Les risques de liquidité associés aux fonds d’obligations européennes ont atteint un niveau jamais vu, alerte l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings. La viabilité d’une bonne partie des offres sur le marché peut donc être remise en question, selon une étude datée du 17 octobre («Fund Liquidity Management : Progress and Pitfalls»). Les fonds obligataires au format Ucits sont particulièrement exposés dans la mesure où ils offrent une liquidité quotidienne. La fréquence des épisodes de volatilité ainsi que les pics de rachats constituent de vrais défis pour environ 90% des fonds obligataires au format Ucits, estime l’agence. Même si les techniques de mesure du risque de liquidité sont beaucoup plus sophistiquées, cohérentes et mieux documentées chez les gestionnaires, elles sont surtout utilisées comme des outils de reporting de second niveau plutôt que comme des outils d’aide à la décision, indique l'étude. Du coup, leur pouvoir de prédiction et leur efficacité durant des épisodes d’illiquidité peuvent être très en deçà des attentes.L'étude souligne également que les stratégies d’investissement sont de plus en plus contraintes par l’obligation de les mettre en œuvre en privilégiant la liquidité. Ce qui peut déboucher sur des conséquences négatives inattendues, y compris une certaine rigidité, une exposition non souhaitée au risque de contrepartie ou encore une diversification excessive.
L’épargne salariale a le vent en poupe. Au cours du premier semestre 2016, les versements nets sur les dispositifs d’épargne salariale ont en effet doublé sur un an et atteignent 3 milliards d’euros au 30 juin 2016, selon des statistiques publiées par l’Association française de la gestion financière (AFG). Dans le détail, les versements bruts se sont élevés à 9,8 milliards d’euros, en hausse de 12% sur un an, tandis que les rachats atteignent 6,7 milliards d’euros, en recul de 8%. « Même s’il est encore un peu tôt pour le confirmer, ces bons chiffres résultent en partie des effets de la loi Macron de 2015 sur l’intéressement dont la partie épargnée progresse de 30%, observe l’AFG. Ils confirment aussi la popularité de l’épargne salariale dont plus de 55% des salariés bénéficient chaque année grâce à leur entreprise. » A fin juin, le nombre de comptes de porteurs d’épargne salariale reste toutefois stable à 11 millions.A l’issue du premier semestre 2016, les actifs gérés dans les PEE et les PERCO s’élèvent à 117 milliards d’euros. Un chiffre stable par rapport au 31 décembre 2015 mais en baisse de 2,5% sur un an, « l’effet marché défavorable, en particulier sur l’actionnariat salarié, compensant la hausse des versements », explique l’AFG. A fin juin 2016, les fonds diversifiés (74 milliards d’euros d’encours) représentent 63% des encours totaux contre 37% pour les fonds d’actionnariat salarié (43 milliards d’euros). De fait, les actifs des fonds diversifiés ont progressé de 3% sur six mois et de 2% sur un an tandis que les actifs des fonds d’actionnariat ont été pénalisés par la baisse des marchés actions, accusant ainsi un repli de 7% sur le premier semestre 2016 et de 9% sur un an. Par ailleurs, l’investissement socialement responsable (ISR) gagne en importance. Ainsi, les fonds ISR représentent désormais 21,7 milliards d’euros, en hausse de 2% sur un an. Pour leur part, les placements dans les FCPE Solidaires (5,4 milliards d’euros) enregistrent une progression de 5% sur un an.L’AFG met en exergue la bonne tenue des PERCO (Plan d’épargne pour la retraite collective). Ce produit d’épargne affiche actuellement 13 milliards d’euros d’encours, en progression de 10% sur un an. Ce dispositif compte désormais 2,2 millions d’adhérents, un chiffre en hausse de 10% également sur un an. Enfin, le nombre d’entreprises équipées a progressé de 8% sur un an pour atteindre désormais 212.000.
La réforme des fonds monétaires aux Etats-Unis, entrée en vigueur le 14 octobre, n’est pas sans incidence sur les marchés financiers, rapporte Les Echos. De fait, depuis le 14 octobre, le champ des fonds à valeur liquidative constante (CNAV pour « constant net asset value ») a en effet été considérablement réduit. Seuls les fonds monétaires investis en dette d’Etat (les fonds « govies ») conservent la possibilité d’offrir aux investisseurs la garantie de récupérer 100% de leur capital. En revanche, la valeur des « prime funds », à savoir les fonds diversifiés qui investissent dans la dette à court terme émise par les banques et les entreprises, est désormais liée à celle de leurs actifs sous-jacents. Or, anticipant cette réforme, les investisseurs se sont déplacés massivement d’un type de fonds vers l’autre. Ainsi, alors que les encours de fonds « prime » étaient proches de 1.300 milliards de dollars à fin 2015, ils sont aujourd’hui tombés à 415 milliards de dollars. A l’inverse, les encours des fonds dédiés à la dette souveraine à court terme sont passés de 685 à 1.400 milliards de dollars. Ainsi, les banques américaines et européennes qui émettaient des certificats de dépôt aux Etats-Unis ont vu leur source de financement se tarir et ont dû se tourner vers d’autres catégories d’investisseurs, offrant au passage des rémunérations plus attrayantes ce qui a entraîné une hausse du taux Libor. Ce taux est ainsi passé de 0,61% à 0,88% depuis le début de l’année.
Au cours du mois de septembre, le marché mondial des ETP (exchanged traded products) a enregistré une collecte de près de 30 milliards de dollars, après 39 milliards de dollars le mois précédent selon des statistiques publiées par db X-trackers, filiale de Deutsche Asset Management. Grâce à cette performance, les encours des ETP s’établissent désormais à environ 3.300 milliards de dollars, en hausse de 1,1% par rapport au mois d’août.L’essentiel de ces souscriptions a été réalisé par les ETP cotés aux Etats-Unis, qui ont engrangé 18 milliards de dollars de flux nets, après 27,52 milliards de dollars en août. De leur côté, les ETP cotés en Asie-Pacifique ont enregistré une collecte de 9,7 milliards de dollars (5,2 milliards en août) tandis que les ETP européens ont attiré 2,3 milliards de dollars de flux entrants (6,6 milliards en août).En termes de classes d’actifs, les ETF (fonds cotés qui sont une sous-catégorie des ETP) en actions ont été très largement plébiscités, réalisant une collecte de 20 milliards de dollars en septembre. Les ETF obligataires ne sont pas en reste, avec 9,1 milliards de dollars de souscriptions. La dynamique est plus modeste pour les ETF sur les matières premières, avec des flux entrants de 855 millions de dollars seulement en septembre.
L’indice des actions chinoises de classe B cotées à Shanghai libellées en dollar s’est effondré brutalement hier matin de 6,7% en l’espace de moins de deux heures pour clôturer en baisse de 6,2%. Plusieurs titres appartenant à l’indice qui en compte 52 au total, tels que ceux de Kama ou Shanghai Lingyun Industries Development, ont même dépassé le seuil limite de variation de 10%.
Peu soucieux du Brexit, le FTSE-100 a battu son record historique la semaine dernière. Mais exprimé en devise étrangère, le tableau est moins flatteur.
La régulation a eu la part belle cette semaine. Jeudi, la SEC a adopté les nouvelles règles tantattendues de liquidité et de reporting sur les fonds ouverts. Moins strictes que ce que le gendarme boursier américain avait initialement annoncé, ces règles restent toutefois suffisamment contraignantes pour tenter d’assurer une bonne liquidité des fonds lors des demandes de rachats des investisseurs et minimiser l’impact sur ceux qui restent. Le régulateur européen, qui attend de son côté le feu vert de Bruxelles pour une future réforme sur les fonds monétaires, a confirmé pour son budget 2017 une priorité donnée à la convergence partout en Europe. L’objectif final étant, comme l’a confirmé son président Steven Maijoor aux Assises européennes de la gestion, de faire diminuer progressivement les coûts des fonds pour les rendre plus accessibles à l’épargne et mieux financer l’économie réelle. Côté français, le Trésor s’est lui aussi montré déterminé à promouvoir le secteur de la gestion d’actifs, Brexit oblige. Il a notamment annoncé, par la voix de sa directrice générale Odile Renaud-Basso également présente aux Assises, la préparation d’une ordonnance pour permettre la distribution de parts de fonds via la Blockchain, « ce qui pourrait faciliter la commercialisation à l'étranger ». Toutes ces annonces sur la régulation sont d’autant plus importantes que cette dernière constitue parfois un frein à l’innovation. Lors de l’AMtech day de L’Agefi, Stéphane Mallard de Blu Age, a ainsi expliqué que l’intelligence artificielle se développe beaucoup dans la finance de marché, mais que si la machine ne permet pas à une société de gestion d’expliquer pourquoi telle ou telle position a été prise, « alors le régulateur rejette ». La régulation peut aussi se montrer instable parfois. L’allégement de la fiscalité sur l’attribution d’actions gratuites aux salariés instauré par la loi Macron pourrait par exemple être remis en cause. Cette semaine, les députés de la commission des Finances ont adopté un amendement qui propose de leur appliquer à nouveau la fiscalité des salaires et non plus celle des plus-values mobilières. Une façon de leur couper certains abattements. Le capital-investissement français, lui, ne se pose pas toutes ces questions métaphysiques. Il est en pleine forme avec un bond de 41% des levées de capitaux au premier semestre 2016 comparé à la même période 2015. Les compagnies d’assurances et les mutuelles restent les premières contributrices de cette belle collecte. Le bilan est loin d’être aussi positif pour les FCPE monétaires. Leur performance est devenue nulle ou négative pour 95% d’entre eux au troisième trimestre 2016 et affiche en moyenne -0,06% contre 0% en 2015. Enfin, le marché des introductions en Bourse à Paris ne se porte pas très bien. Sur les neuf premiers mois de l’année, la France n’a enregistré que 12 IPO pour 764 millions d’euros en 2016, contre le double (24 introductions) en 2015 pour près de 3 milliards d’euros. La relève des banques par les marchés financiers pour assurer le financement de l’économie a encore du chemin à faire.
Le capital-investissement français se porte comme un charme. Au cours du premier semestre 2016, les acteurs ont en effet levé un total de 6,2 milliards d’euros de capitaux, en hausse de 41% par rapport au premier semestre 2015 (4,4 milliards d’euros de collecte), selon des données publiées par l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et Grant Thornton. « Cette collecte sera engagé dans l’économie via les 55 sociétés de gestion qui ont levé ces fonds au travers de 108 véhicules », précisent les deux partenaires.Cette forte collecte semestrielle intègre cependant une importante opération, à savoir une levée de 2,8 milliards d’euros, « qui confirme la constitution d’acteurs français du capital-investissement de très grande taille », nuance l’AFIC. Autre fait saillant : la tendance de long terme montre que les levées unitaires supérieures à 200 millions d’euros progressent. De fait, elles passent de 38% en moyenne entre 2008 et 2012 à environ 60% depuis 2013 (71% pour le premier semestre 2016).Les compagnies d’assurance et mutuelles restent les premiers contributeurs à cette collecte semestrielle, en France comme à l’étranger. Elles ont en effet apporté 1,83 milliard d’euros, soit 29% des levées du premier semestre 2016. Suivent les fonds de fonds (829 millions d’euros soit 13% du total) et les personnes physiques et family offices (753 millions d’euros soit 12% du total).Par ailleurs, « le capital-investissement confirme confirme son attractivité internationale », notent l’AFIC et Grant Thornton. De fait, 49% des capitaux levés sont venus d’investisseurs étrangers. Dans le détail, 1,5 milliard d’euros provient d’Europe (hors France) et 1,55 milliard d’euros du reste du monde. « Les levées de capitaux supérieures à 200 millions d’euros concentrent 90% des capitaux provenant de l’étranger».Autre signe de la bonne santé du secteur, les acteurs du capital-investissement français ont investi 5,5 milliards d’euros au cours du premier semestre 2016, un chiffre en progression de 47% par rapport au premier semestre 2015. Mieux, pour la première fois sur un semestre, le seuil des 1.000 entreprises (1.040 précisément) accompagnées a été franchi, indiquent l’AFIC et Grant Thornton. Dans le détail, 84% des entreprises concernées sont basées en France. En outre, 61% des entreprises ont bénéficié de réinvestissements, représentant 45% des montants alloués, « preuve de la capacité du capital-investissement à soutenir les projets de croissance et réinjecter du capital », selon l’AFIC et Grant Thornton.Enfin, au cours des six premiers mois de l’année 2016, les sociétés de capital-investissement ont cédé 695 entreprises pour un montant total de 4,4 milliards d’euros.
Interrogé par NewsManagers TV, Elyès Jouini, responsable du master 222 Gestion d’Actifs à l’Université Paris Dauphine présente les principales caractéristiques de cette formation, développée en partenariat avec plusieurs grandes maisons de la gestion d’actifs. Une formation en alternance qui reste au plus près des besoins du secteur, qu’il s’agisse des évolutions réglementaires ou des nouvelles tendances dans les services financiers.Pour regarder la vidéo, cliquez ou copiez le lien suivant :http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1475
Interrogé dans le cadre du Forumde la Gestion d’Actifs, qui s’est tenu à Paris le 6 octobre, Bernard Le Bras, président du directoire de Suravenir et membre du Comité exécutif du Crédit Mutuel Arkea, détaille la stratégie du groupe bancaire dans le secteur des Fintech. La banque mutualiste est particulièrement active sur ce terrain et a multiplié partenariats et prises de participation au cours des dernières années. Pour voir la vidéo, cliquez sur le lien ci-dessous:http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/forumGA.aspx?id=1476
On les dit attaqués de toute part. Plusieurs grands investisseurs institutionnels ont fait des annonces fracassantes ces dernières années à propos des hedge funds. On se souvient de Calpers, le plus gros fonds de pension des Etats-Unis, qui a décidé en septembre 2014 de liquider ses positions incitant ainsi à nombreuses remises en cause par les grands fonds de pension des performances ou des frais pratiqués par l’industrie. En manque de performance, challengés par des taux sans risque de plus en plus bas, les hedge funds sont contraints de baisser leurs commissions. Selon une étude de Preqin , ils ne seraient plus que 35% à encore appliquer la tarification standard du «2/20», c’est-à-dire 2% pour les frais de gestion et 20% pour les commissions de surperformance. Ces dernières années, les frais de gestion sont revenus à 1,57% en moyenne alors que les commissions de surperformance ressortent à 19,29%.Pourtant les hedge funds font de la résistance. « On reste toujours proche des plus hauts en matière d’encours sous gestion », rappelle Fabrice Cuchet, directeur de la gestion alternative chez Candriam, l’un des plus gros promoteurs de ce type d’actifs en Europe. Les hedges funds, surtout ceux qui cherchent la performance absolue, disposent de plusieurs facteurs de résilience selon lui.D’abord, la faiblesse des taux complique certes la tâche en matière de performance, mais elle a l’avantage d’attirer des investisseurs en quête de rendement et qui ne venaient pas jusqu’à présent sur ces actifs. « Aujourd’hui, 55% de la dette gouvernementale en Europe est en territoire négatif et les obligations ne suffisent plus à diversifier un portefeuille », rappelle Fabrice Cuchet qui a entamé la semaine dernière un grand road show en Europe pour Candriam.Face en outre à la recrudescence des flash crashes depuis 2011 et des mouvements erratiques sur les marchés, les investisseurs cherchent davantage des stratégies visant à protéger leur capital en même temps qu’à le voir s’apprécier. Et une bonne partie des hedges funds, on a tendance à l’oublier, ont comme base de gestion la combinaison de ces deux facteurs. Les stratégies de performance absolue sont progressivement intégrées au cœur des portefeuilles et non plus seulement comme outil de diversification de la poche action ou obligataire, mais comme stratégie pure. « Et contrairement à ce que les annonces de Calpers ou autre ont pu laisser penser, ce sont les fonds de pension et les compagnies d’assurance qui sont les plus actifs en la matière », assure Fabrice Cuchet.De leur côté, les hedge funds se sont adaptés et ont changé. Face à la demande, les offres se sont orientées vers des stratégies Macro, Event Driven ou Relative Value et moins vers les Equity hedge comme le Long/Short. Surtout, les enveloppes juridiques ont évolué pour favoriser la liquidité et la transparence : la part des Ucits dans l’industrie est passée de 22% en 2011 à 40% aujourd’hui. Autre conséquence indirecte de ces pressions, le secteur s’est concentré à grande vitesse : les fonds supérieurs à 1 milliard de dollars d’encours représentent 91% des encours contre 73% en 2007, « année où on parlait déjà de concentration », rappelle Fabrice Cuchet. La prime aux anciens fonds est aussi prédominante avec 63% des fonds qui ont au moins 5 ans. « L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation », disait André Gide. Il faut croire que les hedge funds ont fait preuve d’une certaine intelligence.
Pour le troisième mois consécutif, les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré en septembre des souscriptions nettes d’un montant de 7,7 milliards de couronnes suédoises (795 millions d’euros), montrent les dernières statistiques publiées par l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. Dans ce domaine, les investisseurs ont principalement privilégié les fonds d’actions suédoises et les fonds actions monde, avec plus de 2 milliards de couronnes de collecte pour chaque segment. L’autre catégorie qui a recueilli les faveurs des épargnants en ce mois de rentrée est celle des fonds diversifiés, qui drainent 2,3 milliards de couronnes. En revanche, toutes les autres catégories de fonds sont dans le rouge, ce qui ramène la collecte totale du secteur à seulement 1,9 milliard de couronnes suédoises. Les fonds monétaires voient sortir 4,5 milliards de couronnes, les hedge funds, 2,1 milliards de couronnes et les fonds obligataires, 1,6 milliard de couronnes.Sur les neuf premiers mois de l’année, les fonds suédois dans leur ensemble affichent des souscriptions nettes de 10,6 milliards de couronnes, dont 9,1 milliards de couronnes sur les fonds actions.En septembre, les encours dans les fonds commercialisés en Suède ont augmenté de 17 milliards de couronnes à 3.412 milliards de couronnes ou 352 milliards d’euros. Il s’agit de la plus forte hausse depuis le dernier record en mai 2015.
Malgré l’agitation post-Brexit, des signes annoncent une hausse de l’activité des introductions en Bourse européennes fin 2016 et début 2017, selon la dernière étude «IPO Watch Europe» publiée ce matin par PwC. En atteste le nombre d’opérations de grande envergure prévues à travers l’Europe dans les prochains mois. Au Royaume-Uni, parmi les entreprises ayant d’ores et déjà fait part de leur intention de s’introduire en Bourse, figurent Pure Gym, TI Fluid Systems, Misys et ConvaTec, sans oublier le projet de spin-off d’O2, opérateur de téléphonie mobile britannique détenu par Telefonica. En Europe continentale, l’introduction d’Innogy, filiale allemande spécialisée dans les énergies renouvelables du groupe RWE, a été lancée vendredi 7 octobre et a permis de lever 4,5 milliards d’euros. Enfin, dans le cadre du programme de privatisation du gouvernement italien, l’introduction de Ferrovie Dello Stato Italiane, la dernière opération représentant plusieurs milliards d’euros, est attendue en 2017. La situation en demi-teinte observée en début d’année s’est prolongée jusqu’au troisième trimestre 2016. En témoigne le faible niveau d’activité suite à l’agitation provoquée par le résultat du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Au troisième trimestre, 52 introductions en bourse ont permis de lever 3,8 milliards d’euros, soit une chute de 65% par rapport aux 95 introductions du deuxième trimestre qui avaient permis de lever 10,9 milliards d’euros, et un repli de 17% des fonds levés par les 53 introductions du troisième trimestre 2015. Parmi les introductions prévues au troisième trimestre 2016, au moins quatre d’entre elles ont été soit annulées, soit reportées, juste après l’annonce du résultat du référendum Brexit. L’activité des introductions en Bourse au troisième trimestre 2016 a été générée pour l’essentiel par les bourses d’Europe continentale. L’introduction la plus importante du trimestre est celle de l’entreprise Nets A/S, lancée fin septembre sur Nasdaq Copenhagen et représentant 55% des fonds levés, soit 2,1 milliards d’euros. Borsa Italiana a enregistré cinq introductions au total qui ont permis de lever 0,8 milliard d’euros, soit 20% des fonds levés sur le marché européen au troisième trimestre. La privatisation d’Enav, groupe public de gestion du contrôle aérien, y a particulièrement contribué. Après une reprise de l’activité des introductions au deuxième trimestre 2016, la Bourse de Paris n’a enregistré que 4 introductions au cours du troisième trimestre pour un montant total de 78 millions d’euros. Sur les neuf premiers mois de l’année 2016, Paris connaît une forte baisse de son activité par rapport à l’année précédente : 12 introductions pour 764 millions d’euros en 2016, contre le double (24 introductions) pour près de 3 milliards d’euros en 2015.
La Bourse aura bientôt nommé une personne en charge du listing pour chacun de ses pays. Elle veut développer de nouvelles offres à destination des émetteurs.
Les fonds communs de placement espagnol ont enregistré une collecte nette de 1,189 milliard d’euros au cours du mois de septembre 2016, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Depuis le début de l’année, le secteur totalise 7,5 milliards d’euros de souscriptions nettes.Dans le détail, au cours du mois écoulé, les fonds obligataires ont réalisé la meilleure collecte nette, avec 615,4 millions d’euros de souscriptions nettes. Les fonds actions internationaux ont réussi à capter 115,7 millions d’euros de flux nets entrants alors que les fonds actions nationaux ont subi une décollecte nette de 6,36 millions d’euros. Fait notable, les fonds de gestion passive ont accusé 59 millions d’euros de rachats nets en septembre.Grâce à cette solide collecte nette mensuelle, les actifs sous gestion du secteur s’établissent à 226,15 milliards d’euros à fin septembre, soit une progression de 955 millions d’euros ou 0,4% par rapport à fin août. Depuis le début de l’année 2016, les encours ont augmenté de près de 6,3 milliards d’euros, soit une croissance de 2,9%.
Malgré un léger ralentissement des souscriptions en septembre, les ETF obligataires européens affichent à la fin du troisième trimestre un record d’encours à 150 milliards d’euros, selon les chiffres fournis par iShares/BlackRock. Depuis le début de l’année, les fonds indiciels cotés dans l’obligataire attirent beaucoup plus les investisseurs que ceux liés aux actions avec des souscriptions respectives de 27 milliards d’euros contre 3,8 milliards d’euros.De taille encore très réduite il y a cinq ans, le marché des ETF obligataires en Europe se rapproche à grand pas de celui des actions à 360 milliards d’euros d’encours. «Cela va très vite» note auprès de NewsManagers Benoit Sorel, directeur d’iShares France, Belgique et Luxembourg. Même si le rythme de croissance est le même qu’en 2012, la base du marché est beaucoup plus large aujourd’hui. La politique accommodante de la BCE qui a décidé en avril de racheter des obligations d’entreprises est une des principales raisons à ces records. «L’objectif des investisseurs est d’être rapidement exposés à cette classe d’actifs, notamment pour profiter immédiatement du rallye lors d’annonces de la BCE. De plus en plus d’investisseurs restent toutefois exposés aux ETF à long terme avec l’espoir d’accroître encore la plus-value», explique Benoit Sorel. Et plus le marché grandit, plus il attire les acheteurs, surtout les gros, incapables jusqu'à présent par leur contrainte de liquidité de s’y intéresser. « On ne voit plus uniquement des gérants multi-actifs, qui en étaient les premiers utilisateurs naturels, acheter des ETF obligataires. La plupart des gérants obligataires (gérants de fonds obligataires ou de compagnies d’assurance) les intègrent désormais dans leurs outils de liquidité. »La liquidité reste toutefois au cœur des préoccupations de certains observateurs, inquiets des conséquences d’une éventuelle sortie massive des investisseurs en cas de panique, notamment sur la dette d’entreprises. « Le vrai danger pour la liquidité résiderait dans les périodes de krach obligataire quand tout le monde est à la vente et sans aucun acheteur. Mais je ne suis pas inquiet car jusqu’à présent, on a vu que les investisseurs qui avaient absolument besoin de rendement se portaient très vite acheteurs lorsque la dette décotait. C’est un facteur fort de soutien à la liquidité. La liquidité des ETF a d’ailleurs établi des records lors des récentes périodes de forte volatilité obligataire.», veut toutefois rassurer Benoit Sorel. Sur les 150 milliards du marché européen des ETF obligataires, les produits estampillés iShares totalisent 100 milliards.
L’incident sur la livre fait suite à celui sur les Treasuries américains en octobre 2014 dans un contexte de faible volatilité sur un grand nombre d’actifs.
Le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin a déclaré vendredi qu’il serait inacceptable que Londres reste le principal centre de compensation (clearing) de l’euro après sa sortie de l’Union européenne. « Personne dans la zone euro n’acceptera que la principale place de clearing soit en dehors de l’Union européenne », a-t-il dit sur la chaîne britannique Sky News. « Donc il y aura des activités qui se tiendront à Londres qui pourront seulement se tenir dans un territoire de l’Union européenne. De ce point de vue, Paris est extrêmement bien placé », a ajouté le ministre.