres classes d’actifs, les fonds investis en actions ont attiré les investisseurs. Ils ont enregistré des souscriptions nettes de 1,57 milliard d’euros. Contrairement à ce qu’il s’est passé pour la classe d’actifs obligataire, ce sont les fonds investis en titres européens qui ont été responsables de cette progression. Ils ont collecté en net 2,05 milliards. Loin devant les fonds investis en actions internationales (120,06 millions). Parmi les autres catégories «actions», ce sont les fonds composés d’actions Asie/Pacifique qui ont le plus décollecté (319,28 millions). Quoi qu’il en soit, compte tenu de l’effet performance négatif de cette classe d’actifs (-3,98 % pour l’ensemble dont -5,04 % pour les OPCVM investis sur le marché américain et -4,35 % pour ceux à l’international), l’encours des fonds actions a reculé de 3,76 % en janvier.
En 2015, les réseaux de conseillers financiers en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 33,4 milliards d’euros, selon Assoreti, l’association professionnelle du secteur. Il s’agit de la collecte la plus importante jamais réalisée. Les épargnants ont privilégié les produits de gestion d’actifs, qui ont drainé 29,3 milliards d’euros, soit 87,9 % de la collecte totale. Dans ce domaine, plus de la moitié des investissements nets réalisés concerne l’assurance, avec 16,6 milliards d’euros. Les gestions sous mandat drainent 7,3 milliards d’euros. En revanche, la collecte des OPCVM a été plus contenue, à 4,6 milliards d’euros.
La Chine prend cette année la tête du classement des Fintech les plus innovantes publié par KPMG et la société d’investissement australienne H2 Ventures dans leur rapport international 2015 sur le secteur. La Fintech chinoise est en pleine expansion avec 7 représentants dans le classement global, contre une seule en 2014. Encore peu présente parmi les leaders de la Fintech, la France se distingue néanmoins en 2015. Le classement accueille en effet cette année dans la catégorie des Fintech les plus innovantes, SlimPay, qui propose un moyen rapide et sécurisé pour payer ses abonnements et ses achats fréquents en ligne. Avec 19 pays représentés, le classement Fintech 100 permet de mettre en évidence la variété des origines des Fintech puisqu’on dénombre 40 Fintech aux Etats-Unis, 22 dans la région Asie-Pacifique, 20 dans la région Europe, Moyen-Orient, Afrique (hors Royaume-Uni) et 18 au Royaume-Uni. Le rapport 2015 fait aussi apparaître le nouveau visage des Fintech. En effet, de plus en plus de services liés aux paiements, devises et transactions, tels que le crowdfunding, émergent dans le classement, avec 25% de Fintech représentées. Les services liés à l’assurance se développent également, avec 7 Fintech présentes cette année dans le classement contre aucune en 2014. Le classement fait également apparaître un basculement des technologies dites «disruptors» vers les technologies dites «enablers» : 25 Fintech «enablers» sont présentes dans le classement 2015, contre 7 en 2014. Les Fintech «disruptors» sont les acteurs qui créent des perturbations positives, avec un modèle en rupture avec l’existant, tandis que les «enablers» sont des sociétés dont le rôle est de favoriser la mise en place et le développement de stratégies numériques et de commerce électronique au sein des entreprises, fonctionnant ainsi comme des modèles facilitateurs. «Loin d'être des menaces, les Fintech sont aujourd’hui des opportunités pour les banques traditionnelles qui doivent se réinventer, aussi bien au niveau de leurs produits et services qu’en matière de relation avec leurs clients, en s’appuyant sur ces technologies innovantes. La capacité d’adaptation de l’industrie financière à ces nouvelles technologies est l’un des défis majeurs du secteur», explique Fabrice Odent, associé KPMG, responsable des activités Financial services. Le numéro un du classement est la société chinoise ZhongAn, une entreprise innovante d’assurance de biens en ligne. Viennent ensuite Oscar (Etagts-Unis), Wealthfront (Etats-Unis), Qufenqi (Chine), Funding Circle (Royaume-Uni), Kreditech (Allemagne), Avant (Etats-Unis), Atome Bank (Royaume-Uni), Klarna (Suède) et OurCrowd (Israël).
L’assurance vie séduit toujours autant les épargnants. En 2015, le «placement préféré des Français» a en effet drainé une collecte nette de 24,6 milliards d’euros, après 22,6 milliards d’euros de souscriptions nettes en 2014, selon des chiffres publiés ce 28 janvier par l’Association Française de l’Assurance (AFA). Mieux, l’année 2015 a confirmé la montée en puissance des unités de compte (UC). Avec 13 milliards d’euros de collecte nette, ces supports ont représenté 54% de la collecte nette totale en 2015. Un niveau record, comme l’observe l’AFA. Pour mémoire, en 2014, les UC avaient enregistré une collecte nette de 7 milliards d’euros. A l’inverse, la part des fonds euros a sensiblement diminuant, affichant une collecte nette de 11 milliards d’euros en 2015 contre 16 milliards d’euros en 2014.Grâce à cette forte collecte nette, l’encours de l’assurance vie atteint désormais 1.580 milliards d’euros fin 2015 contre 1.522 milliards d’euros fin 2014, en hausse de 3,8%. L’encours des UC s’élève à 281 milliards d’euros contre 259 milliards un an plus tôt, tandis que l’encours des supports euros ressort 1.299 milliards d’euros contre 1.263 milliards d’euros un an auparavant.L’Association française de l’Assurance a également fait le point sur les contrats Eurocroissance. A fin 2015, l’AFA recense 123.000 contrats souscrits pour un encours total de 1,7 milliard d’euros. Quant aux contrats Vie Génération, qualifié de «produit de niche» par l’AFA, le marché compte 2.100 contrants souscrits pour 311 millions d’euros d’encours. Par ailleurs, en 2015, les assureurs ont poursuivi leurs efforts en matière de financement des PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaires). L’an dernier, les compagnies ont ainsi investi 53,4 milliards d’euros dans les PME et ETI – un chiffre en hausse de 5% par rapport à 2014 – dont 25,5 milliards d’euros via des financements par la dette (fonds obligataires, placements privés, titrisation de crédits) et 27,9 milliards d’euros via des financements en capital (private equity, PME cotées).En tenant compte de l’ensemble des activités, l’assurance française a réalisé un chiffre d’affaires de 208 milliards d’euros en 2015, en progression de 3,9% par rapport à 2014. Les cotisations en assurances de personnes ont augmenté de 4,7% pour atteindre 156 milliards d’euros tandis que les cotisations en assurances de biens et responsabilités ont progressé de 1,5% pour s’établir à 52 milliards d’euros.
Avec une augmentation de 16 % en volume, le marché européen de l’investissement en immobilier d’entreprise a été très dynamique en 2015. BNP Paribas Real Estate qui a réalisée une enquête sur l’activité de cette classe d’actifs pointe plusieurs raisons à cela. Les fonds propres sont plus importants, le développement spéculatif est nettement moindre et, surtout, la prime de risque immobilière est toujours très conséquente malgré des taux de rendement historiquement bas. «Grâce à sa forte croissance économique, le Royaume-Uni (86 milliards d’euros) a déjà dépassé depuis 2 ans le record de 2006", détaille l'étude. «L’Allemagne (56 milliards d’euros) récolte les fruits de sa politique économique et tangente son record de 2007. Les investisseurs étrangers ont joué le bas de cycle en Espagne, en Italie et au Portugal qui enregistrent un bond de 61 % (21 milliards d’euros). De même, le Benelux enregistre une hausse de 21 % en 2015 (13 milliards d’euros)», poursuit BNP Paribas Real Estate. L'éclairage réalisée sur le marché de l’investissement en France démontre qu’avec 29 milliards d’euros, ce dernier est en progression de 4 % par rapport à 2014. Le deuxième semestre s’est révélé particulièrement dynamique, terminant par un quatrième trimestre record (11 milliards d’euros engagés). « Pour 2016, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France devraient avoisiner 30 milliards d’euros, voire dépasser le record de 2007 si la croissance se confirme », précise Laurent Boucher, Président de BNP Paribas Real Estate Advisory France. Par ailleurs, le responsable a relevé un début d’année très actif. " Les taux restent bas et la prime de risque immobilière n’a jamais été aussi élevée», a-t-il ajouté. Dans le détail, avec 16,2 milliards d’euros investis au cours de l’année 2015, les bureaux de la Région Parisienne sont en augmentation de près de 11 %. «Les investisseurs ont encore privilégié les secteurs tertiaires matures, et Paris demeure bien positionnée en englobant 42 % des placements», indique l’enquête. Les opérations supérieures à 100 millions d’euros représentent plus des deux tiers des transactions. En raison des taux financiers toujours bas et d’un afflux de liquidités toujours important, les taux « prime » sont tous orientés à la baisse. Dans plusieurs secteurs, les taux « prime » sont désormais plus bas que ceux enregistrés en 2007, notamment dans Paris QCA (3,25 %), dans Paris hors QCA (3,75 %), le Croissant Ouest (3,90 %) et la 1ère Couronne (4,50 %). En revanche, il reste du potentiel de compression pour les secteurs de La Défense, avec 4,90 % et la 2ème Couronne (5,90 %). Ces taux devraient continuer à se réduire dans certains segments « prime », avec une contraction de l’ordre de 25 points de base attendus dans le Croissant Ouest, Paris hors QCA et en Première Couronne, ainsi que près de 50 points pour la Seconde Couronne. A noter enfin que le marché des bureaux franciliens de moins de 25 millions d’euros a représenté un volume de plus d’1,3 milliards d’euros pour plus d’une centaine de transactions. Ce marché, moins sensible à l’environnement économique international, reste peu cyclique, toujours très actif et rassurant pour les investisseurs patrimoniaux.
La société Swift a annoncé mercredi 28 janvier que plus de 200 institutions financières ont rejoint Know Your Customer (KYC) Registry, une base de données centralisée qui référence et maintient une série d’informations standardisées sur les institutions financières, requises en matière de conformité KYC. Le registre en question est utilisé par les institutions dans plus de 200 pays et territoires, avec près de 1 150 banques en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique; 325 dans les Amériques, et plus de 550 dans la région Asie-Pacifique, note un communiqué. SWIFT permet à ses utilisateurs d'échanger des informations financières automatisées, standardisées de façon sécurisée et fiable, réduisant ainsi les coûts, le risque opérationnel et éliminant les inefficacités opérationnelles.Dans le détail, le KYC Registry fournit des informations qui concernent les banques dans leur activité de Correspondent Banking, les distributeurs de fonds mais aussi les dépositaires. Les banques alimentent la solution avec des données et des documentations « de base » agréées. Une fois validées par SWIFT, ces données peuvent être partagées par les banques auprès de leurs contreparties. Chaque banque reste propriétaire de ses données et contrôle auprès de quelles institutions ces informations peuvent être partagées. Les banques ne paient pas pour la contribution de leurs données ou lorsqu’elles utilisent le registre pour partager leurs données KYC avec d’autres utilisateurs.
Le Comité de direction de Climate Bonds Initiative vient de confirmer que Vigeo Eiris, agence internationale de notation et d’analyse ESG (environnementale, sociale et gouvernance) des entreprises, est dorénavant Vérificateur approuvé CBI pour les émissions obligataires vertes ou «green bonds».Le rôle premier de Vigeo Eiris au titre de Vérificateur, sera d'évaluer de manière indépendante les projets et émissions éligibles afin de déterminer leur conformité avec les critères de Climate Bonds Initiative. Le rôle de Vérificateur fait partie intégrante des Standards définis par CBI et du processus de Certification.Selon Michael Notat, Directeur des Marchés de Vigeo Eiris, «le travail et la réputation de Climate Bonds Initiative sont des références pour le développement des émissions obligataires durables et responsables. Acteur fortement engagé sur ce marché et ayant accompagné les émetteurs d'émissions obligataires depuis 2012, il était important pour Vigeo Eiris de participer à cette initiative. Nous sommes ravis de travailler avec Climate Bonds Standards pour accompagner les investisseurs et les émetteurs à profiter de ce nouveau marché».
L’indice mondial de confiance des investisseurs « State Street Investor Confidence Index » (ICI) est en baisse pour le mois de janvier 2016. Il s’établit à 108,8 en janvier, soit 1,7 point en moins par rapport au niveau de 110,5 (en données corrigées) enregistré en décembre. Le recul de la confiance résulte d’une baisse de 110,5 à 108,8 de l’indice de la confiance en Amérique du Nord, ainsi que du repli de 1,5 point de l’indice en Asie, et de 0,1 point de l’indice en Europe. « Nous avons connu un effondrement sans précédent des marchés boursiers dans le monde, commente Jessica Donohue, Vice-Présidente Exécutive et Chief Innovation Officer de State Street Global Exchange. La chute des cours du pétrole, la réaction au ralentissement de la demande face à la menace de surproduction et le ralentissement de la croissance chinoise ont contribué à éroder la confiance des investisseurs au cours du mois de janvier. »L’indice attribue une signification particulière aux changements de sentiment des investisseurs vis-à-vis du risque : plus le pourcentage de leurs placements en actions est élevé, plus leur tolérance au risque, et par conséquent leur confiance, est grande. 100 correspond au niveau neutre, où les allocations des investisseurs en actifs à haut risque n’augmentent pas plus qu’elles ne diminuent. L’indice diffère des mesures fondées sur des enquêtes, car il s’appuie sur les transactions réellement effectuées par les investisseurs institutionnels, et non sur leurs opinions.
L’endettement excessif des entreprises est la nouvelle maladie des pays émergents, estiment les économistes de la Coface. La situation des pays émergents, dont la croissance a été divisée par deux en cinq ans (3,9% prévu en 2016), se complique davantage avec la montée de l’endettement des entreprises, sous l’effet des politiques monétaires expansionnistes et de la chute des prix des matières premières. Selon les économistes de Coface, les entreprises chinoises figurent parmi les plus endettées : leur dette représente plus de 160% du PIB, soit 60 points de plus qu’en 2008. Viennent ensuite la Turquie (+30 points), le Brésil (+17 points), la Russie (+14 points) et la Malaisie (+11 points). Les entreprises turques, dont un tiers de la dette est libellée en dollar, s’avèrent aujourd’hui être parmi les plus exposées au risque de change. Principale lueur d’espoir à moyen terme : les gains de compétitivité résultant des dépréciations récentes des devises émergentes. Seule l’Europe centrale reste peu touchée à ce stade. La Hongrie et la Lettonie profitent d’une croissance solide, soutenue par la consommation des ménages, et d’une hausse des exportations vers d’autres pays européens plutôt que la Russie. L’endettement des entreprises touche l’ensemble des secteurs, mais ce sont les secteurs cycliques qui souffrent le plus. Julien Marcilly, chef économiste de la Coface, a cité deux secteurs particulièrement pénalisés au cours de la conférence de la Coface de mardi : l'énergie et la construction. Les deux autres risques pointés par la Coface sont la croissance faible et les tensions politiques.
La rémunération médiane des salariés du secteur de la gestion d’actifs, bonus inclus, a chuté de 17% pour atteindre 83.000 livres en 2015 contre environ 100.000 livres en 2014, rapporte FTfm qui évoque des chiffres compilés par le cabinet Emolument à partir de 7.2000 professionnels de la gestion dans le monde. De fait, les gestionnaires d’actifs ont connu un exercice 2015 compliqué, marqué par une érosion de leurs actifs sous gestion et une baisse de leurs chiffres d’affaires, conduisant à couper dans les salaires et les bonus, tout particulièrement aux Etats-Unis et en Asie-Pacifique, selon Emolument. Selon le cabinet de conseil Casey Quirk, les marges opérationnelles de l’industrie mondiale de la gestion ont chuté de 32% en 2015, une première depuis la crise financière de 2008-2009. Par ailleurs, les actifs gérés par l’industrie mondiale des fonds a baissé de 2,4 % à 65.000 milliards de dollars en 2015, tandis que les revenus ont reculé de 2,9%.
Les produits de Bourse ont connu en 2015 une forte activité avec 7,3 milliards d’euros échangés, en hausse de 14% par rapport aux deux années précédentes, a indiqué jeudi 21 janvier l’Association française des produits dérivés de Bourse (AFPDB). Les volumes ont renoué avec ceux connus en 2012, année marquée aussi par des regains de volatilité sur les marchés.Dans le détail, l’AFPDB note que les produits à effet de levier ont dominé largement les échanges avec plus de 96% du total des transactions. «La facilité d’accès à différents types de levier (avec ou sans barrière désactivante, constant), toujours en limitant le risque à la prime investie, a amené les investisseurs à utiliser de plus en plus fréquemment ces produits : leurs volumes ont progressé en globalité de 17,2% par rapport à 2014 à 7,05 milliards d’euros et se rapprochent de ceux de 2010 (7,4 milliards), une des années records pour l’industrie des produits de Bourse», précise l’Association.Les produits d’investissement affichent des volumes en repli à 274 millions d’euros échangés sur l’année (-33%). Les investisseurs ont continué à être actifs sur ces produits au 1er trimestre, les marchés actions grimpant alors vers leurs plus hauts annuels. Avec l’alternance ensuite de mouvements haussiers et baissiers les trimestres suivants ont été plus calmes. Même si les investisseurs sont le plus souvent restés en position, certificats 100% par exemple, attendant des jours meilleurs. La diversification offerte par ces produits qui suivent les mouvements d’indice ou de paniers d’actions permettent tout à fait cette stratégie. Les Bonus cappés ont bien résisté et ont continué à collecter à eux-seuls 60% des transactions sur l’année 2015. Enfin, les émetteurs ont lancé plus de 140.000 nouveaux produits (+21% par rapport à 2014).
Le Livret A n’a plus les faveurs des épargnants français. Sur l’ensemble de l’exercice 2015, le livret d’épargne a en effet enregistré une décollecte nette de 9,29 milliards d’euros, malgré 290 millions d’entrées nettes en décembre 2015, selon des données publiées ce 21 janvier par la Caisse des Dépôts. En 2014, la décollecte nette avait atteint 6,13 milliards d’euros. Dans un tel contexte, les encours du Livret A ressortent à 255,9 milliards d’euros fin décembre 2015 contre 263 milliards d’euros fin décembre 2014.Le Livret de Développement Durable s’en sort mieux, malgré des indicateurs dans le rouge. Ainsi, sur l’ensemble de l’année 2015, le LDD a subi 1,72 milliard d’euros de décollecte nette, malgré 370 millions d’euros de flux nets entrants en décembre 2015. A fin 2015, ses encours s’établissent à 101,3 milliards d’euros contre 102,1 milliards d’euros fin 2014.En cumulant les deux livrets d’épargne, la décollecte nette atteint 11,02 milliards d’euros en 2015, après 6,14 milliards d’euros de sorties nettes en 2014. Les encours totaux des deux produits s’élèvent à 357,2 milliards d’euros à fin décembre 2015, contre 365,1 milliards d’euros à fin décembre 2014.
A l’heure où les investisseurs institutionnels sont particulièrement préoccupés par la vision court-termiste des marchés financiers, le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices (S&P DJI) a annoncé, ce 21 janvier, le lancement de l’indice S&P Long-Term Value Creation (LTVC) Global. Ce nouvel indice est conçu pour suivre les entreprises qui présentent un potentiel de création de valeur à long terme au regard de critères durables et de leur qualité financière. Le fonds de pension canadien Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB), cofondateur de l’initiative «Focusing Capital on the Long Term» (FCLT), a travaillé en étroite collaboration avec S&P DJI pour développer ce nouvel indice.L’indice S&P LTVC Global est constitué d’entreprises ayant démontré leur capacité à gérer à la fois des opportunités en termes économiques ou de gouvernance et des risques tout en se concentrant sur une stratégie à long terme. Ces entreprises doivent également bénéficier d’un long historique en termes de qualité financière. «Les entreprises qui présentent ces caractéristiques arrivent davantage à préserver et maintenir un avantage concurrentiel et, ansi, à soutenir la création de valeur pour leurs actionnaires et autres parties prenantes», précise S&P DJI dans un communiqué.Ce nouvel indice est construit en combinant des indicateurs de mesure qualitatifs et quantitatifs au sein d’un seul outil de mesure afin de déterminer le potentiel de valeur ajoutée à long terme. L’outil «Economic Dimension Scores», fournit par RobecoSAM, est intégré dans l’évaluation qualitative afin de juger de l’efficacité de la gouvernance d’entreprise. Pour sa part, l’évaluation quantitative repose sur des indicateurs de rendements d’investissements à long terme, comme le «return on equity» ou des ratios de levier et de bilans.