Deux-cent-vingt institutions financières représentant 29.300 milliards de dollars d’actifs sous gestion appellent les entreprises à fort impact environnemental à fixer des objectifs de réduction de leurs émissions en vue de la COP26 en novembre. Ces objectifs doivent être calculés sur la base des critères de l’initiative « Science Based Targets » afin de respecter la trajectoire de scénarios de réchauffement de 1,5°C. Le groupe inclut plusieurs grands investisseurs français comme Amundi, Crédit Agricole, AXA Investment Managers, le groupe Axa et La Banque Postale, ainsi que des gestionnaires d’actifs comme Allianz SE, Legal & General Investment Management et Insight Investment Management. La campagne 2021 du CDP Science-Based Targets est coordonnée par l’organisation caritative à but non lucratif CDP. Cette année, 26 membres du CDP – des acheteurs de grands groupes utilisent le CDP pour verdir leurs chaînes d’approvisionnement – se joignent aux institutions financières pour demander des SBT. Parmi ces entreprises figurent notamment L’Oréal, le groupe Renault, Bayer, AstraZeneca et HP Inc, dont les achats annuels s'élèvent à 500 milliards de dollars. Le CDP a envoyé la lettre d’engagement à plus de 1.600 entreprises dans le monde, dont Anhui Conch Cement, le plus grand fabricant de ciment de Chine, Hyundai Motor Company, Duke Energy, Associated British Foods, Nippon Steel, Tata Steel, Lufthansa et Samsung. En France, des entreprises telles que Bouygues, Dassault Aviation, EssilorLuxottica et Safran sont visées par la campagne SBT 2021. L’ensemble des entreprises ciblées représentent une capitalisation boursière de plus de 41 000 milliards de dollars, soit 36 % de l’indice MSCI World et responsables de 11,9 millions de tonnes d'émissions (scope 1 et scope 2), qui dépassent le total annuel des émissions des États-Unis et de l’Union européenne réunis.
«La nouvelle phase de développement d’Iliad exige des transformations rapides et des investissements significatifs qui seront plus aisément menés à bien en tant que société non cotée. »
Quand la musique est bonne... Selon une étude réalisée par deux économistes, les chansons les plus écoutées sur les plateformes de streaming permettraient de prédire l’humeur générale d’une population, et donc d’anticiper les cours de Bourse. Harder, better, faster, stronger ? Achetez ! Skyfall ou Down Under seraient plutôt des signaux baissiers. Attention aux pièges, car s’il est bien question de taureau dans La Corrida, il finit en pièces à la fin. Et que dire de Money for nothing ou Argent trop cher ? Peu importe, comme diraient les Beatles, I don’t care too much for money.
Philippe Tibi préside le projet Financement Scale-Up au ministère de l’Economie. Il analyse pour L’Agefi le déploiement de ce programme dédié à la tech, dont les objectifs ont été relevés cet été.
Sylvain Chateau,responsable mondialde l’investissement durable chez le fournisseur d’indices FTSE Russell, évoque les apports de la Corporate Sustainability Reporting Directive et la multiplication des indices extra-financiers.
Les marchés actions européens ont nettement baissé ce mardi, alors que la Bourse de New York évoluait également dans le rouge en réponse à l’augmentation rapide des rendements obligataires, le sentiment de marché étant de nouveau affecté par les craintes liées à l’inflation et à ses conséquences pour la politique monétaire. A Paris, le CAC 40 a perdu 2,13%. L’indice européen élargi Stoxx 600 a perdu 2,07%, sa plus forte baisse depuis juillet dernier. Au même moment, à New York, le S&P 500 cédait 1,8%.
41% des Français affirment avoir déjà entendu parler de l’investissement socialement responsable (ISR) contre 35% en 2020, montre un sondage réalisé par Ifop* pour le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR). Mais seuls 8% se sont déjà vu proposer de l’ISR de la part de leur banque ou de leur conseiller (5%) et seuls 7% ont déjà investi en ISR (5%). Ce sondage est présenté en prélude à la douzième Semaine de la finance responsable en France, organisée par le FIR. Pourtant, sur l’ensemble des Français, 43% seraient prêts à demander des produits ISR à leur conseiller contre 38% en 2020 (ce chiffre est de 60% contre 51% en 2020 pour les personnes connaissant l’ISR). Ce même conseiller bancaire ou financier reste l’interlocuteur privilégié pour informer sur l’ISR pour 65% des investisseurs individuels, loin devant leurs proches (8%), les pouvoirs publics (8%), les médias (7%), les ONG/associations de consommateurs (7%), les réseaux sociaux (3%) ou encore les entreprises (2%). Globalement, 59% des Français déclarent accorder une place importante aux impacts environnementaux et sociaux dans leurs décisions de placements, une tendance stable sur les quatre dernières éditions du sondage. Les sujets que les sondés veulent voir pris en compte de façon prioritaire dans leur épargne demeurent sensiblement les mêmes que les années précédentes avec les questions environnement et sociales en tête des préoccupations. Les pollutions (76%), le changement climatique (66%) et la biodiversité (65%) occupent le trio de tête parmi les sujets environnementaux qui intéressent les épargnants. Les sujets sociaux qui suscitent le plus d’intérêt sont le respect des droits humains (73%), l’emploi (72%), l’égalité femme/homme (70%) et le bien-être au travail (70%). Enfin, 45% des Français pensent pouvoir avoir un impact réellement positif sur l’environnement et la société au travers de leur épargne (nouvelle question en 2021). Pour rappel, à partir d’août 2022, les nouvelles règles de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 imposeront que les conseillers financiers recueillent les préférences ESG de leurs clients avant de leur proposer un produit d’investissement. * L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes en France. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 27 août 2021.
Le régulateur européen des marchés financiers veut se prémunir d’une affaire GameStop en révisant la réglementation existante en matière de vente à découvert.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 7,9 milliards d’euros en août, drainant plus de 50 milliards d’euros depuis le début de l’année. La collecte s’est répartie entre les différentes classes d’actifs. Les fonds actions ont attiré 2 milliards d’euros, les fonds obligataires 1,7 milliard d’euros et les fonds monétaires 2,5 milliards d’euros. Les encours atteignent 1.243 milliards d’euros. En ajoutant les flux des fonds fermés et des gestions sous mandat, la collecte du mois d’août atteint 9,3 milliards d’euros en août. Les trois plus grandes maisons de gestion italiennes ont affiché les plus fortes collectes: près de 2 milliards d’euros pour Intesa Sanpaolo, 1,9 milliard d’euros pour Generali et 850 millions pour Amundi qui travaille notamment avec le réseau Unicredit. Les sociétés ayant subi des rachats ont été peu nombreuses. Parmi elles figurent Mediobanca (364 millions d’euros), Deutsche Bank (65 millions d’euros) et Franklin Templeton (57 millions d’euros).
Les investisseurs se retirent des special purpose acquisition companies (Spac) à un rythme de plus en plus rapide, rapporte le Financial Times. Le taux de rachat moyen au troisième trimestre était de 52,4 %, selon Dealogic. Il s’agit d’une forte hausse par rapport aux trois premiers mois de l’année, où seulement 10 % des investisseurs sont sortis des Spac. Et cela représente une hausse de 21,9 % par rapport au trimestre précédent.
Pour la première fois en 2021, les investisseurs internationaux ont boudé les fonds actions, selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research.
Les fonds de long terme (hors monétaire) dans le monde ont enregistré une collecte nette de 673 milliards d’euros au deuxième trimestre, en repli par rapport au montant record de 807 milliards enregistré sur les trois premiers mois de l’année, selon des données de l’Efama, l’association européenne des fonds. Les Etats-Unis se sont arrogé 259 milliards d’euros, pratiquement le même montant que l’Europe (251 milliards). Les fonds obligataires ont enregistré les plus fortes ventes (253 milliards), grâce à une forte demande aux Etats-Unis (167 milliards d’euros). La collecte nette des fonds actions est restée solide à 222 milliards d’euros, mais inférieure à celle du premier trimester (293 milliards). Les fonds multi-asset ont enregistré 119 milliards de collecte nette, contre 189 milliards d’euros au premier trimestre 2021. Les fonds monétaires, de leur côté, ont enregistré une collecte nette de 65 milliards d’euros, contre 218 milliards d’euros au premier trimestre.
China Evergrande repousse le moment douloureux du défaut. Sa principale filiale, Hengda Real Estate, a annoncé mercredi qu’elle effectuerait jeudi un paiement d’intérêts sur une obligation libellée en yuan après des négociations privées avec ses créanciers. Cette nouvelle soulage les marchés qui s’inquiètent d’une éventuelle défaillance du numéro deux chinois de l’immobilier et ses conséquences sur l'économie chinoise.
Les marchés actions débutent la semaine en net repli alors que se profile une des plus importantes restructurations de dette en Chine avec la crainte d’un défaut du promoteur immobilier Evergrande. La réunion de la Réserve fédérale américaine mercredi, au cours de laquelle sera discutée la prochaine réduction des rachats d’actifs (tapering), ajoute aux inquiétudes des investisseurs.