A l’échelle internationale, les dividendes totaux ont progressé de 2,3% par rapport au troisième trimestre 2014 pour atteindre 297 milliards de dollars US, soit une augmentation de 6,8 milliards de dollars US, selon la dernière édition du rapport de l’Indice Henderson des dividendes mondiaux (HGDI). Ce résultat fait suite à trois trimestres consécutifs de baisses et est principalement lié à la croissance rapide des Etats-Unis ainsi qu’au dividende extraordinaire versé par Kraft suite à sa fusion avec Heinz. Les dividendes sous-jacents, après ajustement des effets de change et d’autres facteurs, ont progressé de façon encourageante (9%), ce qui est conforme aux résultats du premier semestre. Le HGDI a clôturé le troisième trimestre à 156,3, en baisse de 3,3% par rapport au niveau historique de 161,7 atteint en septembre dernier. La nouvelle dépréciation des taux de change a affecté la croissance des dividendes totaux à travers le monde, ce qui masque la solide progression des dividendes sous-jacents dans la plupart des pays développés. Les pays émergents sont pour leur part à la traîne et les dividendes annuels en Chine devraient diminuer en 2015 pour la première fois de leur histoire, le ralentissement économique commençant à affecter les profits et les distributions. Les dividendes chinois ont chuté de 2,1% par rapport à 2014. China Construction Bank, le plus gros payeur au cours du troisième trimestre, a effectué sa plus petite augmentation depuis de nombreuses années et Citic Bank a tout simplement annulé son dividende. Après avoir atteint son point culminant au troisième trimestre 2014 (293,4), le HGDI de la Chine a diminué pour atteindre 284,1. Une fois de plus, les dividendes versés par les sociétés américaines ont progressé à un rythme fulgurant, quasiment tous les secteurs augmentant leurs distributions. Les paiements ont globalement progressé de 23,4% (dividendes totaux) pour atteindre 107,9 milliards de dollars US, un nouveau niveau historique pour les Etats-Unis. Le dividende extraordinaire de 9,8 milliards de dollars US payé par Kraft suite à sa fusion avec Heinz représente quasiment la moitié de cette augmentation. La progression de 10% enregistrée par les dividendes sous-jacents a été également impressionnante et marque le septième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres. L’impact du ralentissement économique de la Chine s’est fait sentir sur l’ensemble de la région Asie-Pacifique hors Japon, la baisse des taux de change en Australie, en Corée et à Singapour affectant la croissance en dollars US. Les dividendes ont progressé d’à peine 3,3% pour atteindre 45,7 milliards de dollars US au cours de ce qui est le trimestre le plus important de l’année en termes de distribution de dividendes pour la région. Les dividendes sous-jacents ont toutefois augmenté de 18,8%. Les banques australiennes ont payé plus des deux cinquièmes des dividendes totaux du pays et ont, une fois de plus, dominé la période, ANZ, Westpac et NAB en versant des dividendes importants à leurs actionnaires, en dollars australiens. Le troisième trimestre est traditionnellement une période relativement calme en termes de dividendes pour l’Europe hors Royaume-Uni. La baisse de 13,1% (17,4 milliards de dollars US) des dividendes totaux est similaire à celle enregistrée au cours du deuxième trimestre et est principalement liée à la dépréciation de l’euro par rapport au dollar US. Dans l’ensemble, les dividendes sous-jacents versés en Europe hors Royaume-Uni ont bien progressé (+10,1%), soit une augmentation similaire à celle enregistrée au cours du deuxième trimestre, avec de fortes disparités au niveau régional. Le HGDI de la région a chuté à 111,2 (niveau identique à celui atteint au cours du premier trimestre 2014), ce qui signifie que les dividendes n’ont progressé que de 11,2% en dollars US depuis 2009. Les investisseurs hollandais ont bénéficié d’une croissance rapide des dividendes, ING et KPN recommençant à payer des dividendes cette année après avoir réussi à surmonter leurs difficultés financières. L’Espagne et l’Italie ont, pour leur part, été affectés par les fortes baisses des dividendes versés par Banco Santander et par la société pétrolière Eni Spa. Pour Santander, cela témoigne de la volonté de la société à payer les dividendes en liquide plutôt que sous la forme d’actions alors qu’Eni Spa a réduit son dividende suite à la baisse du cours du pétrole. La France a réalisé de bons résultats, les dividendes totaux progressant de 5,5% (+12,3% pour les dividendes sous-jacents). En Suisse, Richemont a fortement augmenté son dividende, en hausse de 11% en dollars US pour atteindre 858 millions de dollars US. Les dividendes sous-jacents suisses ont augmenté de 15%. Henderson a revu ses prévisions à la baisse (-10 milliards de dollars US) pour 2015 au niveau mondial, le ralentissement des pays émergents étant plus important que prévu et les devises mondiales restant faibles. Les dividendes à l’échelle internationale devraient donc désormais s’élever à 1150 milliards de dollars US cette année, soit une baisse de 2% des dividendes totaux par rapport à l’année 2014, mais les dividendes sous-jacents devraient pour leur part augmenter de 9,5%. L’extraordinaire solidité du dollar US face à la plupart des principales devises explique cette baisse marginale des dividendes totaux. Henderson a également présenté ses premières prévisions pour 2016. Le Japon et l’Amérique du nord devraient continuer à se distinguer avec une croissance rapide et les pays émergents rester à la traine. Les dividendes totaux devraient donc progresser de 2,4% en 2016 pour atteindre 1180 milliards de dollars US, avec une progression de 4,1% des dividendes sous-jacents.
Les fonds de droit français ont globalement collecté en octobre. Et comme ils ont également profité d’une effet marché positif, l’encours global s’éloigne de la barre des 800 milliards d’euros. Plus précisément, selon les dernières statistiques d’Europerformance-SIX Telekurs, les 835,86 milliards d’euros constatés à la fin du mois dernier s’expliquent par des souscriptions nettes de 17,86 milliards d’euros auxquelles s’ajoutent des performances moyennes parfois élevées pour l’ensemble des grandes classes d’actifs. Dans le détail, les OPCVM de trésorerie ont connu une forte collecte nette de 17,04 milliards, tandis que les fonds obligataires ont enregistré en net un afflux de 680,78 millions. Les fonds composés d’obligations de la zone euro ont largement participé à cet effet « collecte » (+ 300,61 millions d’euros), devançant la collecte des obligations à haut rendement (297,7 millions). Par comparaison, les fonds investis en obligations européennes et internationales ont subi de légers rachats (25,88 millions et 21,29 millions respectivement). Côté marché, on notera la forte progression moyenne des fonds d’obligations des pays émergents (+3,20 %) devant celle à haut rendement (+2,55 %) et les fonds d’obligations Europe (+1,56 %).Les fonds investis en actions ont eu dans leur ensemble un comportement sensiblement différent. La classe d’actifs est bien collecteur en net (+335,95 millions) mais les souscriptions nettes des fonds d’actions européennes, à 457,49 millions, ont été en bonne partie compensé par les sorties sur les fonds investis sur le marché américain (-323,65 millions) et celles sur les fonds d’actions internationales (-32,12 millions). A noter que les fonds Asie Pacifique ont collecté (2,23 millions). La performance moyenne des différentes catégories ressort à un niveau élevé (+7,97 %), grâce aux fonds investis sur les trois continents. Pour les fonds d’actions européennes, la hausse est de 7,48 %. Pour ceux investis en actions américaines, elle est de 8,95 %. Enfin, pour les fonds d’actions Asie/Pacifique, la progression moyenne est 9,79 %.Les fonds investis en obligations convertibles ont suscité l’intérêt. Ceux investis sur la zone euro ont enregistré une collecte de 45,27 millions et ceux sur l’Europe, de 76,69 millions. A l’international, les fonds ont subi des rachats nets (-2,97 millions).La performance globale des obligations convertibles est de 3,85 %, dont + 3,58 % et + 3,98 % sur la zone euro et sur l’Europe. Le gain moyen à l’international est plus élevé (+4,15 %).
Les fonds d’investissement allemands ont enregistré une collecte nette de 8,8 milliards d’euros au cours du mois de septembre 2015 contre 5,3 milliards d’euros en septembre 2014, selon des chiffres publiés par l’Association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). A l’issue des neuf premiers mois de l’année 2015, les souscriptions nettes s’élèvent ainsi à 140,9 milliards d’euros, soit le double de la collecte nette enregistrée sur les neuf premiers mois de l’année 2014.Dans le détail, au cours du mois de septembre, les fonds réservés aux investisseurs institutionnels ont attiré 7,1 milliards d’euros de flux nets entrants tandis que les fonds «retail» ont drainé 2,5 milliards d’euros. A l’inverse, les mandats ont subi en septembre une décollecte nette de 800 millions d’euros.Au sein des fonds «retail», les fonds diversifiés ont capté 1,7 milliard d’euros, suivis des fonds obligataires avec 700 millions d’euros de collecte nette, les fonds monétaires avec 500 millions d’euros de flux nets entrants et, enfin, les fonds immobiliers avec 300 millions d’euros de souscriptions nettes. A l’inverse, les fonds actions ont accusé une décollecte nette de 400 millions d’euros au cours du mois de septembre.A fin septembre 2015, l’industrie des fonds allemands totalisait 2.523 milliards d’euros d’encours dont 1.304 milliards d’euros au sein des fonds réservés aux investisseurs institutionnels.
Il ne s’agit pas de Clinton ni de Bush, même si l’un se prénomme Bill et l’autre George. Mais comme on peut se douter qu’entre Démocrates et Républicains américains le courant ne passe pas sur tous les sujets, on peut penser qu’il en va de même désormais entre Bill Gross et George Soros. Car à l’évidence quelque chose s’est cassé entre les deux hommes. Cette semaine, le financier qui avait investi 500 millions de dollars pour soutenir l’ex gérant star de Pimco passé chez Janus Capital, a repris sa mise. L’amitié, la sympathie voire l’admiration a visiblement ses limites quand elle conduit à perdre de l’argent… Ce que le fonds de Bill Gross a fait l’an passé…De l’argent cette semaine, il en a été question justement. Car plusieurs sociétés de gestion « majors » ont encore publié leurs résultats financiers. Retenons ceux de deux Français : Natixis et la SocGen. Tous deux ont connu des fortunes diverses si l’on peut s’exprimer ainsi. Dans le domaine de la gestion d’actifs et de la banque privée, le premier peut être satisfait. Pas le second. UBS, un autre géant de l’asset management a également fait ses comptes. Solides en l’occurrence. Rien n’est pourtant inscrit dans le marbre. Même les plus grands établissements peuvent voir leur étoile pâlir dans les classements si l’on en croit une étude Towers Watson. Allianz, BNP Paribas et Franklin par exemple perdent du terrain dans le classement des principales sociétés de gestion en termes d’encours gérés. Et à ce titre, certains peuvent connaître des lendemains très douloureux. Tel Standard Chartered. Après des résultats trimestriels décevants, tout est passé désormais à la paille de fer. L’établissement va supprimer 15.000 emplois et lever 5,1 milliards de dollars. De son côté, Amundi a publié ses résultats trimestriels la semaine dernière. Pour autant, le champion français a encore fait l’actualité ces derniers jours. En lumière, il a été question de l’autre événement de la maison : son introduction en Bourse. La filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole a dévoilé des informations pratiques essentielles comme la fourchette de prix de son offre ou le nombre d’actions existantes. Et même l’arrivée au capital d’un acteur chinois… Moins exposées mais pas moins ambitieux, d’autres sociétés de gestion ont mis en avant ces derniers jours les fruits de leur travail. La Française par exemple, a fait part de la poursuite de son maillage en Europe via des accords avec des investisseurs locaux. C’est en Suisse que le groupe s’est associé dans la distribution de fonds. Avec Gonet&Cie, banquiers privés. Mais l’établissement voit loin, au-delà des cimes helvètes en tout cas puisqu’il compte développer une offre adaptée aux besoins des investisseurs institutionnels du Moyen-Orient, en s’appuyant notamment sur la présence de Gonet&Cie à Abu Dhabi… Outre Atlantique, BlackRock a opté pour la stratégie « classique » qui consiste à privilégier le volume quand la valeur s’est sensiblement réduite. La première société de gestion au monde vient ainsi d’annoncer le rachat de l’activité de fonds monétaires à Bank of America. La plateforme de gestion monétaire de BlackRock affichera environ 370 millions de dollars d’encours sous gestion et donne à l’établissement une force de frappe permettant de gagner de nouveaux clients.Puisqu’il est question d’activité, le monde de l’asset management aura appris avec satisfaction cette semaine que les fonds souverains vont faire appel aux gérants externes. Une information chasse l’autre avec bonheur puisque la semaine précédente, la gestion d’actifs s’inquiétait du rôle moindre des fonds souverains. Cela étant, l’étude de Cerulli à l’origine de cette nouvelle précise que ce sont uniquement les nouveaux fonds qui sont demandeurs.Dans un autre genre, ce n’est pas la première fois et sûrement pas la dernière que le vert est de mise dans l’actualité. Entendons, le développement durable, l’investissement socialement responsable et le bas carbone. De fait, créée au printemps 2007 sous l’impulsion de l’Association Française de la Gestion Financière, la chaire de recherche «Finance Durable et Investissement Responsable» (FDIR) a vu ses activités reconduites cette semaine jusqu'à la fin 2018. Quant à Mirova, la société de gestion dédiée à l’investissement responsable et filiale de Natixis Asset Management, elle entend aussi mobiliser les investisseurs pour une économie bas carbone. En attendant qu’elle y parvienne, les investisseurs persistent et signent dans leurs convictions. Comme c’est le cas depuis plusieurs semaines, ils ont encore montré de l’appétit pour les actifs risqués ces derniers jours. A ce titre, certains de ces investisseurs auront, on peut le supposer, investi non sans s’être entourés au préalable des meilleurs avis de leurs conseillers financiers. Alors que d’autres se seront contentés des services des sociétés de conseil robotisés. Le nombre de ces utilisateurs est en progression. « Portefeuilles à faibles coûts, tickets d’entrée minimes, gestion indicielle à la mode », recense une nouvelle étude de Cerulli pour expliquer le phénomène du conseil numérique, et estimer son « poids » à 490 milliards de dollars dans cinq ans. C’est effectivement très probable. Car les sociétés qui s’adressent directement aux particuliers ajoutent désormais des solutions de conseil numérique, tandis que les conseillers numériques font appel à des représentants pour soutenir leur conseil en ligne. Associer conseils en ligne, frais minorés et soutien humain… Qui s’en plaindrait ? On pourrait même nouer des relations amicales avec les conseillers, même si, dans le monde de la finance, l’exercice est parfois délicat. Demandez à Bill et George…
Cette année, le « BNP Paribas Global Entrepreneur Report 2016 » révèle l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs de moins de 35 ans « les Millennipreneurs », issus de la génération des Millennials (ou « Génération Y ») nés entre 1980 et 1995. Leur approche du business en termes d’ambition, de résultats et de leadership est différente des autres générations. 78% d’entre eux ont une histoire familiale dans l’entrepreneuriat. En moyenne, ils ont déjà lancé 7,7 entreprises contre 3,5 pour leurs aînés de 50 ans et plus. Cependant, les secteurs d’activité dans lesquels ils prospèrent ne sont pas si différents de leurs aînés. « Ils créent plus d’entreprises, avec davantage d’effectifs et attendent plus de bénéfice. Ils s’intéressent, certes, à la nouvelle économie, mais sont aussi très actifs dans les secteurs traditionnels comme le commerce et les services financiers », commente, Vincent Lecomte, Co-CEO de BNP Paribas Wealth Management « Au sein de la banque privée, en s’appuyant sur notre forte présence internationale, nous nous attachons à prendre en compte les attentes de cette clientèle notamment en matière de Private Equity et d’Investissements Socialement Responsables ». L’étude « BNP Paribas Global Entrepreneur Report 2016 » conduite par le cabinet Scorpio Partnership décrypte les comportements de près de 2 600 entrepreneurs fortunés répartis dans 18 pays (Asie, Europe, Etats-Unis)et représentant un patrimoine cumulé de plus de 17 milliards de dollars. La première édition était consacrée à l’identification de ces entrepreneurs à succès, la seconde se penche sur leur approche du business, leurs ambitions, leurs motivations et leurs investissements depuis un an au niveau international Les Etats-Unis (1), la Chine (2) et l’Allemagne (3) figurent en tête des pays plébiscités par les entrepreneurs pour lancer une activité. En termes de croissance des profits, ce sont les entrepreneurs basés en Chine, en Inde et en Turquie qui réalisent la meilleure année. La Chine réunit ainsi la proportion la plus forte d’entrepreneurs ayant enregistré des hausses de profit l’an dernier (68,8%), avec des considérations fortes pour la RSE. L’Allemagne est un pays très attractif pour la première génération d’entrepreneurs , qui sont 63,4% à avoir lancé leur entreprise, sans héritage familial. En Belgique, les entrepreneurs sont très actifs avec une moyenne de 6,7 entreprises par entrepreneurs (vs une moyenne globale de 5,7 entreprises par entrepreneur). L’étude se penche également sur les femmes entrepreneurs : «Le rapport révèle que les femmes sont plus ambitieuses et ont plus de succès que leurs homologues masculins. Elles ont une approche différente de l’entrepreneuriat en termes de leadership, de financement et de résultats. Cette étude apporte un éclairage sur leurs attentes et conforte notre volonté de les accompagner plus spécifiquement dans leur développement»,poursuit Sofia Merlo, Co-CEO de BNP Paribas Wealth Management. C’est en Pologne, en Espagne et en Chine que les femmes entrepreneurs à succès sont les plus actives. La Suisse, l’Allemagne et la Belgique figurent parmi les pays les plus attractifs pour la première génération des femmes entrepreneurs qui n’ont pas d’héritage familial dans l’entrepreneuriat. Les sources de financement des femmes qui créent leur entreprise sont : un apport personnel (43%), un prêt bancaire (21%) et un prêt personnel auprès de leur famille ou ami (17%). Ces résultats montrent que les femmes recourent davantage à l’autofinancement pour leur capital de départ et moins au crédit bancaire. Sur l’ensemble des entrepreneurs sondés, les volumes d’investissement ont augmenté de 12% ces 12 derniers mois, avec une hausse significative de leurs investissements au-delà de leurs marchés domestiques. La diversification de leur portefeuille est une tendance majeure, même s’ils allouent 20% de leurs investissements dans leur propre activité et 17% dans l’immobilier. Les entrepreneurs sondés ont aussi plus d’appétence pour le private equity (9 % des investissements) et l’ISR (6%). Les Français se lancent légèrement plus tard dans l’entrepreneuriat avec un âge d’entrée moyen de 34 ans ce qui n’impacte pas leurs succès ces 12 dernières mois. La moitié des entrepreneurs français ont eu une croissance de leurs bénéfices, ils sont aussi plus optimistes et anticipent une marge bénéficiaire de 31,3 % sur leur activité pour l’année à venir
Les perspectives de crédit pour les États sont stables et leur notation restera généralement stable, indique Moody’s dans sa dernière étude publiée mercredi 4 novembre sur les perspectives pour la dette souveraine dans le monde. Pour autant, l’agence note que les risques susceptibles de peser sur la croissance et les mouvements de capitaux pourraient avoir une incidence négative sur la qualité de crédit. «Les États-Unis et la Chine, les deux moteurs de la croissance mondiale, devraient continuer à être performants», souligne Moody’s qui relève cependant «qu’une croissance chinoise en deçà des prévisions pourrait mener à un ralentissement de l’activité économique à l'échelle mondiale et de la croissance de certains pays, les exposant davantage à de nouveaux chocs économiques ou financiers». Après avoir pointé la hausse des perspectives négatives pour les Etats notés par Moody’s - de 13% à 17%-, l’ agence juge que ce sont surtout l’Amérique latine et l’Asie Pacifique qui sont les régions les plus exposées à travers ses liens commerciaux et une dépendance aux exportations de matières premières avec la Chine. Suivent les pays d’Afrique sub-saharienne, exportateurs de matières premières. En revanche, l’Europe et l’Amérique du Nord ont une exposition à la Chine plus limitée car elle ne constitue pas le principal marché d’exportation. Concernant le durcissement de la politique monétaire aux États-Unis, Moody’s estime également qu’elle pourrait provoquer des chocs susceptibles d’affecter les autres pays en cas d’effets pervers sur les mouvements de capitaux et la confiance des investisseurs. Mais une crise de grande ampleur sur les marchés émergents lui semble improbable «car les pays affichant une dette extérieure élevé, des déficits courants importants et une faible couverture des investissements étrangers directs, seraient affectés au premier chef», explique Moody’s. . Plus généralement, l’incidence sur chaque pays des chocs de grande ampleur sera fonction de facteurs propres à chaque pays. Notamment en qui concerne les réformes qui, insuffisantes, seraient de nature à accentuer la vulnérabilité des États face aux chocs économiques et financiers, mais aussi à ébranler la confiance des investisseurs. «Si certains gouvernements progressent en ce sens, d’autres ont relativement tardé à mettre en chantier les réformes économiques et budgétaires, ou les mesures n’ont pas produit les résultats escomptés», conclut Moody’s. Dans certains pays, le gouvernement n’ont pas été disposé à, ou en mesure de, mener à bien les réformes. Enfin, certaines régions demeurent sous la menace latente de risques au niveau national et géopolitique essentiellement liés au Moyen-Orient, à l’Asie orientale et à la Grèce.
Le marché obligataire chinois devrait abriter pour la première fois une émission d’obligations souveraines de la Corée du Sud visant notamment à satisfaire l’augmentation des besoins de financement des entreprises sud-coréennes en renminbi (RMB), rapporte L’Agefi. Parallèlement, Reuters fait état du fait que les autorités chinoises souhaitent encourager les émissions de «green bonds» sur leur marché local, même si les encours sur ce segment restent actuellement limités à environ 10 milliards de dollars.La taille du marché obligataire chinois a atteint 33.000 milliards de RMB (4.750 milliards d’euros) fin septembre, soit une hausse de 3.000 milliards depuis fin juin , alors qu’elle avait été limitée à seulement 1.000 milliards sur les huit mois précédents, selon Nomura.
Euronext a annoncé lundi 2 novembre un partenariat avec Heckyl Technologies, un fournisseur de solutions d’information et d’analyse de données. Cet accord vise notamment à fournir des données d’intelligence de marché et des nouvelles tendances sur toutes les sociétés cotées présentes sur les marchés d’Euronext. L’analyse permettra aux investisseurs d'être sensibilisés aux changements de sentiments sur la valeur d’une entreprise avant que son prix varie.Ces données seront délivrées gratuitement aux investisseurs particuliers et seront disponibles dans la première moitié de l’année 2016 via le App Market Data Euronext et plus tard sur le Web.
Euronext a annoncé aujourd’hui qu’elle a reçu l’approbation de la Securities and Futures Commission de Hong Kong («HKSFC») pour fournir des services de trading automatisé (ATS) pour les clients domiciliés à Hong Kong, facilitant ainsi l’adhésion directe et l’accès à - Hong Kong les marchés dérivés d’Euronext Paris.
Selon L’Agefi, Deutsche Börse vient d’annoncer la création d’une joint-venture avec deux opérateurs boursiers chinois pour lancer à Francfort une plate-forme d'échange de produits libellés en renminbi. L’offre développée avec le Shanghai Stock Exchange (SSE) et l’opérateur China Financial Futures Exchange (CFFEX) est baptisée Ceinex et permettra à partir du 18 novembre d'échanger des produits exposés à la Chine, à commencer par des ETF et des obligations. Cette plate-forme sera la première dédiée au trading de produits libellés en renminbi, hors de Chine continentale, soulignent les sociétés.
Les prêteurs non bancaires comme les fonds d’investissement ont joué un rôle moteur dans la croissance des actifs financiers au sein de la zone euro, les établissements de crédit traditionnels se concentrant sur l’allègement de leur bilan après la crise financière de 2008, selon un rapport publié le 29 octobre par la Banque centrale européenne (BCE). «Au cours des dernières années, la croissance des actifs financiers au sein de la zone euro est principalement venue des entités financières non bancaires, le total des actifs bancaires ayant retrouvé ses niveaux de 2008", écrit la BCE dans son Rapport sur les structures financières («Report on Financial Structures (RFS) 2015"). Le «shadow banking», qui recouvre les activités de financement d’acteurs non bancaires comme les fonds monétaires et les fonds d’investissement notamment, détenait 23.000 milliards d’euros d’actifs financiers de la zone euro à la fin de l’année dernière, soit 38% du total. Cette proportion était de seulement 33% en 2009. La part des établissements de crédit est passée de 55% à 48% sur la même période. «Le secteur du shadow banking est une source de financement de plus en plus importante pour l'économie de la zone euro», souligne la BCE.
Le téléphone a sonné. Encore. Et encore. Avec au bout du fil des voix de clients sans doute inquiets. Dans la très respectable et feutrée Banque Hottinguer à Paris, cette semaine, il a fallu gérer une confusion d’identité avec son homologue helvète Hottinger & Cie SA qui, lui, fait l’objet d’une procédure de faillite en Suisse. L’affaire est allée loin puisque la banque française à Paris s’est fendue d’un communiqué précisant l’absence de lien entre les deux maisons. Entre Hottinguer et Hottinger, il y a bien une lettre de différence. Mais les clients à Paris n’ont sans doute voulu voir que des chiffres…En évoquant le « U » justement, nul ne sait si un jour les Immortels sous la Coupole débattront de l’opportunité d’accepter « ubérisation » dans le dictionnaire de la langue française. En attendant aussi la définition qu’ils en donneront, la gestion collective n’aura pas échappé à ce qui constitue un véritable phénomène de société. C’est en tout cas la conviction de Markus Fuchs, directeur de la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA) interrogé cette semaine par nos confrères du Temps. Avec d’ores et déjà une polémique : face à l'émergence de nouvelles plateformes de fonds, à la simulation de portefeuille sans conseiller bancaire et à la baisse des coûts, faut-il parler « d’ubérisation » ou de «low costisation » ? Cela étant, avant même de parler des transformations de la gestion d’actifs, un grand nombre d’études et d’articles se sont attachés cette semaine à en recenser toutes les limites. A commencer par les difficultés des fonds souverains qui pénalisent les sociétés de gestion. Ces derniers cherchent en effet à réduire le coût de leurs investissements et, en conséquence, à couper leurs liens avec les sociétés de gestion externe pour soutenir les économies réalisées et internaliser leur gestion d’actifs. « L’impact sur les revenus des sociétés de gestion va durer », a annoncé Moody’s qui note que des groupes comme State Street et BlackRock en pâtissent déjà.Dans un autre genre, un autre géant de l’asset management a souffert de rumeurs liée à son état de santé. Aberdeen AM a ainsi été donnée à vendre, compte tenu des difficultés des marchés émergents dans lesquels la société investit largement. Par ailleurs, la société écossaise aurait du mal à retenir ses talents en raison de l’effet négatif sur les bonus… Aberdeen AM a immédiatement démenti. Pour ne rien arranger, la gestion active a aussi été attaquée cette semaine sur ses résultats. Selon une étude de S&P Dow Jones Indices, neuf fonds actions sur dix de la zone euro gérés activement ont fait moins bien que leur indice de référence sur dix ans au 30 juin 2015. On pourra se dire que la gestion passive y trouve son compte – notamment celle calée sur les indices du commanditaire de l’étude - mais tout de même. Les chiffres sont les chiffres… Quoi qu’il en soit, personne n’a été épargné par les sombres constats ou perspectives. Tels les assureurs qui affichent une propension de plus en plus marquée au risque selon une étude de BlackRock. « L’impact du QE sur le prix des actifs a presque doublé l’appétence au risque des assureurs et 57% d’entre eux comptent s’exposer davantage au risque sur les 12-24 prochains mois, contre 33% il y a un an », indique le document. Alors faut-il tout voir en noir cette semaine ? Pas forcément. Des résultats financiers publiés ce troisième trimestre montrent pour certains une belle résistance. Tels ceux d’AXA ou d’Amundi dont la collecte a bien amorti la baisse des marchés cet été. Par ailleurs, les grandes figures de l’asset management ne disparaissent jamais vraiment. Virginie Maisonneuve, l’ancienne responsable mondiale de la gestion actions chez Pimco, partie en août 2015, revient sur le devant de la scène. Elle vient de lancer à Londres sa propre société de conseil et de recherche en investissement et en gestion. De Pimco à AllianzGI, il y a un pas. Une fois franchi, il est clair que la maison mère de Pimco ne veut pas d’effet de surprise dans les changements de gouvernance. Aussi vient-elle de prévenir qu’au printemps 2016, Elizabeth Corley quittera ses fonctions de directrice générale pour prendre le poste non exécutif de vice-présidente. Elle sera remplacée par Andreas Utermann en tant que CEO.Autre bonne nouvelle, du côté des investisseurs cette fois : l’appétit pour le risque ces derniers jours ne se dément pas. Et pour la première fois depuis février 2015, les fonds dédiés aux actions, aux obligations et aux matières premières ont enregistré des flux positifs durant la semaine au 21 octobre. Les premiers notamment ont capté une collecte nette de 5,1 milliards de dollars, la plus importante des cinq dernières semaines. Enfin, terminons cette semaine en nous accordant une petite exception : rappeler une jolie histoire dans le monde de la gestion d’actifs qui ne figurait pourtant pas parmi les nouvelles plus importantes de la semaine. Relatée dans un article du très sérieux Wall Street Journal repris par Newsmanagers mercredi, il est question d’un prêtre orthodoxe grec aux Etats-Unis qui s’adonne à la gestion d’un hedge fund depuis trois ans. L’homme explique qu’il voit les choses avant qu’elles ne se produisent et imagine que c’est là un don de Dieu. Jusqu’à la mi-2015, on peut le croire. Le fonds a dégagé un résultat de 150 %. Mais au premier semestre de cette année, il affiche une perte de 3 %. Face à cette déconvenue, le prêtre-gérant n’est pas allé prêcher la bonne parole mais a demandé aux 14 familles ayant investi de ne pas faire attention à la performance à court terme et… de prier pour le fonds. Convaincre que les voies du Seigneur peuvent être impénétrables en quelque sorte, et espérer que la courbe de la performance annuelle du fonds dessine vite… un « U ».
Tandis que le livret A a enregistré des flux sortants en septembre (2,38 milliards d’euros), l’assurance vie a connu, pour sa part, un mouvement inverse. Pour le seul mois sous revue, la collecte nette s’est établie à 1,2 milliard d’euros. De fait, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année atteint 100,2 milliards d’euros selon les chiffres de la FFSA et du Gema, soit une progression de 4,6 % par rapport à l’année dernière pour la même période d’observation (95,8 milliards d’euros sur la même période en 2014). Par ailleurs, les unités de compte ont renforcé leur pouvoir d’attraction : sur une collecte nette globale de 18,4 milliards d’euros depuis le début de l’année, ces supports ont capté 10,1 milliards. Depuis le début de l’année, les versements sur les unités de compte ont représenté 20,2 milliards d’euros, en hausse de 36 % par rapport à la même période en 2014. Plus précisément, en 2015, ils ont reçu 20 % des cotisations. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 81,8 milliards d’euros (78,1 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2014). Enfin, l’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1.562,4 milliards d’euros à fin septembre 2015.
Les promoteurs d’ETF les plus recherchés sur le marché européen au mois de septembre ont été iShares, qui maintient sa position de numéro un en Europe avec une collecte de 1,6 milliard d’euros, devant UBS ETF, avec un montant de 0,5 milliard d’euros, et ComStage (0,2 milliard d’euros), selon des statistiques communiquées par Lipper. Avec un encours de 210,7 milliards d’euros, iShares détient plus de 49% des actifs sous gestion dans le secteur des ETF, largement devant db x-trackers (51,9 milliards d’euros) et Lyxor (44,2 milliards d’euros). Les dix plus importants promoteurs, outre le trio de tête, UBS ETF, Amundi ETF, Vanguard, Source, SPDR, ComStage et Deka ETF, détiennent 93,80% des encours du secteur en Europe. En septembre, les ETF dans leur ensemble ont enregistré une collecte de 2,4 milliards d’euros en Europe, mais les encours ont reculé de 4,7 milliards d’euros à 428 milliards d’euros en raison notamment d’un impact marchés négatif pour un montant de 7,2 milliards d’euros.
L’agence de notation oekom research, spécialisée dans l’investissement socialement responsable, et le fournisseur de services d’engagement GES renforcent leur partenariat. GES remplace son GES Risk Rating par l’oekom Corporate Rating. Ainsi, tous les clients du GES Engagement Forum pourront accéder aux informations Corporate Rating fournies par oekom research. L’oekom Corporate Rating couvre un univers mondial de 3.500 entreprises. En outre, oekom research s’appuiera sur une équipe de neuf analystes GES qui travaillent sur l’oekom Corporate Ratings. Oekom research et GES ont signé un partenariat pour la première fois en 2012.
Les grands de la gestion d’actifs se sont-ils écrits ? Concertés ? Se sont-ils passé le mot ? On peut légitimement s’interroger à la lecture des principales informations de cette semaine. En effet, de près ou de loin, pas moins de cinq sociétés de gestion que l’on peut qualifier de majeures dans le monde de l’asset management ont revu qui leur direction, qui leur organisation, qui leur activité ! Une incroyable coïncidence dans une semaine pourtant promise à une petite activité compte tenu des vacances scolaires… Dans le détail, BNP Paribas a été l’un des premiers à créer la sensation en annonçant en début de semaine le départ de son directeur général, Philippe Marchessaux. Ce dernier, qui avait relevé d’importants défis comme l’intégration des équipes de gestion issues de ABN Amro AM, Fortis IM et BNP Paribas Investment Partners, et avait également mené à bien la mise en place du modèle actuel de BNP Paribas IP, a eu plus de difficultés pour faire renouer sa société de gestion avec la collecte. Il part se consacrer à d’autres projets au sein du groupe, et laisse sa place à un autre responsable de la banque de la rue d’Antin, Frédéric Janbon. Dont on devine aisément la feuille de route… Vingt-quatre heures plus tard, Groupama Asset Management, qui avait enregistré il y a peu le départ de son directeur général adjoint et directeur des gestions Antoine de Salins, a officialisé une nouvelle organisation. Avec cette fois pour objectif de favoriser la « transversalité entre les équipes et raccourcir les circuits de prise de décision».A l’international, remise à plat et refonte sont des termes dont on perçoit aussi le sens. Credit Suisse, par exemple, a annoncé le recentrage des activités du groupe sur la gestion de fortune et l’Asie. Par ailleurs, la banque va faire appel au marché, ce qui ne manquera pas d’entraîner une restructuration profonde du groupe. Quelques jours plus tôt, Deutsche Bank avait également rebattu les cartes dans son organisation. Avec la volonté de réduire la complexité dans son management et mieux répondre aux besoins de la clientèle et aux exigences des autorités de surveillance. Moyennant quoi, parmi les grandes refontes, l’activité de gestion d’actifs va être scindée en deux.De l’autre côté de l’Atlantique, on sait également repartir d’une feuille blanche. Fidelity Investments a ainsi revu en profondeur sa distribution auprès des institutionnels via, notamment, la création de l’organisation Fidelity Institutional Asset Management (FIAM). Pendant ce temps, d’autres grandes sociétés de gestion, encore loin de ces remises à plat d’envergure, n’en posent pas moins leurs banderilles ici ou là. Telle Amundi qui, en moins d’une semaine, a annoncé l’arrivée d’un nouveau directeur général pour l’Italie, un autre pour l’Allemagne et un autre encore pour la Tchéquie… Enfin, même si le dossier n’en est pas au même stade de développement, il est utile de rappeler que Banque Degroof Petercam a confirmé que la croissance externe était toujours à son menu. Et la banque ratisse large en l’occurrence en ciblant pas moins de trois métiers : la banque privée, la gestion d’actifs et la banque d’affaires… Et du côté des investisseurs ? Bonne nouvelle, cette semaine, ces derniers semblent avoir retrouvé un peu de dynamisme. En tout état de cause, ils sont revenus sur les actifs risqués. Les fonds dédiés aux actions, toutes zones géographiques confondues, ont ainsi attiré, en une semaine, 2,6 milliards de dollars, selon les données d’EPFR Global. Mieux encore, on notera que les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont enregistré leurs premières entrées nettes en 14 semaines. Pour un montant de 700 millions de dollars ! Enfin, terminons cette lettre… par une autre lettre. Adressée celle-là au Président de la République et cosignée autour du président de Paris Europlace par sept personnalités représentatives du monde de l’entreprise, des hautes organisations européennes, de l’université. « Attention à la Place Financière de Paris en cas d’adoption d’une taxe sur les transactions financières limitée à 11 pays européens sur 28 », explique en substance la missive. D’autant que la dite taxe ne serait pas la manne financière attendue car «elle affecterait directement les entreprises et entraînerait la délocalisation de pans entiers de l'économie des pays concernés et d’emplois qualifiés ». Les co-auteurs vont-ils être entendus ? Pas sûr… En tout cas, ils ne pourront pas compter sur les députés de la majorité qui, par voie d’amendement, ont décidé, il y a quelques jours, d'élargir à compter de fin 2016 le champ de la taxe sur les transactions financières (TTF). C’est un peu la limite des écrits. L’encre à peine séchée, certains d’entre eux doivent se préparer à rester… lettre morte.
Morningstar a annoncé deux changements significatifs au terme de la révision annuelle de la classification des différents marchés dans ses indices. A compter de juin 2016, la Grèce passe de la catégorie marchés développés à marchés émergents tandis que le Maroc passe de marchés émergents à marchés frontières."La Grèce continue de traverser une période d’instabilité politique et économique, qui entraîne des risques substantiels pour les investisseurs. Compte tenu des incertitudes sur son avenir, la Grèce ne répond plus aux exigences liées à un marché développé», commente Sanjay Arya, responsable de Morningstar Indexes, citée dans un communiqué. De son côté, le Maroc n’offre plus la liquidité minimale qui prévaut dans la catégorie des marchés émergents. Morningstar indique par ailleurs que la Corée du Sud est maintenue dans la catégorie des marchés émergents car son marché ne répond pas aux standards d’accessibilité attendus par les investisseurs internationaux. Les actions chinoises «A» sont toujours exclues de la catégorie marchés émergents en raison des restrictions toujours en vigueur sur les mouvements de capitaux transfrontières. La commission des indices de Morningstar va continuer de surveiller pour une éventuelle reclassification les pays suivants : Chine, Pakistan, Pérou, Arabie saoudite et Corée du Sud.
amLeague a communiqué les performances depuis le début de l’année de ses quatre indices composites. Au 21 octobre et depuis le début de l’année, la progression de l’indice amLeague Hero Europe qui privilégie la récurrence des surperformances des gérants par rapport au Stoxx Europe 600, et amLeague Low Beta Europe, qui combine les choix de portefeuille pour trois parts équivalentes des participants du mandat amLeague Europe Equities présentant le plus faible beta, sont de 14,74% et 10,02 %. De son côté, l’indice de marché Stoxx 600 NR s’est affiché en progression de 8,82 %. Enfin, l’indice amLeague Smooth Alpha qui est basé sur les meilleurs producteurs d’alpha sur la plateforme dans l’univers considéré, a progressé quant à lui de 13,27 % depuis le début de l’année contre 9,06 % pour l’Eurostoxx NR.
La place londonienne a facilement réussi à absorber hier les 5 milliards d’obligations libellées en renminbi (RMB) à un an adjugées par la banque centrale chinoise, avec un carnet d’ordres qui a même dépassé le seuil des 30 milliards, rapporte L’Agefi. Les banques ont obtenu à elles seules 47% du montant total adjugé, les banques centrales et fonds souverains 38%, et les gérants d’actifs 14%. Les investisseurs asiatiques ont logiquement été les plus actifs en accaparant 51% du volume total émis, mais les investisseurs américains et européens ont également répondu présents dans des proportions respectives de 25% et 24%. Ce fort engouement de la part des investisseurs internationaux a ainsi permis à la PBOC de concéder un niveau de rendement limité de 3,10%, soit 20 pb de moins que son objectif initial.
Le volume d’émissions de green bonds a atteint 7,6 milliards de dollars au troisième trimestre, ce qui a porté le total des émissions depuis le début de l’année à 27,2 milliards de dollars, selon une étude publiée le 19 octobre par Moody’s («Third Quarter Issuance Lags, but COP21-Linked Increase is Likely»). Sur la base des chiffres sur neuf mois et une moyenne mensuelle d’un peu plus de 3 milliards de dollars, le volume d'émissions d’obligations vertes pourrait atteindre 36,3 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année, juste en deçà des 36,5 milliards de dollars émis l’an dernier. Toutefois, estime l’agence, la conférence de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique pourrait susciter un regain d'émissions si bien que le volume de l’année pourrait dépasser la barre des 40 milliards de dollars. Durant le trimestre écoulé, le marché a accueilli la première émission chinoise et trois émetteurs indiens se sont présentés sur le marché avec des green bonds d’une valeur de 206 millions de dollars. Le rendement des green bonds s’est amélioré légèrement au cours du troisième trimestre et les obligations notées dans la catégorie d’investissement continuent de dominer le marché. Près de la moitié des revenus des émissions du troisième trimestre est destinée à des projets d'énergies renouvelables. A noter également plusieurs initiatives durant le trimestre écoulé visant à renforcer les normes autour des green bonds, notamment la publication du «Green Muni Bonds Playbook», le rapport de la Banque Mondiale sur l’impact des obligations vertes, et les critères d'éligibilité pour l’agriculture, les forêts et autres utilisations des terres proposés par le Climate Bond Inititative.