Cette semaine, on s’interroge, on s’alarme, on s’inquiète… Et puis on se rassure… A moins que ce ne soit le cheminement inverse ! C’est toute la complexité d’une actualité et d’une littérature abondantes avec laquelle, en fonction de ses convictions, il est facile de se convaincre de la justesse de son analyse… quelle qu’elle soit. En pratique, dans le monde de l’asset management, les inquiétudes sur la Chine et les marchés émergents ont déprimé les investisseurs. Avec également, en ligne de mire, une hausse des taux américains par la Fed qui aura été reportée, laissant une fois encore le choix des interprétations. On sait toutefois, depuis cette semaine, qu’en l’espace d’un mois, les doutes ont été à l’origine d’une décollecte de 46 milliards de dollars sur les fonds actions. Il faut dire que même l’Esma, le régulateur européen, est entré dans l’arène pour voir rouge sur les marchés du Vieux Continent. Mais en fait de corrida et de taureau, - symbole de marchés haussiers -, le monde pourrait découvrir un ours, a prévenu l’autorité...Heureusement, quelques-uns font entendre une musique plus douce. Telle la société de gestion CPR AM qui, à l’occasion de l’exposition de ses perspectives macro, a estimé que la situation économique de la Chine ne devrait pas provoquer de panique. Démonstration à l’appui. On veut y croire. Pourtant, la méfiance grandit. Y compris vis-à-vis de produits à succès: les ETF. En août, la chute des places financières a effectivement révélé sur ces produits des problèmes sur lesquels des sociétés de gestion comme BlackRock planchent. Il est question des fortes décotes à la négociation des trackers. Suffisamment gênant pour qu’à mesure que le marché se développe, les investisseurs souhaitent avoir une meilleure compréhension de ces produits, et recherchent formation et informations. Tomber dans la sinistrose et le doute serait cependant dangereux pour l’industrie de la gestion d’actifs. Les gestionnaires américains, selon une étude de Cerulli, ne s’en laissent d’ailleurs pas conter. Ils se sont adaptés aux souhaits des institutionnels pour concevoir des stratégies d’investissement novatrices. De son côté, la société d’investissement Ardian a apporté sa pierre à l’édifice. A sa façon. Elle a annoncé cette semaine avoir levé pas moins de deux milliards d’euros pour les sociétés européennes, via sa troisième génération de fonds dédiée à son activité de dette privée. Et puis, il semble qu’il existe encore de vrais eldorados dans le monde pour les asset managers. Comme pour boucler la boucle, la région Asie/Pacifique qui préoccupe tant se présente aussi comme le premier marché pour la gestion de fortune. D’autant que les particuliers fortunés asiatiques affichent des besoins offrant de nouvelles opportunités. Finalement, pour les gestionnaires d’actifs, l’économie, c’est assez simple. Côté Atlantique, on regarde les signaux. Et côté Pacifique, les capitaux…
Au cours du premier semestre de 2015, les plateformes de crowdfunding ont collecté 133,2 millions d’euros auprès des internautes français en faveur de projets sous forme de dons, d’investissement ou de prêts. Ce montant représente une croissance de 100% par rapport à l’année précédente, elle-même en croissance de 100% par rapport à 2013. Cependant, l’association Financement Participatif France (FPF) vient de publier quinze propositions à l’attention des pouvoirs publics, dont l’objectif est de faciliter encore le développement du secteur en France. Couvrant les différents métiers du crowdfunding (don, prêt et investissement), ces propositions visent à libérer l’essor de ce mode de financement en France. En dépit du cadre réglementaire mis en application au 1er octobre 2014, il reste des contraintes selon la FPF, qui ne met pas la France au niveau d’autres pays comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Aussi, l’association Financement Participatif France (FPF) propose : Pour le crowdfunding sous forme de don :1. Faciliter l’accès au financement participatif pour les collectivités territoriales2. Clarifier la loi sur la simplification du régime des associations et fondationsPour le financement participatif sous forme de prêt :3. Créer une fiscalité adaptée à la prise de risque des prêteurs particuliers4. Permettre le financement de besoins de trésorerie pour les entreprises5. Abroger le seuil de prêt par projet dans le cadre des IFP6. Intégrer l’intermédiation de bons de caisse dans le cadre existant du crowdfunding sous forme de prêt rémunéré7. Simplifier les obligations déclaratives des plateformes8. Allonger les durées possibles des prêtsPour le crowdfunding sous forme d’investissement :9. Elargir le type de titres financiers accessibles au crowdfunding en capital10. Faciliter la pré-souscription11. Numériser les registres des titres financiers12. Réintroduire un principe de proportionnalité pour l’offre au public de titres financiers non complexes sur les plateformes de financement participatif autorisées par l’Autorité des marchés financiers (AMF)13. Ouvrir la possibilité de communiquer sur les projets14. Relever le seuil de 1 million d’euros par levée de fonds15. Favoriser la fiscalité des investisseurs en crowdfunding sous forme de titres
Les fonds communs de placements espagnols ont subi de plein fouet la forte volatilité des marchés financiers du mois d’août. Au 31 août, leurs encours ressortent en effet à 217,94 milliards d’euros, soit un recul de 4,028 milliards d’euros ou 1,8% par rapport au mois de juillet, selon des chiffres publiés par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Malgré cette déconvenue passagère, l’industrie espagnole des fonds reste sur une tendance positive depuis le début de l’année. A l’issue des huit premiers mois de l’année, les actifs sous gestion ont en effet progressé de 11,9% ou 23,09 milliards d’euros, passant de 194,84 milliards d’euros au 31 décembre 2014 à 217,94 milliards d’euros au 31 août 2015. Sur le seul mois d’août, la collecte nette s’est établie à 731 millions d’euros. Grâce à cette performance, les souscriptions nettes s’élèvent à 22,927 milliards d’euros depuis le début de l’année 2015.
Pour la deuxième année consécutive, le groupe BNY Mellon fait partie du Dow Jones Sustainability World Index (DJSI Wolrd), et pour la troisième année consécutive, il se retrouve dans le Dow Jones Sustainability North America Index (DJSI North America). Ces deux indices suivent la performance boursière de grandes sociétés dans 24 secteurs d’activité en se basant sur l’analyse des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) développés par RobecoSAM.
«Le débat qui oppose la gestion active à la gestion passive, vieux de plus de 50 ans, a pendant trop longtemps tourné autour de la performance relative et des coûts, au lieu de se concentrer, de façon plus pertinente, sur les coûts et la valeur ajoutée. C’est-à-dire la capacité à offrir une surperformance durable après commission et à répondre aux objectifs d’investissement fixés». Dans une étude publiée lundi 14 septembre, Chris Wagstaff, Head of Pensions and Investment Education, Columbia Threadneedle Investments, indique que la combinaison idéale de gestion active et de gestion passive pour tout investisseur dépend de ses convictions en matière d’investissement (notamment en termes de fonctionnement des marchés, de mode de fixation des prix des titres et de valeur de la diversification), de ses objectifs d’investissement, de son budget de gouvernance et de son appétit pour le risque. Les mérites relatifs de la gestion active et passive portent donc au final sur trois points clés : la mesure dans laquelle les marchés sont rentables ; en cas d’inefficacité, la capacité des gérants actifs à exploiter les dysfonctionnements du marché de manière systématique et rentable, en termes nets de commissions ; et la capacité à offrir aux investisseurs les performances attendues. L’argument principal en faveur de la gestion active est que, dans un monde où les marchés sont soumis à des niveaux d’efficience des prix variables, les gérants actifs disposent potentiellement des compétences pour battre le marché. La mesure dans laquelle le rendement d’un portefeuille géré de manière active diffère potentiellement ou réellement de son indice de référence est appelée risque actif, ou tracking error. Plus la tracking error ciblée est élevée, plus la latitude du gérant du fonds à être indifférent à l’indice de référence est importante. Plus la tracking error réalisée est élevée, plus le gérant est indifférent à l›indice de référence.Il y a une part active, qui constitue un bon point de départ pour évaluer dans quelle mesure un gérant de fonds est actif en estimant dans quelle proportion la composition d’un portefeuille diffère de son indice de référence. Cependant, les chiffres de la part active doivent être considérés dans le contexte et être utilisés en complément d’autres indicateurs (comme la tracking error réalisée et le ratio d’information), pour permettre aux investisseurs de juger si la valeur obtenue correspond à la valeur attendue pour les commissions de gestion active payées. «Nombreux sont les facteurs susceptibles de générer une surperformance active et qui s’inscrit dans la durée», indique l'étude qui détaille les points clés à considérer avant de porter son choix sur un gérant actif : 1. Le respect d’un processus d’investissement éprouvé et reproductible qui recueille les réflexions d’investissement du gérant et développe des processus de création de valeur ajoutée 2. L’application des trois C – positions du portefeuille de forte conviction, pensée anticonformiste/indépendante et une concentration élevée au sein du portefeuille 3. Un mental de gagnant (on investit pour gagner de l’argent), comme en témoignent généralement une part active et une tracking error élevées 4. La dévotion à un style d’investissement unique qui a fait ses preuves, ou l’attachement à une approche de sélection de titres qui souligne avec succès des caractéristiques spécifiques en ligne avec les résultats d’investissement ciblés 5. Une approche d’investissement patiente (qui bénéficie de la plus grande prévisibilité des prix des actifs à plus long terme) ; une solide discipline de vente, avec le réinvestissement des produits dans de nouvelles idées de portefeuille au lieu de les répartir entre les idées existantes ; et une approche réfléchie du chiffre d’affaires du portefeuille, compte tenu des effets potentiellement contraires des coûts de transaction élevés sur la performance 6. La prise en compte des facteurs ESG, qui soutiennent une gouvernance d’entreprise solide ainsi que des pratiques commerciales et de gestion durables et responsables, les facteurs ESG revêtant une part toujours plus importante dans les évaluations des entreprises 7. Des structures de rémunération du gérant et de l’équipe appropriées qui lient leurs intérêts à ceux de l’investisseur final 8. La capacité à associer connaissances macro et micro-économiques internes pour optimiser les prises de décisions en matière d’investissement 9. Annoncer clairement l’articulation des idées au sein du portefeuille 10. Etre ouvert au débat et au questionnement véritable relativement aux positions du portefeuille 11. Identifier et contrôler les biais comportementaux, notamment le phénomène de pensée de groupe (« groupthink »), la confiance mal placée et une aversion aux positions déficitaires au sein du portefeuille 12. Identifier les contraintes de capacité d’une stratégie choisie 13. Créer de la valeur ajoutée, que ce soit dans un contexte de marché haussier ou baissier 14. Placer la gestion des risques au centre de toutes les décisions. Enfin, conclut Chris Wagstaff, les études montrent qu’après avoir identifié un gérant talentueux, l’investisseur final doit faire preuve de patience pour permettre à ce dernier de révéler l’étendue de ses compétences. Trop souvent, les investisseurs s’appuient sur les périodes de piètre performance pour attester d’une détérioration des compétences, même si les plus talentueux des gérants sous-performent périodiquement.... (*) Pour obtenir la version complète de l’étude, cliquez sur le lien suivant : http://www.columbiathreadneedle.fr/media/9443307/active_passive_summary_french.pdf
Dans les dix prochaines années, sur la période courant de 2015 à 2024, les Allemands vont hériter de 3.100 milliards d’euros, dont 21.000 héritages supérieurs au million d’euros, selon une étude publiée par l’institut allemand de la retraite en partenariat avec la société de conseil Empirica. Autrement dit, 30% environ des patrimoines vont changer de mains. Au cours des vingt dernières années, le patrimoine monétaire des Allemands a plus que doublé pour s'élever à plus de 11.100 milliards d’euros. Sur les trente dernières années, le patrimoine affiche même une multiplication par cinq.
En France, les volumes d'émission des entreprises devraient généralement s’inscrire en deçà des niveaux records atteints l’an dernier, les sociétés qui ont refinancé par anticipation l’essentiel de leurs besoins de liquidité en 2015 adoptant une stratégie d’investissement plus prudente compte tenu des perspectives de croissance limitées, indique Moody’s Investors Service dans une étude récente intitulée « French Non-Financial Corporates: Companies’ Appetite for Bonds Cools After Record 2014 ».« Après un record de 91 milliards d’euros l’an dernier, les volumes d'émission des entreprises françaises vont régresser en 2015. Les entreprises qui ont réuni d’importantes réserves de liquidités suite à l’année record sur les marchés obligataires en 2014 feront, en effet, preuve d’une plus grande prudence dans leurs investissements face aux faibles perspectives de croissance de l'économie française », souligne Guillaume Léglise, analyste chez Moody’s, qui signe cette étude. « Les opérations de fusion-acquisition sont néanmoins de nature à doper les volumes d’émission dans les 12 à 18 prochains mois. » Pour les prochains mois, Moody’s anticipe par ailleurs une poursuite du rythme ralenti des émissions de la part de primo-émetteurs notés en catégorie spéculative (Speculative Grade), les investisseurs se montrant de plus en plus sélectifs sur les obligations faiblement notées en période de volatilité accrue sur les marchés financiers - en témoigne d’ailleurs la marge plus importante de fluctuation des rendements pour les nouveaux émetteurs. La désintermédiation bancaire va se poursuivre en France bien qu'à un rythme moins soutenu que ces dernières années, l’appétit des entreprises pour l’obligataire s'émoussant après la vague de refinancements de 2014 et les prêts bancaires connaissant une reprise face à la remontée des rendements obligataires et l’accentuation de la volatilité sur les marchés financiers. En France, le marché des placements privés devrait, estime Moody’s, poursuivre sa croissance tendancielle dans les 12 prochains mois, les entreprises continuant à recourir à cette solution de financement complémentaire. Ce marché a témoigné d’une grande vitalité en 2014 avec une augmentation du nombre de primo-émetteurs en grande partie favorisée par l’entrée en vigueur de la Charte relative aux « Euro Private Placements » ou « Euro PP ». Les émissions de dette hybride continuent à susciter l’engouement des grands groupes français Investment Grade dont l’objectif principal est de financer leurs acquisitions ou d’éviter les tensions induites par ces opérations sur leurs notations. Les primo-émetteurs se tournent également vers le marché pour se financer, les entreprises s’efforçant de diversifier leurs sources de financement et de renforcer leurs bilans.
Une fois n’est pas coutume, le monde de la gestion d’actifs cette semaine a essentiellement apporté des nouvelles positives ou porteuses d’espoirs. L’événement est trop rare pour ne pas être souligné. Sur les marchés, par exemple, après la panique de cet été, l’extraordinaire flux de capitaux sortants des marchés émergents a été estimé à 3 % des actifs sous gestion – prenant en compte les fonds de dette comme les fonds actions. Or, sur ces marchés, ce niveau constitue un signal d’achat. Fin juin 2013 par exemple, un rebond de 13% sur trois mois avait suivi pour l’indice actions émergentes de MSCI.Dans un autre genre, une étude de Tower Watson est venue rappeler le poids des 300 principaux fonds de pension en actifs gérés : 15 000 milliards de dollars, soit le double en l’espace de dix ans ! Selon l'étude, les Etats-Unis demeurent le premier marché de fonds de pension, puis le Japon. En retrait, l’Europe n’est pas pour autant absente. Une autre enquête a ainsi démontré que les actifs des fonds de pension européens ont progressé de plus de 10 % l’an dernier pour s’élever à 6 160 milliards d’euros. Certes, cela couvre 1 000 fonds de pension européens, mais l’ampleur du marché peut séduire plus d’un asset manager... On notera, en outre, que le plus important fonds européen, celui du gouvernement norvégien, pourrait réduire ses investissements dans des entreprises liées au charbon, et céder des participations d’une valeur de 6 milliards d’euros. Les gestionnaires d’actifs peuvent donc affuter leurs armes. Une dernière étude leur apporte également un précieux conseil ces derniers jours : avec 2 500 milliards d’actifs sous gestion, dont 400 milliards « d’opportunité concurrentielle » pour les sociétés de gestion externes, le marché institutionnel allemand est devenu quasi incontournable pour qui veut se développer sur le Vieux Continent ! Un autre « moteur » pour les asset managers a affiché sa très bonne forme cette semaine : les conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Le baromètre de BNP Paribas Cardif a ainsi pointé leur optimisme et rappelé leur rôle de relais pour drainer l’épargne des clients vers les unités de compte. Une fois de plus, les gérants apprécieront. Certaines maisons ont d’ailleurs décidé d’intensifier leurs relations avec ces professionnels, comme Primonial qui s’est dotée d’une nouvelle structure leur étant entièrement dédiée. Enfin, pour faire bonne mesure, l’AMF a également publié cette semaine un état des lieux du marché de l’emploi dans les sociétés de gestion françaises. Pas un nuage à l’horizon, d’après l’étude du régulateur. Fin 2014, les effectifs s'établissaient à 15.531 personnes, soit un retour à des plus hauts historiques. Un peu plus dans le détail, des gérants ont été recrutés mais pas seulement. Le rappel de l’AMF des prochains changements réglementaires laisse clairement penser que les services juridiques ont été, eux aussi, fortement contributeurs…En évoquant l’emploi dans les sociétés de gestion, on notera aussi que CPR AM a vu ses effectifs grossir brutalement. Amundi, sa maison mère, vient de lui confier l’ensemble de ses expertises actions thématiques et leur développement afin de créer un pôle spécialisé. Dès fin septembre, ledit pôle gérera plus de 3,6 milliards d’euros et comptera une équipe de 10 professionnels de l’investissement dont six sont des transfuges d’Amundi. Terminons cette lettre par deux nouvelles atypiques parues cette semaine. La première concerne un hedge fund actions aux Etats-Unis dont les dirigeants promettent entre autres de rembourser les investisseurs si la performance du fonds décline. Et les responsables du fonds se rémunèreront seulement pour les profits qui battent le S&P 500, dividendes inclus. Pas sûr qu’ils fassent des émules…Enfin, BlackRock Real Estate a acquis lundi un portefeuille de huit jardineries au Royaume-Uni. Une telle opération s’inscrit dans la recherche de rendement de la société de gestion. Donner à des fleurs le pouvoir de gonfler la performance d’actifs sous gestion ? L’idée séduit. Espérons tout de même que ce ne sera pas uniquement grâce à la production de chrysanthèmes…
Les fonds de droit français ont collecté au mois d’août. En chiffres, 8 518,15 millions d’euros sont venus grossir l’encours global de 835 240,13 millions d’euros. Pourtant, comme le relève Europerformance - a SIX Company dans ses statistiques mensuelles, les actifs sous gestion auront perdu d’un mois à l’autre… 2,23 %. L’explication tient dans un « effet performance » très négatif, notamment pour les catégories d’actions. En détail, la collecte enregistrée par les sicav monétaires a atteint 6 871,17 millions d’euros, soit une part prépondérante de l’ensemble des souscriptions. Au total, l’encours sur ces fonds progressent de 2,38 %.Pour la classe d’actifs obligataire, les souscriptions nettes de 95,55 millions masquent des réalités très différentes. Les fonds investis en obligations de la zone euro ont été fortement collecteurs en net (+362 millions), tandis que les obligations à l’international ont fait l’objet de rachats nets importants (-118,43 millions), comme les fonds d’obligations émergentes (-105,87 millions). Côté performance, aucune catégorie s’affiche en gains. Le recul pour l’ensemble n’est cependant que de 0,75 % tandis que pour certains fonds comme ceux composés d’obligations des pays émergents ou d’obligations européennes, la baisse est de 2,54 % et de -1,18 % respectivement. Pour les fonds actions, la situation est similaire mais dans des proportions nettement plus importantes. L’ensemble a collecté en net 1 438,56 millions d’euros, essentiellement grâce aux fonds d’actions européennes et américaines (1 781,81 millions et 518,53 millions respectivement). A l’inverse, les fonds Asie/Pacifique et internationales ont décollecté (-332,25 millions et -673,58 millions respectivement). Au final, l’encours sur un mois de l’ensemble des fonds actions a baissé de 7,17 %. Il est vrai que les performances moyennes sont dans le rouge. Les fonds Asie/Pacifique et internationales perdent en moyenne 10,06 % et 8,27 %, tandis que les fonds d’actions européennes et américaines affichent des baisses moyennes de 7,29 % et 7,78 %.Enfin, pour les obligations convertibles, l’ensemble de la catégorie perd 0,46 millions mais les fonds composés de ces titres sur la zone euro enregistrent des souscriptions nettes de 6,86 millions tandis que les fonds d’obligations convertibles nettes subissent des rachats de 30,3 millions d’euros. En matière de performances, le recul est général. Tant pour l’ensemble de la catégorie (-2,98 %) que chaque type de fonds. Ceux investis sur l’Europe perdent en moyenne 3,21 % contre - 2,73 % pour ceux de la zone euro.
La position forte des banques suisses de gestion privée ne va pas s’affaiblir fondamentalement dans le futur. Mais il sera toujours plus difficile de gagner de l’argent dans ce métier ces prochaines années, malgré des volumes nettement en hausse. C’est là l’une des conclusions majeures de l’étude approfondie menée par le cabinet de conseils zeb auprès d’un échantillon de 20 établissements bancaires représentant un quart environ des actifs sous gestion du private banking suisse, rapporte L’Agefi suisse. Entre 2010 et 2014, les actifs sous gestion offshore se sont en effet étoffés de 2800 milliards à 3470 milliards de francs, soit de 24%. Alors que dans le même temps, les revenus y afférents ont augmenté de 11%, soit de 27,7 à 30,7 milliards de francs. Cette période a certes essuyé des sorties nettes de fonds d’environ 120 milliards de francs, causée essentiellement par la régularisation des avoirs et les accords passé avec nombre de pays, développés principalement. Mais ce reflux a été plus que compensé par deux facteurs : la performance positive des marchés - qui a eu pour effet d’augmenter de 300 milliards de francs environ les actifs sous gestion - et l’afflux de fonds en provenance des marchés émergents qui s’est élevé durant la même période à quelque 140 milliards de francs. Au prix toutefois d’une nette érosion des marges brutes tant dans les activités domestiques ou onshore (de 83 à 76 points de base) que offshore ou transfrontalières (de 99 à 87 points). La prime de rendement de la gestion privée offshore s’est donc réduite de près d’un tiers durant cette période (-29%). Dans ce contexte, zeb a analysé la résilience aux intempéries de marchés des modèles actuels du private banking, toujours sur la base de ces 20 banques. Le scénario d’une baisse des marchés de l’ordre de 10% déjà (ce qui pourrait impliquer une chute plus prononcée des marchés d’actions), soit d’une compression de même ampleur des actifs sous gestion, aurait pour effet d’augmenter de 2 à 13 (sur 20) le nombre d’établissements dans le rouge (deux banques restant dans la zone «saine ») à l’horizon de l’année 2020, en supposant une hausse légère du niveau (absolu) de coûts malgré des mesures renforcées d’abaissement de ceux-ci. A l’opposé, le scénario de «l’équilibre à court terme» impliquant un ralentissement de l’érosion de la marge brute à 82 points et une collecte nette de fonds de 1,5% (sans contribution positive de la performance et avec là aussi une hausse modérée de la marge de coûts) aurait pour effet de réduire le nombre d’établissements dans la zone saine de 8 actuellement à 5 (sur 20), avec toujours deux banques dans le rouge. C’est donc la résilience du secteur aux tumultes de marchés qui laisse à désirer. Et qui contribue à peser sur la transformation et la consolidation d’un secteur dont le nombre d’établissements pourrait se réduire d’un tiers, à une centaine en 2020 (140 en 2014),
Le bonheur des uns peut aussi faire... le bonheur des autres. En forme, les CGPI affichent un moral au beau fixe. Selon les résultats de la 9ème édition du Baromètre du marché des Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants et de leurs clients réalisé pour BNP Paribas Cardif (*), 86% d’entre eux - soit une progression de cinq points de base par rapport à 2014 - considèrent aujourd’hui que la profession se porte bien. Et ils sont deux fois plus qu’en 2014 à percevoir une amélioration de leur situation. Les sociétés de gestion peuvent donc se frotter les mains. Ce regain d’optimisme leur profite également dans la mesure où les CGPI jouent un rôle décisif dans le nouvel intérêt des clients pour les unités de compte (UC) et dans leurs choix. Ce que souligne l’enquête en précisant que 71% des CGPI ont ressenti un intérêt de la part de leurs clients contre 62% en 2014.Ce climat favorable se perçoit au travers d’une activité plus soutenue. En 2014, le niveau de collecte est ainsi resté important avec près de 3,3 millions d’euros en moyenne contre 3 millions en 2013 (+10%). Et pour 7 CGPI sur 10, les perspectives de collecte sont envisagées à la hausse pour l’année 2015. Certes, l'évolution du contexte économique, de la volatilité des marchés et de la fiscalité ont toujours un impact non négligeable sur leur activité, mais les CGPI sont néanmoins moins nombreux à le déplorer cette année.Dans le détail, les conseillers en gestion de patrimoine sont désormais force de proposition, et ils jouent un rôle prépondérant dans l’orientation des clients vers les supports en UC et dans le choix des différents types d’investissement. 73% de leurs clients déclarent ainsi que leur conseiller a suggéré le type d’UC ainsi que la somme à investir. En matière de classe d’actifs, ce sont l’immobilier et les actions qui ont le vent en poupe. L’idée étant de pallier l'érosion des taux de rendement des fonds en euros d’une part et d’encourager la diversification des avoirs d’autre part. La mécanique fonctionne à l'évidence puisque plus d’un client d’un CGPI sur deux possède des UC dans son contrat d’assurance-vie, tandis que les prospects, plus prudents, sont moins nombreux à en avoir. La part d’UC dans leur assurance-vie est aussi plus faible (26% pour les premiers contre 18% pour les seconds).Pour sa part, le contrat Eurocroissance continue de creuser son sillon, relève le baromètre. Un client sur deux en a déjà entendu parler et la clientèle se dit prête à investir en moyenne 22 % de ses investissements sur un produit d’assurance vie de ce type. «Fort de ce constat, les CGPI, qui étaient un peu sur la réserve l’an passé, sont déjà 1/4 à en commercialiser et une large majorité d’entre eux (82%) a l’intention de poursuivre dans cette voie dans les prochains mois», indique BNP Paribas Cardif.La perception de la situation financière actuelle est aussi appréhendée de manière plus positive qu’en 2014. 42% d’entre eux estiment la situation meilleure que l’année précédente, contre 23% l’année dernière. Enfin, les CGPI bénéficient d’une image positive auprès de 89% de leurs clients. 29% d’entre eux déclarent même, avoir une très bonne image de la profession (en progression de 7 points). La qualité du conseil, l’atout principal des CGPI, (cités par 54% des clients) a des conséquences positives sur le comportement de ces derniers. Leur propension à consacrer une part de leurs économies sur des placements risqués s’accroît : 72% d’entre eux y investissent la totalité ou une partie de leurs économies (marquant une hausse de 4 points de base par rapport à la précédente enquête). (*) Enquête téléphonique réalisée du 13 mai au 03 juin 2015 auprès d’un échantillon de 400 CGPI
Les fonds communs de placement espagnols ont enregistré 855 millions d’euros de collecte nette au cours du mois de juillet après 146 millions d’euros seulement au mois de juin, selon des chiffres publiés par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Sur les sept premiers mois de l’année 2015, les souscriptions nettes s’élèvent à 21,65 milliards d’euros. Grace à cet effet collecte, les actifs sous gestion du secteur s’établissent à 222,10 milliards d’euros à fin juillet 2015, en hausse de 1,7% par rapport au mois de juin et en progression de 14% par rapport au 31 décembre 2014.
Les fonds allemands ont enregistré une collecte nette de 11,4 milliards d’euros au cours du mois de juillet 2015, selon des chiffres publiés par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). Au cours du mois sous revue, les fonds réservés aux institutionnels ont enregistré une collecte nette de 4,7 milliards d’euros. En parallèle, les fonds dédiés à la clientèle «retail» ont capté 6,5 milliards d’euros de souscriptions nettes tandis que les mandats affichent 300 millions d’euros de rentrées nettes. Sur le segment de la clientèle «retail», les fonds actions et les fonds diversifiés se sont taillé la part du lion en juillet, enregistrant respectivement 3,5 milliards d’euros et 3,1 milliards d’euros de collecte nette. Les fonds obligataires affichent, pour leur part, 300 millions d’euros de souscriptions nettes. A l’inverse, les fonds monétaires et les fonds immobiliers ont subi une décollecte nette de 100 millions d’euros et 300 millions d’euros respectivement.Grâce à cette performance, la collecte nette du secteur atteint 120,1 milliards d’euros à l’issue des sept premiers mois de l’année 2015. Dans le détail, les fonds réservés aux institutionnels ont réalisé 74,6 milliards d’euros de souscriptions nettes tandis que les fonds dédiés à la clientèle «retail» ont attiré 49,8 milliards d’euros de flux nets depuis le début de l’année. En revanche, les mandats ont enregistré une décollecte nette de 4,3 milliards d’euros au cours sept premiers mois de l’année.A fin juillet 2015, l’industrie allemande des fonds totalisait 2.609 milliards d’euros, dont 1.334 milliards d’euros pour les fonds réservés aux institutionnels et 891 milliards d’euros pour les fonds dédiés à la clientèle retail.
En forme les sociétés de gestion en France. Dans une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publiée sur son site, leurs effectifs s’établissent à 15.531 personnes au 31 décembre 2014, soit un retour à des plus hauts historiques faisant suite à une croissance de 3,3% par rapport à 2013."Le résultat s’explique par la hausse significative et combinée du nombre de gérants (+3,2% par rapport à l’exercice 2013) et des effectifs hors gérants (+3,4% par rapport à l’exercice 2013) de façon cohérente avec l’accroissement du nombre de sociétés de gestion», détaille l’AMF. Toutefois, l’évolution des effectifs des sociétés de gestion de portefeuille n’est pas uniforme et varie en fonction des spécificités de celles-ci (type d’actionnariat, profil et support de gestion, etc.).En détail, relève l’AMF, 76,1% des sociétés de gestion de portefeuille ont un effectif inférieur à 20 personnes et représentent 23,1% des emplois directs de l’industrie de la gestion d’actifs de la place de Paris. Quant aux sociétés de taille importante (plus de 100 personnes), elles représentent 4,8% de la population mais concentrent 49,1% des emplois directs en 2014.Enfin, la part des gérants dans les effectifs agrégés des sociétés de gestion de portefeuille s’établit, comme en 2013, à 28%. Plus le niveau d’encours des sociétés de gestion de portefeuille est élevé, plus la pondération du nombre de gérants dans l’effectif est faible. «Ceci reflète l’internalisation des fonctions « support » dans les sociétés de gestion de portefeuille de grande taille», note le régulateur. «A l’inverse, les structures dont l’effectif est inférieur à 20 personnes externalisent un pan non négligeable de ces activités, entrainant ainsi une baisse mécanique des effectifs hors gérants», ajoute-t-il.
Les flux du marché des ETF européens ont poursuivi leur tendance positive en août 2015. Les nouveaux actifs nets (NAN) ont atteint 9,7 milliards d’euros sur le mois, un niveau proche du record de 10,9 milliards d’euros enregistré en janvier 2015, selon le dernier Baromètre Lyxor des tendances mensuelles sur le marché des ETF européens. L’encours total sous gestion est en hausse de 17% par rapport à la fin de l’année 2014 et se monte à 425 milliards d’euros, avec un impact sur le marché de 4,8%. Les flux à destination des ETF en actions ont fortement augmenté, atteignant 7,3 milliards d’euros. Les investisseurs ont privilégié les marchés développés (9,2 milliards d’euros d’entrées). Les entrées de capitaux vers les ETF européens ont atteint des niveaux élevés. Les ETF de la région européenne ont enregistré des entrées de capitaux pour un montant de 3,5 milliards d’euros, la France et les actions de pays périphériques atteignant des niveaux records avec des entrées de 373 millions d’euros et 326 millions d’euros respectivement. Les ETF américains et ceux portant sur le Japon ont également enregistré des flux positifs de 2 milliards d’euros et 524 millions d’euros respectivement. En revanche, les sorties de capitaux relatives aux marchés émergents ont atteint un plus haut de 1,5 milliard d’euros, soit un montant proche du record de 1,8 milliard d’euros enregistré en décembre 2014. Les ETF axés sur un pays tels que les ETF indiens, sud-coréens et russes, ont compté parmi les plus durement touchés par les craintes des investisseurs à l'égard d’un environnement plus risqué. Notons que ces inquiétudes relatives aux marchés émergents ont également eu un impact négatif sur les ETF Smart Beta qui, pour la première fois en un an, ont subi des sorties de capitaux sur le mois. Les ETF obligataires ont enregistré des entrées de capitaux de l’ordre de 2,3 milliards d’euros. Point intéressant, ces flux ont essentiellement été dirigés vers les obligations d’Etat européennes (1,3 milliard d’euros, soit un niveau proche du record atteint en janvier 2015). Les ETF sur obligations d’entreprises investment grade continuent d’enregistrer des entrées de capitaux (pour un montant de 403 millions d’euros), tandis que les obligations à haut rendement ont subi des sorties de l’ordre de 173 millions d’euros, les investisseurs fuyant les actifs les plus risqués.
L’OPCI accessible au « grand public » a confirmé au premier semestre sa remarquable montée en puissance constatée depuis 2011. La collecte nette globale des six premiers mois de l’année se monte à 1.246,30 millions d’euros contre 813,32 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice 2014, selon les statistiques ASPIM-IEIF publiées le 3 septembre. La mobilisation des grands réseaux de banques et de compagnies d’assurance explique la progression de la collecte de ce fonds d’investissement immobilier principalement distribué sous forme d’unités de compte de contrats d’assurance-vie. Au 30 juin 2015, la capitalisation des OPCI « grand public » se montait à 3,28 milliards d’'euros, en hausse de 60,57% par rapport à la fin 2014 (2,04 milliards d’euros).
Il y a parfois des analogies faciles entre le monde du sport et celui de l’asset management. Notamment ce mercato qui bat son plein dans l’univers du ballon rond en ce début de saison. A coups de millions d’euros, les joueurs sont transférés d’un club à l’autre, chacun d’entre eux rêvant de constituer ou de recomposer la meilleure équipe possible. A la clé : performances et capitaux... Il en va donc de même pour la gestion d’actifs. Surtout en cette période de rentrée. Chaque société de gestion affiche sa volonté de disposer des meilleurs effectifs. Et cette semaine a été particulièrement riche en mouvements et annonces. Ainsi a-t-on appris le départ du directeur général d’Aberdeen France pour Robecco France. Par ailleurs, deux dirigeants sont arrivés à la tête de Royal of Scotland Bank à Paris pour remplacer son ancien dirigeant, Stéphane Rozès. BBVA France s’est également donné un directeur central adjoint dans la Capitale, et Axa IM est allé chercher un économiste international senior à l’Insee. Franklin Templeton a aussi débauché chez Amundi, Lazare Frères Gestion chez AllianzGI et, en Suisse, le chef stratégiste du groupe Reyl s’apprête à quitter la société pour un établissement encore tenu secret. Le capital humain à la base de la réussite d’une société de gestion ? L’idée a donc ses adeptes. Mais sans remettre en cause cette conviction, d’autres ont aussi rappelé une évidence : l’union fait la force ! Ainsi, toujours cette semaine, La Banque Postale a engagé la fusion de ses deux entités de gestion privée, à savoir la Banque Privée Européenne (BPE) et La Banque Postale Gestion Privée (LBPGP). Leur histoire était différente, leur avenir sera commun. En Suisse également, on a développé des idées assez proches. Le groupe Syz a ainsi finalisé le rachat de Royal Bank of Canada (Suisse), et une société de conseil en gestion de fortune, Kehrli & Zehnder Global Wealth Management AG, a annoncé la conclusion d’un partenariat stratégique avec Santro Invest AG, une société de gestion plutôt orientée vers les clients institutionnels. Pour sa part, Axa joue la carte de la réorganisation interne. Son entité Axa Wealth, qu’on disait vendue à tort, vient en effet d'être sélectionnée comme centre d’investissement multigestion au niveau européen pour l’ensemble du groupe.Que chacun fourbisse ses armes se comprend. Car les enjeux sont considérables… et les parcours parfois semés d’embûches. Royal Bank of Scotland, Deutsche Bank et UBS en savent quelque chose, qui se battent pour conserver leur droit à gérer l’argent des retraités américains après que les régulateurs outre-Atlantique les aient menacés de le leur retirer pour avoir plaidé coupable de manipulation de marchés en début d’année. Enfin, impossible de finir ce tour d’actualité hebdomadaire sans se pencher sur les marchés. La panique fin août consécutif aux doutes sur la croissance chinoise a généré de la volatilité mais surtout des réallocations massives. Près de 30 milliards de dollars en une semaine ont ainsi quitté les fonds investis en actions ! Pendant ce temps, la Chine continue sa route. Sa banque centrale vient de créer un fonds d’investissement d’un montant total de 10 milliards de dollars dédié à l’Amérique latine et aux investissements dans des domaines tels que l’industrie, la haute technologie, l’agriculture, l'énergie et les infrastructures. De leur côté, les autorités à Pékin ont fait le ménage dans le monde de la finance et de la régulation après avoir annoncé qu’elles avaient arrêtées les responsables du krach boursier. Ces personnes ont été transférées en prison. Drôle de mercato…
Les actifs sous gestion des assureurs européens s’élevaient à 9.900 milliards d’euros à la fin de l’année 2014, en progression de 9,4% par rapport à 2013, selon des chiffres publiés ce 2 septembre par Insurance Europe, la Fédération européenne des assureurs et des réassureurs. L’an dernier, les primes brutes en Europe ont augmenté de 3,7% pour atteindre 1.172 milliards d’euros en 2014. Les primes d’assurance vie ont progressé de 5,5% sur un an pour s’établir à 714 milliards d’euros tandis les primes d’assurance non-vie ont augmenté de 1% seulement à 458 milliards d’euros.
Le fournisseur d’indices STOXX a fait connaitre ce mardi 1er septembre les résultats de son examen annuel de l’indice STOXX sur l’Europe consacré aux grandes valeurs. Parmi eux figurent l’indice STOXX Europe 50, EURO STOXX 50, STOXX Nordic 30 et STOXX EU Enlarged 15 indices. A cela s’ajoutent les résultats de la deuxième revue semi-annuelle de l’indice STOXX Europe 50 Eastern Europe. Tous les changements qui entreront en vigueur avec l’ouverture des marchés européens le 21 septembre 2015.A titre d’exemple, pour l’indice EURO STOXX 50, les valeurs FRESENIUS (Germany, Health Care, FREG.DE) et SAFRAN (France, Industrial Goods & Services, SAF.PA) font leur entrée tandis que REPSOL (Spain, Oil & Gas, REP.MC) et RWE (Germany, Utilities, RWEG.DE) sortent.De la même façon, dans l’indice STOXX Europe 50, INTESA SANPAOLO (Italy, Banks, ISP.MI) et IMPERIAL TOBACCO GRP (U.K., Personal & Household Goods, IMT.L) entrent dans l’indice tandis que BHP BILLITON (U.K., Basic Resources, BLT.L) et GLENCORE PLC (U.K., Basic Resources, GLEN.L) sortent.
Selon l’indice semestriel IPD, le rendement global des OPCI Professionnels en France s'élève au premier semestre 2015 à 5,8%. Sur un an, ce rendement global annualisé est de 9,6 % et sur trois ans, de 6,3 %. Une comparaison avec d’autres actifs met également en évidence la performance des foncières cotées sur un an et sur trois ans (6,5 % et 19,2 % respectivement), ainsi que des actions (12,2 % et 18,6 % respectivement) (*) cet indice est composé de 103 véhicules affichant plus de 18 milliards d’euros d’actifs immobiliers sous gestion, dont 48 % de bureaux, et prend uniquement en compte les fonds dont le sous-jacent a fait l’objet d’une réévaluation semestrielle.