A l’instar de la gestion active, la gestion passive a su séduire en période de crise les investisseurs institutionnels. En effet, certains ont été surpris de la bonne performance de la gestion passive par rapport à la gestion active ces dernières années. C’est notamment le cas du Fonds de dotation du Louvre qui, dés sa création en 2009, a privilégié la gestion passive pour ses faibles coûts de gestion et une plus grande lisibilité dans les performances. Option Finance a fait le point dans son dernier numéro du mois de mars (n°1263). Dés 2009, le Fonds de dotation du Louvre a favorisé la gestion passive pour investir sur les marchés actions. La cause de ce choix ? Les frais de gestion des fonds d’actions gérés activement s'élèvent en général à 1% ou plus, alors qu’ils ne dépassent pas en moyenne 0,15% pour les fonds indiciels. C’est ainsi que 80% de la poche actions de l’institution est gérée passivement, permettant d’afficher un totale de frais sur encours annuel de seulement 25 points de base pour l’ensemble du portefeuille. La gestion passive se caractérise également par une plus grande lisibilité dans les performances. Même si l’institution sélectionne avec soin un gérant ayant un processus de gestion solide et qui a fait ses preuves par le passé, il peut y avoir des déceptions. Ce qui n’est pas le cas pour les indices puisqu’il n’y a ni bonnes, ni mauvaises nouvelles.
« Nous renforçons nos engagements dans des valeurs réelles », a déclaré le président d’Allianz, Michael Diekmann, dans une interview accordée au quotidien berlinois Der Tagesspiegel. « Nous souhaitons investir davantage dans les projets d’infrastructures : parcs éoliens, routes et aéroports », a-t-il ajouté. Comme d’autres assureurs d’outre-Rhin, Allianz est confronté à des taux bas qui bouleversent ses activités d’assurance-vie, secteur dans lequel les Allemands ont promis des taux garantis qui ne correspondent plus aux réalités du marché. Pour servir les clients, l’assureur est donc obligé de chercher des sources d’investissement plus rentables que les emprunts d’Etat. Allianz veut notamment investir dans des immeubles de bureaux ou dans des centres commerciaux dans les grandes métropoles comme New-York, Paris ou Amsterdam. En Allemagne, le groupe a déjà acquis plusieurs tours à Hambourg et à Francfort. L’objectif est de faire passer ses actifs immobiliers de 22 à 30 milliards d’euros. Allianz souhaite également renforcer ses investissements en bourse.« Pour ce qui concerne l’achat d’actions, il s’agit de considérer plutôt les dividendes que l'évolution des cours », a précisé Michael Diekmann. Allianz souhaite augmenter ses investissements en bourse d’environ 5 milliards d’euros, un volume qui correspond à 1% des 500 milliards gérés par le groupe.
Le calendrier s’accélère pour le projet de fonds d’investissement en viager de la Caisse des dépôts et consignations. De sources proches du dossier, l’institution de la rue de Lille aurait établi une liste restreinte de deux candidats pour la gestion de ce fonds de 100 millions d’euros. Le choix du vainqueur devrait intervenir dans les prochaines semaines, compte tenu de la volonté de la CDC de lancer ce véhicule avant l'été. Les deux candidats de la «short list» seraient, d’une part, Virage Viager, le cabinet d’Eric Guillaume, déjà à l’origine de fonds viagers mutualisés comme celui du groupe Corem, et d’autre part le groupe Renée Costes, qui revendique la place de premier réseau spécialisé dans le secteur et dirigé par Stanley Nahon, un ancien consultant et banquier. Structure de l’appel d’offres oblige, chaque spécialiste fait équipe avec une société de gestion agréée par l’AMF, puisque le fonds devra lui aussi recevoir un agrément. Virage Viager s’est allié à Icade AM pour pouvoir notamment greffer sur son dossier une offre de services à la personne. Le gestionnaire d’Icade a en outre le bon goût d’appartenir, à travers sa maison-mère, au groupe Caisse des dépôts. Selon une source proche, Renée Costes ferait de son côté équipe avec La Française AM, spécialiste de longue date de la gestion d’actifs immobiliers. Aucune des parties concernées, pas plus que la Caisse des dépôts, ne fait de commentaire à ce stade. Deux approches sont donc en concurrence. D’un côté, un spécialiste des fonds viager mutualisés pour des acteurs de la prévoyance, de l’autre un réseau qui revendique près de la moitié de l’actuel marché du viager, fait de transactions entre particuliers. Le projet de la CDC, porté notamment par le député Henri Emmanuelli, président de la commission de surveillance, doit permettre aux personnes âgées de monétiser leur épargne immobilière, tout en supprimant l’aléa moral attaché au viager et qui lui vaut parfois auprès du grand public une réputation scabreuse. Dans le cas présent, les investisseurs - CDC, CNP et quelques acteurs de la protection sociale - souscriront des parts du fonds, sans connaître les bénéficiaires des rentes, et en mutualisant le risque de longévité. Le projet sera d’abord testé en région parisienne et en Provence Alpes Côte d’Azur, avant d'être généralisé.
L’Union Financière de France (UFF) vient de lancer UFF Capital France, un mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille d’une douzaine de PME solides, issues de secteurs diversifiés, emblématiques du savoir-faire français. Pour sa gestion, l’UFF a sélectionné Extend AM, une société de capital investissement. Le mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille diversifié de PME solides, issues principalement de quatre secteurs: le luxe, la gastronomie et l’art de vivre à la française, la distribution spécialisée et le tourisme. Ces PME devront également avoir de fortes valeurs inscrites au bilan (comme un foncier d’exploitation, un fonds de commerce), c’est-à-dire des actifs tangibles, qui conservent une forte valeur intrinsèque quels que soient les cycles de marché. Les entreprises familiales ou d’entrepreneurs seront également privilégiées ; leurs dirigeants co-investiront aux côtés de la société de gestion pour favoriser le développement et la croissance de leur activité.
Suite à l’Assemblée générale des Presses Universitaires de France (PUF) qui s’est tenue le 10 avril 2014, Scor a finalisé sa prise de participation majoritaire dans le capital de l'éditeur français. Le montant de l’investissement s'élève approximativement entre 1 et 2 millions d’euros. En revanche, le cinquième réassureur mondial n’a pas souhaité révéler le pourcentage exact de sa participation au capital. Il était question de 51% en janvier dernier. Créées en 1921 par un collège de professeurs, les PUF sont une maison d'édition universitaire spécialisée dans l'édition de livres, revues, manuels universitaires, essais, monographies dans le domaine des sciences humaines et sociales. Le catalogue des PUF comprend un fonds actif de 4 000 ouvrages et de 50 collections, parmi lesquelles les collections Que sais-je ?, Quadrige, Major et Thémis. Cet investissement permettra de renforcer la structure financière des PUF et d’oeuvrer au rétablissement de sa rentabilité, dans un contexte de transformation profonde du secteur de l'édition, portée par la numérisation et le changement des modes de lecture et de consultation des ouvrages. Il s’inscrit dans une logique de rendement à terme pour les fonds investis par Scor. Les actionnaires des PUF ont également approuvé jeudi le changement de mode de gouvernance de la maison d'édition, pour passer à un régime de conseil d’administration, avec dissociation des fonctions de président du Conseil et de directeur général, ont précisé les PUF. Ce nouveau conseil d’administration a nommé Frédéric Mériot directeur général des PUF. Ce diplômé d’HEC, âgé de 50 ans, accompagnait depuis 2011 la direction des opérations du groupe Editis sur la définition et la mise en oeuvre de projets d’optimisation et d’innovation sur la chaîne du livre. Il avait auparavant rejoint Hachette Livre en 1999 et était devenu directeur général de l’imprimeur CPI France en 2007.
Pro BTP est en train de mettre en place un portefeuille d’infrastructures d’un montant global de 100 millions d’euros. « Nous sommes en cours de sélection et les souscriptions dans les fonds d’infrastructures devraient être effectuées d’ici la fin de l’année, la phase d’investissement étant naturellement plus longue, explique Véronique Leroux, Directeur général adjoint administratif et financier. Ce type d’investissement nous intéresse car il permet d'être en adéquation avec nos engagements longs et il nous apporte une couverture contre l’inflation pour l’ensemble de notre portefeuille. Cet investissement prend du temps car nous souhaitons mettre en place une diversification satisfaisante ». Pro BTP a en effet décidé d’investir entre 10 à 15 millions d’euros dans chaque fonds d’infrastructures. Ces derniers incluent différents projets comme le financement des énergies renouvelables (parcs d'éoliennes, photovoltaïque) ou encore du transport et du traitement des déchets. De manière globale, l’institution privilégie tous les projets qui contribuent à faire travailler le secteur du BTP.
Christophe Waignier et Philippe Otero Del Val, Directeur Ressources et Stratégie, et Directeur financier, SACEM à la rédactino de www.institinvest.com : Courant 2013, nous avons réorienté nos investissements. En effet, compte tenu des rendements non satisfaisants des actifs court terme et de nos travaux sur les prévisions de trésorerie, nous en avons diminué la proportion pour augmenter celle des actifs long terme. Nous avons ainsi diminué de 10 points la part de court terme dans notre portefeuille. De plus, nous avons dynamisé le portefeuille court terme en diminuant notre part d’OPCVM monétaires et en positionnant une part plus importante de notre trésorerie en comptes à terme, dépôts à terme et comptes rémunérés proposés par des établissements correspondant à notre politique d’investissement sécuritaire. En revanche, début 2013, nous avons décidé de procéder différemment avec le portefeuille long terme en faisant appel à Lazard Frères Gestion. Notre volonté est à la fois de nous appuyer sur leur forte expertise macro-économique nécessaire à la sélection des produits, de diminuer l’asymétrie habituelle en termes d’informations avec les émetteurs en raison de la technicité des produits structurés et enfin, d’optimiser nos rendements via le recours à des appels d’offres. En pratique, sur la base d’analyses macro-économiques, nous définissons avec Lazard Frères Gestion la structure des produits structurés sous-jacents actions que nous aimerions avoir dans notre portefeuille. Ensuite, ils s’occupent de lancer les appels d’offres auprès des émetteurs notés au minimum « A ». Ils nous proposent alors leur sélection et nous faisons notre choix en fonction notamment des rendements proposés. Une large proportion de notre portefeuille s'établit via des appels d’offres, mais il nous arrive également de faire notre sélection en direct lorsque nous avons une opportunité sur des produits structurés qui nous correspondent.
Une société de gestion se voit condamnée à restituer 100 % du capital investi dans des obligations grecques au titre d’un mandat de gestion profil prudent
Dans le dernier numéro de mars d’Option Finance (n°1263), Alain Leclair, président du fonds de place d’incubation Emergence donne plus de précisions sur le lancement d’un nouveau compartiment sur les actions. « Nous sommes actuellement en train de finaliser le dernier investissement de notre premier compartiment dédié à la gestion alternative, qui avait réuni 150 millions d’euros en 2012, auprès de neuf grands investisseurs institutionnels français, explique-t-il. Nous allons dans les prochaines semaines lancer officiellement notre second compartiment sur les actions qui devrait quant à lui démarrer avec plus de 100 millions d’euros lors de sa première levée». Somme qu’Alain Leclair souhaite doubler à terme. « Alors que les investisseurs institutionnels ont délaissé ces dernières années les marchés actions pour retrouver des liquidités pendant la crise ou pour anticiper les évolutions réglementaires, le contexte est aujourd’hui beaucoup plus favorable à cette classe d’actifs, souligne-t-il. La France compte sur ce segment de nombreux talents entrepreneuriaux qui innovent et peuvent exporter leur expertise depuis Paris. Emergence est là pour les détecter et pour les aider à accélérer la croissance de leur encours. » La gestion de ce nouveau compartiment est confiée à Next AM et à NewAlpha AM (filiales d’incubation de la Française et d’OFI AM en cours de fusion). Emergence devrait annoncer son premier investissement sur un stock-picker actions avant l'été.
Selon nos informations confirmées par Réunica, le groupe de protection sociale a procédé le vendredi 27 mars dernier à une sélection de gérants sur la Retraite, dans le cadre d’une mise en concurrence de leur gestion existante, notamment celle de Groupama AM et UBS. Le processus de sélection avait démarré en janvier 2014 et le Conseil d’administration a choisi en fin de semaine dernière les gérants pour les quatre lots mis en jeu, après auditions des candidats à la mi-février. Parmi les 30 dossiers reçus, en Décembre, ce sont donc les gestionnaire suivants qui ont été retenus : Allianz Global Investors pour le lot N°1 : FCP Dédié 100% Taux en gestion passive/gestion indicielle ou indicielle tiltée avec contrainte de TE. Le montant sous gestion est de 450 millions d’euros. Lyxor était aussi candidat. CPR AM pour le lot 2 : FCP Dédié 100% Actions en gestion passive/gestion indicielle ou indicielle tiltée avec contrainte de TE. Le montant sous gestion est de 150 millions d’euros. LBPAM était aussi candidat. Allianz Global Investors pour le lot N°3 : 300 millions d’euros en FCP Dédié Diversifié, 75% Taux / 25% Actions en gestion active benchmarkée. Métropole Gestion et Oddo AM étaient les autres candidats. Ginjer pour le lot N°4 : 60 millions d’euros en FCP Dédié Diversifié ou Flexible. Ce lot était réservé aux petites sociétés de gestion avec un encours inférieur à 2 milliards d’euros. Montpensier et Mandarine étaient les autres candidats. Parallèlement à cet appel d’offres, Russell Investments a été choisi pour assurer la gestion de transition. Réunica précise que « les dossiers ont été étudiés suivant un ensemble de critères précisés et classés par ordre d’importance dans le cahier des charges, comme l’adéquation de la stratégie proposée au cahier des charges, les résultats quantitatifs sur des supports similaires (performance, tracking error...), les frais de gestion, les moyens de la gestion, la qualité du processus d’investissement, le contrôle des risques, la qualité du reporting, les encours sous gestion...
La Caisse de Pensions de la République et Canton du Jura (CEC Jura) va sélectionner dans les deux prochains mois des gérants pour la gestion de deux classes d’actifs : les infrastructures et les Insurance-Linked Secutities (ILS), dont les obligations catastrophes (ou cat bonds) font partie. La Caisse va stopper ses investissements dans les fonds alternatifs. Nous nous serons débarrassés de l’intégralité de la poche gestion alternative de notre portefeuille d’ici à la fin avril, a expliqué Christian Affolter, le directeur de la CEC Jura. La Caisse va réinvestir l’intégralité du montant, environ 85 millions d’euros, alloué précédemment aux fonds alternatifs, à parts égales dans les infrastructures et les ILS/Cat Bonds. Nous n’avons pas encore choisi de gérants. Notre consultant, Complementa, a préparé un rapport. La décision sera prise dans les deux mois à venir, a expliqué le directeur de la Caisse. L’allocation consacrée à la gestion alternative était jusque-là gérée par UBP, Dexia Group et Man Group/RMF Investment Management. D’autre part, la CEC Jura s’est séparée de Valiant Privatbank concernant un petit mandat d’obligations internationales. « Nous avons remplacé Valiant par Lombard Odier Darier Hentsch cet automne concernant la gestion semi-passive d’un mandat core, a déclaré Christian Affolter. Valiant a géré de manière active, alors que nous voulions une tracking error plus faible ». La CEC Jura est en outre encore investi dans un fonds immobilier international géré par JP Morgan Asset Management, qui est actuellement en liquidation. Nous allons réinvestir dans un autre fonds international immobilier, idéalement un montant situé aux alentours de 8,5 millions d’euros.
Frédéric Bernard, Directeur général, Mutuelle UMC à la rédaction de www.institinvest.com : Nous privilégions les organismes de l'économie solidaire (Crédit Coopératif, OFI, EGAMO, Crédit Mutuel). Mais, compte tenu de la conjoncture, il est devenu indispensable de trouver des placements rentables en prenant le minimum de risques, ce qui est possible chez les grands financiers (Rothschild & Cie Gestion, Amundi, BNP Paribas, Société Générale). Aussi avons-nous diversifié nos placements au sein de plusieurs intermédiaires. Les sélections, dans le cadre de mandats de gestion, se font par appels d’offres réalisés par la Direction financière. Des tableaux de synthèse sont établis et communiqués à la Commission des placements, qui choisit l’intermédiaire qui lui semble le plus approprié en matière de sécurité, de savoir-faire, de qualité de reporting, de coût etc. La décision finale revient au Conseil d’administration. Pour les placements en direct, le choix est effectué de manière à éviter une trop grande dispersion. Nous cherchons des niches compatibles avec notre allocation cible et qui offrent de meilleurs rendements. Par le passé, il nous est arrivé de faire appel à des consultants avec lesquels la collaboration était tout à fait satisfaisante. Mais nous avons fait le choix, depuis environ trois ans, de renforcer nos compétences dans ces domaines financiers. Nous disposons donc aujourd’hui en interne des ressources nécessaires, en particulier au sein de la Commission des placements. Dans le cadre de notre récent partenariat avec Malakoff-Médéric Mutuelle, leur société de gestion nous a fait quelques propositions d’investissement qui ont retenu notre attention et qui ont été validées par la Commission des placements dans des fonds ISR. En tant que mutuelle, nous sommes très conscients de notre responsabilité sociétale. Nous cherchons autant que possible des placements sociaux et éthiques. Cela peut se traduire de différentes manières. En 2013, nous avons ainsi mis en place un partage d’intérêts sur un produit de taux. Les revenus de ce fonds seront partagés par moitié entre des associations, essentiellement la Croix-Rouge Française, et la Mutuelle UMC. Nous pouvons nous permettre ce genre d’initiatives grâce à nos investissements dans des produits rentables qui nous procurent un revenu certain.
La Banque européenne d’investissement (BEI), le Groupe BPCE et les Caisses régionales de Crédit Agricole ainsi que Crédit Agricole Leasing & Factoring annoncent qu’ils engagent 250 millions d’euros en faveur du développement de la biomasse et de la valorisation des déchets en France. L’accord de financement a été signé ce vendredi 21 mars 2014 à Paris par MM. Philippe de Fontaine Vive, Vice-Président de la BEI, Roland Charbonnel, Directeur des Emissions et de la Communication Financière du groupe BPCE, Xavier Malherbet, Directeur des Marchés et des Offres du Pôle Caisses régionales de Crédit Agricole S.A en présence de M. Sébastien Chapelet, Directeur Général des services du SYndicat Mixte d’Elimination et de VAlorisation des Déchets (SYMEVAD) et M. Bernard Duparay, Président du SMET71. Cet accord de financement est d’importance décisive pour le développement des énergies renouvelables en France : il permettra de valoriser la biomasse d’origine forestière, agricole ou l’utilisation de déchets ménagers et assimilés pour la production d'électricité, du biogaz et de chaleur en France. Seront ainsi financés, sur l’ensemble des territoires, de nouvelles installations de cogénération à la biomasse, notamment des chaudières à production de chaleur seule et des installations de production combinée de chaleur et d'électricité, ainsi que des installations de traitement de déchets ménagers et assimilés produisant du biogaz et de l'électricité. Cet accord permettra également de soutenir les travaux de rénovation et d’extension des réseaux de chauffage urbain, dans un double objectif de performance et d’efficacité énergétique. Les habitants en seront les premiers bénéficiaires. Dans le cadre de cet accord, deux projets ont d’ores et déjà été identifiés pour recevoir un financement en 2014 : il s’agit de l’opération « Tri-méthanisation compostage » du SMET 71 et l’opération « Valorisation Matière Energie » du SYMEVAD. Le soutien apporté au projet du SMET 71 permettra de réaliser une unité de tri-méthanisation compostage qui traitera environ 73 000 tonnes de déchets par an produits dans le bassin Est du Département de Saône-et-Loire. L’opération « Valorisation Matière Energie » sera quant à elle axée sur la réalisation d’unité de traitement de déchets ménagers résiduels d’une capacité totale de 100 000 t/an, générés dans les agglomérations de Hénin-Carvin, d’Osartis et de Douaisis. Cette signature qui témoigne de la forte mobilisation de la BEI sur le secteur clef de la biomasse et de la cogénération en France s’inscrit dans la droite ligne de la Stratégie 2020 de l’Union européenne dont l’objectif est de développer une énergie sûre, compétitive et durable, laquelle contribue également aux objectifs européens de croissance durable et de création d’emploi. La BEI a consacré en 2013, 19 milliards d’euros soit 26 % de l’ensemble de ses prêts pour l’action en faveur du climat, à l’appui de solutions plus économes en ressources et résistant mieux aux changements climatiques. La France figure parmi les premiers pays bénéficiaires de cet effort avec un peu plus d'1 milliard de financements nouveaux dans ce domaine en 2013. Un effort qui se poursuit activement en 2014.
La recherche de rendement n’est pas toujours synonyme avec placement en actions, surtout chez les institutionnels, comme les mutuelles, qui ont tendance à s’intéresser davantage aux obligations convertibles. Ce fut notamment le cas de la MACSF. Marcel Kahn, directeur général de la MACSF explique pourquoi dans le numéro d’Option Finance n°1261. « Nous détenions l’an dernier 15% d’obligations convertibles, une classe d’actifs intéressante pour jouer la reprises des marchés actions tout en assurant une certaine protection contre les phases de corrections, assure-t-il. Aujourd’hui, nous n’en possédons plus que 11% car nous avons désormais plus de difficultés à trouver des papiers à des conditions satisfaisantes. »
Le FRR a lancé le 17 mai 2013 un appel d’offres restreint portant sur la sélection de mandats de gestion active - Actions. A l’issue du processus de sélection portant sur le lot 1 « Actions de petites capitalisations européennes » et le lot 2 « Actions de petites et moyennes capitalisations françaises » de ces marchés, le FRR a décidé de sélectionner les offres des candidats suivants : Lot 1 « Actions de petites capitalisations européennes » Fidelity Gestion Montanaro Asset Management Limited Standard Life Investments Limited Threadneedle Asset Management Limited Lot 2 « Actions de petites et moyennes capitalisations françaises » CM-CIC Asset Management CPR Asset Management Generali Investments Europe ODDO Asset Management Sycomore Asset Management Les mandats seront attribués pour une durée de quatre ans reconductible une seule fois pour un an. Le montant global indicatif des encours confiés à ces gestions pourrait s'élever à 500 millions d’euros pour le lot 1 et 300 millions pour le lot 2.
En septembre 2013, le comité stratégique de l’Union Mutualiste Retraite avait mis à son ordre du jour l’investissement dans la micro-finance. C’est désormais chose faite. « On parle beaucoup de la thématique de la micro-finance auprès du grand public mais nous avions été peu approchés en tant qu’investisseur institutionnel, à part par deux ou trois instituts de micro-finance. Or, nous souhaitions diversifier nos encours vers de nouvelles typologies d’investissement. » explique Philippe Rey, directeur des investissements de l’organisme de prévoyance nantais. L’UMR a ainsi investit dix millions d’euros dans un fonds de Blue Orchard, souscrit à hauteur de 300 millions d’euros. Ce leader de la micro-finance, basé à Genève et créé en 2001, investit dans des petits instituts de micro-finance, en s’assurant qu’ils respectent bien les critères ESG. « Ce sont avant tout des prêts pour les micro-entrepreneurs et cela rejoint donc nos valeurs mutualistes. Nous mettons ainsi une petite partie de nos encours au service du financement d’autres économies pour qu'à terme elles convergent vers les économies développées » explique Philippe Rey. Le rendement attendu est de l’ordre de 4%, soit un peu en-dessous des objectifs cibles de l’Union Mutualiste Retraite mais le placement est « assez sécurisé puisque derrière ce fonds il y a environ 300 000 petits porteurs ».
À l’occasion de son évènement Rencontres Mutuelles & Institutions de Prévoyance, Rothschild & Cie Gestion a présenté un décryptage des « spécificités définitives » de la directive Solvabilité II, votées le 11 mars 2014 par le Parlement européen pour une mise en place en janvier 2016.
Selon nos informations, la caisse de retraite IP Valmy aurait lancé un appel d’offres avec le soutien du consultant Fixage pour investir 50 millions d’euros en fonds ouvert sur les small caps américaines afin de diversifier son portefeuille d’actifs.
Pierre-Jean Besombes, directeur de la gestion financière d’Humanis, revient dans Option Finance (n°1261), sur la stratégie de placement de l’institution en fonction des différentes contraintes réglementaires Agirc-Arrco. Pour rappel, les encours Agirc-Arrco à gérer pour Humanis s'élèvent à 7,5 milliards d’euros. « Nous appliquons les règles de gestion financière édictées par le règlement financier Agirc-Arrco, indique-t-il. Autour de cette allocation stratégique, nous mettons en ??uvre une gestion tactique à travers des marges d’exposition de+/- 5%, mais également un pilotage actif des indices de référence retenus pour notre gestion. » Du côté de l’allocation d’actifs, elle est souvent réalisée en fonction des contraintes du passif propre à chaque activité du groupe de protection sociale. « La nature des engagements et les contraintes réglementaires ne sont pas homogènes selon les entités, certaines relèvent du code des assurances, d’autres de la mutualité », précise-t-il. 3,2 milliards d’euros d’actifs sont concernés par cette gestion. A cela, il faut ajouter 4,2 milliards d’euros d’encours en épargne salariale, dont la gestion est déléguée à Interexpansion-Fongepar. A y regarder de plus près, il est facile de se rendre compte que l’allocation d’actifs d’Humanis Prévoyance, dont les encours s'élèvent à 3 milliards d’euros, fait la part belle aux obligations. « Son allocation stratégique a été définie conformément à notre gestion ALM et se décompose en 60% investis sur les produits de taux, 20% en actions, 10% en monétaire et 10% dans une catégorie autres intégrant notamment les convertibles », ajoute Pierre-Jean Besombes. Le groupe de protection sociale à ainsi choisi de sous-pondérer les obligations par rapport à l’allocation théorique qui intègre 70% de taux, 20% d’actions et 10% de monétaire. Dans quel but ? Aller chercher de la performance dans un contexte de taux bas.
Sylvie Terris, directeur financier délégué d’Agrica Epargne lors d’un débat organisé par Newsmanagers et amLeague : Le poids des actions dans l’allocation d’Agrica Epargne est de l’ordre de 20 % à 30 %. Nous ne pratiquons pas de gestion directe en interne. Les actions émergentes ne représentent que 3 % de l’allocation et s’affichent encore en nette plus-value. La nature d’investisseur de long terme d’Agrica Epargne ne la conduit pas à arbitrer à partir de périodes d’observations courtes. Nous ne pratiquons pas de rotation de gérants de la sorte, a-t-elle indiqué, en rappelant que la sélection de gérants était le fruit d’une due diligence de trois à cinq ans et conduisait la maison à conserver ses gérants généralement durant trois ans. Par ailleurs, le rétablissement des marchés d’actions réalisé en février l’a confortée dans cette stratégie. Sylvie Terris a expliqué que sa maison ne se portait pas vers les gérants quantitatifs en dépit de leurs bonnes performances depuis plusieurs mois, voire un an pour certains comme Theam (BNP Paribas IP). Mais la responsable n’a pas voulu se fermer de portes et a laissé entendre que le comportement de ces gérants allait sans doute la conduire à revoir cette politique.