La semaine a commencé en fanfare lundi matin dans le monde de la gestion d’actifs avec l’annonce surprise de la fusion entre l’américain Janus Capital et le britannique Henderson. Le nouvel ensemble pèsera quelque 320 milliards de dollars d’encours sous gestion. De quoi donner de nouvelles perspectives au « roi des obligations » Bill Gross, fondateur et ancien gérant star du plus gros fonds obligataire au monde chez Pimco, et qui avait rejoint le modeste Janus en 2014. Il pourra sans doute prétendre à une taille plus en rapport avec son « illustre » passé. La fusion de Janus et Henderson soulève en tout cas quelques interrogations sur l’avenir de leurs bureaux français respectifs. Par qui sera pris le « lead » ? Toujours en France, on apprenait tardivement qu’en juillet 2016, la société de gestion DNCA Finance avait conclu avec l’AMF un accord de composition administrative. La filiale de Natixis a dû payer 420.000 euros au Trésor public. Chaque semaine ayant son lot de nouvelles sur Amundi, celle-ci n’y a pas dérogé. La première société de gestion en Europe s’est lancée sur les traces du géant américain BlackRock dans la sous-traitance de services à destination des investisseurs institutionnels et des sociétés de gestion concurrentes de taille moyenne. En parallèle, la presse italienne estimait à 4 milliards d’euros l’offre de rachat qu’Amundi aurait faite à UniCredit pour sa filiale Pioneer. L'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch nous apprenait que les investisseurs sont globalement revenus sur les actifs risqués fin septembre, à l’exception des fonds investis sur les actions européennes. Ces derniers ont encore subi près de 2 milliards de dollars de sorties nettes durant la semaine au 28 septembre. De quoi conforter la stratégie de Deutsche AM qui a fait part à NewsManagers de son ambition de jouer les premiers rôles dans les ETF en Asie. Côté people, on apprenait le recrutement par Edmond de Rothschild de Robert Jenkins, un ex-BNP Paribas, pour renforcer sa marque à l’heure où les tensions juridiques sur le nom «Rothschild» sont toujours en cours avec Rothschild & Co. Enfin, un des piliers de Source, Ludovic Djebali, a quitté cet été la société spécialisée dans les ETF. Un mouvement discret, révélé par NewsManagers.
Le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin a déclaré vendredi qu’il serait inacceptable que Londres reste le principal centre de clearing (compensation) de l’euro après sa sortie de l’Union européenne. « Personne dans la zone euro n’acceptera que la principale place de clearing soit en dehors de l’Union européenne », a-t-il dit sur la chaîne britannique Sky News.
L’AMF vient de publier son rapport sur les chiffres clefs de la gestion collective en France en 2015. Récapitulatif des principales tendances :- Les OPC actions ont connu une évolution positive de leurs encours en 2015. Avec un encours porté à 309 milliards d’euros à fin 2015, soit une croissance de 3,4% par rapport à l’an passé, les OPC actions connaissent une cinquième année consécutive de hausse. Ils sont aidés par la hausse de l’encours des ETF actions qui a progressé de 19,81% par rapport à 2014. Ils représentent en 2015, 77,8% de l’ensemble des ETF français.- les OPC obligataires ont connu un léger repli en 2015 (-1,9%) après une forte hausse de leurs encours en 2014 (+24,7%) due à un effet collecte positif.- Les organismes de placement collectif monétaires et monétaires court terme enregistrent en 2015 une hausse de +8,7% de leurs encours qui s’élèvent à 344 milliards d’euros. Une progression qui intervient après deux années de décollecte (-73 milliards d’euros entre 2012 et 2014) indique l’AMF. - L’encours des OPC diversifiés s’élève à 325 milliards d’euros en 2015 soit une hausse de +5,3% par rapport à 2014. Sur les cinq dernières années, cette classe d’actifs est celle qui a vu ses encours progresser le plus : +31,6% sur la période allant de 2010 à 2015
Les OPC (Organismes de placement collectifs) de droit européen gérés par les sociétés de gestion françaises ont vu leurs encours croître de 20% en 2015 par rapport à 2014 pour s’élever à 272 milliards d’euros (contre 227 milliards d’euros en 2014), fait savoir l’AMF dans son dernier rapport sur le secteur. Dans le même temps, les encours des fonds de droit français n’ont augmenté que de 4,8% à 3.458 milliards d’euros. L’AMF indique que cette augmentation se justifie principalement par la hausse des encours bruts de la gestion collective (+6,8% par rapport à 2014 à 1.896 milliards d’euros) et dans une moindre mesure par celle des encours bruts de la gestion sous mandat (+2,4% par rapport à 2014 à 1.562 milliards d’euros).
Si l’on en croît l’indicateur de marché de Robert Shiller, les actions sont dangereusement trop chères. Mais selon le Wall Street Journal, le signal envoyé pourrait être brouillé. Son ratio CAPE (cyclically adjusted price-earning) est à 27 aujourd’hui. C’est le niveau auquel il était en 2007, avant la crise financière, et il se situe bien au-delà de sa moyenne sur 50 ans de 20. Les seules fois où le CAPE a été plus élevé, cétait pendant la bulle et l'éclatement de la bulle de 2000 et juste avant la crise de 1929. Mais comme tout indicateur de marché, sa qualité dépend des chiffres qu’il y a derrière. C’est pour cette raison que certains pensent que le ratio de Shiller pourrait rendre la réalité plus effrayante qu’elle ne l’est. Le professeur Jeremy Siegel de Wharton pense que les réformes comptables ont provoqué une baisse des résultats, et que cela rend le CAPE artificiellement élevé. Autre problème, ce n’est pas parce que le CAPE est élevé que cela signifie que les actions manquent d’intérêt par rapport à des investissements comparables comme les obligations.
A Paris à l’invitation de L’Agefi, Xavier Rolet, patron du LSE, a défendu le mariage avec Deutsche Börse, au nom de la compétitivité de l’Europe face à la concurrence internationale. «Nos concurrents réels sont les grandes bourses aux Etats-Unis et en Asie. Il est important pour l’Europe de pouvoir demeurer compétitive dans un marché qui est global, faute de quoi une partie de l’activité d’infrastructure financière et des émetteurs quittera l’Europe, a plaidé le dirigeant, devant un parterre de 80 gérants, investisseurs institutionnels et représentants des autorités de tutelle. On ne peut donc pas nous reprocher de vouloir créer avec Deutsche Börse un groupe d’envergure mondiale pour répondre tant aux besoins des grandes entreprises européennes qu'à ceux des PME et ETI, qui souffrent de marchés de capitaux européens fragmentés et sous-dimensionnés qui ne représentent aujourd’hui qu’un dixième de la liquidité du marché américain et un vingtième du marché chinois !»Sous le coup d’une surveillance de Bruxelles en matière de concurrence, notamment en matière de compensation, le LSE a répété être prêt à vendre à un concurrent sa chambre de compensation française, LCH SA, pour autant que le mariage avec Francfort aille à son terme. Le sujet a pris une dimension politique depuis le vote britannique du 23 juin sur le Brexit, de nombreuses voix plaidant pour une localisation, sur le continent et sous la surveillance de la BCE, de la compensation en euro. Là encore, le dirigeant du LSE a invoqué le risque de marginalisation des places financières européennes. «Notre offre de compensation à Londres sur les produits dérivés de gré à gré traite les 17 principales devises dans un fonds de défaut unique. Si l’on devait en dissocier la compensation en euro pour la localiser sur le continent en raison d’un ‘hard Brexit’, le coût infligé à la clientèle serait prohibitif, estime Xavier Rolet. Dans un tel cas de figure, New York serait probablement la place la plus attractive pour accueillir ces activités, d’autant que les chambres de compensation américaines bénéficient désormais de la reconnaissance mutuelle accordée par l’Union européenne ».
Les fonds ouverts de long terme européens ont enregistré une collecte nette de 26,4 milliards d’euros au cours du mois d’août, selon des données publiées par Morningstar. Grâce à cette performance, les souscriptions nettes atteignent 37,25 milliards d’euros depuis le début de l’année 2016.La collecte nette mensuelle a été principalement portée par les fonds obligataires, qui ont capté 23,6 milliards d’euros, dépassant ainsi les 22 milliards d’euros de souscriptions nettes enregistrées en juillet. Depuis le début de l’année, les fonds obligataires affichent 69,5 milliards de dollars de collecte nette. Les fonds d’allocation ont également connu un solide mois d’août avec 5,2 milliards d’euros de collecte nette. Pour leur part, les fonds alternatifs ont totalisé 2,75 milliards d’euros de flux nets entrants. En revanche, les fonds actions ont accusé 4,1 milliards d’euros de rachats nets en août, portant à 71,7 milliards d’euros les sorties nettes enregistrées depuis le début de l’année. La décollecte du mois d’août est toutefois modérée par rapport aux 13,6 milliards d’euros de sorties nettes de juillet. Par ailleurs, les situations sont très différentes selon les zones géographiques. Ainsi, les fonds actions marchés émergents internationaux ont réalisé 3 milliards d’euros de collecte nette, totalisant ainsi 9,6 milliards d’euros de souscriptions depuis le début de l’année. A l’inverse, les fonds actions Europe ex-UK Large Cap ont subi 1,2 milliard d’euros de décollecte nette tandis que les fonds actions Europe Large Cap Blend ont enregistré 1,19 milliard d’euros de rachats. De même, les fonds actions UK Large Cap Blend ont subi 1 milliard d’euros de sorties nettes et les fonds actions Eurozone Large Cap 707 millions d’euros.Au cours du mois d’août, la palme de la plus forte collecte nette par établissement revient à Nordea avec 2,5 milliards d’euros de flux nets entrants. Suivent Pimco (1,9 milliard d’euros de collecte nette), Amundi (1,6 milliard d’euros), HSBC (1,4 milliard d’euros) et AllianceBernstein (1,24 milliard d’euros). A l’inverse, Franklin Templeton a subi la plus forte décollecte mensuelle avec 1,3 milliard d’euros de rachats sur ses fonds à long terme, portant à 16,7 milliards d’euros le montant total des sorties depuis janvier 2016. « Depuis le début de l’année, les rachats chez Franklin Templeton correspondent à 14% de ses actifs sous gestion à fin juin 2015 », précise Morningstar. Le gestionnaire d’actifs américain devance GAM (642 millions d’euros de décollecte nette en août), Standard Life (558 millions d’euros), HBOS (547 millions d’euros) et, enfin, UBS (524 millions d’euros).
30 % des gestionnaires d’actifs et investisseurs à travers le monde pensent que le profil de liquidité de leurs portefeuilles s’est dégradé au cours des trois dernières années, montre une étude de State Street menée auprès de 300 acteurs. Dans le même temps, 35 % d’entre eux estiment que les réformes mises en œuvre dans le sillage de la crise rendent le marché plus stable. Toutefois, d’après les résultats de l’enquête, 7 % des établissements financiers interrogés déclarent qu’ils ont beaucoup de mal à quantifier précisément leur ratio de liquidité. 35 % « peinent moyennement » à le faire et seulement 24 % affirment ne rencontrer aucune difficulté. La hausse des coûts d’exécution induite par le tarissement de la liquidité est un motif d’inquiétude pour quatre gestionnaires d’actifs et investisseurs sur 10.Dans ce contexte, 44 % des participants au sondage prévoient d’améliorer leurs outils de notification des risques et 53 % comptent d’investir dans des instruments plus liquides pour conserver certaines expositions.En France, où 30 gestionnaires d’actifs et investisseurs ont été interrogés, 53 % pensent que le manque de liquidité a une incidence sur leur stratégie d’investissement globale. Ils sont 20 % à estimer que cet impact est important. 40 % d’entre eux déclarent qu’ils passent aujourd’hui plus de temps à évoquer les problèmes de liquidité avec leurs supérieurs hiérarchiques par rapport à il y a un an. Enfin, 33 % des répondants français s’inquiètent de la hausse des coûts d’exécution induite par la détérioration de la liquidité sur le marché.
L’industrie de la gestion d’actifs retrouve des couleurs outre-Manche. Au cours du mois d’août, les fonds britanniques ont en effet réalisé une collecte nette de 2,82 milliards de livres, après une décollecte de 691 millions de livres en juillet, selon des données publiées par The Investment Association, l’association professionnelle de la gestion d’actifs au Royaume-Uni.Grâce à cette solide dynamique commerciale, les encours dépassent le seuil des 1.000 milliards de livres (1.005 milliards de livres exactement) pour la première fois dans l’histoire de la gestion d’actifs britannique. Ce record témoigne de « l’importance de l’industrie de la gestion d’actifs au Royaume-Uni », selon Chris Cummings, directeur général de The Investment Association. Une déclaration loin d’être anodine à l’heure où, Brexit oblige, les gestionnaires d’actifs britanniques s’inquiètent de l’avenir du passeport européen. Dans le détail, au cours du mois d’août, les fonds dédiés aux institutionnels ont enregistré 1,08 milliard de livres de souscriptions nettes, après 382 millions de livres au mois de juillet. Dans le même temps, les fonds ouverts au public (« retail ») ont capté 1,73 milliard de livres de flux nets entrants, effaçant ainsi la décollecte nette de 1 milliard de livres subie au mois de juillet.Sur le segment de fonds « retail », les fonds obligataires ont été largement plébiscités par les investisseurs, engrangeant 1,2 milliard de livres de collecte nette au mois d’août. Les fonds diversifiés ont également eu la faveur des épargnants, enregistrant une collecte nette de 412 millions de livres. A l’inverse, les investisseurs sont encore restés largement en retrait des fonds immobiliers, ces derniers totalisant modestement 1 million de livres de collecte nette. Enfin, les fonds actions ont fini le mois d’août dans le rouge, avec une décollecte nette de 629 millions de livres.
Le fournisseur international d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé, ce 3 octobre, l’acquisition de Trucost, un cabinet de recherche indépendant spécialisé dans les données et les analyses environnementales. Effective au 1er octobre 2016, l’opération a été réalisée via la filiale S&P Global Indices UK Limited. Cette acquisition permet de compléter les solutions ESG (environnement, social et gouvernance) de S&P Dow Jones Indices et S&P Global. Elle permet également d’améliorer « les expertises existantes de Trucost, et notamment l’alimentation des données environnementales via la plateforme EBoard », indique S&P Dow Jones Indices dans un communiqué.
Selon des chiffrespubliés par la Banque de France, les actifs financiers des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro ont augmenté au deuxième trimestre 2016, s’inscrivant à 9.541 milliards d’euros, après 9.385 milliards au trimestre précédent (+1,66%). Les sociétés d’assurance représentent la majorité avec 7.208 milliards d’euros et les fonds de pension 2.332 milliards.Sur la même période, les provisions techniques d’assurances ont également augmenté, passant à 7.965 milliards d’euros, après 7.852 milliards. Cette évolution s’explique en partie par une augmentation des transactions à hauteur de 53 milliards d’euros.S’agissant de la ventilation de l’actif du bilan agrégé des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro, les avoirs en titres autres que des actions représentaient, à fin juin 2016, 41 % du total des actifs financiers de ce secteur. Les parts de fonds d’investissement constituaient le deuxième poste le plus important, soit 27 % du total des actifs financiers. Enfin, les actions et autres participations représentaient 10 % du total.
Les gestionnaires d’actifs européens sont contraints de revoir leur modèle d’affaires en raison de l'érosion des marges bénéficiaires et des demandes de la clientèle pour une palette plus large de solutions d’investissement, selon la dernière livraison de la revue The Cerulli Edge - Global Edition. Alors que les revenus des gestionnaires européens a progressé en moyenne annualisée de 14,8% entre 2012 et cette année, cette augmentation ne s’est pas traduite dans tous les cas par une progression des marges, selon les estimations de Cerulli."En conséquence, certains gestionnaires d’actifs recherchent de nouvelles stratégies pour diversifier leur portefeuille et proposer une offre plus large de produits. D’autres tentent de créer de nouvelles capacités, telles que des services de gestion discrétionnaire dans des comptes séparés ou encore des services de planification financière, afin de mieux contrôler le client final», explique Barbara Wall, managing director Europe chez Cerulli. Les gestionnaires doivent ainsi accroître leurs capacités dans des classes d’actifs sous-représentées comme la gestion alternative.
« Je n’ai pas l’habitudede le dire mais je suis vraiment très content de cette édition de Patrimonia cette année » se réjouit dans un entretien à NewsManagers Jean-Marc Bourmault, directeur des partenariats chez Infopro Digital. Cette 23ème édition de Patrimonia à Lyon a vu le nombre de congressistes progresser de 4% cette année avec plus de 7000 participants. « Nous ne sommes pas dans la course au nombre mais dans la recherche de qualité », nuance toutefois Jean-Marc Bourmault. L’évènement était tourné cette année vers la digitalisation du conseil et de l’asset management avec une innovation de taille le vendredi où un concours de pitchs de une minute trente par société était organisé avec la présence de 17 fintech lors de la première conférence plénière de la journée. « Ces événements ont mis en exergue que le digital ne remplacera pas la relation humaine apportée par le conseil », note encore Jean-Marc Bourmault. De quoi rassurer les CGP qui peuvent trouver dans les Fintech « le complément d’innovation nécessaire à tout entrepreneur et une aide face aux exigences croissantes de réglementation », ajoute le directeur des partenariats.Un sentiment relayé par la conférence «4eme révolution industrielle : quelles opportunités pour le métier de conseil et les épargnants». «L’AMF veut que la réglementation soit appliquée à la lettre et pas seulement dans l’esprit., a rappelé Hubet de Vauplane, partner chez Kramer Levin llp. Le digital permettra de répondre à cette exigence en formalisant encore plus le conseil». De son côté Alain Clot, le président de France Fintech, a rappelé que même si les performances des robo advisors «ont été excellentes en France ces derniers mois, il est encore beaucoup trop tôt pour vraiment les juger. Surtout, dans le monde, les robos advisors ne représentent encore que 35 milliards de dollars conseillés». Un chiffre embryonnaire comparé à la taille du marché mondial.
La majorité des banques privées suisses sont de petits ou très petits établissements. S’ils sont nombreux à rencontrer des difficultés substantielles, d’autres se portent particulièrement bien, selon une étude de Roland Berger, rapporte le quotidien Le Temps. «Dans l’ensemble, les banques de moins de dix milliards d’actifs sous gestion ont de meilleurs résultats que ce que nous pensions, même si certaines ont souffert, expliquent deux des auteurs de l’étude, Robert Buess et Thomas Volland. Il n’existe pas un seul modèle d’affaires qui fonctionne, mais les petites banques qui réussissent partagent les points suivants: une structure de coûts simple, avec moins d’étages hiérarchiques et de fonctions que dans les grands établissements; elles sont moins présentes à l’étranger, avec généralement un maximum de 2 à 3 implantations internationales; enfin, une direction très impliquée dans les affaires courantes, qui rencontre les clients et aide les gérants à acquérir de la clientèle».L’autre point commun de ces petites banques: appliquer des stratégies différentes. A l’instar de la Banque Pâris Bertrand Sturdza, la dernière banque qui s’est créée à Genève, en 2009, c’est-à-dire en pleine crise financière. Les principes fondateurs tranchaient avec le fonctionnement classique d’une banque privée: «nous avons voulu créer une structure qui n’effectuerait que de la gestion et qui n’accueillerait que des clients déclarés», résume Olivier Bertrand, l’un des fondateurs, avec son ancien collègue du département «key clients» d’UBS Pierre Pâris et le banquier genevois Eric Sturdza.Ce positionnement très clair a eu deux conséquences: la banque n’a jamais eu à régler de problème de transition des clients vers la transparence fiscale et elle a sous-traité son informatique et les fonctions de support. Résultat, PBS affiche actuellement un ratio inédit de 45 collaborateurs pour 4,2 milliards de francs sous gestion.
Les actifs sous gestion des fonds communs de placement espagnols ont progressé de 1,5 milliard d’euros, ou 0,67%, au cours du mois de septembre, rapporte le site Expansion.com qui cite des données du cabinet VDOS. Ainsi, à fin septembre, l’encours des fonds espagnols s’élève à 227,7 milliards d’euros. Au cours du mois écoulé, la collecte nette du secteur a atteint 1,26 milliard d’euros, selon VDOS.Au cours du mois de septembre, Banco Sabadell a enregistré la plus forte collecte nette, avec 190 millions d’euros de flux nets entrants. Le groupe bancaire devance BBVA et Bankia qui ont respectivement réalisé 166 millions et 144 millions de souscriptions nettes en septembre. A l’inverse, Deutsche Bank a subi la plus forte décollecte mensuelle, avec 39 millions d’euros de sorties nettes.