La France a encore du chemin à faire en matière de retraite. Selon l’indice mondial des retraites 2016, publié aujourd’hui par Natixix Global Asset Management (NGAM), la France est en effet passée de la 18ème position à la 20ème place en l’espace d’un an. « Une évolution toutefois relative », note NGAM qui explique cette situation par un « changement de méthodologie qui restreint l’indice de cette année aux pays développés et qui accorde une pondération plus importante au facteur financier dans le calcul de la note globale ». Malgré ce recul, la France dispose pourtant de certains atouts. NGAM estime ainsi que le système de santé français constitue un point positif, « la sécurité sociale étant en effet très favorable aux retraités ». De fait, la France reste dans le Top 10 mondial pour l’espérance de vie.Pour autant, « la problématique du financement est retraites, et en particulier la pression fiscale, font baisser le score global du pays », souligne l’étude. Un propos qu’il faut toutefois nuancé, NGAM jugeant que, depuis l’an dernier, les facteurs de la pression fiscale et du chômage se sont améliorés. « Alors que le gouvernement semble vouloir s’attaquer aux deux problèmes structurels du chômage et de la dette publique, la France présente donc un potentiel d’amélioration », estime l’étude.Autre atout mis en exergue : la productivité française, considérée comme l’une des plus élevées au monde. Selon NGAM, la réforme du marché du travail pourrait même inciter les entreprises à créer des emplois alors que la population active française devrait devenir la plus importante en 2050 parmi les pays de l’Eurozone.La France doit cependant faire face à plusieurs défis de taille. De fait, la faiblesse de la croissance économique et la pression fiscale représentent les deux principaux défis à relever, juge l’étude. « Le principal défi auquel la France se trouve confrontée aujourd’hui est donc de parvenir à gérer ses finances sans compromettre les services publics qui bénéficient aux retraités, avance Christophe Point, directeur de NGAM Distribution France, Suisse romande et Monaco, cité dans un communiqué. Dans les pays qui dominent le classement, les politiques innovantes sont un facteur clé de soutenabilité du système de retraite. Ces pays accordent une grande importance au bien-être des retraités et ont mis en place des dispositifs et des pratiques fiscales attractives ainsi que des programmes de sensibilisation pour encourager les futurs retraités à bien se préparer. »Parmi les pays en tête de l’indice 2016, sans surprise, ceux de l’Europe du Nord dominent. La Norvège occupe ainsi la première place, devant la Suisse, l’Islande, la Suède, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche. Dans ce « top 10 », on trouve également la Nouvelle-Zélande (4ème position), l’Australie (6ème place) et le Canada (10ème position).Parmi les pays qui dominent le classement 2016, l’indice de NGAM met en lumière quatre grandes tendances permettant d’assurer la pérennité des retraites : l’accès à des modes d’épargne adaptés alors que les particuliers doivent assumer une plus grande part du financement de leur retraite ; des mesures incitatives à court terme pour encourager et inciter les particuliers à épargne en prévision de leur retraite, avec la mise en place de régime fiscal favorable ; la participation des salariés aux régimes de retraite supplémentaires de leur entreprise ; et, enfin, des politiques de santé, monétaires et fiscales qui contribuent à ce que les retraités puissent subvenir à leurs propres besoins.Créé en 2013, l’indice mondial des retraites de NGAM permet d’attribuer aux pays comparés une note globale en matière de sécurité des retraités, sur la base de quatre facteurs ayant un impact sur la vie des retraités : le financement des retraites, le bien-être matériel, la santé et la qualité de vie des retraités. L’étude porte sur 43 pays considérés par le FMI comme des économies avancées, sur des pays membres de l’OCDE et sur les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).
Le Brexit n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour tout le monde. La dévaluation de la livre sterling à la suite du référendum britannique va probablement apporter aux investisseurs britanniques une « aubaine inattendue » de 2,8 milliards de livres supplémentaires en paiements de dividendes au cours du second semestre, selon des données de Capita Asset Services reprises par Investment Week. De fait, selon le dernier rapport trimestriel Capita Dividend Monitor, si le taux de change reste à son niveau de 1,33 dollar pour 1 livre au cours du second semestre, les dividendes britanniques déclarés en dollars seront portés à 2,7 milliards de livres, auxquels doivent s’ajouter 120 millions de livres en provenance de dividendes déclarés en dollars.Plus globalement, Capital s’attend à ce que la dévalorisation de la livre sterling porte à 4,3 milliards de livres supplémentaires de dividendes pour l’ensemble de l’année 2016. Capital a ainsi revu à la hausse sa prévision de dividende pour l’année 2016 de 0,5% à 76,9 milliards de livres. De fait, malgré le choc causé par le résultat du référendum, les dividendes au Royaume-Uni ont atteint un nouveau record de 28,8 milliards de livres au deuxième trimestre, en hausse de 7,6% sur un an.
Sérieux coup de froid pour les fonds français. Au cours du mois de juin, les OPCVM de droit français ont en effet subi une décollecte nette de 23,2 milliards d’euros, selon des données compilées par Six Financial Information. Dans un tel contexte, les encours ont lourdement chuté, s’établissant à 805,4 milliards d’euros à fin juin contre 840 milliards d’euros à fin mai, soit un repli de 4,1% d’un mois sur l’autre. Depuis le début de l’année 2016, le recul des encours n’est toutefois que de 1,9%.L’essentiel de la décollecte mensuelle provient des fonds monétaires et de trésorerie. Ces derniers ont en effet enregistré 23,1 milliards d’euros de sorties nettes en juin. Résultat : les actifs monétaires voient leurs encours chuter de 7,35% d’un mois sur l’autre pour s’inscrire à 292,6 milliards d’euros à fin juin contre 315,8 milliards d’euros à fin mai. Dans le détail, la catégorie « Trésorerie » a enregistré une décollecte nette de 17,4 milliards d’euros tandis que 5,55 milliards d’euros ont été désinvestis dans la catégorie « Trésorerie Court Terme ». Les obligations convertibles ont également souffert. La décollecte nette s’élève en effet à 370 millions d’euros au mois de juin, dont 230,6 millions d’euros de sorties pour les obligations convertibles euro. Les encours des obligations convertibles reculent ainsi de 4,12 % d’un mois sur l’autre pour ressortir à 14,5 milliards d’euros à fin juin contre 15,2 milliards d’euros à fin mai. A l’inverse, les fonds « Obligations » ont réussi à tirer leur épingle du jeu au mois, avec une collecte nette de 712 millions d’euros. Une performance à mettre au crédit des « Obligations euro » (633,6 millions d’euros de souscriptions nettes) et des « Obligataires dollar » (120,3 millions d’euros de souscriptions nettes). En revanche, les fonds « Obligations pays émergents » ont subi près de 50 millions d’euros de sorties nettes. Dans un tel contexte, les fonds « Obligations » affichent des encours de 115 milliards d’euros à fin juin, en progression de 1,5% par rapport à fin mai (113,3 milliards d’euros d’encours).Enfin, les fonds Actions ont également connu un mois de juin plutôt clément. La collecte nette ressort en effet à 310 millions d’euros au mois de juin. La catégorie « Actions thèmes et secteurs » se taille la part du lion avec 286,8 millions d’euros de souscriptions nettes, devançant les fonds « Actions internationales » (131,6 millions d’euros de collecte nette) et les fonds « Actions Europe (122,9 millions d’euros de collecte). Seuls les fonds « Actions Amérique » subissent une décollecte nette de 231,4 millions d’euros). Malgré cette solide performance, les encours des fonds actions accusent un repli de 4,12% sur un mois pour s’établir à 204 milliards d’euros à fin juin contre 212,8 milliards d’euros à fin mai. La faute à une performance négative sur 1 mois de l’ordre de 3,81% pour l’ensemble des fonds Actions.
L’année 2016 s’annonce prometteuse sur le marché de la location, selon L’Agefi. Alors qu’en 2015, les volumes de transactions des bureaux franciliens avaient atteint 2,26 millions de mètres carrés, ils devraient s'établir entre 2,4 et 2,6 millions de mètres carrés cette année, d’après Virginie Houzé, directrice études et recherches chez JLL. «Le redressement du marché locatif se confirme au deuxième trimestre», explique-t-elle, pointant le surcroît d’activité sur les grandes transactions, en particulier à Paris et La Défense. Les grandes entreprises ont ainsi été très actives ces derniers mois, avec une trentaine de transactions pour près de 380.000 m², des chiffres en hausse de plus de 40% sur un an.
Risk Based Investment Solutions (RBIS), la division de Rothschild Asset Management dédiée aux stratégies construites sur des modèles de risques, a annoncé ce 13 juillet le lancement d’une nouvelle génération d’indices appliquant son approche R Risk Based aux emprunts d’Etat en euros. Baptisée R Risk-Based Euro Sovereign Index, l’indice est publié par Markit, qui assure la fonction d’agent de calcul. « Grâce à un modèle exclusif fondé sur les facteurs de risque, la méthodologie R Risk-Based vise à réduire de nombreux biais associés aux indices classiques pondérés par la dette », indique RBIS. De fait, les indices obligataires sont généralement pondérés en fonction des volumes d’émission, « ce qui concentre le risque sur les pays les plus endettés sans tenir compte de leur capacité à rembourser leur dette », précise RBIS. En outre, ces indices présentent une duration aléatoire sans rapport avec celle visée par l’investisseur. « Pour pallier ces inconvénients, l’indice R Risk-Based Euro Sovereign Index définit des budgets de risque a priori, indique la société. En premier lieu, il attribue les pondérations en fonction du produit intérieur brut (PIB) et non en fonction du niveau d’endettement du pays. En second lieu, il utilise le budget de risque en fonction des échéances, puis selon la taille des émissions en circulation. »L’objectif poursuivi est de dégager de meilleurs rendements corrigés du risque en réduisant la volatilité et la perte maximale (« maximum drawdown ») par rapport aux portefeuilles classiques pondérés par la dette, tout en réduisant la duration et le risque de convexité.
Les encours des actifs alternatifs s’élèvent actuellement à 6.200 milliards de dollars à l’échelle mondiale, selon une étude du cabinet Willis Towers Watson, intitulée « Global Alternatives Survey ». Les 100 plus importants gestionnaires d’actifs alternatifs cumulent, à eux seuls, 3.600 milliards de dollars d’actifs sous gestion, en hausse de 3% par rapport à l’année précédente. Parmi ce Top 100, les gestionnaires immobiliers se taillent la part du lien avec 34% des encours (soit 1.200 milliards de dollars). Ils devancent les hedge funds (21% des encours soit 755 milliards de dollars), les gestionnaires de fonds de private equity (18% soit 640 milliards de dollars, les gestionnaires de fonds de fonds de private equity (12% soit 420 milliards de dollars), les fonds de hedge funds (6% soit 222 milliards de dollars), les gestionnaires d’infrastructures (5%) et les gestionnaires de crédit illiquide (5%). « Les investisseurs institutionnels restent axés sur la diversification, mais pas à n’importe quel prix, commente Pierre Wendling, Consultant Investissement Willis Towers Watson France, cité dans un communiqué. Si les actifs alternatifs continuent d’absorber des flux entrants à un rythme soutenu, les investisseurs sont maintenant attentifs à l’alignement de leurs intérêts et à la rentabilité de leurs investissements. Cela se traduit par des frontières encore plus floues entre les catégories d’actifs alors que les investisseurs accordent plus d’attention aux moteurs de rendement sous-jacents, dans l’objectif ultime d’atteindre une véritable diversité et de consolider leurs portefeuilles face à un environnement macroéconomique de plus en plus volatil et incertain. »L’étude – qui inclut des données provenant d’un large éventail d’investisseurs institutionnels – montre également que les encours des fonds de pension représentent un tiers (34%) des actifs des 100 plus importants gestionnaires d’actifs alternatifs mondiaux. Ils devancent les gestionnaires de fortune (19%), les compagnies d’assurance (10%), les fonds souverains (6%), les banques (2%), les fonds de fonds (2%) et, enfin, les fonds de dotation et fondations (2%).En termes de répartition géographique, l’Amérique du Nord continue d’être la destination privilégiée pour les investissements en actifs alternatifs (50% des encours des 100 principaux gestionnaires), le crédit illiquide et les fonds d’infrastructures étant les seules classes d’actifs où c’est en Europe que les capitaux sont le plus investis. Dans l’ensemble, 37% des actifs alternatifs sont investis en Europe, 8% en Asie-Pacifique et 5% dans le reste du monde.D’après l’étude, à fin 2015, le classement des 25 premiers gérants d’actifs alternatifs de chaque catégorie d’actifs se décomposait comme suit : 476 milliards de dollars (+ 4%) pour la gestion de patrimoine, 304 milliards de dollars (+1%) pour l’assurance, 173 milliards de dollars (+ 8%) pour les fonds souverains, 100 milliards de dollars (- 10%) pour les actifs bancaires, 89 milliards de dollars (- 10%) pour les fonds de fonds et, enfin, 87 milliards de dollars (+ 8%) pour les fonds de dotation et les fondations.Selon l’étude, Macquarie Group est le principal gérant d’actifs d’infrastructures avec plus de 95 milliards US$ et domine le classement au niveau des notations globales. De son côté, Blackstone se place à la première marche du double podium des gérants de private equity, avec plus de 94 milliards de dollars, et des gérants immobiliers, avec près de 94 milliards de dollars. Bridgewater Associates s’affirme comme le numéro 1 des gérants de hedge funds avec 88 milliards de dollars et Blackstone occupe le premier rang des gérants fonds de hedge funds avec près de 68 milliards de dollars. Axa Investment Management est le seul français représenté dans ce classement, pointant à la 15ème place avec près de 53 milliards de dollars d’encours.
Le secteur de la gestion d’actifs a enregistré « une année de croissance plate en 2015 », soit la « plus mauvaise performance du secteur depuis la crise financière de 2008 », selon le 14éme rapport du Boston Consulting Group (BCG), repris par Les Echos. La faute à « la faiblesse des marchés financiers et les turbulences sur les devises », selon cette étude. D’après le BCG, le montant des actifs sous gestion n’a progressé que de 1% dans le monde en 2015, à 71.400 milliards de dollars, après avoir enregistré une croissance de 8% en 2014. Depuis 2008, l’industrie avait pourtant progressé de 5% par an en moyenne. La faiblesse des flux et la performance décevante des marchés obligataires et actions en 2015 explique cette croissance atone. « Les sociétés de gestion doivent mieux travailler leur stratégie pour pouvoir croître de façon organique », explique Hélène Donnadieu, responsable du segment gestion d’actifs monde du BCG, citée par le quotidien économique. De fait, en 2015, la collecte nette n’a augmenté que de 1,5% contre 1,7% en 2014. En termes de zone géographique, l’Europe a fait bonne figure avec une hausse de 3% des actifs sous gestion à 19.600 milliards de dollars et une collecte qui a progressé à un bon niveau (+2,5% des encours). La France a même renoué avec une collecte positive de 1% des encours, selon le BCG.Enfin, le cabinet de conseil note que les marges du secteur restent à des niveaux historiquement hauts, à 37% des revenus. En parallèle, le secteur voit ses coûts augmenter (+4% en 2015) et il fait également face à une compression de ses honoraires. In fine, les bénéfices sont demeurés stables, en hausse de 1% à 100 milliards de dollars en 2015, soit un niveau similaire à celui de 2007.
Le marché des fonds indiciels est promis à un avenir radieux. Selon une étude publiée ce 11 juillet (« ETFs : A roadmap to growth »), le cabinet de conseil PwC estime que les actifs sous gestion des ETF à travers le monde devraient dépasser le seuil des 7.000 milliards de dollars à horizon 2021. « Le secteur va connaître une nouvelle croissance significative en pénétrant de nouveaux marchés et en développant ses canaux de distribution et de nouvelles classes d’actifs », avance PwC. « Nous nous attendons à ce que de nombreux fournisseurs d’ETF développent leur présence à l’échelle mondiale et offrent des produits au-delà de leurs frontières afin de rivaliser à l’extérieur de leurs marchés locaux, poursuivent les auteurs de l’étude. Pour être couronnés de succès, les sociétés auront besoin de bien comprendre les régimes fiscaux et autres régulations locales et internationales ».Dans le détail, le marché nord-américain des ETF devrait connaître une croissance de 23% par an pour atteindre les 5.900 milliards de dollars à horizon 2021. Pour sa part, le marché européen devrait progresser de 27% par an pour s’établir à 1.600 milliards d’ici 5 ans. Quant à l’Asie, le marché des ETF devrait croître de 18% par an pour voir ses encours atteindre 560 milliards de dollars en 2021.A en croire PwC, les avancées en matière de technologie et d’analyse de données devraient jouer un rôle majeur dans la croissance des ETF en encourageant la création de nouveaux produits et l’évolution des canaux de distribution. A ce titre, la technologie numérique et le « big data » vont continuer à permettre aux sociétés d’améliorer leurs processus de prise de décision, de rationaliser les coûts et de transformer leurs relations avec les investisseurs. « Les sociétés qui veulent tirer profit de l’explosion du marché des ETF devront investir dans l’éducation et la pédagogie envers les investisseurs, dans la différenciation des produits et dans de solides canaux de distribution », souligne Nigel Bradshaw, responsable mondial des ETF chez PwC, cité dans un communiqué.D’après le cabinet de conseil, les conseillers financiers, les plateformes en ligne et les investisseurs particuliers seront les trois principaux segments qui vont tirer la croissance des ETF dans le monde.
A l’occasion de la publication de son troisième rapport annuel ESG (Environnement Social Gouvernance), en collaboration avec Deloitte et Reporting 21, l’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC) a tenu à mettre en exergue « sa capacité de dialogue et l’attractivité de son modèle auprès des investisseurs, des entreprises et des pouvoirs publics ». Selon ce rapport, l’intégration des critères ESG chez les fonds s’est poursuivie en 2015 et gagne encore du terrain. Ainsi, 82% des sociétés d’investissement ont une politique ESG formalisée, contre 75% en 2014 et 62% en 2013. En outre, 34% disposent d’au moins une personne à temps plein en charge de la démarche ESG tandis que 76% consacrent une section dédiée de leur rapport annuel à l’ESG. Mieux, les pratiques évoluent de plus en plus afin, désormais, d’intégrer l’ESG dans les critères d’investissement. Ainsi, 69% des fonds intègrent l’ESG dans la documentation juridique au closing des transactions. Par ailleurs, 40% réalisent des « due diligence » ESG au moment de l’acquisition. Cette édition 2015 a été renseignée par 68 membres de l’AFIC et par les 300 sociétés dont ils sont actionnaires, qui représentent 228.000 employés et 81 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé.
Ils ont abaissé le seuil minimum d'approbation de l'offre par les actionnaires de Deutsche Börse pour être certains d'obtenir leur aval, repoussé au 26 juillet.
Deutsche Börse et London Stock Exchange ont abaissé lundi le seuil d’approbation par les actionnaires du groupe allemand pour mener à bien leur projet de fusion et prolongé de quinze jours le délai d’acceptation de l’offre, dont la mise en oeuvre a été compliquée par le vote britannique en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. L’opérateur de la Bourse de Francfort a expliqué que le seuil de 75% des actionnaires favorables au projet prévu jusqu'à présent pourrait être difficile à atteindre dans les délais, car des fonds indiciels qui détiennent 15% de son capital ne peuvent pas approuver l’offre tant que le seuil minimal d’approbation n’a pas déjà été atteint.
Au cours des six premiers mois de l’année 2016, les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une collecte nette de 1,79 milliard d’euros, selon des données publiées par le cabinet VDOS. A fin juin 2016, les encours du secteur s’établissent à 221,2 milliards d’euros contre 222,8 milliards d’euros à fin 2015, soit un repli de 0,72%. La faute à un effet marché négatif de 3,4 milliards d’euros au cours du premier semestre 2016. A l’issue des six premiers mois de l’année, la palme de la meilleure collecte nette revient à Kutxabank qui a engrangé 678,6 millions d’euros de flux nets. Suivent Santander (625 millions d’euros de collecte nette), Bankia (577,7 millions d’euros), Ibercaja (480,5 millions d’euros) et, enfin, Valira Asset Management (463 millions d’euros).En revanche, BBVA a subi la plus forte décollecte nette du secteur avec 481,2 millions d’euros de sorties nettes au cours de ce premier semestre. La banque espagnole devance Caixbank (449,3 millions d’euros de décollecte nette), Allianz (421,7 millions d’euros), Deutsche Bank (258,8 millions d’euros) et, enfin, Grupo Banesco (203,8 millions d’euros).
Sur le périmètre de l’indice Euro Stoxx 600 banques, qui a encore perdu 2,5% la semaine dernière, le ratio prix sur valeur comptable se rapproche de 0,5.
Selon L’agefi, la taxe sur les transactions financières (TTF) en cours de négociation entre dix pays de l’Union européenne pourrait rapporter entre 20 milliards et 22 milliards d’euros par an, indique un document signé de Manfred Bergmann, directeur en charge de la fiscalité à la Commission européenne. Il prend en compte la taxation des actions (4,6 milliards dans un premier temps puis 5,7 milliards), et surtout des produits dérivés (15 milliards puis 16,2 milliards).
La société de recherche financière indépendante Morningstar a annoncé, ce 6 juillet, le lancement de son modèle de risque multifactoriel afin d’aider les investisseurs à analyser les titres et les portefeuilles. Ce nouvel outil comprend 36 facteurs couvrant les styles de gestion, les secteurs, les régions, et des caractéristiques liées aux devises pour aider les investisseurs à comprendre l’exposition de leurs investissements à différents facteurs et prévoir la distribution de rendement futur des actions individuelles et des portefeuilles actions. « La société prévoit, à terme, d’étendre son modèle de risque à d’autres classes d’actifs », indique Morningstar dans un communiqué.Concrètement, ce modèle de risque multifactoriel regroupe 36 facteurs différents qui permettent de décomposer les sources de rendement et de risque pour un titre ou un portefeuille. En plus des facteurs de risque classiques, 6 des 36 facteurs sont basés sur les analyses propriétaires de Morningstar : le « Morningstar Quantitative Fair Value Estimate » (l’estimation de la juste valeur), le « Morningstar Quantitative Economic Moat » (l’évaluation de l’avantage concurrentiel durable de l’entreprise), le « Quantitative Uncertainty Rating » (le degré d’incertitude entourant l’estimation de juste valeur), le « Quantitative Financial Health » (l’évaluation de la santé financière), le « Ownership Risk » (le risque lié au capital) et, enfin, le « Ownership Popularity » (la popularité de l’entreprise).« Notre modèle utilise des facteurs uniques tels que les données durables d’avantage concurrentiel et de structure du capital pour fournir un outil permettant de comprendre le risque d’un titre ou d’un portefeuille, explique Warren Miller, responsable des logiciels de gestion d’actifs chez Morningstar, cité dans un communiqué. En outre, la méthodologie de notre modèle de risque intègre celui de « fat tails » (queues de distribution épaisses ou événements extrêmes), dans la distribution des futurs rendements des placements, au lieu de reposer sur une distribution normale. Les investisseurs peuvent utiliser le modèle de risque multifactoriel pour rechercher des titres et construire des portefeuilles, et ainsi prendre des décisions de placements en étant mieux informés sur les risques et l’adéquation de leurs choix avec une meilleure granularité. »Cet outil évalue plus de 40.000 valeurs et 10.000 portefeuilles de fonds actions inclus dans la base de données de Morningstar, puis construit une prévision globale des rendements futurs sur divers horizons de temps en fonction des expositions aux 36 facteurs. Par ailleurs, l’outil peut évaluer la partie actions du portefeuille multi-actifs d’un client.