41% des Français affirment avoir déjà entendu parler de l’investissement socialement responsable (ISR) contre 35% en 2020, montre un sondage réalisé par Ifop* pour le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR). Mais seuls 8% se sont déjà vu proposer de l’ISR de la part de leur banque ou de leur conseiller (5%) et seuls 7% ont déjà investi en ISR (5%). Ce sondage est présenté en prélude à la douzième Semaine de la finance responsable en France, organisée par le FIR. Pourtant, sur l’ensemble des Français, 43% seraient prêts à demander des produits ISR à leur conseiller contre 38% en 2020 (ce chiffre est de 60% contre 51% en 2020 pour les personnes connaissant l’ISR). Ce même conseiller bancaire ou financier reste l’interlocuteur privilégié pour informer sur l’ISR pour 65% des investisseurs individuels, loin devant leurs proches (8%), les pouvoirs publics (8%), les médias (7%), les ONG/associations de consommateurs (7%), les réseaux sociaux (3%) ou encore les entreprises (2%). Globalement, 59% des Français déclarent accorder une place importante aux impacts environnementaux et sociaux dans leurs décisions de placements, une tendance stable sur les quatre dernières éditions du sondage. Les sujets que les sondés veulent voir pris en compte de façon prioritaire dans leur épargne demeurent sensiblement les mêmes que les années précédentes avec les questions environnement et sociales en tête des préoccupations. Les pollutions (76%), le changement climatique (66%) et la biodiversité (65%) occupent le trio de tête parmi les sujets environnementaux qui intéressent les épargnants. Les sujets sociaux qui suscitent le plus d’intérêt sont le respect des droits humains (73%), l’emploi (72%), l’égalité femme/homme (70%) et le bien-être au travail (70%). Enfin, 45% des Français pensent pouvoir avoir un impact réellement positif sur l’environnement et la société au travers de leur épargne (nouvelle question en 2021). Pour rappel, à partir d’août 2022, les nouvelles règles de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 imposeront que les conseillers financiers recueillent les préférences ESG de leurs clients avant de leur proposer un produit d’investissement. * L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes en France. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 27 août 2021.
Le régulateur européen des marchés financiers veut se prémunir d’une affaire GameStop en révisant la réglementation existante en matière de vente à découvert.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 7,9 milliards d’euros en août, drainant plus de 50 milliards d’euros depuis le début de l’année. La collecte s’est répartie entre les différentes classes d’actifs. Les fonds actions ont attiré 2 milliards d’euros, les fonds obligataires 1,7 milliard d’euros et les fonds monétaires 2,5 milliards d’euros. Les encours atteignent 1.243 milliards d’euros. En ajoutant les flux des fonds fermés et des gestions sous mandat, la collecte du mois d’août atteint 9,3 milliards d’euros en août. Les trois plus grandes maisons de gestion italiennes ont affiché les plus fortes collectes: près de 2 milliards d’euros pour Intesa Sanpaolo, 1,9 milliard d’euros pour Generali et 850 millions pour Amundi qui travaille notamment avec le réseau Unicredit. Les sociétés ayant subi des rachats ont été peu nombreuses. Parmi elles figurent Mediobanca (364 millions d’euros), Deutsche Bank (65 millions d’euros) et Franklin Templeton (57 millions d’euros).
Les investisseurs se retirent des special purpose acquisition companies (Spac) à un rythme de plus en plus rapide, rapporte le Financial Times. Le taux de rachat moyen au troisième trimestre était de 52,4 %, selon Dealogic. Il s’agit d’une forte hausse par rapport aux trois premiers mois de l’année, où seulement 10 % des investisseurs sont sortis des Spac. Et cela représente une hausse de 21,9 % par rapport au trimestre précédent.
Pour la première fois en 2021, les investisseurs internationaux ont boudé les fonds actions, selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research.
Les fonds de long terme (hors monétaire) dans le monde ont enregistré une collecte nette de 673 milliards d’euros au deuxième trimestre, en repli par rapport au montant record de 807 milliards enregistré sur les trois premiers mois de l’année, selon des données de l’Efama, l’association européenne des fonds. Les Etats-Unis se sont arrogé 259 milliards d’euros, pratiquement le même montant que l’Europe (251 milliards). Les fonds obligataires ont enregistré les plus fortes ventes (253 milliards), grâce à une forte demande aux Etats-Unis (167 milliards d’euros). La collecte nette des fonds actions est restée solide à 222 milliards d’euros, mais inférieure à celle du premier trimester (293 milliards). Les fonds multi-asset ont enregistré 119 milliards de collecte nette, contre 189 milliards d’euros au premier trimestre 2021. Les fonds monétaires, de leur côté, ont enregistré une collecte nette de 65 milliards d’euros, contre 218 milliards d’euros au premier trimestre.
China Evergrande repousse le moment douloureux du défaut. Sa principale filiale, Hengda Real Estate, a annoncé mercredi qu’elle effectuerait jeudi un paiement d’intérêts sur une obligation libellée en yuan après des négociations privées avec ses créanciers. Cette nouvelle soulage les marchés qui s’inquiètent d’une éventuelle défaillance du numéro deux chinois de l’immobilier et ses conséquences sur l'économie chinoise.
Les marchés actions débutent la semaine en net repli alors que se profile une des plus importantes restructurations de dette en Chine avec la crainte d’un défaut du promoteur immobilier Evergrande. La réunion de la Réserve fédérale américaine mercredi, au cours de laquelle sera discutée la prochaine réduction des rachats d’actifs (tapering), ajoute aux inquiétudes des investisseurs.
Depuis bientôt six mois, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) est toujours sans président. Malgré la fin du mandat de Steven Maijoor le 31 mars, la nomination de son successeur avait été retardée par le Conseil de l’Union européenne (UE) sous la présidence portugaise. Interrogée par l’eurodéputé Markus Ferber lors de sa présentation à la commission Econ du Parlement européen le 13 juillet, la présidence slovène du Conseil de l’UE qui a hérité de ce dossier le 1er juillet avait répondu vouloir faire de son mieux pour trouver une réponse d’ici à l’automne, si possible en septembre. En attendant, la vice-présidente finlandaise de l’Esma, Anneli Tuominen, assure l’intérim. En novembre 2020, une liste de trois candidats avait été présentée : Maria-Luis Albuquerque, ancienne ministre des Finances du Portugal ; Carmine Di Noia, commissaire de l’autorité boursière italienne, la Consob ; et Verena Ross, directrice exécutive de l’Esma dont le mandat expirait fin mai.
Depuis bientôt six mois, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) est toujours sans président. Malgré la fin du mandat de Steven Maijoor le 31 mars, la nomination de son successeur avait été retardée par le Conseil de l’Union européenne (UE) sous la présidence portugaise. Le Conseil attendait également la «short-list» pour le remplacement du président de l’Autorité européenne de l’assurance (Eiopa), dont le mandat s’était terminé fin février. Ce dernier a été officiellement remplacé le 27 mai par Petra Hielkema, qui a pris ses fonctions le 1er septembre. Mais le dossier Esma traîne toujours, alors que l’UE doit réviser de très importantes réglementations cette année, comme MIF 2 pour les marchés d’instruments financiers.
La gestion d’actifs a décidément du mal à se décliner au féminin. La part des gérantes dans le monde atteint péniblement 11,8 % en 2021, selon le dernier Alpha Female Report réalisé par Citywire. L’an dernier, ce taux était de 11 % et en 2016, il ressortait à 10,3 %. Maigre consolation, la hausse annuelle du nombre de femmes gérantes est la plus forte jamais enregistrée cette année. Mais on reste encore à 127 années d’une égalité parfaite, selon Citywire! L’an dernier, le media britannique avait calculé que, au rythme où allaient les choses, la parité ne serait pas atteinte avant 2215. Le petit coup d’accélération de cette année fait que nous pourrions y parvenir d’ici à 2069. Autre motif de satisfaction: le nombre d’équipes mixtes continue de croître. En 2016, seulement 6,7 % des fonds de la base de données de Citywire étaient gérés par des équipes composées de femmes et d’hommes. Cette part a presque doublé, à 11,8 %. Une amélioration qui peut s’expliquer par le fait qu’il est désormais admis qu’une équipe diversifiée conduit à de meilleures décisions. Une tendance qui s’accompagne aussi du déclin de la culture du gérant star. Parallèlement, la taille des encours moyens gérés par les femmes a fortement augmenté et rejoint peu à peu celle des hommes. Les gérantes ont un portefeuille moyen de 475 millions d’euros, contre 664 millions pour leurs collègues masculins. Elles géraient 407 millions en 2020 et seulement 254 millions en 2016, alors que les hommes pilotaient quasiment le double de cette somme. «Les choses changent, mais cela reste péniblement lent», déplore Nisha Long, responsable de la recherche ESG et investissements transfrontières de Citywire. Le congé parental est au coeur des solutions Le taux de rotation des effectifs, qui est au cœur du problème, ne s’est en revanche pas amélioré. Les femmes continuent de quitter leurs postes à un rythme plus rapide que les hommes. «Attirer davantage de femmes dans la gestion de portefeuilles est une chose; les retenir en est une autre», commente amèrement Nisha Long. La généralisation du télétravail avec la pandémie, ainsi que l’accent mis sur la diversité et les conditions de travail accompagnant la montée en puissance de l’investissement durable sont a priori favorables aux femmes. « En raison de la pandémie, le travail flexible a été testé (…). Cela devrait encourager davantage de femmes à travailler dans la gestion, mais aussi leur permettre de garder leur poste en tant que gérante lorsqu’elles reviennent travailler après un congé maternité», détaille encore Nisha Long. L’arrivée des enfants reste un point sensible et la généralisation d’un congé parental pour les deux parents est un sujet dont s’emparent plusieurs sociétés de gestion, selon des interviews de dirigeants menés par Citywire. Les espagnols et les italiens sont les bons élèves Enfin, il existe de grandes disparités dans la manière dont la diversité est prise en compte par les sociétés de gestion et les pays. Dans les sociétés de plus de 100 gérants, Abrdn est la société de gestion qui affiche le plus de femmes gérantes, avec près d’un quart de ses gérants qui sont des femmes (24 %). JP Morgan Asset Management est juste derrière, avec 23 %, et HSBC Global Asset Management ferme le trio de tête avec 20 %. Notons que le français BNP Paribas AM est quatrième (20 %). Pour les sociétés de 50 à 100 gérants, c’est l’italienne Eurizon Capital qui est en tête, avec un score de 32 %, devant l’espagnole Santander Asset Management et Barings, tousdeux à 25 %. Enfin, chez les petits acteurs (20-50 gérants), l’espagnol CaixaBank Asset Management se place premier avec un score impressionnant de 48 %. Le suédois Swedbank est deuxième (35 %) et le français OFI Asset Management est troisième (33 %) devant un autre français, La Banque Postale Asset Management (30 %). Concernant les pays, les meilleurs élèves en Europe sont (curieusement) l’Espagne avec 22 % de femmes gérantes et l’Italie, avec 21 %, alors que des pays a priori plus égalitaires comme la Norvège et le Danemark sont à 6 % seulement. La Suède est en revanche à 16 %. Dans cet univers, la France s’en sort plutôt bien, avec 18 % de femmes gérantes!
Le gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco a procédé à huit nominations au sein de son équipe d’investissement thématique durable. La société de gestion avait vu plusieurs membres de son équipe partir chez Polar Capital en juin. Roman Boner a ainsi été nommé gérant principal de la stratégie RobecoSAM Smart Energy. Il travaillait précédemment chez Woodman Asset Management et a également évolué chez Swisscanto et UBS Global Asset Management en tant que gérant de fonds actions thématiques etdurables. En outre, sept analystes actions ont rejoint ou vont aussi rejoindre la firme. Michael Studer va ainsi être nommé analyste senior avec un focus sur la technologie et sera gérant adjoint de la stratégie RobecoSAM Smart Energy. Il était auparavant gérantau sein d’Acoro AM et a aussi occupé ce poste chez Julius Baer et J.Safra Sarasin. Mutlu Gundogan a rejoint Robeco en qualité d’analyste senior avec un focus sur le secteur des matériaux. Il évoluait précédemment au sein d’ABN Amro - Oddo BHF en tant qu’analyste senior sur le secteur de la chimie. Son travail servira à la gestion de la stratégie Smart Materials dont Pieter Busscher est le gérant principal. Ce dernier a également été promu gérant principal de la stratégie Smart Mobility de Robeco. Dans sesnouvelles fonctions au sein du gestionnaire néerlandais, Sanaa Hakim, auparavant chez Independent Franchise Partners et Capital Group, se concentrerasur l’analyse du secteur des énergies renouvelables et de l’efficience énergétique. Clément Chamboulive, qui a travaillé précédemment chez 2Xideas et Baillie Gifford, analysera de son côté le secteur de la technologie et son rôle dans l'électrification des systèmes de transport. Trois autres analystes vont compléter l'équipe dontAlyssa Cornuz, qui sera analyste sur la stratégieRobecoSAM Sustainable Healthy Living Equities avec un focus sur les secteurs liés au consommateur. Elle était auparavant analyste de fonds et actions chez Credit Suisseet analyste pour des fonds thématiques chez Nordea. Simone Pozzi rejoindra Robeco, en provenance d’Alantra, en tant qu’analyste sur l’automatisation dans l’industrie et les technologies de procédés.Enfin, Diego Salvador Barrero a rejoint la société de gestion en tant qu’analyste sur les énergies renouvelables et la distribution d'énergie. Il occupait précédemment les fonctions de gérant de fonds actions ESGchez BBVA AM. Robeco s'était aussi montré actif en aoûtdans le recrutement de professionnels de la recherche et de l’investissement durable.