L’actualité a été dominante plutôt en France cette semaine. Lundi, la semaine s’est ouverte par la confirmation par UBS France, suite à un article de L’Agefi, que la banque suisse discutait bien dans l’Hexagone avec « La Maison », le club d’investisseurs de Michel Cicurel, en vue de fonder une coentreprise dans la gestion de fortune avec Banque Leonardo. Ensuite, Newsmanagers apprenait l’envoi d’un mail inusuel de la part d’une banque à ses clients. BNP Paribas s’adressait ainsi directement aux souscripteurs de ses fonds d’épargne salariale pour leur apprendre le changement de nom d’un fonds monétaire. Banale annonce à première vue mais qui est en fait liée étroitement à un phénomène bien plus grave et qui concerne désormais tous les asset managers : BNP Paribas s’exerce en même temps que cette modification à faire comprendre aux particuliers que les fonds monétaires d’épargne salariale jusque là synonymes de sécurité allaient désormais afficher des performances négatives pour nombre d’entre eux. Elle précède aussi sans doute une plus large réforme sur la pertinence de certains nom de fonds monétaires entre autres. Le fonds « Multipar Sécurité Plus » deviandra « Multipar Monétaire Sélection » à compter du 3 octobre prochain. De son côté, le groupe franco germanique Oddo Meriten, a inauguré son premier bureau en Espagne à Madrid, recruté une nouvelle personne pour son service clientèle et annoncé l’enregistrement prochain de nouveaux fonds dans la péninsule ibérique. La Financière de l’Echiquier axe quant à elle ses efforts sur l’Italie via la conclusion d’un accord de distribution avec Banca Generali. Moins réjouissant, Natixis va devoir payer 250.000 euros dans le cadre d’un accord de composition administrative avec l’AMF. L’affaire portait sur le contrôle par Natixis de son mandataire BNY Mellon pour la conservation des titres étrangers. Selon la mission de contrôle, « Natixis était dans l’impossibilité de distinguer, à tout moment et sans délai, les avoirs propres de son mandataire des avoirs des clients, ce qui ne permettait pas au teneur de compte conservateur de remplir sa mission de sauvegarde des droits de ses clients sur les instruments financiers leur appartenant ». La banque française s’est engagée à rectifier le tir. Information d’un tout autre genre mais intéressante à notre époque digitale, les sociétés de gestion consacrent en moyenne moins de 100.000 euros par an de budget dédié aux réseaux sociaux, selon une étude du cabinet Cerulli. « Etant donné que les clients souhaitent de plus en plus communiquer avec les sociétés de gestion de manière virtuelle, il est surprenant que la majorité des dépenses des gestionnaires sur les réseaux sociaux soit relativement modeste », commente le consultant. Et la semaine, comme elle avait commencé, s’est bouclée avec le secteur de la gestion de fortune. Cette fois c’est le groupe Meeschaert qui a fait parler de lui en réaffirmant haut et forte face aux rumeurs, qu’il s’arrangerait lors de la succession pour rester indépendant et familial. Mais Cédric Meeschaert, le président du directoire qui appartient à la troisième génération, n’exclut toutefois pas « des partenariats commerciaux et techniques avec les meilleurs professionnels dans leurs domaines ». L’histoire n’est donc pas finie.