CNP Assurances a acquis un ensemble immobilier à vocation commerciale situé dans le centre historique de Bologne en Italie. La transaction a été menée par AXA Investment Managers - Real Assets. Récemment rénové, l’actif est composé de deux locaux commerciaux d’une surface totale de 2 300 m², répartis sur trois niveaux. Chacun des commerces est entièrement loué, avec un bail longue durée, à de grandes marques internationales. Notons que cette opération de CNP Assurances n’est pas la première réalisée en collaboration avec AXA IM. En 2017, la société de gestion avait déjà acquis pour le compte de l’assureur un immeuble de bureaux à Hambourg en Allemagne. AB.
L’Union Mutualiste Retraite, conseillée par La Française Real Estate Partners, acquiert un immeuble de bureaux en VEFA à Bordeaux réalisé par le groupe Legendre. Sa livraison est prévue en novembre 2018. L’ensemble sera bâti autour de deux patios intérieurs, pour une surface totale d’environ 8.200 m². Il offrira des plateaux de plus de 2.000 m² divisibles en 4 lots indépendants. L’immeuble est loué en intégralité à Legendre XP, filiale de Legendre Immobilier spécialisée dans l’exploitation, dans le cadre d’un BEFA (bail commercial en état futur d’achèvement) de 6 ans fermes. Pour cette opération, l’acquéreur était conseillé par l’étude notariale Alexandre Dechin Devriendt et Hoang, le cabinet Herbert Smith sur les aspects juridiques et fiscaux, Egis sur les audits techniques, Sinteo sur les aspects énergétiques, et ICF Environnement sur les aspects environnementaux. Parallèlement, Swiss Life REIM a également acquis pour l’UMR un immeuble de bureaux avenue du Général Leclerc à Boulogne-Billancourt, auprès de Generali Real Estate (agissant pour le compte de Generali France). D’une surface d’environ 1 942 m², cet immeuble est loué en intégralité à cinq locataires, dont Speedo et la MGEN. Dans cette opération, l’acquéreur était conseillé par l’étude KL Associés, et Generali, le vendeur, par l’étude Dauchez, Deneuville et Dallée. Cette transaction a été réalisée par l’équipe Investissement Small Market de Cushman & Wakefield dans le cadre d’un mandat co-exclusif avec Alex Bolton. AB
C’est une révolution dans le monde de la gestion indicielle et c’est un gérant réputé pour sa gestion de conviction qui la provoque. Le gestionnaire d’actifs américain Fidelity Investments a annoncé, le 1er août, le lancement de deux nouveaux fonds indiciels aux Etats-Unis qui n’auront aucun frais de gestion. Beaucoup plus qu’un coup commercial, Fidelity vient de franchir un Rubicon qui pendait au nez du secteur, mais que jusqu’ici personne ne s’était encore décidé à franchir.Le nom des fonds sont explicites : Fidelity ZERO Total Market Index et Fidelity ZERO International Index fund. Ces deux produits suivront des indices en actions américaines et internationales que Fidelity a développés en interne. Une façon de réduire ses propres frais au minimum en ne faisant pas appel à un fournisseur d’indice externe comme S&P ou Solactive. Pour ces deux fonds, aucun montant minimum n’est exigé pour investir. Or dans la guerre des prix que se livrent les fournisseurs de fonds indiciels aux Etats-Unis, l’effet volume est censé compenser la baisse des marges et les producteurs demandent généralement un ticket minimum. « Nous sommes en train de tracer une nouvelle voie dans l’investissement indiciel qui bénéficie aux investisseurs de tout âge et à toutes les étapes de leur vie », a commenté Kathleen Murphy, « president » de l’activité « personal investing » chez Fidelity Investments, cité dans un communiqué. Proposer des fonds à zéro frais constitue selon elle une pratique « inégalée par toute autre société de services financiers ».Les investisseurs le croient eux aussi en tout cas. A l’annonce de Fidelity, les titres de ses principaux concurrents cotés comme BlackRock, Franklin Resources ou Invesco ont décroché de plus de 4% . Mais l’attaque est certainement destinée à Vanguard qui n’a cessé depuis ces dernières années de baisser les frais de gestion de ses ETF, jusqu'à atteindre 3 ou 4 points de base seulement. Sa politique a entrainé une guerre des prix féroce, non seulement dans la gestion passive, mais aussi dans la gestion active. Comment générer du chiffre d’affaires ou de la rentabilité lorsque l’on propose des fonds sans commissions de gestion ? Fidelity, qui gère plus de 2.500 milliards de dollars et dispose d’une franchise de gestion active très rentable, était certainement un des mieux placés pour se permettre un tel coup. La rentabilité de ses autres activités lui permettra de compenser le manque à gagner. Ses plateformes de distribution aux Etats-Unis lui permettront sans nul doute aussi d’orienter les clients de ces fonds vers d’autres produits plus rémunérateurs pour le gérant américain. Le gérant utilise aussi comme ses concurrents les facilités dues au prêt-emprunt de titres pour gagner quelques poins de marge. Fidelity est à ce point confiant qu’il a même annoncé une baisse de frais sur l’ensemble de sa gamme de fonds indiciels actions et obligations de 35% en moyenne, ce qui représente environ 47 millions de dollars d'économies annuelles pour les investisseurs.
Au cours du premier semestre 2018, le groupe Anima a enregistré une décollecte nette de 400 millions d’euros, a annoncé le gestionnaire d’actifs italien à l’occasion de la publication de ses résultats. Cette contre-performance s’explique exclusivement par la perte d’un important mandat auprès d’un seul client institutionnel, indique la société de gestion. Sans cet élément exceptionnel, la collecte nette serait ressortie 829 millions d’euros, a indiqué Anima. Quoi qu’il en soit, à fin juin 2018, ses actifs sous gestion ressortent à 92,6 milliards d’euros, en baisse de 2% par rapport à fin décembre 2017 mais en progression de 23% par rapport à fin juin 2017.A l’issue des six premiers mois de l’année, Anima a dégagé un bénéfice net de 70,1 millions d’euros, en hausse de 38% sur un an. Son bénéfice net ajusté s’inscrit, quant à lui, à 86,5 millions d’euros, en croissance de 44% sur un an. Ses revenus s’établissent à 169,5 millions d’euros à fin juin 2018, en progression de 42% sur un an. Cette croissance s’explique principalement par le bond en avant des commissions de performance qui ressortent à près de 18 millions d’euros contre 3,6 millions d’euros au premier semestre 2017.
Si les SCPI et OPCI comptaient fin 2017 pour 11,8% du portefeuille global de la Caisse Autonome de Retraites et de Prévoyance des Vétérinaires (443 millions d’euros d’encours), l’immobilier «pierre» se monte pour sa part à 0,6%. A titre comparatif, fin 2016, l’immobilier papier représentait 10,91% du portefeuille de la CARPV, contre 0,7% pour la pierre. Mais cette poche a vocation à bouger, peut on lire dans le rapport annuel de l’institution. La politique de la CARPV est en effet de vendre depuis 11 ans les appartements de ses 2 immeubles situés à Meaux (Résidence Bourgelat) et à Chelles (La Dame de Chelles). En 2008, cette vente à la découpe avait amené la caisse à se séparer d’une quarantaine d’appartements. En 2017, la vente de 6 appartements d’un montant total de 717k€ sur Meaux a généré une plus-value de 682k€, tandis qu’aucun appartement n’a été vendu à Chelles la même année. Le résultat de la gestion des immeubles s’élève à 652k€. Il reste par ailleurs 5 appartements vacants à Meaux et 2 à Chelles qui ont été vendus ou sont en promesse de vente sur le 1er semestre2018. Mais l’institution n’abandonne pas pour autant l’immobilier pierre. En 2017, un montant de 3 M€ issu de l’excédent technique a été remonté de la trésorerie pour être investi sur l’immobilier pierre, indique-t-elle dans son rapport annuel. AB.
Le conseil d’Etat a rejeté jeudi les recours des groupes Axa et Allianz visant le permis de construire des Tours Hermitage, un projet pharaonique de tours jumelles culminant à 320m à La Défense, a annoncé le promoteur immobilier vendredi. Les deux géants des assurances contestaient le permis de construire de ces tours jumelles qui implique la démolition de bâtiments dont ils sont copropriétaires. «La décision du Conseil d’Etat est une étape très importante qui confirme notre planning de livraison des Tours pour les Jeux Olympiques d'été de 2024 à Paris», a indiqué le promoteur russe Emin Iskenderov dans un communiqué. Le coût de ce premier complexe en France associant résidences de luxe, bureaux, hôtels et commerces est estimé à 2,8 milliards d’euros.
Des banques ont à nouveau ajusté leurs barèmes à la baisse, avec des taux inférieurs à 1,50 % pour les meilleurs dossiers, Le marché reste très favorable à l’emprunt immobilier, une tendance qui devrait durer jusqu’à la fin de l’année,
Les ventes de logements neufs ont baissé plus que prévu en juin aux Etats-Unis, à un creux de huit mois, et celles du mois précédent ont été revues en net recul, derniers signes en date du ralentissement du marché immobilier. Elles ont diminué de 5,3% au rythme annualisé de 631.000 unités, montrent les données publiées hier par le département américain du Commerce, leur plus faible niveau depuis octobre 2017. Le rythme des ventes du mois de mai, estimé dans un premier temps à 689.000, a été révisé en baisse à 666.000. Le marché immobilier souffre de la hausse des coûts des matériaux et des pénuries de terrains et de main d'œuvre, qui pèsent sur l’offre de maisons à vendre et maintiennent les prix à un haut niveau.
Transaction d’envergure sur le marché de l’immobilier de bureaux parisien. Invesco Real Estate a annoncé mardi la signature d’une promesse de vente avec Unibail-Rodamco Westfield pour l’acquisition de l’immeuble Capital 8, situé à Paris près du Parc Monceau. Le prix de la transaction atteint 789 millions d’euros.
Après un premier semestre particulièrement dynamique pour l’immobilier d’entreprise, la tendance devrait se poursuivre au second semestre, soutenue par la croissance des loyers des bureaux, estime LaSalle Investment Management dans son étude semestrielle publiée ce matin. «A court terme, l’appétit des investisseurs pour l’immobilier en Europe continentale devrait rester soutenu, notamment grâce à d’importantes entrées de capitaux, à l’amélioration des fondamentaux de la demande et à des rendements immobiliers significativement supérieurs aux taux sans risque», explique Mahdi Mokrane, directeur recherche et stratégie Europe chez LaSalle IM. «Nous voyons une demande particulièrement forte de la part d’investisseurs d’Asie du Sud Est et aussi d’Outre-Rhin qui voient en la France un marché dynamique, liquide, offrant un spectre très large de stratégies d’investissement.»