FDJ, l’Etat petit joueur
N’en jetez plus, la coupe est pleine. La privatisation de la Française des Jeux, la première de l’ère Macron et la première opération du genre dans notre pays depuis près de quinze ans, s’annonce comme un grand succès populaire. Si l’heure n’est plus au démarchage agressif dans les réseaux bancaires, l’Etat, lui, n’a pas ménagé sa peine pour que la poule aux œufs d’or des buralistes fasse un tabac auprès des particuliers. Rabais à l’entrée, distribution d’actions gratuites pour les souscripteurs fidèles, promesse d’un dividende sûr et attrayant, rien n’a été laissé au hasard, jusqu’aux annonces tonitruantes qui ont permis de suivre, jour après jour, le remplissage d’un carnet d’ordres devenu aussi épais que le portefeuille d’un gagnant du gros lot.