China Evergrande va céder ses droits d’utilisation d’un stade de football en Chine pour 5,52 milliards de yuans (809 millions d’euros), le promoteur immobilier en difficulté cherchant à utiliser tous les moyens à sa disposition pour réduire sa dette. Il rendra le terrain à son propriétaire, le Bureau municipal de la planification et des ressources naturelles de Guangzhou, a annoncé le conglomérat jeudi soir. Il a précisé qu’il comptabiliserait une perte de 1,255 milliard de yuans à la suite de cette transaction. A fin juin 2021, le passif d’Evergrande était évalué à environ 300 milliards de dollars (294 milliards d’euros).
Les prix de l’immobilier au Royaume-Uni ont augmenté de 0,1 % en juillet, la plus faible hausse depuis douze mois, a indiqué mardi la Nationwide Building Society (NBS). Sur un an, la valeur des biens a progressé de 11%, à plus de 270.000 livres, mais l’inflation et la remontée du coût des emprunts commence à peser sur le marché. Selon la Banque d’Angleterre, le nombre de nouveaux prêts hypothécaires en juin était inférieur à celui d’avant la pandémie, tandis que, selon la NBS, le nombre de transactions immobilières a chuté de 20 % sur un an. La demande se maintient pour les primo-accédants ainsi que pour les investissements locatifs, qui constituent une protection contre l’inflation alors que la pression sur les loyers est forte.
Le rallye de cinq jours sur le minerai de fer s’est arrêté, chutant de plus de 5% vendredi, autour de 113 dollars/tonne pour les contrats à terme à Singapour. Les traders ont été déçus par le manque de signaux en provenance de la Chine concernant son marché immobilier en grande difficulté. Les dirigeants ont parlé de «soutenir les gouvernements locaux pour améliorer les politiques immobilières», sans précision malgré des perspectives économiques négatives. Publié dimanche, l’indice PMI manufacturier chinois est redescendu à 49,0 en juillet contre 50,2 le mois précédent. Les analystes attendaient en moyenne une amélioration, à 50,4. L’un des principaux facteurs de cette rechute est la poursuite de la contraction de l’activité dans le pétrole, le charbon et la fonderie.
China Evergrande doit annoncer cette semaine un plan de restructuration qui déterminera son avenir et la façon dont Pékin prévoit de surmonter la crise du secteur immobilier. Avec plus de 300 milliards de dollars (294 milliards d’euros) de dettes, le groupe peine à rembourser ses fournisseurs et créanciers ainsi que les investisseurs en produits de gestion de patrimoine, après que Pékin a lancé des mesures visant à contrôler les niveaux d’endettement des promoteurs. En situation de défaut sur ses 22,7 milliards de dollars de dettes offshore, Evergrande avait annoncé en mars qu’elle dévoilerait fin juillet un projet préliminaire de restructuration. Ce plan sur la dette offshore doit servir de modèle à ses homologues en difficulté. Mais la proposition, notamment sur 19 milliards de dollars de remboursements en cash et en actions de deux filiales cotées, pourrait encore prendre du retard, selon certains créanciers étrangers ayant fait part de désaccords mineurs. Evergrande veut aussi formuler une proposition, si possible avec extension des durées de remboursement, concernant sa dette onshore.
Les demandes de prêts hypothécaires hebdomadaires ont chuté de 6,3% le 15 juillet aux Etats-Unis, une troisième baisse consécutive qui porte le niveau absolu à un plus bas depuis 2000. Le mouvement découle d’une baisse de 7,3% sur le financement et de 4,3% sur le refinancement. Parallèlement, le taux moyen d’un prêt hypothécaire à taux fixe de 30 ans a augmenté de 8 pb à 5,82%, indique l’Association des prêteurs immobiliers (MBA). «L’activité d’achat a diminué pour les prêts conventionnels et garantis par les agences fédérales, car l’affaiblissement des perspectives économiques, la forte inflation et les problèmes persistants d’accessibilité ont un impact sur la demande des acheteurs», a confirmé Joel Kan, économiste de la MBA.
L’indice de confiance des constructeurs immobiliers américains NAHB/Wells Fargo Housing Market Index (HMI) a encore plongé pour un septième mois consécutif pour atteindre un niveau de 55 points en juillet, soit un plus bas depuis mai 2020, après 67 points en juin. Un chiffre également bien inférieur aux prévisions de 65 points, signe d’un marché du logement en baisse car les hausses simultanées des prix et des taux d’intérêt pèsent sur l’accessibilité des ménages à la propriété. Le sous-indice des ventes actuelles a chuté de 76 à 64 points, celui mesurant les ventes attendues au cours des six prochains mois de 74 à 63 points, et celui sur les visites des acheteurs potentiels également de 48 à 37 points. «Les goulots d’étranglement de la production, la hausse des coûts de construction de maisons et la forte inflation poussent de nombreux constructeurs à interrompre la construction car le coût du terrain, de la construction et du financement dépassent la valeur marchande de la maison. Dans un autre signe d’un ralentissement du marché, 13% des constructeurs de l’enquête HMI ont déclaré avoir réduit les prix des maisons au cours du mois dernier pour soutenir les ventes et/ou limiter les annulations», a déclaré le président de la NAHB, Jerry Konter.
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