Le Royaume-Uni est le premier centre de gestion d’actifs en Europe avec une part de marché de 37 % en termes d’encours, soit plus que celle de la France, de l’Allemagne et de l’Italie réunis, affirme l’Investment Association à l’issue de sa dernière grande enquête sur le secteur. Le pays se classe aussi deuxième à l’échelle mondiale, derrière les Etats-Unis. Les encours sous gestion du secteur de la gestion au Royaume-Uni ont atteint 5.700 milliards de livres fin 2015, ce qui représente une croissance de 8 % par an sur la dernière décennie et porte la taille du secteur à plus de 320 % du PIB britannique, contre une moyenne européenne de 114 %. Ce secteur est fortement international, souligne l’IA. Ainsi, 2.200 milliards de livres sont gérés au Royaume-Uni pour le compte de clients étrangers, dont 1.200 milliards le sont pour des clients d’Europe continentale –donc près de 40 % des encours totaux en Europe. Les sociétés de gestion détenues par des étrangers ont représenté par ailleurs 58 % des encours gérés au Royaume-Uni en 2015, contre 40 % il y a dix ans. L’IA note aussi que 92.000 personnes sont désormais employées par le secteur de la gestion d’actifs, directement ou indirectement. Le nombre de personnes directement employées par le secteur a augmenté de 5 % à 37.000 en 2015.La publication de ce rapport de 118 pages intervient alors que la décision du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne ouvre une grande période d’incertitude et que certains pays, comme la France, en profitent pour courtiser les sociétés de gestion britanniques…
Les inquiétudes entourant la santé de Deutsche Bank pèsent à nouveau sur les valeurs bancaires européennes ce vendredi. Après avoir abandonné jusqu’à 3,8% dans la matinée, l’indice Eurostoxx Bank perdait encore près de 2,5% à la mi-séance dans un contexte de volatilité marquée.
L’organisme bancaire professionnel ICMA a exhorté hier l’Union européenne à ne pas écarter la Grande-Bretagne de son projet d’une Union des marchés de capitaux (UMC) car celui-ci serait «sensiblement diminué» par son absence. L’UMC a vocation à faciliter les levées de fonds des entreprises sur les marchés boursiers et obligataires et Londres risque d’en être écarté après le référendum du 23 juin dernier qui a donné vainqueur le camp qui prônait le Brexit.
L’organisme bancaire professionnel ICMA exhorte l’Union européenne à ne pas écarter la Grande-Bretagne de son projet d’une Union des marchés de capitaux (UMC) car celui-ci serait « sensiblement diminué » par son absence. L’UMC a vocation à faciliter les levées de fonds des entreprises sur les marchés boursiers et obligataires et Londres risque d’en être écarté après le référendum du 23 juin dernier qui a donné vainqueur le camp qui prônait le Brexit.
La Bourse de Luxembourg devient la première bourse au monde à créer une plateforme entièrement dédiée aux instruments financiers verts. La nouvelle plateforme, «Luxembourg Green Exchange (LGX)» a fait ses débuts le 27 septembre. L’accès est limité aux émetteurs qui se conforment à des critères d'éligibilité stricts. La plateforme vise à «établir une nouvelle référence pour le marché, en forte évolution, des valeurs mobilières vertes», souligne un communiqué."Les émissions de titres verts ont pris leur envol depuis la COP21. Il y a une réelle volonté de changement. Le marché a un potentiel énorme, mais cela doit aller de pair avec les intérêts des investisseurs. En établissant des normes strictes pour les titres verts, LGX vise à créer un environnement au sein duquel le marché peut se développer. La COP22 se concentrera sur les préparatifs de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris. Avec LGX, nous offrons une plateforme dédiée à la fois aux émetteurs et aux investisseurs».LGX rassemble ainsi les émetteurs qui consacrent 100% des fonds levés à des investissements verts. Les 114 obligations vertes déjà cotées à la Bourse de Luxembourg, pour un montant de plus de 45 milliards de dollars, y seront immédiatement affichées. Parmi les critères d'éligibilité stricts figure notamment l’obligation pour l'émetteur d’indiquer clairement, au cours du processus d’application, de la nature verte de la valeur mobilière. Il est également obligatoire que les fonds soient exclusivement utilisés pour le financement de projets qui sont 100% verts, tel que repris par exemple sous les critères des Green Bond Principles. L'émetteur doit également s’engager à fournir à la fois une analyse «ex-ante» externe réalisée par un tiers indépendant, et des rapports «ex-post», une exigence sans précédent sur les marchés des capitaux mondiaux.
Les marchés immobiliers dans le monde sont à nouveau en surchauffe selon une étude d’UBS. Les prix continuent ainsi d'être surévalués dans certains centres urbains. Quelques années à peine après la dernière grande vague de corrections dans le secteur mondial de l’immobilier, les surévaluations se sont accentuées dans la plupart des villes, selon le «Global Real Estate Bubble Index» publié le 27 septembre par UBS. «Depuis 2011, les prix des logements dans les villes à risque de bulle ont augmenté de près de 50% en moyenne», explique Claudio Saputelli, responsable de l’immobilier mondial chez UBS, cité dans le communiqué. Dans les autres centres financiers, le renchérissement n’a pas dépassé 15%.Sur les dix-huit villes examinées par les experts de la grande banque, le risque de bulle est le plus prononcé à Vancouver où les prix ont fait un bond de 25% depuis la fin de 2014, portés par la faiblesse du dollar canadien qui a stimulé la demande asiatique. Suivent Londres, Stockholm, Sydney, Munich et Hong Kong. Dans la capitale britannique, les tarifs ont augmenté de 10% sur les quatre derniers trimestres. Le vote en faveur du Brexit et la chute de la livre pourraient motiver des acheteurs à investir davantage dans le marché immobilier londonien. Mais les incertitudes économiques liées au référendum et l’offre conséquente dans le haut de gamme devraient empêcher une explosion de la demande pour l’immobilier de luxe, selon l'étude.
Suspendu au verdict des autorités sur sa fusion avec Deutsche Börse, l'opérateur britannique ne détient que 25% de la nouvelle bourse de taux lancée hier.
Le développement de Deutsche Börse en Asie a été relégué au second plan par le projet de fusion avec London Stock Exchange Group, rapporte Reuters de trois sources proches du dossier. L’opérateur chinois CFETS et Deutsche Börse ont signé en octobre dernier un accord prévoyant la création d’une coentreprise à 50-50 en Allemagne pour relier leurs marchés et favoriser la création de nouveaux produits. La coentreprise devait notamment permettre le lancement de produits de taux et de change en yuan hors de Chine mais la mise en oeuvre du projet s’annonçait très complexe, ont dit les sources, ajoutant qu’une nouvelle date de lancement pourrait être annoncée au quatrième trimestre.
Les actifs sous gestion des ETF européens se sont accrus de 7 milliards d’euros au mois d’août pour s'établir au niveau record de 480,5 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. L’augmentation du mois sous revue est due principalement à une collecte nette de 4,7 milliards d’euros, la performance des marchés représentant un impact positif de 2,3 milliards d’euros.Les ETF obligataires, les plus recherchés au mois d’août, ont affiché une collecte nette de 2,9 milliards d’euros, contre 1,3 milliard d’euros pour les fonds dédiés aux actions émergentes, 0,8 milliard pour les actions américaines et 0,5 milliard d’euros pour les obligations d’entreprises américaines.Du côté des promoteurs d’ETF, le trio de tête du mois sous revue comprend dans l’ordre iShares, avec des entrées nettes de 2,2 milliards d’euros, devant UBS ETF (1,2 milliard d’euros) et Amundi ETF (0,5 milliard d’euros).
Si des asset managers suisses se sont hissés à des rangs de chefs de file dans la finance durable - dans la microfinance notamment -, tel n’est pas encore le cas pour la place financière considérée dans son ensemble, selon une analyse (white paper) du Swiss Finance Institute (SFI), rapporte L’Agefi suisse. L’analyse du SFI indique que, malgré une variété significative de pionniers spécialisés dans la finance durable en Suisse, cette approche (investissements selon des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance, ESG) reste perçue comme un segment spécifique, une niche du marché par une majorité d’acteurs dont les stratégies en la matière sont, par conséquent, fondées sur une simple cohabitation de la finance traditionnelle et de la finance durable. Le secteur financier suisse est par conséquent, pour l’instant, loin de pouvoir se positionner comme chef de file international de la finance durable. La Suisse semble même suivre en la matière une stratégie d’observation «look and-see». Alors que Londres et Paris, par exemple, progresseraient plus vite actuellement dans ce domaine, à la faveur d’actions concertées liées à des objectifs pour se positionner comme des hubs de la finance durable.
Le patron de BlackRock s’inquiète. Laurence Fink redoute une chute de 15% des marchés si les responsables politiques dans le monde ne traitent pas le problème des déficits budgétaires et ne prennent pas des mesures très nécessaires pour donner un coup de pouce à la croissance. Dans un entretien à l’agence Bloomberg, Laurence Fink estime que l’Europe navigue actuellement dans des «eaux dangereuses», alors qu’il reste encore à comprendre toutes les implications du Brexit et que le référendum italien amplifie les incertitudes. Evoquant des conversations avec des patrons britanniques, Laurence Fink indique qu’il ne prévoient pas d’embauches et que les projets d’investissement sont gelés ou inexistants.
Au cours du mois d’août, l’industrie italienne de la gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 6,2 milliards d’euros, après 3,2 milliards d’euros en juillet, selon des statistiques publiées par Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Dans le détail, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont drainé 3,74 milliards d’euros de flux nets tandis que les gestions sous mandat ont attiré 2,42 milliards d’euros de souscriptions nettes. Les fonds fermés affichent, quant à eux, une collecte nette de 45 millions d’euros.Sur le segment des fonds ouverts, la collecte nette a été principalement portée par les fonds obligataires, qui ont capté 2,44 milliards d’euros de flux nets. Les fonds flexibles ne sont pas en reste, avec une collecte nette de 1,47 milliard d’euros. En revanche, les fonds actions ont terminé le mois d’août dans le rouge, avec une décollecte nette de 76 millions d’euros. Même constat pour les fonds monétaires qui ont subi 417 millions d’euros de rachats nets au mois d’août.A l’issue des huit premiers mois de l’année 2016, les fonds ouverts vendus en Italie cumulent une collecte nette de 18,6 milliards d’euros. Leurs encours s’établissent à 870,6 milliards d’euros à fin août, contre 862,7 milliards d’euros à fin juillet.En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, la gestion d’actifs italienne représente 1.910 milliards d’euros à fin août contre 1.896 milliards à fin juillet.
«The winner takes all». Un adage cher à nos amis anglo-saxons que semblent confirmer les recherches du cabinet Propinquity. Selon des données arrêtées au 30 juin dernier, moins de 1% des quelque 65.000 mutual funds disponibles distribués dans le monde contrôlent 45% des actifs mondiaux qui s'élèvent à 23.000 milliards de dollars. A l’origine de cette évolution, les «mega-funds», c’est-à-dire ceux dont les actifs atteignent ou dépassent la barre des 5 milliards de dollars, et qui sont à l’origine de presque 50% (48,1% très exactement) de la croissance des actifs du secteur au cours des dix dernières années. Ces mega-funds sont au nombre de 634, dont 446 basés aux Etats-Unis, précise Propinquity, soit 82,9% des actifs des mega-funds (8.500 milliards de dollars sur 10.200 milliards de dollars).Le marché américain est ainsi beaucoup plus concentré que le marché européen. Les mega-funds représentent 68,7% des actifs des mutual funds aux Etats-Unis contre seulement 16,9% en Europe. Autre tendance relevée par Propinquity, le rôle joué par les fonds gérés passivement dans la concentration des actifs. Au deuxième trimestre 2016, les fonds passifs représentaient environ un quart (25,8%) des actifs des mega-funds et 15,1% de l’ensemble des fonds. Les actifs du mega-fund moyen passif s’inscrivaient à 40,1 milliards de dollars au deuxième trimestre contre 13,4 milliards de dollars pour son équivalent géré activement.
L’actualité a été dominante plutôt en France cette semaine. Lundi, la semaine s’est ouverte par la confirmation par UBS France, suite à un article de L’Agefi, que la banque suisse discutait bien dans l’Hexagone avec « La Maison », le club d’investisseurs de Michel Cicurel, en vue de fonder une coentreprise dans la gestion de fortune avec Banque Leonardo. Ensuite, Newsmanagers apprenait l’envoi d’un mail inusuel de la part d’une banque à ses clients. BNP Paribas s’adressait ainsi directement aux souscripteurs de ses fonds d’épargne salariale pour leur apprendre le changement de nom d’un fonds monétaire. Banale annonce à première vue mais qui est en fait liée étroitement à un phénomène bien plus grave et qui concerne désormais tous les asset managers : BNP Paribas s’exerce en même temps que cette modification à faire comprendre aux particuliers que les fonds monétaires d’épargne salariale jusque là synonymes de sécurité allaient désormais afficher des performances négatives pour nombre d’entre eux. Elle précède aussi sans doute une plus large réforme sur la pertinence de certains nom de fonds monétaires entre autres. Le fonds « Multipar Sécurité Plus » deviandra « Multipar Monétaire Sélection » à compter du 3 octobre prochain. De son côté, le groupe franco germanique Oddo Meriten, a inauguré son premier bureau en Espagne à Madrid, recruté une nouvelle personne pour son service clientèle et annoncé l’enregistrement prochain de nouveaux fonds dans la péninsule ibérique. La Financière de l’Echiquier axe quant à elle ses efforts sur l’Italie via la conclusion d’un accord de distribution avec Banca Generali. Moins réjouissant, Natixis va devoir payer 250.000 euros dans le cadre d’un accord de composition administrative avec l’AMF. L’affaire portait sur le contrôle par Natixis de son mandataire BNY Mellon pour la conservation des titres étrangers. Selon la mission de contrôle, « Natixis était dans l’impossibilité de distinguer, à tout moment et sans délai, les avoirs propres de son mandataire des avoirs des clients, ce qui ne permettait pas au teneur de compte conservateur de remplir sa mission de sauvegarde des droits de ses clients sur les instruments financiers leur appartenant ». La banque française s’est engagée à rectifier le tir. Information d’un tout autre genre mais intéressante à notre époque digitale, les sociétés de gestion consacrent en moyenne moins de 100.000 euros par an de budget dédié aux réseaux sociaux, selon une étude du cabinet Cerulli. « Etant donné que les clients souhaitent de plus en plus communiquer avec les sociétés de gestion de manière virtuelle, il est surprenant que la majorité des dépenses des gestionnaires sur les réseaux sociaux soit relativement modeste », commente le consultant. Et la semaine, comme elle avait commencé, s’est bouclée avec le secteur de la gestion de fortune. Cette fois c’est le groupe Meeschaert qui a fait parler de lui en réaffirmant haut et forte face aux rumeurs, qu’il s’arrangerait lors de la succession pour rester indépendant et familial. Mais Cédric Meeschaert, le président du directoire qui appartient à la troisième génération, n’exclut toutefois pas « des partenariats commerciaux et techniques avec les meilleurs professionnels dans leurs domaines ». L’histoire n’est donc pas finie.
Timide mois d’août pour l’assurance-vie française. Au cours du mois écoulé, le placement préféré des Français a modestement enregistré une collecte nette de 500 millions d’euros, après 3,5 milliards d’euros de souscriptions nettes en juillet, selon des données provisoires publiées par la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Dans le détail, au cours du mois d’août, les cotisations brutes se sont élevées à 8,4 milliards d’euros tandis que les prestations versées ont atteint 7,9 milliards d’euros.A l’issue des huit premiers mois de l’année, la collecte nette s’établit à 15,8 milliards d’euros dont 9,3 milliards d’euros pour les supports en unités de compte. Le montant des cotisations brutes collectées par les sociétés d’assurance au cours des huit premiers mois de 2016 ressort à 91,3 milliards d’euros (contre 90,1 milliards d’euros sur la même période en 2015). Les versements sur les supports en unités de compte représentent 17,4 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 19% des cotisations totales. En parallèle, les prestations versées par les assureurs sur la même période s’élèvent à 75,6 milliards d’euros. A la fin du mois d’août 2016, l’encours des contrats d’assurance-vie atteint 1.617 milliards d’euros.
L’embellie se confirme pour le Livret A. Au cours du mois d’août, le livret d’épargne a en effet enregistré une collecte nette de 1,14 milliard d’euros, signant ainsi un sixième mois consécutif de flux nets positifs, annonce la Caisse des Dépôts. Depuis le début de l’année 2016, les souscriptions nettes cumulées s’élèvent ainsi à 2,12 milliards d’euros. A fin août, les encours du Livret A ressort à 258 milliards d’euros, contre 256,9 milliards à fin juillet et 255,9 milliards à fin 2015.Le Livret de Développement Durable (LDD) connait une tendance nettement moins dynamique. Au cours du mois d’août, le LDD a modestement collecté 250 millions d’euros. Depuis le début de l’année, le LDD est toujours en territoire négatif, affichant une décollecte nette d’environ 10 millions d’euros. A fin août, les encours du LLD ressortent à 101,3 milliards d’euros, stable par rapport à fin 2015.En cumulé, le Livret A et le LDD ont réalisé une collecte nette de 1,39 milliard d’euros. Sur les huit premiers mois de l’année, la collecte nette s’élève à 2,11 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint ainsi 359,3 milliards d’euros à fin août 2016.
Cette évolution peut expliquer en partie les difficultés de rebond de l'économie et de la demande dans le monde, alors que la part des investisseurs institutionnels au capital des entreprises s'est considérablement accru ces dernières décennies.