FTSE Russell a annoncé avoir lancé une étude en interne sur le process de rééquilibrage de ses indices boursiers américains, qui ne sont revus actuellement qu’une fois par an. Ce process concerne 10.600 milliards de dollars d’actifs et aboutit souvent à des volumes de transactions très importants, explique le groupe. Le 25 juin 2021 par exemple, un nombre record de 2,37 milliards d’actions représentant 80,8 milliards de dollars ont été exécutées lors de l’enchère de clôture du Nasdaq en seulement 1,97 seconde, tandis que 2,1 milliards d’actions ont été négociées sur le NYSE - la cinquième plus grande enchère de clôture du NYSE jamais réalisée, avec 105,1 milliards de dollars de valeur notionnelle négociée. Selon le Financial Times, le groupe étudie des ré-équilibrages des indices sur une base trimestrielle et semestrielle, de façon à étaler un peu plus la concentration des opérations de trading face à la montée en puissance des ETF qui sont contraints d’intégrer ces changements.
Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas pour le secteur de la gestion d’actifs. Les fonds obligataires dans le monde ont enregistré leur plus faible collecte depuis mars 2021 sur la semaine au 14 juillet, avec 5,6 milliards de dollars de flux entrants, selon le «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research basé sur les données d’EPFR. La semaine précédente, ces mêmes fonds avaient affiché leur plus forte collecte depuis février 2021 (18,4 milliards de dollars). Plus en détail, les fonds obligataires investment grade ont attiré 2,5 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé de ces sept dernières semaines. Les fonds obligataires à haut rendement ont subi leurs plus fortes sorties nettes en huit semaines avec 2,3 milliards de dollars. Enfin, les fonds d’obligations souveraines ont drainé 1,4 milliard de dollars. Les fonds actions, de leur côté, ont levé 18,7 milliards de dollars, soit bien plus que la semaine précédente (6,8 milliards). Les fonds de grandes capitalisations américaines se sont arrogés plus de la moitié de cette collecte engrangeant 10,8 milliards de dollars. Quant auxfonds actions européennes, ils n’ont attiré qu’un petit 100 millions de dollars.Les ETF ont tout raflé, avec 18,9 milliards de dollars de souscriptions nettes. Enfin, les fonds monétaires ont vu sortir plus de 30 milliards de dollars, après avoir engrangé plus de 10 milliards la semaine passée.
Les encours des ETF et ETP dans le monde ont atteint le niveau record de 9.350 milliards de dollars à fin juin, selon les données d’ETFGI. Cela représente une hausse de 17 % par rapport à fin 2020. Les ETF et ETP ont collecté 88,5 milliards de dollars en juin, ce qui porte la collecte totale à 660,73 milliards d’euros au premier semestre. Ce montant semestriel est plus de deux fois supérieur au dernier record enregistré l’an dernier sur la période correspondante (293,69 milliards). Et c’est seulement 102 milliards de dollars de moins que les 762,77 milliards de dollars réunis sur l’ensemble de 2020. Sur les douze derniers mois, plus de 1.000 milliards de dollars ont été collectés (1.028 milliards). Et il s’agit du 25ème mois consécutif de collecte nette. La collecte s’est répartie entre 460,73 milliards de dollars pour les ETF et ETP actions et 111,67 milliards de dollars pour les ETF et ETP obligataires.
Deux gérants de fonds actions, Marie Lannoy et Jonas Desomer, et un analyste sur la medtech, Pierre Vaurice, ont rejoint l'équipe de gestion actions thématiques globales de la société de gestion Candriam. Le trio est basé à Bruxelles et est rattaché à Rudi Van den Eynde, responsable de la gestion actions thématiques chez Candriam.Le gestionnaire d’actifs belge gère plus de 9,5 milliards d’euros d’encours sur cette classe d’actifs. Marie Lannoy, ex-gérante actions de KBC Asset Management, assiste les gérants des fonds d’actions thématiques portés surla consommation. De son côté,Jonas Desomer va co-gérer le fonds Demography de Candriam aux côtés d’Allan Foll. Il a auparavant travaillé dix ans chez KBC Asset Management en tant que gérant de fonds et stratégiste. Pierre Vaurice est, quant à lui, responsable de la couverture des secteurs des sciences de la vie et des technologies médicales en tant qu’analystemedtech. Ilétait précédemment analyste financier chez Midcap Partners pendant cinq ans. Depuis le début de l’année 2021, Candriam a procédé à 66 recrutements dont 15 concernent les équipes de gestion.
Les détentions mondiales d’actions et obligations chinoises ont bondi d’environ 40 % à plus de 800 milliards de dollars l’année dernière, les investisseurs ayant acquis des actifs à un rythme record malgré la dégradation des relations entre Pékin et la communauté internationale. Les investisseurs étrangers ont acheté pour 35,3 milliards de dollars nets d’actions chinoises depuis le début de l’année, via des plates-formes de transactions qui relient Hong Kong avec les Bourses de Shanghai et Shenzhen, selon des calculs basés sur Bloomberg. C’est 49 % de plus qu’un an plus tôt. Les investisseurs étrangers ont aussi acquis plus de 75 milliards de dollars de bons du Trésor chinois, selon des chiffres de Crédit Agricole, soit une hausse de 50 %.
Finance for Tomorrow, l’initiative en faveur de la finance durable de la Place de Paris, a nommé Pauline Becquey directrice générale. Elle succède à Anne-Claire Roux, partie diriger le fonds de dotation de Mirova, Mirova Forward. Diplômée de Sciences Po Bordeaux en 2010, Pauline Becquey a été consultante puis manager dans l’équipe développement durable du cabinet d’audit et de conseil EY. Elle y a notamment audité le reporting extra-financier et le reporting d’impact de grandes banques françaises et de l’IFC (groupe Banque Mondiale), accompagné l’émission de Green Bonds, contribué à l’élaboration de politiques sectorielles d’investissements, accompagné la définition de stratégies en matière de durabilité, etc. En tant que responsable développement durable de la Fédération française des assurances (FFA), elle accompagnait opérationnellement les assureurs dans leur transformation vers la finance durable, explique un communiqué. Elle a contribué à la mise en place du suivi des indicateurs finance durable du secteur et a coordonné les travaux de place de l’assurance sur la prise en compte des risques climatiques dans les portefeuilles d’investissement, la définition de politiques d’engagement et d’exclusion ESG ou encore les politiques relatives à la sortie du charbon. Elle est également co-auteur de l’ouvrage de référence «La RSE dans l’assurance». Finance for Tomorrow rassemble aujourd’hui plus de 85 membres représentatifs du secteur financier, soit près de trois fois plus que depuis sa création en juin 2017. Avec Thierry Déau, président de Finance for Tomorrow et le bureau de l’association, Pauline Becquey devra porter une feuille de route ambitieuse pour que la Place de Paris continue d’exercer un leadership sur les enjeux désormais concurrentiels de la finance verte et durable, poursuit le communiqué. Pauline Becquey rejoint les 14 membres du bureau de Finance for Tomorrow, élus en mai 2020 pour un mandat de deux ans. Suite au départ de Pierre Ducret, conseiller climat de la Caisse des Dépôts, Matthias Seewald, membre du comité exécutif d’Allianz France et directeur des investissements rejoint le bureau.
Les fonds ouverts commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 87,6 milliards de couronnes suédoises, soit 8,6 milliards d’euros, au premier semestre, montrent les dernières statistiques de l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. En six mois, le secteur a dépassé le montant total de la collecte de 2020, qui était de près de 76 milliards de couronnes. La collecte a été tirée par les fonds actions, qui ont drainé près de 80 milliards de couronnes sur le premier semestre. Les investisseurs ont notamment privilégié les fonds actions monde et les fonds actions suédoises. Les fonds diversifiés attirent quant à eux 15,6 milliards de couronnes et les fonds obligataires, 3,8 milliards de couronnes. Les fonds monétaires voient sortir 10,5 milliards de couronnes. «Quel premier semestre fantastique pour tous les investisseurs en fonds ! Les actifs des fonds n’ont jamais été aussi élevés et les épargnants ont placé plus d’argent que jamais dans les fonds», se réjouit Johanna Englundh, économiste de Fondbolagens Förening. Les actifs des fonds ont atteint 6.256 milliards de couronnes suédoises, soit un niveau record. Environ 65 % de ce montant est investi dans des fonds actions, reflétant l’appétit des Suédois pour cette classe d’actifs.
Les investisseurs particuliers lèvent un peu le pied en Bourse. Au deuxième trimestre, «le nombre de transactions effectuées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a diminué par rapport aux deux trimestres précédents, à 13,3 millions, tout en se situant à un niveau élevé par rapport aux années précédentes», souligne l’Autorité des marchés financiers dans son troisième tableau de bord des investisseurs particuliers actifs, publié lundi.
Dans un contexte de marché où les actions plafonnent à leur plus haut historique, en raison des craintes sur la croissance liées à la propagation du variant Delta, les investisseurs réduisent le risque dans leurs portefeuilles. S’y ajoute la perspective de l’annonce d’un tapering par la Fed fin août ou début septembre. Au cours de la période de sept jours au 7 juillet, les flux vers les fonds obligataires ont atteint 18,4 milliards de dollars, le montant hebdomadaire le plus élevé enregistré pour cette catégorie depuis février, précise Bank of America.
Les fonds obligataires ont enregistré des souscriptions nettes de 18,4 milliards de dollars sur la semaine au 7 juillet, selon le «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research basé sur les données d’EPFR. Il s’agit de la plus forte collecte depuis février 2021, dans un contexte d’inquiétude des investisseurs face à la flambée des cas de Covid-19 liée au variant Delta. A cela s’ajoutent des données économiques mitigées en provenance des Etats-Unis et de la Chine. Sur les obligations, les fonds obligataires investment grade ont attiré 11,2 milliards de dollars, soit la troisième plus forte collecte depuis le début de l’année. Les fonds monétaires ont quant à eux levé 10,5 milliards de dollars, mettant fin à trois semaines de sorties. Les investissements dans les fonds monétaires européens ont atteint leur plus haut niveau depuis le premier trimestre de l’année dernière, note EPFR. Dans le même temps, les fonds actions ont drainé 6,8 milliards de dollars, en retrait par rapport à la semaine précédente (9,6 milliards de dollars). Sur ce total, 5 milliards de dollars ont été placés dans des ETF. Enfin, les métaux précieux ont enregistré leur troisième semaine de rachats nets, avec 100 millions de dollars.
Dans un contexte de marché où les actions plafonnent à leur plus haut historique, en raison des craintes sur la croissance liées à la propagation du variant Delta, les investisseurs réduisent le risque dans leurs portefeuilles. La perspective de l’annonce d’un tapering (réduction des achats d’actifs) par la Fed fin août ou début septembre incite également à la prudence.
Les lettres grecques ne sont pas plus rassurantes que les noms de pays. Les marchés se sont fortement repliés ce jeudi, à cause d’une montée de l’inquiétude concernant le variant Delta du Covid 19, précédemment appelé variant indien. La Bourse de Paris a clôturé en chute de 2%, tandis que l’indice américain S&P 500 accusait une baisse de 1,1% à 17h30. Tous les continents sont concernés. En Europe, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes Clément Beaune, a déclaré ce jeudi matin que les Français devaient éviter de se rendre en Espagne et au Portugal et qu’il réfléchissait à la mise en place de «mesures renforcées» sur ces pays. De son côté, le Japon a annoncé que les jeux Olympiques de Tokyo se dérouleraient sans spectateur, après avoir mis la ville en état d’urgence sanitaire. Aux Etats-Unis, c’est le variant Epsilon, apparu en Californie qui inquiète, celui-ci serait en effet davantage résistant aux vaccins.
En forte baisse, les principales Bourses européennes accentuent leur repli à la mi-journée jeudi, les valeurs cycliques en tête, face aux incertitudes sur les perspectives économiques (faiblesse de la reprise en Chine) ainsi que l'évolution de la pandémie avec le variant Delta, notamment en Asie.
Mifir. Suite aux Brexit, la négociation des dérivés qui devait se faire sur des plateformes (derivative trading obligation ou DTO) a subi à un conflit de lois, les dérivés concernés – les plus liquides – ne pouvant plus être négociés sur des plateformes britanniques, non reconnues par l’Europe ni sur des plateformes européennes, non reconnues par le Royaume-Uni. Résultat, les transactions ont été nouées sur les swap execution facilities (SEF) américaines, et l’Autorité des marchés financiers, dans sa cartographie des risques 2021, s’est employée à mesurer cette contre-performance réglementaire, à partir de l’activité des prestataires français de services d’investissement. En dérivés de taux, le report des volumes s’est fait de façon majoritaire vers des plateformes européennes et à 26 % vers des SEF américains. En dérivés de crédit, le report s’est effectué très majoritairement vers des SEF, à 63 % au premier trimestre 2021 contre 23 % en moyenne en 2020. Les reports, dans les deux segments, concernent surtout les volumes traités depuis le Royaume-Uni.
Le marché de l’investissement selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance arrive à maturité et pourrait être victime de son propre succès, selon une étude d’Abraham Lioui, professeur de finance de l’Edhec, et expert dans l’investissement durable, citée par le Financial Times. «Nous nous dirigeons vers une zone où l’impact positif du buzz ESG sur les prix arrive à la fin de son cycle», indique Abraham Lioui. «Nous serons bientôt au stade où la relation entre les critères ESG et la performance sera négative, comme elle devrait [logiquement] l'être», poursuit-il.