Les prix à la consommation ont accéléré plus que prévu en septembre aux Etats-Unis, une tendance qui devrait se poursuivre dans un contexte de flambée des tarifs de l'énergie et soulever des interrogations sur le caractère provisoire de l’inflation évoqué par la Réserve fédérale américaine (Fed). L’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 0,4% le mois dernier en rythme mensuel après avoir grimpé de 0,3% en août, a annoncé mercredi le département du Travail. Sur un an, il affiche une hausse de 5,4%, après un gain de 5,3% en août. L’indice CPI, hors énergie et produits alimentaires, a augmenté de 0,2% en un mois après une hausse de 0,1% en août. Sur un an, la hausse ressort à 4% comme en août. Jerome Powell, le président de la Fed, a déclaré à plusieurs reprises que l’inflation élevée, liée à des goulots d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement, était temporaire.
Les prix à la consommation ont accéléré plus que prévu en septembre aux Etats-Unis, une tendance qui devrait se poursuivre dans un contexte de flambée des tarifs de l'énergie et soulever des interrogations sur le caractère provisoire de l’inflation évoqué par la Réserve fédérale américaine.
L’inflation dans la zone euro a atteint en septembre son niveau le plus élevé depuis 13 ans. Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% sur un an après +3% en août, selon les données Eurostat. Le consensus Reuters prévoyait 3,3%. L’augmentation des prix de base, hors alimentation et énergie, s’est aussi accélérée en septembre, à 1,9% sur un an après 1,6% en août. Cette accélération s’explique par l’envolée des prix de l'énergie, le rebond rapide des cours du pétrole après la chute provoquée par la pandémie de Covid-19, ainsi l’impact des goulets d'étranglement dans les chaînes d’approvisionnement de nombreux secteurs et dans les transports.
L’inflation dans la zone euro a atteint en septembre son niveau le plus élevé depuis 2008. Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% sur un an après +3% en août, selon les données publiées vendredi par Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,3%.
Le rythme de l’inflation s’est encore accélérée en France pour atteindre son rythme annuel le plus élevé en dix ans (décembre 2011), à +2,7% en septembre après +2,4% en août, selon des données préliminaires publiées jeudi par l’Insee. La flambée des prix de l’énergie est à l’origine de la hausse de l’inflation, comme dans la plupart des autres pays européens. En septembre, les prix de l'énergie ont augmenté de +14,4% sur un an, indique l’Insee. L’indice des prix harmonisés selon les normes européennes IPCH a cependant reculé de -0,2%, après une hausse de +0,7% en août, en rythme mensuel.
Le rythme de l’inflation s’est encore accélérée en France pour atteindre son rythme annuel le plus élevé en dix ans (décembre 2011), à +2,7% en septembre après +2,4% en août, selon des données préliminaires publiées jeudi par l’Insee.
La flambée des prix du gaz se fait déjà sentir. L’inflation espagnole a atteint un sommet en 13 ans en septembre, les prix à la consommation ayant augmenté de 4% en glissement annuel, selon l’estimation préliminaire publiée mercredi par l’Institut national de la statistique (INE).
Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a maintenu mardi lors d’une conférence en ligne organisée par le Financial Times, le discours selon lequel la poussée d’inflation actuelle reste un phénomène temporaire, tout en soulignant l’existence de risques à la hausse et en avertissant que la BCE devait rester «très vigilante». Le taux d’inflation en zone euro a atteint +3% en rythme annuel en août, et pourrait monter à 3,5% d’ici à novembre avec la hausse des cours de nombreuses matières premières, les goulets d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement, des effets de base liés à la TVA en Allemagne et quelques signes de pénurie de main d’oeuvre.
Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a maintenu mardi lors d’une conférence en ligne organisée par le Financial Times, le discours selon lequel la poussée d’inflation actuelle reste un phénomène temporaire, tout en soulignant l’existence de risques à la hausse et en avertissant que la BCE devait rester «très vigilante».
Action. Le rebond de l’inflation n’est que temporaire : les banques centrales émergentes font le même constat que leurs contreparties des pays développés. Les moteurs sont en effet identiques : effets de base, progression des prix de l’alimentation et de l’énergie, et rebond de la demande avec la réouverture des économies. Mais la réponse des émergents est diamétralement opposée puisque huit pays (Brésil, Pérou, Turquie, Mexique, Russie, Corée, Chili et Hongrie) ont choisi de remonter leurs taux directeurs ces six derniers mois. Certes, ce durcissement pourrait peser sur une reprise pas encore bien enclenchée, l’écart de production (output gap) restant négatif dans l’ensemble du monde émergent, remarque Fitch qui a compilé ces données. Sans compter que la demande domestique, tirée par des conditions de crédit favorable, pourrait souffrir des resserrements monétaires. Mais les banques centrales craignent que cette inflation transitoire ne devienne durable, en déformant les anticipations des acteurs économiques. Mieux vaudrait agir aujourd’hui qu’à un moment moins favorable du cycle. Par ailleurs, les argentiers tiennent à convaincre sur leur capacité à lutter contre l’inflation, une crédibilité que le bref rebond des rendements des obligations américaines, début 2021, a peut-être rendue plus sensible. D’autres hausses de taux seraient donc à prévoir, selon Fitch : en Amérique latine et, dans une moindre mesure, en Europe de l’Est.
L’inflation a augmenté plus que prévu, à +3,2% sur un an en août (après +2,5% en juin et +2% en juillet), pour atteindre son rythme le plus élevé depuis neuf ans (mars 2012), selon les données publiées mercredi par l’Office for National Statistics (ONS). Une partie de cette hausse était attendue, en lien avec les remises sur les repas au restaurant adoptées pendant l’été 2020 (Eat Out to Help Out) et qui causent un important effet de base. L’ONS a confirmé une hausse - probablement temporaire - liée aux prix pratiqués par les restaurants et les hôtels. Mais d’autres facteurs sont venus des pénuries de main d’œuvre et de matériaux, en plus de la flambée des coûts de l’énergie.
L’inflation a augmenté plus que prévu, à +3,2% sur un an en août (après +2,5% en juin et +2% en juillet), pour atteindre son rythme le plus élevé depuis neuf ans (mars 2012), selon les données publiées mercredi par l’Office for National Statistics (ONS).
Au Royaume-Uni, les salaires hebdomadaires moyens, primes comprises, ont augmenté de 8,3% en glissement annuel pour atteindre 578 livres sterling (679 euros) au cours des trois mois précédant juillet 2021, après un bond record de 8,8% sur la période précédente, selon l’Office for National statistics. Le salaire régulier hors primes a augmenté de 6,8%. Les données sur la croissance annuelle des rémunérations restent à prendre avec précaution du fait d’importants effets de composition temporaires. Du fait du Brexit, le Royaume-Uni est potentiellement l’un des pays occidentaux les plus affectés par la pénurie de main d’oeuvre qualifiée avec la réouverture de l’économie.
Au Royaume-Uni, les salaires hebdomadaires moyens, primes comprises, ont augmenté de 8,3% en glissement annuel pour atteindre 578 livres sterling (679 euros) au cours des trois mois précédant juillet 2021, après un bond record de 8,8% sur la période précédente, selon les données de l’Office for National statistics. Le salaire régulier hors primes a augmenté de 6,8%.
Pas si colombe que ça, la Banque centrale européenne (BCE)… «Selon toute probabilité, l’inflation (en zone euro, ndlr) va nettement diminuer dès 2022. Mais aujourd’hui, dans le contexte de la hausse des taux d’inflation, particulièrement en Allemagne, il m’importe d’apaiser les inquiétudes sur la possibilité que l’inflation reste durablement trop élevée ou même dérape de manière incontrôlable», a déclaré lundi devant des chefs d’entreprise allemands Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, qui se tient prête à réagir si besoin. La hausse des prix dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique s’est accélérée plus qu’attendu ces derniers mois, de +3% sur un an en août, mais la BCE continue de considérer cette évolution comme temporaire.