Alors que le secteur financier continue de voir un énorme potentiel à la technologie du blockchain, Credit Suisse vient de publier une étude de plus de 130 pages sur le sujet («Blockchain - The Trust Disrupter»). La banque indique d’ailleurs avoir publié ce rapport en réponse à de nombreuses questions d’investisseurs sur ce thème, qui pourrait avoir un impact sur bien d’autres secteurs. Il a été réalisé avec l’appui de plus de 30 analystes issus de cinq secteurs différents dans cinq régions du monde. L’intérêt de l'étude, qui se base sur de multiples sources internes et externes, réside notamment dans son exploration du blockchain sous presque toutes les coutures, de son potentiel dans différents secteurs (paiements, marchés de capitaux, services financiers et médias) mais également des obstacles à son développement (masse critique, confidentialité des données, risques de piratage accrus en raison des nombreux points d’entrée...). Sans être aussi optimistes que certains, les auteurs estiment toutefois que le blockchain va probablement changer la donne pour certaines activités. «Nous voyons l’impact le plus important dans des secteurs tels que les services financiers, les bourses et les règlements post trade, où le règlement T+3 semble mûr pour un processus d’optimisation. Nous estimons notamment qu’il existe des possibilités d’intégration verticale entre bourses, compensation, règlement et enregistrement», écrivent les auteurs de l'étude qui ajoutent toutefois qu’il est encore difficile d’identifier les gagnants et perdants de ce mouvement de consolidation. D’après la banque, certains acteurs des paiements comme Visa, Mastercard ou Worldpay devraient profiter du blockchain. A priori, on pourrait penser que ces acteurs devraient pâtir d’un système de transaction décentralisé. Mais l’évolution récente, comme le fait qu’Apple et Apple Pay se reposent toujours sur ces géants des paiements, renforcent leur rôle de gardien. Surtout, à l’image du cloud, le blockchain se conçoit en registre distribué public ou privé, ce qui implique des systèmes très différents, et nombre de déclinaisons encore possibles, qui pourraient un jour être adoptées par ces grands émetteurs de cartes.Selon l'étude, certaines entreprises fintech comme Fiserv sont en revanche peut être davantage menacées car les banques pourraient mettre en place des processus avec des technologies blockchain qui rendent inutiles ou obsolètes certaines fintech. Du côté des grandes banques, Goldman Sachs ou JP Morgan, qui ont mené de nombreux investissements dans ce segment, devraient pouvoir en profiter. En revanche, une entreprise qui est jugée comme assez mal positionnée est Swift, le système de messagerie interbancaire international. L'étude estime par ailleurs que le bitcoin devrait rester une activité niche, en raison notamment des multiples barrières à une adoption massive de la crypto monnaie. L’an dernier, sur plus de 600 monnaies numériques, le total des transactions représentait 0,017% du PIB mondial. Certains facteurs comme la consommation d’électricité pour assurer son fonctionnement ou le système de rémunération des «mineurs», qui valident les transactions, sont de puissants freins à une adoption généralisée.
Un an après son rachat par le fonds Carlyle, Veritas va placer cette semaine la dernière tranche obligataire pour rembourser les prêts relais bancaires.
L’opérateur boursier BATS Europe, et la société BIDS TradingLP, la plus importante plateforme de négociation de blocs aux Etats-Unis, ont annoncé le 9 août le lancement de la plateforme BATS LIS, un nouveau service de négociation pour les transactions de blocs sur le marché européen des actions qui utilisera la technologie BIDS. BATS LIS (LIS ou Large in Scale), qui doit encore recevoir le feu vert des autorités de tutelle, est une plateforme de négociation et d’exécution des transactions de grande taille qui permettra aux participants de négocier de gros blocs d’actions européennes sans révéler leurs intentions au marché. Outre les infrastructures d’exécution, de compensation et de règlement de BATS, la nouvelle plateforme BATS LIS utilisera le logiciel BIDS Trader mis au point par BIDS, ainsi que son canal de distribution buy-side. Cette nouvelle plateforme répond aux souhaits de la clientèle buy-side ainsi qu’aux exigences de la directive MiFID II, qui doit entrer en vigueur le 3 janvier 2018 et qui autorisera notamment les investisseurs à négocier des transactions sans transparence pre-trade. Une disposition qui permettra aux sociétés souhaitant mettre en œuvre des transactions de blocs de ne pas être soumises aux fluctuations boursières défavorables pouvant être provoquées par les informations divulguées au marché.
L'activité de la Bourse de Londres n'a pas ressenti d'effets après le vote sur le Brexit mais reconnaît que la décision fait naître une incertitude néfaste pour son activité.
Les actifs investis à l’échelle mondiale dans les ETF « smart beta » cotés ont atteint le niveau record de 429 milliards de dollars à fin juin 2016, selon des données publiées par le cabinet de recherche indépendant ETFGI. Depuis le début de l’année, ces fonds enregistrent donc une progression de 7,1% de leurs encours, passant ainsi de 400 milliards de dollars à 429 milliards de dollars en l’espace de six mois. Dans le détail, les ETF « smart beta » cotés aux Etats-Unis affichent 390,2 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Les encours s’élèvent à 9,44 milliards de dollars au Canada, à 26,7 milliards de dollars en Europe et à 832 millions de dollars au Japon.Au cours du mois de juin, les ETF « smart beta » ont enregistré une collecte nette de 5,70 milliards de dollars, portant à 16,15 milliards de dollars le total des souscriptions nettes depuis le début de l’année 2016.Au cours du mois de juin, iShares a réalisé la plus forte collecte nette du secteur avec 4,11 milliards de dollars de souscriptions nettes. Suivent Vanguard, avec 1,26 milliard de dollars de collecte nette, et PowerShares, avec 672 millions de dollars de flux nets entrants.Au cours des six premiers mois de l’année, iShares totalise 19,02 milliards de dollars de collecte nette, devant Vanguard (5,26 milliards de dollars) et Charles Schwab Investment Management (2,15 milliards de dollars).
Les actifs investis dans les ETF actifs à l’échelle mondiale ont atteint le niveau record de 38,19 milliards de dollars à la fin du mois de juin 2016, selon des statistiques publiées par le cabinet indépendant ETFGI. Aux Etats-Unis, les encours des ETF actifs s’élèvent à 26,38 milliards de dollars tandis que les encours des ETF actifs cotés au Canada s’établissent à 4,46 milliards de dollars. Enfin, en Asie-Pacifique hors Japon, les encours des ETF actifs ressortent à 1,56 milliards de dollars.Au cours du mois de juin, les ETF actifs ont enregistré une collecte nette de 724 millions de dollars. Dans le détail, les fonds obligataires ont attiré 296 millions de dollars de flux nets entrants tandis que les fonds mixtes ont engrangé 247 millions de dollars de souscriptions nettes. Enfin, les fonds actions ont réalisé une collecte nette de 145 millions de dollars.A l’issue des six premiers mois de l’année 2016, la collecte nette des ETF actifs s’élève à 3,01 milliards de dollars. Les fonds obligataires se sont taillés la part du lion avec 1,88 milliard de dollars de souscriptions nettes, devant les fonds mixtes (437 millions de dollars) et les fonds matières premières (343 millions de dollars).Pimco ressort comme le plus important fournisseur d’ETF actifs en termes d’encours avec 7,65 milliards de dollars d’actifs sous gestion, soit 20% de parts de marché. Suivent Source avec 5,13 milliards de dollars d’encours et 13,4% de parts de marché, et First Trust avec 4,80 milliards de dollars d’encours et 12,6% de parts de marché.
L’industrie britannique de la gestion d’actifs a subi de plein fouet le contre-coup du Brexit. Au cours du mois de juin, les fonds britanniques ont en effet enregistré une décollecte nette de 2,58 milliards de livres, après 305 millions de livres de collecte nette au mois de mai, selon des statistiques publiées par The Investment Association, l’association professionnelle de la gestion d’actifs au Royaume-Uni. Dans le détail, les fonds réservés aux institutionnels ont réussi à engranger 883 millions de livres de souscriptions nettes en juin, après 642 millions de livres de flux nets entrants en mai. A l’inverse, les fonds dédiés aux particuliers (« retail ») ont subi une décollecte nette de 3,46 milliards de livres, après 338 millions de livres de sorties nettes en mai. Depuis janvier 2012, les fonds « retail » n’avaient jamais subi un tel niveau de décollecte nette mensuelle. Sur le segment « retail », les fonds actions ont enregistré la plus forte décollecte mensuelle, avec 2,8 milliards de livres de sorties nettes. Les fonds immobiliers ne sont pas en reste, avec une décollecte nette de 1,4 milliards de livres. A l’inverse, les fonds obligataires ont affiché une belle résistance, avec une collecte nette de 258 millions de livres en juin. Pour leur part, les fonds monétaires ont attiré 157 millions de livres de flux nets entrants.Malgré ces vents contraires, les actifs sous gestion de l’industrie britannique ont continué à croître de manière significative. De fait, au 30 juin 2016, les encours s’établissent à 947,7 milliards de livres, contre 933,3 milliards de livres à fin mai 2016 et contre 919,9 milliards de livres à fin juin 2015.
Le Brexit a marqué l'entrée dans une phase de risque financier plus élevé dont les investisseurs n'ont qu'une vision très partielle, selon une note de Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique pour le groupe Saxo Bank
Les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une collecte nette de 1,77 milliard d’euros au cours du mois de juillet, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association professionnelle de la gestion d’actifs. « Cela fait 14 mois que les fonds n’ont pas enregistré une collecte de cette ampleur », observe Inverco. Depuis le début de l’année 2016, les souscriptions nettes s’élèvent désormais à 3,71 milliards d’euros.Portés par cette belle dynamique, les encours des fonds espagnols ressortent à 222,22 milliards d’euros à fin juillet 2016, en hausse de 4 milliards d’euros ou 1,9% par rapport au mois de juin. Depuis le début de l’année 2016, les encours ont progressé de 2,35 milliards d’euros, soit 1,1%.
Le fournisseur d’indices boursiers, propriété de Deutsche Börse, a annoncé hier soir que Credit Suisse et Deutsche Bank seront exclus de l’indice Stoxx Europe 50. La capitalisation des deux banques a fondu de moitié depuis le début de cette année. Elles seront remplacées dès le 8 août par le groupe français de BTP et de concessions Vinci et par ASML Holding, spécialiste néerlandais des équipements de lithographie destinés à l’industrie des semi-conducteurs.
Les tensions qui ont gagné le marché de l’immobilier depuis depuis le référendum britannique favorable à la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne pourraient durer moins longtemps et être moins dramatiques que ce que craignent de nombreux investisseurs. Telle est la principale conclusion de l’enquête semestrielle « Investment Strategy Annual » (« ISA ») du gestionnaire d’actifs immobilier LaSalle Investment Management (LaSalle IM). De fait, en Europe, l’étude estime que les conditions défavorables auxquelles sont confrontés les marchés financiers londoniens devraient contribuer à soutenir le marché immobilier dans des villes comme Francfort, Dublin, Amsterdam ou encore Paris. « Avant même l’impact du Brexit, l’immobilier de bureau européen enregistrait une forte reprise de la demande locative dans les villes bénéficiant d’une évolution démographique, de développements technologiques et d’une urbanisation favorables », observe d’ailleurs les auteurs de l’étude.Concernant l’immobilier de bureaux, l’étude avance que la reprise se confirme et qu’elle ne devrait pas être affectée par le Brexit. Ainsi, sur le semestre écoulé, la demande placée sur le marché de bureaux en Ile-de-France, qui représente 1,1 million de mètres carrés en France, a progressé d’environ 20% par rapport au premier semestre 2015. En outre, la dynamique du marché locatif et du marché de l’investissement est plutôt positive et bien ancrée pour la France et l’Ile-de-France en particulier, poursuit l’étude. A titre d’exemple, le taux de vacance est passé de 10,6% à La Défense fin 2015 à 8,3% au second semestre 2016 et est passé sous la barre des 4% dans Paris intra-muros. En parallèle, le marché de l’investissement francilien s’est accéléré avec 6,4 milliards d’euros investis sur l’ensemble du premier semestre 2016 – soit une croissance de 11 % par rapport au 1er semestre 2015 – et les « Prime » au sein du quartier central des affaires devraient continuer à baisser cette l’année.S’agissant des commerces, l’étude note que la confiance des consommateurs français reste globalement satisfaisante, « ce qui est prometteur pour le secteur ». Toutefois, « le phénomène de polarisation, que nous avons déjà anticipé depuis un certain temps chez LaSalle se poursuit », évoque la société de gestion. De fait, l’écart se creuse toujours entre les grands centres commerciaux implantés dans des endroits stratégiques et très fréquentés, et les plus petits centres localisés dans des secteurs où la croissance et l’emploi sont moins développés. « Cette même observation est faite dans les autres marchés européens et en Amérique du Nord et doit absolument être prise en compte dans les stratégies des investisseurs », juge LaSalle IM.
Le Livret A semble avoir enrayé les fuites de capitaux. A cours du mois de juin, le livret d’épargne a en effet enregistré une collecte nette de 690 millions d’euros, signant ainsi un quatrième mois consécutif de collecte nette positive, selon des données publiées par la Caisse des Dépôts. A l’issue des six premiers mois de l’année, les souscriptions nettes ressortent à 340 millions d’euros. Les encours du Livret A s’établissent désormais à 256,3 milliards d’euros, contre 255,6 milliards d’euros à fin mai et 255,9 milliards d’euros à fin décembre 2015. Ces bonnes nouvelles sur le front de la collecte interviennent alors que la Banque de France a décidé de ne pas abaisser le taux de rémunération du Livret A et, ainsi, de le maintenir à 0,75%. Pour sa part, le livret de développement durable (LDD) a signé une collecte nette de 10 millions d’euros en juin. Depuis le début d’année, le LDD enregistre toutefois une décollecte nette de 260 millions d’euros. A fin juin, les encours du LDD s’inscrivent à 101 milliards d’euros, un chiffre stable depuis la fin de l’année 2015.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé, ce 21 juillet, le lancement de l’indice Solactive UK Domestic Index qui suit les entreprises cotées au Royaume-Uni et dont l’essentiel du chiffre d’affaires est réalisé sur le territoire britannique. « Cet indice permet aux investisseurs de se concentrer sur un panier de valeurs qui sont moins dépendantes des revenus issus de l’international, précise la société dans un communiqué. Il donne aux investisseurs l’opportunité d’être plus directement exposés au marché britannique domestique. » L’indice est composé de 50 entreprises britanniques cotées qui sont équipondérées dans le portefeuille. La composition de l’indice est ajustée à mi-année.
Les fonds de pension individuels espagnols ont enregistré une décollecte nette de 75,4 millions d’euros au cours du premier semestre 2016, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Dans ce contexte, les encours accusent un repli de 1,06% pour ressortir à 66,57 milliards d’euros à fin juin 2016 contre 67,3 milliards d’euros à fin décembre 2015. Outre la décollecte, le secteur a également été pénalisé par des rendements de portefeuilles négatifs à hauteur de 638 millions d’euros.A l’issue du premier semestre 2016, la palme de la meilleure collecte nette sur les six premiers mois de l’année revient à CaixaBank, qui a réalisé 149,5 millions d’euros de souscriptions nettes. La banque espagnole devance Renta 4 (88,48 millions d’euros de collecte nette), Bankia (61,9 millions d’euros), Bankinter (41,3 millions d’euros) et, enfin, Caja Rural (36,3 millions d’euros).A l’inverse, Santander a subi la plus forte décollecte semestrielle avec 176,3 millions d’euros de sorties nettes. Suivent Allianz (-107,3 millions d’euros), BBVA (-95,7 millions d’euros), Banco Sabadell (-84,9 millions d’euros) et, enfin, Deutsche Bank (-31,6 millions d’euros).
Le fournisseur d’indices Solactive s’est associé avec la société Brand Finance afin de lancer deux nouveaux indices actions se concentrant sur la valeur des marques (« Brand Value »). Les deux nouveaux indices sont baptisés Solactive BrandFinance European Leaders Select 30 Index et Solactive BrandFinance European Leaders Low Risk 30 Index. Ces deux indices ciblent des investisseurs qui recherchent une exposition à des entreprises ayant une forte valeur de leur marque, tout en affichant des rendements du dividende spécifiques et certaines caractéristiques de volatilité, explique Solactive dans un communiqué. Concrètement, les indices se concentrent sur la marque en tant qu’actif intangible susceptible de générer un avantage compétitif et de la performance pour les entreprises. « Des recherches académiques ont démontré que la valeur d’une marque peut être associée à des primes tarifaires, à une plus grande fidélité des clients et à une augmentation des parts de marché, explique Solactive. Ces facteurs peuvent avoir un impact sur la rentabilité des entreprises et, toute chose étant égale par ailleurs, des marques ayant plus de valeur peuvent générer davantage de ‘cash flows’. »Ces deux nouveaux indices sont libellés en euro et sélectionnent les 200 principales entreprises européennes classées en fonction de la valeur de leur marque et de leur valeur d’entreprise. L’indice Solactive BrandFinance European Leaders Select 30 est composé de 30 valeurs équipondérées. L’indice est réajusté tous les mois. Pour sa part, l’indice Solactive BrandFinance European Leaders Low Risk 30 est également composé de 30 valeurs pondérées afin d’avoir un minimum de volatilité dans le portefeuille. L’indice est réajusté chaque trimestre.