L’association Paris Europlace s’est félicitée de la place de premier plan mondial en matière de finance responsable et de contribution à l'économie durable occupée par Paris. Dans ce cadre, à l’issue de la COP 21, elle a rappelé dans un communiqué les engagements pris par plusieurs grands acteurs français. Les sociétés de gestion françaises (Amundi, Natixis AM, Mirova…) ont ainsi annoncé le lancement de fonds d’investissement dans des projets liés à la transition énergétique et se sont engagées à réduire l’empreinte carbone de leurs portefeuilles. Sur ce sujet, note l’association, plusieurs investisseurs français (Amundi, Axa, la Banque Postale AM, BNP Paribas IP, la Caisse des Dépôts, Mirova) ont rejoint deux initiatives lancées ces derniers mois : Montreal Pledge, qui se présente comme un regroupement de 120 investisseurs, représentant 10.000 milliards de dollars d’actifs, engagés à mesurer, rendre public et réduire l’empreinte carbone de leurs portefeuilles. Et «Portfolio Decarbonization Coalition», qui supervise la décarbonation de près de 230 milliards de dollars d’actifs sous gestion gérés par 23 signataires.Du côté du capital-investissement, cinq sociétés représentant 70 milliards d’euros d’actifs sous gestion (Apax Partners, Ardian, Eurazeo, LBO France et PAI Partners) ont créé l'« Initiative Carbone 2020 » et s’engagent à publier et à réduire l’empreinte carbone de leurs participations à horizon 2020, indique un communiqué.Les banques françaises (BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Société Générale) ont aussi annoncé la réduction massive de leurs investissements dans les industries ayant trait au charbon et le développement des investissements dans les énergies renouvelables. Par ailleurs, dans le secteur de l’assurance, «Axa a déclaré en mai dernier lors du Climate Finance Day qu’il allait désinvestir la totalité de ses expositions au charbon d’ici la fin de l’année et tripler ses investissements verts, tandis que CNP Assurances a lancé un fonds d’infrastructures vertes et va doubler ses investissements dans les énergies renouvelables d’ici 2017", indique l’association.Côté entreprises, les grands groupes énergéticiens français (EDF et ENGIE) se sont engagés à ne plus développer de nouveaux projets dans l’industrie du charbon et à construire massivement dans le secteur des énergies renouvelables. Le mouvement suit également l’engouement des acteurs français pour les Green Bonds, la France étant le premier émetteur mondial avec 11 milliards de dollars d'émissions en 2014 sur les 50 milliards au total.Enfin, Euronext a rejoint la Sustainable Stock Exchange Initiative (SSE) des Nations Unies et annoncé le lancement du premier indice boursier qui mesure la performance énergétique des 100 plus grandes sociétés européennes émettant le plus faible niveau de CO2 dans leurs secteurs.
A l’issue d’une réunion de deux jours, le comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a décidé hier à l’unanimité de relever de 25 points de base sa fourchette d’objectif du taux des Fed Funds à 0,25%-0,50%, rapporte L’Agefi. «Avec une économie qui se comporte bien et qui devrait continuer à le faire, le comité a jugé qu’une hausse modeste de l’objectif des Fed Funds est maintenant appropriée», a expliqué Janet Yellen, présidente de la Fed. Elle a néanmoins souligné que, «même après cette hausse, la politique monétaire reste accommodante» et que son resserrement serait «progressif» en fonction de l'évolution de l’inflation. Plusieurs banques ont annoncé qu’elles répercuteraient dès jeudi la décision de la Fed sur leurs propres taux de base. Largement anticipée, cette première hausse des taux depuis 2006 a été saluée par la Bourse, le Dow Jones et le S&P 500 finissant sur un gain respectif de 1,3% et 1,5%. Les contrats sur les futures de taux indiquent que les traders anticipent désormais une prochaine hausse des taux en avril.
Les actifs sous gestion des fonds de droit français ont progressé de 2,28 % en novembre, ce qui porte leur encours global à 856,13 milliards d’euros. Une hausse qui s’explique à fois par un effet collecte de 10 milliards d’euros et un effet marché positif pour l’ensemble des grandes classes d’actifs. Plus précisément, selon ses statistiques mensuelles, Europeformance SIX Telekurs relève que les fonds monétaires ont été en grande partie responsables de l’effet collecte. Cette classe d’actifs a capté 9,74 milliards d’euros. Les fonds obligataires ont su, pour leur part, attirer 743,49 milliards d’euros. Deux catégories en ont été largement responsables : les fonds d’obligations de la zone euro et les fonds d’obligations à haut rendement (+443,54 millions et +269,25 millions respectivement). En revanche, les fonds investis en obligations des pays émergents n’ont collecté en net que 10,22 millions. En matière de performances, la catégorie investie en titres de la zone euro et celle sur l’Europe ont affiché des hausses de respectivement +0,42 % et +1,98 %.De leur côté, les fonds d’obligations convertibles ont enregistré des souscriptions nettes globales de 103,04 millions. Les fonds à l’international ont capté 45,35 millions contre 32,18 millions pour celle investies sur le Vieux Continent. Côté performances, la classe d’actifs affiche un gain moyen de +0,33 %, sachant que les catégories de fonds investis en titres internationaux et européens ont été les plus performantes (+0,44 % et +0,62 % respectivement) Finalement, ce sont les fonds de long terme qui n’ont pas fait recette. Les fonds investis en actions ont subi des rachats nets de 975,53 millions d’euros. Trois grandes catégories en ont fait les frais. Les fonds investis en actions européennes (-420,25 millions), en actions américaines (-336,96 millions) et en actions de la région Asie/Pacifique (-499,46 millions). L’effet « performances » est venue limiter ces sorties. Notamment pour la catégorie « Actions Amérique » qui affiche un gain moyen de 4,18 %, tandis que celle investies en actions européennes a progressé de +2,59 %. Enfin, on notera que les fonds d’actions internationales ont à la fois collecté (+95,63 millions) et connu un effet marché positif (+2,97 %)
« Les entreprises accompagnées par le capital-investissement français ont créé à nouveau en 2014 de l’emploi et de la valeur. En net des créations et suppressions de postes, elles ont généré autant d’emplois nouveaux qu’il en a été détruit dans le secteur marchand. Par ailleurs, elles ont produit deux fois plus de croissance que le PIB français». Telles sont les conclusions de l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et EY qui ont publié hier les chiffres 2014 de la croissance des entreprises accompagnées par les acteurs français du capital-investissement. Au cours des cinq dernières années, de 2010 à 2014, 314.041 emplois nets ont été créés (effectifs totaux France et étranger) par les entreprises françaises accompagnées par les acteurs français du capital-investissement, alors qu’en France le secteur marchand supprimait 123.200 emplois. Dans le détail, 60.913 nouveaux emplois nets ont été générés, quand le secteur marchand français en perdait 63.400. «Ces créations d’emplois proviennent d’une grande diversité de secteurs tant de l’économie traditionnelle, y compris de l’industrie, que des secteurs d’avenir. 99% de l’emploi créé se répartit à parts égales entre les entreprises accompagnées par le capital développement et le capital transmission / LBO», indique l'étude. Compte tenu de ces résultats, les entreprises accompagnées par le capital-investissement français ont maintenu entre 2010 et 2014 une croissance moyenne cumulée de leurs chiffres d’affaires de +22,4%, soit plus du double de la croissance cumulée du PIB nominal français (+ 10,0%). En 2014, la croissance du chiffre d’affaires des entreprises s’établit à + 1,4%, à comparer à 0,8% pour la croissance du PIB national français. L’étude « Impact économique des acteurs français du capital-investissement en 2014 » est disponible sur les sites : www.afic.asso.fr et www.ey.com.
SAAFI, cabinet français spécialisé dans l’assurance Takaful, lance en collaboration avec Al Maali, groupe spécialisé dans les services professionnels liés à la finance et l’économie islamiques, deux formations : l’Islamic Banking Qualification et l’Islamic Takaful Qualification. Ces formation seront dispensées à Paris et Marseille. «Il s’agit de formations intensives en langue française qui bénéficient d’une double certification par Al Maali Institute et la Knowledge & Human Development Authority du gouvernement de Dubaï», précise Ezzedine Ghlamallah, directeur de SAAFI, dans un communiqué. La société rappelle que la finance islamique connaît un déploiement exponentiel de ses actifs, passés de 150 millions de dollars en 1995 à 2.000 milliards de dollars cette année. «Les statistiques annoncent un montant qui devrait atteindre 6.500 milliards de dollars à l’horizon 2020", anticipe SAAFI.
FTSE Russell a annoncé le 8 décembre qu’il suspendait Volkswagen de son indice FTSE4Good en raison du scandale des tests d'émissions truqués. Cet indice ne regroupe que des sociétés respectant certains critères environnementaux, sociaux et de gouvernance."La société est supposée avoir trompé des organismes gouvernementaux et les consommateurs sur les émissions de ses véhicules par le biais d’un logiciel destiné à contourner les normes des tests», explique FTSE Russell dans un communiqué. «La suspension fait suite à un examen de Volkswagen par le biais du Controversy Monitor de FTSE qui évalue l’importance des crises ou des polémiques, la réaction de l’entreprise et dans quelle mesure l’ensemble du secteur s’en trouve affecté». Le fournisseur d’indices précise qu’une société suspendue ne peut plus être réincorporée dans l’indice avant deux ans au moins. La suspension prendra effet le 21 décembre.
S&P Dow Jones Indices («S&P DJI») a annoncé le 7 décembre le lancement de l’indice S&P 500 Low Volatility Target Beta Index conçu pour suivre l’indice S&P 500® Low Volatility Index, tout en maintenant le même niveau de risque de marché que le S&P 500. Natixis a obtenu l’autorisation d’utiliser ce nouvel indice pour le développement de produits.L’indice S&P 500 Low Volatility Target Beta Index utilise un système de pondération basé sur le beta. Le nouvel indice inclut un facteur de levier qui change en fonction du bêta historique réalisé, l’objectif étant de rapprocher le beta de l’indice, de celui du S&P500. À chaque rééquilibrage mensuel, la pondération du S&P500 Low Volatility Index est définie proportionnellement à l’inverse de son beta.“Le S&P500 Low Volatility Target Beta Index est un indice dynamique,” indique Vinit Srivastava, senior director, Strategy Indices, S&P Dow Jones Indices. “L’indice mesure la performance des titres à faible volatilité au sein du S&P500, tout en maintenant le niveau du risque de marché global de ce dernier.” “Le nouvel indice est une simple illustration d’une stratégie d’exposition dynamique appliquée à un thème d’investissement en pleine croissance, dans ce cas le concept de faible volatilité,”précise Sam Rosenberg, Head of Equity Derivatives Sales and Financial Engineering pour la région Amérique chez Natixis.
Les sociétés disposant de davantage de femmes au sein de leurs conseils d’administration ont dégagé un retour sur fonds propres supérieur de 36 % à celles qui manquent de diversité au sein de leurs instances dirigeantes depuis 2010, selon une étude de MSCI citée par le Financial Times fund management. Le fournisseur d’indices a examiné les 1.643 entreprises composant l’indice MSCI Monde et a montré que les groupes dont les conseils d’administration composés d’au moins trois femmes (ou d’une femme directrice générale et d’une femme membre du conseil) affichent un retour sur fonds propres de 10,1 % contre 7,4 % pour les autres.
L’Edhec a accéléré ses travaux académiques sur la performance des indices de marché dits « low carbon » tandis que sa division Scientific Beta compte lancer des indices « low carbon » à partir d’avril 2016 après avoir déjà mis à disposition sur sa plate-forme créée en 2012 plus de 3.000 indices et lancé commercialement 33 indices, rapporte le quotidien Les Echos. Les indices de l’Edhec se distingueront des autres par une approche basée sur le « smart beta ». Ces indices devraient prendre en compte plusieurs facteurs afin d’encourager la diversification des portefeuilles. L’objectif est de permettre 75 % d’empreinte carbone en moins par rapport aux autres indices et une performance financière 50 % supérieure.
Le fournisseur d’indices smart beta Eri Scientific Beta a annoncé une nouvelle famille d’indices multi smart factor baptisés Quality Multi-Beta Indices, qui sont proposés sur sa plateforme www.scientificbeta.com depuis le 12 novembre, précise un communiqué. Les indices combinent deux facteurs de qualité, soit un investissement limité et une profitabilité élevée. Ils existent en version hautement liquide ou à liquidité normale et avec ou sans neutralité de secteur ou de région géographique.
La gestion d’actifs britannique retrouve des couleurs. Après avoir modestement engrangé 231 millions de livres en septembre, le secteur a en effet enregistré une collecte nette de 1,18 milliard de livre au cours du mois d’octobre, selon des publiées ce 30 novembre par Investment Association, l’association britannique des gestionnaires d’actifs. Dans le détail, les fonds dédiés aux clients ont capté 1,21 milliard de livres de flux nets tandis que les fonds réservés aux institutionnels ont subi, à l’inverse, une décollecte de 32 millions de livres.Sur le segment «retail», toutes les classes d’actifs affichent une collecte nette positive, à l’exception des fonds monétaires qui ont subi 93 millions de livres de sorties nettes. Les fonds actions ont ainsi engrangé 710 millions de livres de flux nets tandis que les fonds obligataires ont réalisé une collecte nette de 109 millions de livres, mettant fin à six mois consécutif de rachats nets. En octobre, les fonds mixtes et les fonds immobiliers ont, pour leur part, enregistré une collecte nette de 220 millions de livres et de 135 millions de livres respectivement.Grâce à ces belles performances commerciales et un effet de marché positif, les actifs sous gestion du secteur s’établissent à 860,11 milliards de livres à fin octobre 2015 contre 830 milliards de livres à fin septembre 2015.
Vendredi 27 novembre s’est achevé sur une séance noire pour le marché actions chinois. Selon L’Agefi, l’ouverture d’une enquête concernant les trois plus importantes sociétés de courtage du pays a fait chuter l’indice composite de Shanghai de 5,5%, alors qu’il avait réussi à rester stable sur les quatre premiers jours de la semaine. La correction a même atteint 6,1% sur la place de Shenzhen et 6,5% pour le ChiNext.
L’Euribor évolue. Selon L’Agefi, l’administrateur de l’indice bancaire de référence européen, l’EMMI, a soumis à consultation depuis fin octobre un nouveau mode de calcul, pour prévenir toute tentative de manipulation de l’indice. L’EMMI, qui a déjà mené des réformes pour renforcer la gouvernance et la qualité de l’Euribor, suit ainsi les recommandations du Conseil de stabilité financière (FSB). Afin de restaurer la crédibilité des indices éclaboussés par les scandales de manipulation, celui-ci a préconisé en 2014 de développer des indices basés sur des transactions et non plus des estimations des banques. L’Euribor remanié entend ainsi tenir compte de la moindre activité des banques sur le marché interbancaire et de l'élargissement de leurs sources de financement.
L’AFIC, Association Française des Investisseurs pour la Croissance, publie ce jour 3 études sur l’engagement du capital-investissement français en faveur des sujets liés à l’Environnement, au Social et à la bonne Gouvernance des entreprises (ESG) : le 2ème rapport annuel ESG, le baromètre Cleantech 2010-2015, la mixité dans le capital-investissement français. Par le poids économique des 5.700 entreprises qu’ils accompagnent, les fonds de capital-investissement basés en France sont aux avant-postes et jouent un rôle moteur en tant qu’actionnaires de moyen-long terme pour contribuer au développement des critères extra-financiers dans les entreprises. L’industrie se mobilise pour diffuser largement les bonnes pratiques auprès de ses pairs et inciter à une transparence accrue sur les engagements individuels. Le deuxième rapport ESG 2014 de l’AFIC, réalisé en partenariat avec EY, confirme la dynamique de mise en place de politiques ESG au sein des sociétés de capital-investissement français, y compris par celles plus tardivement engagées sur ces questions, et dans les entreprises qu’elles accompagnent, sur les trois segments Environnement, Social et Gouvernance.Renseigné par 69 membres actifs de l’AFIC, 30% de plus que l’an passé, le rapport témoigne de la démarche de transparence et d’engagement enclenchée. Ainsi, les trois quarts (75%) des sociétés de capital-investissement disposent d’une politique ESG formalisée (contre 62% en 2013), et 19% sont en train d’en élaborer une. Plus d’un tiers (35%) suivent quasi-systématiquement l’instauration d’une politique de performance durable au sein des entreprises qu’elles accompagnent à travers un suivi d’indicateurs ESG quantitatifs.L’introduction d’analyses ESG lors d’acquisitions ou sur les entreprises en portefeuille a plus que doublé en une année (446 en 2014, 204 en 2013), le signe qu’une démarche ESG est de plus en plus intégrée en amont, lors de la réflexion stratégique sur le potentiel de création de valeur.Quant aux entreprises accompagnées, plus de la moitié (53%) bénéficient d’un suivi ESG, que ce soit via une politique de formation des salariés (46% des entreprises), la nomination d’administrateurs indépendants (42%), via une politique de santé et de sécurité formalisée (38%) et par le suivi de leur empreinte environnementale (31%). Les données compilées par le Club Cleantech de l’AFIC, en collaboration avec le site GreenUnivers et EY, montrent que près de 2 milliards d’euros (1,9 milliard d’euros) ont été investis dans 427 entreprises Cleantech en 5 ans, entre le 1er janvier 2010 et le 30 juin 2015. Ceci constitue un doublement par rapport aux investissements estimés entre 2005 et 2010.Une entreprise sur deux financées (52%) est issue du secteur des énergies renouvelables qui a concentré plus du tiers des investissements (35%), suivi par l’efficacité énergétique (25% des entreprises, 18% des investissements) qui enregistre un fort développement depuis 2013. Enfin, l’étude sur la mixité dans les métiers du capital-investissement français en 2014, réalisée en collaboration avec Deloitte pour le Club « Afic avec Elles » de l’Afic, affiche un nombre record de femmes dans les sociétés de gestion depuis le lancement de l’étude il y a 5 ans, à 41%.Si les fonctions back office (64%) et support (87%) restent largement féminisées, les femmes représentent désormais 20% des effectifs dans les équipes d’investissement.Parmi les bonnes nouvelles à noter la progression des recrutements de femmes aux fonctions de directeurs de participations (30% des recrutements, contre 21% en 2013), et pour la 1ère fois la proportion de femmes promues supérieure à celle des hommes promus (9% vs 7%).
La fortune des 300 plus riches de Suisse s’est appréciée en 2015 de 6 milliards de francs (+1%) à 595 milliards de francs, selon le classement annuel du magazine Bilanz. Des pertes boursières, une conjoncture en berne et des prix de matières premières en chute expliquent cette faible progression par rapport à 2014. Le classement reste dominé par la famille du fondateur d’Ikea, Ingvar Kamprad.la richesse des plus riches a toutefois atteint un niveau record. Chacun possède en moyenne 1,98 milliard de francs et un sur trois est un milliardaire, donc 132 personnes, relève le magazine. Par ailleurs, 3% de ces 300 nantis possèdent 30% du total des avoirs.
Au mois d’octobre, la collecte nette de l’assurance vie s’est établie à 1,6 milliard d’euros et, depuis le début de l’année, à 19,9 milliards, dont 11,1 milliards pour les supports en unités de compte, selon les chiffres de la FFSA et du GEMA.Depuis janvier, les versements sur les supports unités de compte représentent 22,5 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 32 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015.L’encours des contrats - intégrant provisions mathématiques et provisions pour participation aux bénéfices - s'élève à fin octobre à 1.581,2 milliards d’euros. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année s'élève à 111,1 milliards d’euros, contre 107,1 milliards d’euros sur la même période de 2014.
La banque française Crédit Agricole a annoncé le 24 novembre son intention d’investir 2 milliards d’euros dans des obligations vertes et socialement responsables d’ici à fin 2017, sous réserve que les conditions de marché le permettent, selon un communiqué.Outre leur vocation environnementale, les obligations socialement responsables sont pour leur part dédiées à des activités à caractère social, vouées généralement à faciliter l’accès pour les défavorisés aux biens et services de première nécessité, indique la banque. Crédit Agricole CIB, la banque de financement et d’investissement du groupe, a été chef de file pour plus de 22 milliards d’euros d’obligations vertes, et a émis plus de 1,2 milliard d’euros de ces titres depuis 2012.A noter que la semaine dernière, la banque française BNP Paribas a également annoncé son intention de renforcer sa présence sur ce marché en visant l’une des trois premières places mondiales pour les émissions en euros d’ici à 2018.
Le marché mondial de la microfinance devrait croître de 10 à 15% en 2016, avec toutefois de grandes disparités régionales. Pour la sixième année consécutive, l’étude Microfinance Market Outlook 2016 réalisée par responsAbility présente une vue d’ensemble solide et condensée sur l’évolution attendue du secteur de la microfinance dans l’année à venir. Les marchés d’Asie-Pacifique, tirés par les deux locomotives que sont l’Inde et le Cambodge, devraient enregistrer une croissance de 30%. Par contre, les marchés d’Asie centrale et du Caucase souffriront de leurs liens étroits avec l’économie stagnante de la Russie. Quant aux pays exportateurs de pétrole, la baisse des prix de ce dernier créera des difficultés économiques complémentaires. De sorte que, dans cette région, la progression des marchés de la microfinance devrait ralentir et s’établir entre 0 et 10%. Avec 15 à 20%, la croissance de l’Afrique subsaharienne continuera d’être supérieure à la moyenne, suivie par le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (10-15%), l’Europe de l’Est (10%) et l’Amérique latine (5-10%).Selon les experts ayant participé à l’enquête, les principales tendances du marché de la microfinance sont le progrès technologique, une réglementation plus solide, surtout dans les marchés de la microfinance encore jeunes, et une plus grande diversification du financement des institutions de microfinance. A la suite de la progression du secteur financier dans certains marchés, les institutions de microfinance ont accès, outre aux crédits octroyés par des bailleurs de fonds internationaux, de plus en plus à du financement par des banques locales et à des dépôts d’épargne. La moitié des experts estime cependant que les véhicules de placement en microfinance gagneront encore en importance au cours des trois années à venir
Paris Europlace a présenté hier son rapport sur la « Titrisation au Service de la Croissance ». Elaboré dans le contexte du Comité « Place de Paris 2020 », il met l’accent sur le rôle de la titrisation comme l’un des instruments de financement alternatif de l'économie. Le rapport intègre des clarifications pour que la titrisation réponde à un besoin économique pour chaque typologie d’acteurs, dans les secteurs où les investisseurs pourront trouver une rémunération suffisante, où les rôles et responsabilités de la chaine des intervenants soient clairement définis, ainsi que la réelle « mécanique » des risques, leur partage et leur contrôle, et ce dans un cadre structurel et réglementaire favorable et harmonisé.En ce qui concerne le règlement proposé par la Commission européenne en cours de discussion au parlement, la Place de Paris indique cependant que les solutions proposées pour développer un marché de la titrisation en Europe sont encore très insuffisantes et pour partie inadaptées. «Pour assurer le plein succès de la réforme de la titrisation proposée dans le cadre de l’UMC», indique t-elle, «plusieurs actions sont nécessaires» :1) Créer à l’instar du marché nord-américain, un marché de la titrisation adossé à des agences publiques afin de favoriser le financement de long terme ;2) Lever les contraintes réglementaires et les ratios prudentiels pesant sur les banques et les assurances, principaux acteurs de la titrisation. Pour les établissements de crédit, l’exclusion des créances titrisées au ratio de levier est essentielle.3) Éviter la complexité des critères retenus pour une titrisation dite simple, transparente et standardisée ;4) Mettre en place les conditions d’une certification par un tiers.Le rapport établit la liste des mesures précises à mettre en oeuvre :1) Créer une norme juridique adéquate pour la société de titrisation- Renforcer l’efficacité des lois en élaborant des lois dites «finalité» ou «sectorielles» et en mettant en place une commission pour identifier les secteurs de l'économie méritant ou nécessitant de telles lois.- Promouvoir les véhicules de titrisation français comme le benchmark européen, grâce à un régime fiscal adéquat pour la société de titrisation.- Harmoniser les cadres juridiques de la cession de créance et des recours en cas de défaut, et renforcer la sécurité des droits et des contrats.2) Propositions pour les entreprises- Développer des initiatives européennes de plateformes électroniques qui permettent une cession dématérialisée, désintermédiée et concurrentielle de certaines typologies de créances.- Renforcer la transparence de la formation du prix à la cession de créances. Renforcer l’information et la protection du cédant sur ou contre les risques de liquidité encourus en cas d’arrêt du programme de cession.3) Propositions pour les sociétés de gestion- Limiter l’acquisition de titres à une clientèle avertie d’investisseurs professionnels.- Clarifier les obligations liées à la conservation des créances par le recouvreur.- Clarifier la séparation des tâches entre le recouvreur, la société de gestion et le dépositaire.- Préciser le rôle du dépositaire s’il constate des carences dans les contrôles exercés par la société de gestion.- Détacher, en France, les organismes de titrisation de la catégorie «FIA» comme la directive AIFM exclut la titrisation de l’application de la directive.- Adopter pour la société de titrisation un régime fiscal et social standard et lisible.- Faire émerger un traitement prudentiel identique aux investisseurs seniors et à ceux ayant investi directement dans le même portefeuille d’actifs.4) Faciliter le financement des ABCP répondant très concrètement au besoin des entreprises(1) Asset-Backed Commercial Paper ou titrisation de court terme permettent notamment de refinancer des créances commerciales.(2) Asset Backed Securities, Titres adossés à des actifs.Le rapport de Paris EUROPLACE sur la « Titrisation au Service de la Croissance » peut être consultée en cliquant sur le lien suivant : http://www.paris-europlace.net/files/Rapport_Titrisation_Paris-EUROPLACE_18-novembre-2015.pdf
Au troisième trimestre 2015, l’encours de parts émises par les fonds d’investissement non monétaires est ressorti à 8 933 milliards d’euros, soit une baisse de 411 milliards par rapport au deuxième trimestre 2015. Cette évolution a résulté des variations de prix (- 470 milliards d’euros) et des émissions nettes de parts (88 milliards). Le taux de croissance annuel des émissions de parts de fonds d’investissement non monétaires, calculé sur la base des souscriptions nettes/rachats nets, s’est établi à 7,4 % au troisième trimestre 2015. Les fonds « mixtes » ont enregistré une entrée de 66 milliards d’euros au troisième trimestre 2015 et les fonds « obligations » une entrée de 7 milliards. Par ailleurs, l’encours de parts émises par les fonds d’investissement monétaires s’est établi à 1 019 milliards d’euros, soit 50 milliards de plus qu’au deuxième trimestre 2015.S’agissant des actifs des fonds d’investissement non monétaires, le taux de croissance annuel des titres de créance est ressorti à 6,9 % au troisième trimestre 2015, les transactions représentant 50 milliards d’euros au cours de cette période. En ce qui concerne les actions, ce taux s’est établi à 1,7 % et les transactions à 18 milliards au troisième trimestre 2015. S’agissant des avoirs en parts de fonds d’investissement, le taux de progression annuel est ressorti à 12,8 % et les transactions à 1 milliard d’euros sur la même période. En ce qui concerne les catégories de fonds d’investissement, le rythme de progression annuel des parts émises par les fonds « obligations » s’est établi à 4,5 % au troisième trimestre 2015 et les souscriptions nettes se sont élevées à 7 milliards d’euros au cours de la même période. Pour les fonds « actions », ce taux s’est inscrit à 1,7 % et les transactions à 2 milliards d’euros au troisième trimestre 2015. En ce qui concerne les fonds « mixtes », le taux de croissance annuel s’est établi à 16,3 % et les souscriptions nettes à 66 milliards d’euros.L’encours de parts émises par les fonds d’investissement monétaires a augmenté de 50 milliards d’euros par rapport au deuxième trimestre 2015. Cette évolution a résulté des variations de prix (21 milliards d’euros) et des émissions nettes de parts (28 milliards). Le taux de croissance annuel des émissions de parts de fonds d’investissement monétaires, calculé sur la base des souscriptions nettes/rachats nets, s’est établi à 3,2 % au troisième trimestre 2015.