Plus de la moitié des détenteurs de plans de retraite 401 (k) sont investis dans un seul fonds à horizon, contre seulement 13% il y a tout juste dix ans, selon le dernier rapport annuel de Vanguard sur l’univers des programmes à contributions définies («How America Saves 2018"). Selon Vanguard, plus des trois quarts des détenteurs de 401 (k) seront investis dans un fonds à horizon d’ici à 2022. Vanguard s’intéresse bien sûr d’autant plus à la question qu’avec plus de 650 milliards de dollars investis dans les fonds à horizon,il figure en tête des acteurs du secteur aux Etats-Unis... Le rapport relève que parmi les Américains qui construisent leur portefeuille de retraite; environ 10% d’entre eux adoptent des allocations extrêmes, à savoir 0% ou 100% d’actions. Avec les fonds à horizon, les trois quarts des détenteurs de plans ont désormais des portefeuilles très largement diversifiés, contre seulement 50% il y a dix ans. Durant la même période, le pourcentage des détenteurs de portefeuilles actions concentrés à diminué de moitié. Les fonds à horizon aident aussi les investisseurs à «tenir le cap», seulement 2% des investisseurs dans ces fonds exécutant une transaction en 2017. «Les fonds à horizon ont révolutionné l’investissement pour des millions d’Américains, en fournissant un portefeuille diversifié prêt à l’emploi pour les candidats à la retraite», commente Martha King, managing director et responsable du Vanguard Institutional Investor Group, citée dans un communiqué. . Selon Morningstar, 54% des flux dans les fonds à horizon sont allés l’an dernier dans les fonds à horizon de Vanguard. Avec des frais moyens pondérés de 0,13%, les fonds à horizon de Vanguard affichent des coûts qui représentent un quart des coûts de la moyenne du secteur, conclut le communiqué.
Digital District, une société de post-production en effets visuels, animation 3D et étalonnage numérique, a annoncé, ce 5 juin, une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès du spécialiste du non coté Entrepreneur Venture. Cette levée de fonds doit permettre à la société « de renforcer ses équipes pour répondre à la demande des grandes maisons de production mais également d’investir en R&D afin d’adresser de nouveaux marchés tels que la réalité virtuelle », explique-t-elle dans un communiqué.Fondé en juillet 2008, le groupe Digital District est spécialisé dans les effets spéciaux avec un positionnement haut de gamme et intervient dans le « concept design », la supervision de tournage, le « compositing » 2D, les effets visuels 3D, l’animation 2D/3D et l’étalonnage numérique. Les clients du groupe se divisent en deux catégories, d’une part la publicité avec aussi bien les annonceurs en direct comme PSA ou L’Oréal mais également les grands groupes de communication tels TBWA, Publicis et Havas. La société travaille également dans le cinéma et les séries-TV avec de grands producteurs français et mondiaux. La société, qui compte plus de 170 collaborateurs à travers le monde, a réalisé un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros en 2017.
La Française Real Estate Managers a acquis en VEFA, pour le compte de la Société Civile de Placement LF Opportunité Immo, les deux premières tranches d’un parc d’activités situé sur la zone industrielle de Mitry-Compans, à proximité de l’A104 et de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Créée en 1972 autour de quelques entreprises de l’industrie chimique, la zone industrielle Mitry-Compans s’est ensuite développée dans différents secteurs d’activité : la métallurgie, l’agro-alimentaire, le bâtiment, le transport, la logistique et les technologies. Elle accueille aujourd’hui plus de 250 entreprises. Le parc « Stone Hedge » est développé par Voltaire Développements. Il sera réalisé en 3 tranches et développera une surface totale de 8 960m². Les deux premières tranches quant à elles développeront une surface totale de 5 988 m2. La livraison est prévue au premier trimestre 2019 pour la première tranche et troisième trimestre 2018 pour la deuxième qui est d’ores et déjà pré-louée.
Mata Capital a engagé plus de 50 millions d’euros depuis le début de l’année pour le compte de son fonds MCHIPF#1 dédié au commerce de périphérie et proximité. Une opération majeure concerne l’acquisition en Vefa auprès de Sopic Nord d’un Retail Park situé à Bethune (62) générant un rendement net supérieur à 6 %. Ce projet sera livré au cours du quatrième trimestre 2018 et accueillera les enseignes Boulanger, Gifi, Cultura, Maxizoo, Action et Optical Center. La société de gestion a également réalisé l’acquisition d’un portefeuille alimentaire de proximité Carrefour situés dans le centre-ville d’Aix en Provence (13) et à Grenoble (38) pour un montant de 6 millions d’euros qui génère un rendement net supérieur à 7%. En 2018, Mata Capital projette une capacité d’investissement de l’ordre de 100 millions d’euros sur cette thématique en maintenant des critères de sélectivité très élevés (plus de 250 dossiers étudiés en 2017) et en se concentrant exclusivement sur volumes d’investissement inférieurs à 20 millions d’euros. Sur l’année 2017, le fonds affiche une distribution nette supérieure à 6,30%.Depuis le lancement du fonds en novembre 2015, Mata Capital a constitué un portefeuille de près de 60 actifs de commerce loués à une centaine d’enseignes nationales principalement pour un volume d’investissement supérieur à 200 millions d’euros. La distribution nette devrait être «supérieure à 6%», précise Jean-Baptiste Pracca, cofondateur de la société de gestion, cité dans un communiqué.
L’indice de référence des fonds alternatifs au format Ucits publié par Analytical Research affiche une performance négative de 1,49% sur les cinq premiers mois de l’année. Huit des onze composantes de l’indice sont dans le rouge entre janvier et mai, notamment l’indice CTA qui a chuté de 7,20% et l’indice multi-stratégie (-2,90%). L’indice des matières premières marque en revanche une avance de 1,56%.Au cours du seul mois de mai, l’indice de référence des fonds alternatifs Ucits a progressé de 0,35%, avec notamment des gains de 1,72% pour l’indice des matières premières et de 2% pour l’indice des devises. L’indice des fonds de fonds alternatifs au format Ucits a pour sa part enregistré un gain de 0,20% en mai mais il affiche une performance négative de 1,48% sur les cinq premiers mois de l’année.
Le producteur d’électricité indépendant Amarenco a levè 5,3 millions d’euros auprès d’Eiffel Investment Group afin de financer la construction de 43 projets solaires en France, dont 14 projets situés en Corse, a annonce Eiffel Investment Group ce 4 juin. Développés par une filiale du groupe Amarenco, ces projets cumuleront une puissance totale de 4,3 MW générée à partir de centrales en toitures de bâtiments agricoles. Eiffel Investment Group a financé les projets d’Amarenco grâce au fonds Eiffel Energy Transition. « Avec cette nouvelle opération, le fonds dépasse les 300 projets solaires financés en France et intervient pour la première fois en Corse », explique Pierre-Antoine Machelon, gérant d’Eiffel Energy Transition, cité dans un communiqué.
32 millions d’euros. C’est la somme apportée à Lendix par Idinvest Partners, Allianz France et CIR SpA (holding coté de la famille De Benedetti) au côté des actionnaires historiques que sont notamment CNP Assurances, Matmut, Partech et Decaux Frères Investissements. Les trois nouveaux investisseurs se verront également attribuer une place au conseil de surveillance de Lendix.Représentant une part significative du tour de table, «l’investissement d’Allianz France est à la hauteur de nos ambitions en termes de partenariat”, souligne Julien Martinez, directeur de la stratégie, des fusions-acquisitions et de l’innovation d’Allianz France. Car leader dans le marché de l’assurance entreprise, la compagnie souhaite aujourd’hui développer une connaissance plus fine de ses clients, notamment en s’intéressant à leur besoin de financement. Via «un partenariat stratégique fort» noué avec Lendix, il s’agira donc pour Allianz de donner accès aux entreprises couvertes au service de financement de Lendix. En retour, la plateforme pourra donner accès aux entreprises financées à certains produits de l’assureur, notamment sur les marchés allemands et néerlandais sur lesquels elle souhaite se développer prochainement.Pour rappel, il s’agit du troisième tour de table pour Lendix. Le premier, réalisé à la création de la start-up avait porté sur 7 millions d’euros. Le deuxième, mené en 2016 sur 12 millions d’euros avait pour objectif d’appuyer son développement en Italie et en Espagne, «grâce aux opportunités réglementaires qui se sont présentées», explique Olivier Goy, fondateur de Lendix. Aujourd’hui, il s’agira pour la start-up de se développer aux Pays-Bas et en Allemagne, pour porter au nombre de cinq les pays dans lesquelles elle est présente.Contrairement aux deux premiers tours de table, les investisseurs de celui-ci ne s’engagent pas à être prêteurs pour les entreprises de la plateforme. “Cela n’est plus utile aujourd’hui. Nous sommes dans une logique d’emprunteurs business et capitalistique”, justifie le fondateur de Lendix. La fintech a prêté un total de 190 millions d’euros à environ 400 projets depuis sa création en 2014.
Le Groupe Rossignol, l’un des leaders mondiaux dans le domaine des sports d’hiver, a annoncé, hier, avoir conclu un accord avec IDG Capital, investisseur de premier plan en Chine, aux origines américaines et avec une présence mondiale. Via une participation minoritaire au capital du groupe de l’ordre de 20 %, IDG Capital mettra à profit son expertise pour soutenir le développement du groupe français sur le marché chinois, indique le Groupe Rossignol dans un communiqué. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés. L’investisseur scandinave Altor Equity Partners, présent au capital depuis 2013, conserve une participation majoritaire dans le groupe. Cette opération s’inscrit dans la perspective des Jeux Olympiques d’hiver de 2022 à Pékin.Créé en 1992, IDG Capital a été le premier investisseur étranger à s’ouvrir au marché chinois. Il a contribué à la croissance de plus de 700 entreprises majeures sur le territoire chinois, dont Baidu, Tencent, Xiaomi ainsi qu’au développement d’entreprises internationales telles que Moncler, Farfetch, l’Olympique Lyonnais FC ou encore InFront.
Omnes Capital investit 1,7 million d’euros dans la société Nanomakers et devient le premier actionnaire de la start-up française productrice de nanopoudres. L’objectif de l’opération est d’accroître les capacités de production de la société, de poursuivre ses efforts en R&D et de renforcer les recrutements de postes clés. Fondée en 2010 et basée à Rambouillet, la start-up française Nanomakers conçoit et produit depuis 2012 des nanopoudres brevetées à base de silicium pour transformer les propriétés mécaniques, chimiques ou thermiques des matériaux. Sa technologie disruptive a notamment permis de tripler la densité énergétique des anodes des batteries Li-ion, ou encore d’alléger et renforcer les propriétés mécaniques de certains matériaux (alliages métalliques, élastomères), utilisés dans différents secteurs industriels. Nanomakers, dont le chiffre d’affaires a été multiplié par 10 depuis 2014, collabore avec 80 % du marché mondial de la batterie Li-ion, en particulier ses leaders mondiaux et leurs fournisseurs pour l’intégration de nano-silicium dans les anodes afin d’augmenter leur densité d’énergie. Une mise sur le marché est prévue au Japon en 2019. La start-up va maintenant accélérer son développement industriel en étendant ses unités de fabrication en France et à l’international.
La société de capital-investissement Apax Partners a annoncé, ce 30 mai, la cession du groupe RC Concept, spécialiste de la création publicitaire éphémère sur le lieu de vente, à CM-CIC Investissement. Accompagnée par les équipes d’Apax Partners Development depuis 2011, RC Concept était une société du fonds EPF III. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.Fondé en 1990 par Raphaël Cohen, le groupe RC Concept rassemble 14 sociétés et autant de métiers complémentaires au service de la communication des marques dans le secteur du luxe et de la cosmétique. Depuis l’entrée au capital d’Apax Partners Development, le groupe a multiplié par 5 son chiffre d’affaires pour atteindre aujourd’hui près de 65 millions d’euros.
La start-up parisienne PerfectStay, spécialisée dans la distribution de voyages, vient de boucler une première levée de fonds de 15 millions d’euros auprès de Partech et Felix Capital, rapportent Les Echos. Lancée en 2016, la société opère des activités de vente de voyage pour des grandes marques de l’e-commerce ou du transport aérien, sur un modèle B-to-B-C, en proposant des « packages » clefs en main et sur mesure à des grandes marques à destination de leurs clients. L’an dernier, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 13,4 millions d’euros et elle compte quatre clients, à savoir Air France, Venteprivée, Corsair et Emirates. Ce tour de table doit lui permettre de s’étendre au-delà de frontières hexagonales, la priorité étant donnée aux Vieux continent. PerfectStay compte également augmenter les effectifs pour accompagner ce développement.
Après avoir levé plus d’un million d’euros il y a tout juste un an, la start-up française Karnott a annoncé, ce 1er juin, une nouvelle levée de fonds de 2,5 millions d’euros auprès des fonds d’investissement Partech et Leap Ventures. Fondée en 2016 par deux entrepreneurs lillois, Alexandre Cuvelier et Antoine Dequidt, la jeune pousse a développé un boîtier connecté facilitant la mutualisation du matériel agricole. Grâce à ce nouveau tour de table, Karnott entend accélérer son expansion en Europe avant de viser l’Amérique du Nord. « Depuis quelques mois, une personne de l’équipe se trouve au Canada pour y étudier le marché et prendre les premiers contacts, explique Antoine Cuvelier, co-fondateur, cité dans un communiqué. Nous attaquerons également le marché européen à la rentrée 2018. Premiers pays visés : Italie, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni. Les fonds vont nous permettre d’aller plus vite que prévu, de poursuivre le développement de l’entreprise et de continuer à recruter des talents. »
La société de gestion Vatel Capital a annoncé, ce 1er juin, un investissement de 700.000 euros via ses FIP corses Kallisté n°8, n°9 et n°10 dans la société My Corsica. Cette dernière est spécialisée dans la vente au détail d’articles de souvenirs et dispose de 5 points de vente répartis en Corse-du-Sud à Porto Vecchio (2), Bonifacio, Propriano et Sartène. L’investissement de Vatel Capilal doit permettre à My Corsica de financer la réorganisation du capital, investir dans une plateforme logistique et, enfin, permettre d’envisager l’ouverture de nouveaux points de vente.
En 2017, les start-up actives dans la fintech ont levé 151 millions de francs suisses, contre 61 millions l’année précédente, selon un rapport publié par Swisscom, son think tank E-frseght et l’Institut pour les services financiers de Zoug (IFZ), rapporte le quotidien Le Temps. Le nombre de tours de table s’est élevé à 48 au total. A cette cagnotte record s’ajoutent les ICO (initial coin offerings), avec un montant de quelque 283 millions de francs en 2017, récoltés par sept fintech. La plus importante ICO, celle de Bancor, qui permet d'échanger des cryptomonnaies, a atteint 151 millions de francs. Les cryptomonnaies et la blockchain attirent le plus (37% des fonds investis), suivies par l’investissement et la gestion d’actifs (19%) et la recherche liée aux données (15%).
Vision Fund, le fonds de SoftBank, va investir 2,25 milliards de dollars dans la filiale de voitures autonomes de General Motors, Cruise Holdings, rapporte le Financial Times. Le financement de SoftBank sera divisé en deux tranches. 900 millions seront apportés lors du bouclage de l’opération. 1,35 milliard de dollars supplémentaire sera injecté une fois que les voitures autonomes seront prêtes à être déployées commercialement.
Dix-huit mois après un premier tour de table, la jeune pousse Klaxoon, spécialisée dans le développement de solutions visant à rendre les réunions en entreprises plus interactives, a annoncé, ce 31 mai, une nouvelle levée de fonds de 50 millions de dollars auprès d’Idinvest, Bpifrance, Sofiouest et le fonds nord-américain White Star Capital. Cette augmentation de capital va permettre à l’entreprise rennaise « d’accélérer ses projets de R&D et de développer son implantation commerciale en Amérique du Nord et en Europe », indique Klaxoon dans un communiqué. Créée il y a moins de 3 ans, la société dit avoir séduit plus d’un million d’utilisateurs dans 1.500 organisations clients dans 30% à l’international, répartis entre grands comptes (parmi lesquels 90% du CAC40) et PME. Cette accélération va se traduire par le renforcement de ses équipes. De fait, Klaxoon recrute 100 collaborateurs pour porter ses effectifs de 150 à 250 personnes à Rennes, Lyon et Paris.
Les sociétés de capital-investissement sont de plus de plus mobilisées sur les enjeux de développement durable. Pour preuve, le dernier Rapport Annuel ESG -Exercice 2017 publié ce 31 mai par l’association professionnelle France Invest, en collaboration avec Deloitte. Un seul chiffre renseigne déjà sur l’engagement du secteur : 40% des sociétés de gestion membres de France Invest ont répondu à notre enquête (*). Cette participation doublée par rapport à la précédente édition témoigne de la mobilisation renforcée du capital-investissement français pour faire entrer l’extra-financier dans le domaine du non coté», commente Olivier, président de France Invest, cité dans un communiqué."Cette conscience partagée de l’importance des facteurs ESG s’exprime de manière diverse dans la pratique des sociétés de gestion et de leurs participations, en fonction de leurs spécificités. Cette pluralité d’approches est la garante d’une prise en compte effective des enjeux extra financiers, dans l’intérêt des acteurs du capital-investissement et de notre écosystème», souligne pour sa part Candice Brenet, président de la Commission ESG de France Invest. C’est ce que montre bien la présentation des résultats de l’enquête par classe d’actifs. C’est ainsi qu’un quart des sociétés de gestion spécialistes des small cap (petites capitalisations) ont mis en place un reporting ESG dans les entreprises qu’elles accompagnent. Il s’agit d’un chiffre significatif compte tenu de la taille de ces sociétés de gestion qui disposent de moyens humains et financiers plus limités. Les sociétés de gestion présentes sur le segment du mid cap qui soutient les PME françaises déjà bien implantées sur leur secteur ont réalisé 338 due diligences ESG d’acquisition en 2017. En croissance régulière parmi les acteurs du mid cap, les due diligences ESG favorisent la formalisation d’un plan d’action et l’implication des dirigeants sur les enjeux ESG au moment d’un nouvel investissement. Dans le segment large cap français où les levées de fonds sont réalisées en France et à l’étranger et dont les tickets d’entrée sont élevés, la totalité des sociétés de gestion répondantes ont formalisé publiquement leur engagement ESG. Elles sont 88% à être impliquées dans des commissions et groupes de travail de place pour faire progresser l’intégration des enjeux ESG au sein des pratiques de la profession. L’engagement en faveur de l’ESG des acteurs apportant du financement sous forme de dette, aux opérations de capital-transmission principalement, est en croissance significative comme en témoigne les 64 questionnaires ESG adressés sur l’année par les investisseurs à ces sociétés de gestion (3,37 par société en moyenne). Et ceci bien que la position des acteurs de la dette privée soit singulière au sein de la gouvernance des entreprises qu’ils accompagnent. Dans le domaine des infrastructures, dont la spécificité des investissements est la durée de la période de détention (environ 10-15 ans), 74% des sociétés de gestion suivent annuellement le taux de fréquence et de gravité des accidents de travail. Dans ce secteur qui emploie une main d’œuvre importante d’ouvriers l’accidentologie constitue un enjeu matériel majeur qui bénéfice d’un suivi rigoureux. Les sociétés de gestion spécialisées dans l’impact investing, caractérisé par des investissements dont l’intention est de générer un impact environnemental ou social (pauvreté, handicap, accès à l’éducation…) positif, couplé à un rendement financier, emploient 40% de femmes. Ce taux de féminisation, parmi les plus élevés dans les équipes d’investissement, montre que les acteurs de l’impact investing ont pour la plupart la volonté de constituer des équipes aux profils et aux parcours divers en cohérence avec leur stratégie d’investissement.(*) En 2017, 122 des 308 sociétés de gestion membres de France Invest ont participé à l’enquête ESG. Elles emploient plus de 3 250 personnes, gèrent 218 milliards d’euros d’actifs et accompagnent près de 5 800 entreprises. En 2017, elles ont réalisé un total de 1 500 opérations d’investissement. En complément, 1 450 entreprises qu’elles accompagnent, et qui emploient 845 000 personnes, ont également répondu au questionnaire
Le marché suisse de l’investissement durable a de nouveau affiché une croissance significative en 2017. Selon le Rapport sur l’investissement durable en Suisse 2018 publié par Swiss Sustainable Finance (SSF), les capitaux investis de manière durable ont progressé de 82% l’an dernier à 390,6 milliards de francs suisses. C’est du côté des investisseurs institutionnels que la croissance des actifs est la plus marquée (+128%) mais la progression des fonds de placement (+47 %) et des mandats de gestion durables (+25 %) est également très nette. L’investissement durable fait désormais partie du coeur de métier avec une attention croissante de tous les acteurs des marchés financiers. Les actifs durables gérés directement par les caisses de pension, les compagnies d’assurance et les autres investisseurs institutionnels (238,2 milliards de francs suisses) représentent 61 % du marché suisse de l’investissement durable. « Ce chiffre correspond déjà à 16 % du total des capitaux gérés par les caisses de pension et les compagnies d’assurance suisses », commente Sabine Döbeli, directrice générale de SSF, citée dans un communiqué. Les fonds de placement durables ( 94,4 milliards de francs) représentent 24 % du marché total de l’investissement durable en Suisse, et les mandats durables (57,9 milliards de francs), 15 %. Ensemble, les banques et les gérants d’actifs représentent donc près de 40 % des actifs durables gérés en Suisse. « Quant à la part de l’ensemble des fonds durables, elle est passée l’an dernier de 7 % à 9 % de l’ensemble du marché suisse des fonds », explique le professeur Timo Busch, qui a apporté sa contribution scientifique à l’étude. Presque toutes les approches d’investissement affichent une sensible progression en volume. Avec un total de 217,8 milliards de francs, le filtrage fondé sur le respect de normes figure désormais en 1re place, grâce au nombre croissant de caisses de pension qui appliquent cette approche. La plus forte progression concerne la prise en compte de critères ESG lors de l’exercice des droits de vote (+140 %). L’approche consistant à intégrer directement les critères ESG dans l’analyse financière progresse, elle aussi, très nettement par rapport à l’année précédente (+90 %). Le secteur financier se préoccupe de plus en plus des Objectifs de développement durable (ODD) de l’Organisation des Nations Unies et de l’Accord de Paris sur le climat. Quelque 38 % des gérants d’actifs proposent déjà des produits faisant spécifiquement référence aux ODD ; près des deux tiers d’entre eux offrent aussi des produits respectueux du climat. Sur le plan du changement climatique, les investissements dans des solutions respectueuses du climat constituent la principale stratégie retenue, adoptée par 86 % des répondants. La mesure du bilan carbone des portefeuilles arrive en seconde position (81 % des répondants). A noter enfin que selon l'étude, les interviews accordées par les représentants de l’Office fédéral de l’Environnement (OFEV) et du Secrétariat d’État aux questions financières internationales (FSI), montrent que l’autorégulation est un moteur de croissance au moins aussi important que la multiplication des contraintes législatives, comme celles que prépare actuellement l’Union Européenne. « La demande croissante émanant de clients institutionnels, tant en Suisse qu'à l’international, reste le premier moteur de croissance ; c’est ce qu’illustrent encore les deux études de cas du présent rapport (Caisse de pensions Migros et Caisse de prévoyance de l'État de Genève) », comme l’explique Jean Laville, Directeur adjoint de SSF. Sabine Döbeli en conclut que « dans l’ensemble, au vu des évolutions décrites ici, la place financière suisse est sur la bonne voie. Moyennant la poursuite des efforts de sensibilisation, le concept de finance durable va continuer de se développer, positionnant la Suisse parmi les acteurs majeurs de ce thème de plus en plus important. »
Arkema a déclaré ce matin être en réflexion avancée sur un projet d’investissement dans la thiochimie - soit la transformation chimique de produits contenants du soufre - aux Etats-Unis. Il étudie, avec son partenaire Novus, un projet de doublement de ses capacités de production de son site de thiochimie à Beaumont (Texas). Le groupe souhaite ainsi accompagner la forte croissance mondiale du marché de la nutrition animale et renforcer sa position de leader mondial des dérivés souffrés à haute valeur ajoutée.
Vision Fund, le fonds du conglomérat nippon, investit 2,25 milliards de dollars dans GM Cruise, ce qui valorise cette division 11,5 milliards de dollars.