Finance for Tomorrow, l’initiative en faveur de la finance durable de la Place de Paris, a nommé Pauline Becquey directrice générale. Elle succède à Anne-Claire Roux, partie diriger le fonds de dotation de Mirova, Mirova Forward. Diplômée de Sciences Po Bordeaux en 2010, Pauline Becquey a été consultante puis manager dans l’équipe développement durable du cabinet d’audit et de conseil EY. Elle y a notamment audité le reporting extra-financier et le reporting d’impact de grandes banques françaises et de l’IFC (groupe Banque Mondiale), accompagné l’émission de Green Bonds, contribué à l’élaboration de politiques sectorielles d’investissements, accompagné la définition de stratégies en matière de durabilité, etc. En tant que responsable développement durable de la Fédération française des assurances (FFA), elle accompagnait opérationnellement les assureurs dans leur transformation vers la finance durable, explique un communiqué. Elle a contribué à la mise en place du suivi des indicateurs finance durable du secteur et a coordonné les travaux de place de l’assurance sur la prise en compte des risques climatiques dans les portefeuilles d’investissement, la définition de politiques d’engagement et d’exclusion ESG ou encore les politiques relatives à la sortie du charbon. Elle est également co-auteur de l’ouvrage de référence «La RSE dans l’assurance». Finance for Tomorrow rassemble aujourd’hui plus de 85 membres représentatifs du secteur financier, soit près de trois fois plus que depuis sa création en juin 2017. Avec Thierry Déau, président de Finance for Tomorrow et le bureau de l’association, Pauline Becquey devra porter une feuille de route ambitieuse pour que la Place de Paris continue d’exercer un leadership sur les enjeux désormais concurrentiels de la finance verte et durable, poursuit le communiqué. Pauline Becquey rejoint les 14 membres du bureau de Finance for Tomorrow, élus en mai 2020 pour un mandat de deux ans. Suite au départ de Pierre Ducret, conseiller climat de la Caisse des Dépôts, Matthias Seewald, membre du comité exécutif d’Allianz France et directeur des investissements rejoint le bureau.
Les fonds ouverts commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 87,6 milliards de couronnes suédoises, soit 8,6 milliards d’euros, au premier semestre, montrent les dernières statistiques de l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. En six mois, le secteur a dépassé le montant total de la collecte de 2020, qui était de près de 76 milliards de couronnes. La collecte a été tirée par les fonds actions, qui ont drainé près de 80 milliards de couronnes sur le premier semestre. Les investisseurs ont notamment privilégié les fonds actions monde et les fonds actions suédoises. Les fonds diversifiés attirent quant à eux 15,6 milliards de couronnes et les fonds obligataires, 3,8 milliards de couronnes. Les fonds monétaires voient sortir 10,5 milliards de couronnes. «Quel premier semestre fantastique pour tous les investisseurs en fonds ! Les actifs des fonds n’ont jamais été aussi élevés et les épargnants ont placé plus d’argent que jamais dans les fonds», se réjouit Johanna Englundh, économiste de Fondbolagens Förening. Les actifs des fonds ont atteint 6.256 milliards de couronnes suédoises, soit un niveau record. Environ 65 % de ce montant est investi dans des fonds actions, reflétant l’appétit des Suédois pour cette classe d’actifs.
Les investisseurs particuliers lèvent un peu le pied en Bourse. Au deuxième trimestre, «le nombre de transactions effectuées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a diminué par rapport aux deux trimestres précédents, à 13,3 millions, tout en se situant à un niveau élevé par rapport aux années précédentes», souligne l’Autorité des marchés financiers dans son troisième tableau de bord des investisseurs particuliers actifs, publié lundi.
Dans un contexte de marché où les actions plafonnent à leur plus haut historique, en raison des craintes sur la croissance liées à la propagation du variant Delta, les investisseurs réduisent le risque dans leurs portefeuilles. S’y ajoute la perspective de l’annonce d’un tapering par la Fed fin août ou début septembre. Au cours de la période de sept jours au 7 juillet, les flux vers les fonds obligataires ont atteint 18,4 milliards de dollars, le montant hebdomadaire le plus élevé enregistré pour cette catégorie depuis février, précise Bank of America.
Les fonds obligataires ont enregistré des souscriptions nettes de 18,4 milliards de dollars sur la semaine au 7 juillet, selon le «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research basé sur les données d’EPFR. Il s’agit de la plus forte collecte depuis février 2021, dans un contexte d’inquiétude des investisseurs face à la flambée des cas de Covid-19 liée au variant Delta. A cela s’ajoutent des données économiques mitigées en provenance des Etats-Unis et de la Chine. Sur les obligations, les fonds obligataires investment grade ont attiré 11,2 milliards de dollars, soit la troisième plus forte collecte depuis le début de l’année. Les fonds monétaires ont quant à eux levé 10,5 milliards de dollars, mettant fin à trois semaines de sorties. Les investissements dans les fonds monétaires européens ont atteint leur plus haut niveau depuis le premier trimestre de l’année dernière, note EPFR. Dans le même temps, les fonds actions ont drainé 6,8 milliards de dollars, en retrait par rapport à la semaine précédente (9,6 milliards de dollars). Sur ce total, 5 milliards de dollars ont été placés dans des ETF. Enfin, les métaux précieux ont enregistré leur troisième semaine de rachats nets, avec 100 millions de dollars.
Dans un contexte de marché où les actions plafonnent à leur plus haut historique, en raison des craintes sur la croissance liées à la propagation du variant Delta, les investisseurs réduisent le risque dans leurs portefeuilles. La perspective de l’annonce d’un tapering (réduction des achats d’actifs) par la Fed fin août ou début septembre incite également à la prudence.
Les lettres grecques ne sont pas plus rassurantes que les noms de pays. Les marchés se sont fortement repliés ce jeudi, à cause d’une montée de l’inquiétude concernant le variant Delta du Covid 19, précédemment appelé variant indien. La Bourse de Paris a clôturé en chute de 2%, tandis que l’indice américain S&P 500 accusait une baisse de 1,1% à 17h30. Tous les continents sont concernés. En Europe, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes Clément Beaune, a déclaré ce jeudi matin que les Français devaient éviter de se rendre en Espagne et au Portugal et qu’il réfléchissait à la mise en place de «mesures renforcées» sur ces pays. De son côté, le Japon a annoncé que les jeux Olympiques de Tokyo se dérouleraient sans spectateur, après avoir mis la ville en état d’urgence sanitaire. Aux Etats-Unis, c’est le variant Epsilon, apparu en Californie qui inquiète, celui-ci serait en effet davantage résistant aux vaccins.
En forte baisse, les principales Bourses européennes accentuent leur repli à la mi-journée jeudi, les valeurs cycliques en tête, face aux incertitudes sur les perspectives économiques (faiblesse de la reprise en Chine) ainsi que l'évolution de la pandémie avec le variant Delta, notamment en Asie.
Mifir. Suite aux Brexit, la négociation des dérivés qui devait se faire sur des plateformes (derivative trading obligation ou DTO) a subi à un conflit de lois, les dérivés concernés – les plus liquides – ne pouvant plus être négociés sur des plateformes britanniques, non reconnues par l’Europe ni sur des plateformes européennes, non reconnues par le Royaume-Uni. Résultat, les transactions ont été nouées sur les swap execution facilities (SEF) américaines, et l’Autorité des marchés financiers, dans sa cartographie des risques 2021, s’est employée à mesurer cette contre-performance réglementaire, à partir de l’activité des prestataires français de services d’investissement. En dérivés de taux, le report des volumes s’est fait de façon majoritaire vers des plateformes européennes et à 26 % vers des SEF américains. En dérivés de crédit, le report s’est effectué très majoritairement vers des SEF, à 63 % au premier trimestre 2021 contre 23 % en moyenne en 2020. Les reports, dans les deux segments, concernent surtout les volumes traités depuis le Royaume-Uni.
Le marché de l’investissement selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance arrive à maturité et pourrait être victime de son propre succès, selon une étude d’Abraham Lioui, professeur de finance de l’Edhec, et expert dans l’investissement durable, citée par le Financial Times. «Nous nous dirigeons vers une zone où l’impact positif du buzz ESG sur les prix arrive à la fin de son cycle», indique Abraham Lioui. «Nous serons bientôt au stade où la relation entre les critères ESG et la performance sera négative, comme elle devrait [logiquement] l'être», poursuit-il.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié lundi sa cartographie des marchés et des risques pour 2021. Outre le retour à la normale de nombreux indicateurs de marché (volatilité actions, liquidité obligataire…), le régulateur estime que les risques de stabilité financière restent «très élevés», au même niveau qu’en 2020. Ils sont même pires concernant les risques de solvabilité avec l’accroissement de la dette privée et publique du fait de la crise du Covid-19, et des défauts retardés par les politiques publiques de soutien. Il rappelle que la reprise se déroule pour l’instant dans un contexte de taux idéal, mais «des taux réels ainsi plus faibles impliquent des aléas en matière d’incitation excessive à s’endetter ou en cas de hausse des taux trop forte par la suite».
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié lundi sa cartographie des marchés et des risques pour 2021. Outre le retour à la normale de nombreux indicateurs de marché (volatilité actions, liquidité obligataire…), le régulateur met en avant le maintien des vulnérabilités sanitaires mais aussi économiques et financières. Mais entre des valorisations encore plus élevées, l’hétérogénéité de la reprise en fonction des pays et des secteurs, l’endettement accru, et les possibles sauts d’inflation avec le risque de taux induit, «il s’agit d’un monde d’après bien différent», a insisté Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF.